Lundi: ça commence mal: je n’ai pas dormi de la nuit, pas moyen de travailler vraiment: il faut faire tous ces petits machins qui prennent bien trop de temps, une discussion nécessaire et en partie rassurante avec ma directrice, juste crevée et courbaturée de partout, “ça t’intéresse une bouteille de rhum Clément Canne Bleue en promo ? – euh oui ! – ça tombe bien, je ai acheté deux !” – je suis faible – The Good Wife, The 100
Mardi: une meilleur sommeil (mais pas encore suffisant pour me remettre), l’insouciance du matin, le choc, impossible de travailler, la solidarité entre collègues pour que tout le monde puisse rentrer à la maison, hamburger party avec quelques voisins (pour cause d’event annulé et pour ne pas gaspiller de la nourriture), allumer la tv et avoir du mal à l’éteindre, la pleine lune est belle ce soir
Mercredi: aller le coeur serré vers le métro, y retrouver une lectrice que je croise souvent, difficile encore de se concentrer, la famille Jimenez et l’accordéon tex-mex, contrôle de mon sac en sortant du métro: wtf, opération vidage de frigo: pas besoin de faire des courses cette semaine, Vinyl, Masterchef a recommencé sur la BBC !
Jeudi: j’ai enfin retrouvé un sommeil quasi normal – j’en suis très heureuse, le travail qui avance pas mal, La trêve, Masterchef
Vendredi: des sirènes – des gyrophares – une voiture à moitié perdue dans un gouffre – la canalisation d’eau vient de faire des ravages, les pieds mouillés par la pluie, plus que quelques heures et c’est un long w-e, sauf que c’est le moment où mon chef décide de discuter avec moi, juste épuisée, The 100 – deux épisodes, Masterchef
Samedi: une escapades sur les routes flamandes – le long de l’aéroport notamment, un si grand choix, achat de quelques bouteilles jamais vues auparavant, une autre route, une petite scie et des bulbes d’été, mon père n’a aucune énergie et exige que je vienne de suite (il était prévu que je vienne une heure plus tard), je sens la frustration en moi et me défoule au jardin avec mon nouveau jouet, de la lecture pour finir de me calmer, La trêve – la fin – oui bon bof – une belle tentative mais ça manque de plein de choses
Dimanche: réveillée tard à cause du changement d’heure, je devrais vraiment ranger le salon – plus tard, terminer une robe en écoutant des disques, lecture, Black Sails, The 100 – fin de la saison 1
Laurent de Sutter, Striptease. L’art de l’agacement: suite à une discussion avec l’auteur, grand amateur de cocktails parmi d’autres choses, je me suis demandé par lequel de ses écrits commencer. Laurent de Sutter est théoricien du droit et philosophe, chose que je ne suis absolument pas et je dois bien avouer que la philo m’a toujours semblé fort hermétique. Mais la curiosité l’a emporté et j’ai acheté ce petit ouvrage consacré au striptease. L’auteur analyse le phénomène en posant la question de l’art: est-ce que le striptease est un art mineur ? ou justement une forme d’art très importante ? Lisez ces 65 pages et vous apprendrez beaucoup de choses sur son histoire mais vous aurez aussi des réponses à ces questions. Et n’attendez pas de critique plus poussée, j’en suis bien incapable (surtout en écrivant ce billet près de 2 mois après ma lecture).
Nicholas Christopher, The bestiary: Xeno Atlas vit dans le Bronx avec sa grand-mère sicilienne, son père étant parti la plupart du temps, navigant sur les mers du monde. Elle lui raconte des histoires sur les animaux et les esprits. Plus tard, après son décès, Xeno est mis au pensionnat et c’est là que commence son intérêt pour les bestiaires, tout particulièrement le “Caravan Bestiary”, un ouvrage datant du moyen-âge et qui a disparu. Après un détour au Vietnam, il passera une grande partie de sa vie à la recherche de ce manuscrit, quête qui le mènera de Hawaï à Paris, de Venise à la Crète, tout en démêlant les secrets familiaux. Nicholas Christopher écrit de manière très poétique tout en utilisant les procédés du polar, ajoutant mystère et suspense mais aussi de légères touches de surnaturel. Il a également une très bonne connaissance de l’histoire. Il excelle dans l’art de la mélancolie et du féerique. Auteur méconnu, il mérite pourtant d’être plus lu. A chaque fois que j’entame un de ses livres, j’espère que la fin ne viendra jamais et je les abandonne avec regret une fois la dernière page tournée.