Lundi: hein ? quoi ? c’est lundi ?, oh des nouveaux livres, oh il y a une nouvelle série belge, je crois que ce grand timide m’aime bien, oh le beau livre-disque, rentrer sous la pluie, un rendez-vous qui met le doigt sur mes frustrations actuelles, Call the Midwife
Mardi: il n’est pas très étonnant que j’aie mal dormi après les questions posées hier soir, je dois écrire un texte – je n’ai pas envie – il y a les tactiques d’évitement ou celles qui attaquent de front, ce truc là qui traîne depuis plus de deux semaines et bien je l’ai enfin fait (et évidemment que ça fait du bien), où j’apprends des choses qui m’inquiètent très fort (mon père est de nouveau tombé mais n’a rien voulu dire), The Good Wife
Mercredi: il était évident que je ne dormirais pas, la frustration de ne pas savoir comment faire, la frustration d’avoir affaire à un enfant ou un ado rebelle (c’est tout comme), heureusement il fait beau et un peu de marche jusqu’à mon rdv me fait du bien, un joli concert, l’impression de n’avoir rien fait (juste une impression en fait), Vinyl – toujours aussi bavard mais de la bonne musique, The X-Files – c’est bon que c’est le dernier épisode – pas trop mal en fait sauf la fin très foutage de gueule
Jeudi: enfin dormi convenablement mais pas assez pour récupérer, ces mille et une petites choses qui prennent du temps et m’empêchent d’aborder le “core business”, oublier d’écrire le mail pour dire que je prends congé demain, embarquer plein d’épices au Kam Yuen, craindre pour la note finale et être heureusement surprise du prix minuscule, parler de futurs voyages avec Katrien en mangeant vietnamien, rentrer sous la pluie, Vikings – saison 4, 35,7° – je comprends que j’ai froid
Vendredi: me tourner et me retourner, ne pas réussir à faire taire mon cerveau qui insiste pour me parler de ce livre sur les rhums, me lever épuisée pour quand même aller travailler, une longue réunion avec des hauts et des bas, où le sujet de cette réunion me donne quelques éléments d’écriture, une après-midi bien remplie finalement, pas eu le temps de faire des courses ? ce sera donc un plat de scampis à la sauce tomatée, La trêve – dieu que je déteste ce jeu d’acteurs mais les paysages sont pas mal, Anthony Bourdain Parts Unknown à Hawaï – parfait pour finir la semaine en somnolant à moitié
Samedi: toutes ces activités de ménage et pliage de linge qui prennent pas mal de temps, hésitations pour une recette du challenge, courses puis visite à mon papa (qui ne calmera pas mon inquiétude), grosse chute de tension qui part après une demi-heure au lit, nettoyage de printemps au jardin, non je n’arriverai pas à extraire ce rhododendron mort toute seule, lecture, rangement des épices – j’ai donc racheté des choses que j’avais déjà – évidemment, j’ai du retard sur les épisodes de la semaine mais je préfère regarder This is England ’88
Dimanche: toujours cette sensation que je suis à la limite de la chute de tension, préparation de bitters – cinq différents, préparation de pâte de curry thaïe au mortier et pilon, jardinage d’intérieur avec semis de piments et de ricins, le temps de lecture est réduit, un cocktail au jus de mandarine ? ce n’est pas courant, le curry est moyen en fin de compte, This is England ’88 puis This is England ’90
John Burdett, The Bangkok asset: une nouvelle enquête de l’inspecteur Sonchai Jitpleecheep. Un meurtre a été commis dans un immeuble surplombant le marché, une jeune fille gît par terre, la tête arrachée, un message annonce que le meurtrier sait qui est le père de Sonchai, une question qui le hante depuis toujours. Quelques jours plus tard, Sonchai est le témoin d’un événement très particulier: un meurtre en plein typhon sur le Chao Praya, le meurtrier s’en tirant sans problèmes malgré les courants du fleuve. Serait-ce un surhomme ? Cette question traversera une grande partie du roman, menant Sonchai dans les archives secrètes de la CIA, jusqu’aux forêts du Cambodge. J’ai retrouvé avec plaisir les ambiances de Bangkok et du Cambodge mais l’histoire m’a un peu déstabilisée au départ parce qu’elle entre dans le domaine de la science-fiction. Ou peut-être pas justement ? Ce livre est en tous cas un bon divertissement !





Risa Wataya, Trembler te va si bien: en me promenant chez Tropismes, j’ai été attirée par la couverture de ce livre et par une phrase du résumé: “Ce que je déteste: les glandeurs.” Je me suis dit que je pourrais bien m’entendre avec cette jeune fille qui ne sait pas trop qui aimer: Ichi, le beau garçon sur qui elle fantasmait à l’école ou Ni, le collègue très passe-partout qui veut l’épouser ? Risa Wataya nous fait pénétrer dans l’univers de Yoshika, un univers plein de contradictions et de questions mais aussi d’humour. Un court roman frais et pétillant, lumineux et réjouissant qui m’a donné envie de lire d’autres livres du même auteur.