Lesquin
| Lesquin | |||||
La mairie. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Nord | ||||
| Arrondissement | Lille | ||||
| Canton | Templeuve | ||||
| Intercommunalité | Métropole européenne de Lille | ||||
| Maire Mandat |
Jean-Marc Ambroziewicz 2017-2020 |
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| Code postal | 59810 | ||||
| Code commune | 59343 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Lesquinois | ||||
| Population municipale |
7 463 hab. (2015 |
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| Densité | 887 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 35′ 26″ nord, 3° 06′ 42″ est | ||||
| Altitude | Min. 35 m Max. 58 m |
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| Superficie | 8,41 km2 | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Nord Géolocalisation sur la carte : Métropole européenne de Lille Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France | |||||
| Liens | |||||
| Site web | ville-lesquin.fr | ||||
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Lesquin (prononcer « lékin » [lekɛ̃]) est une commune française, située dans le département du Nord en région Hauts-de-France. Elle fait partie de la métropole lilloise.
Sommaire
Géographie[modifier | modifier le code]
Localisation[modifier | modifier le code]
Lesquin se situe dans le Mélantois en Flandre romane à 5,7 km au sud-est de Lille (8 km par la route).
En raison du Centre Régional de Transport et de l'aéroport de Lille-Lesquin situés en partie sur le territoire de la commune, la ville tire une grande partie de sa richesse de la circulation des passagers et marchandises. Dans la proche banlieue Sud-Est de Lille, c'est une ville essentiellement résidentielle, en pleine croissance.
Géologie et relief[modifier | modifier le code]
Hydrographie[modifier | modifier le code]
Climat[modifier | modifier le code]
Lesquin se situe en climat océanique tempéré. Les précipitations sont relativement faibles (680 mm), mais très régulières dans le temps.
| Valeurs moyennes | |
| Températures l'hiver | 1 °C à 6 °C |
| Températures l'été | 10 °C à 22 °C avec moins de quatre journées chaudes à plus de 30 °C |
| Novembre à mai | 60 jours avec gelées matinales |
| Précipitations annuelles | 680 mm |
| Ensoleillement annuel | 1 600 heures |
| Vent | 60 jours à plus de 16 m/s (vent sensible) |
| Données du dernier tiers du XXe siècle de la station Lille-Lesquin | |
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Record de froid (°C) | −19,5 | −17,8 | −10,5 | −4,7 | −2,3 | 0 | 3,4 | 3,9 | 1,2 | −4,4 | −7,8 | −17,3 | −19,5 |
| Record de chaleur (°C) | 15,2 | 18,9 | 22,7 | 27,9 | 31,7 | 34,8 | 36,1 | 36,6 | 33,8 | 27,8 | 20,1 | 15,9 | 36,6 |
Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]
- L'aéroport de Lille - Lesquin se situe en partie sur le territoire de la commune.
- La commune possède une gare SNCF ouverte située sur la ligne de Fives à Hirson (ligne TER Hauts-de-France Lille-Flandres > Orchies > Valenciennes > Aulnoye-Aymeries > Jeumont). Ainsi, cette gare permet aux lesquinois de se rendre en train à Lille, Orchies, Valenciennes, Cambrai, Aulnoye-Aymeries, Maubeuge, Jeumont, Hirson ou Charleville-Mézières.
- La ville est traversée et desservie par plusieurs autoroutes : l'A1 via la sortie pour l'aéroport et Faches-Thumesnil, l'A23 et l'A27 qui ont chacune une sortie pour Lesquin.
- La commune est desservie par le réseau départemental de bus Arc-en-Ciel 2. La ligne 221 (Orchies > Templeuve-en-Pévèle > Lille) traverse la commune aux arrêts Descat, Jaurès et Linnich.
Urbanisme[modifier | modifier le code]
Toponymie[modifier | modifier le code]
L’orthographe du nom de la commune a beaucoup évolué au cours des siècles : Lechin au XIe siècle, Leschin au XIIe siècle, Leskin au XIIIe siècle, Lesking au XIVe siècle, Lecquyn au XVIe siècle.
Lechin est mentionné en 1066 dans l'acte de fondation du chapitre Saint-Pierre de Lille, que le comte de Flandre dota d'une résidence située dans le village.
« On a dit que Lesquin, Lechin était pour le chin, le clos… Mais Lekin est plus vraisemblablement un nom d’origine germanique et paraît être Lekem, Lec-Hem, composé de la finale « hem », « hein » : demeure, habitation, et d’un préfixe… Diversement interprété : Leckem, village de la Flandre-Occidentale : demeure humide, de Lecken, suinter ».
Politique et administration[modifier | modifier le code]
Situation administrative[modifier | modifier le code]
Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]
Administration municipale[modifier | modifier le code]
Liste des maires[modifier | modifier le code]
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Au XIXe siècle, Lesquin connut de nombreux troubles politiques et administratifs. Le bi-partisme étant très présent dans la commune, il laissa au fur et à mesure place à de réelles querelles d'opinion, le village se retrouva très vite scindé en deux, dès 1855 Désiré Marchant imposa sa loi et mis au pouvoir ses partisans alors que le parti adverse rongeait son frein. Ils subirent pendant plus de quinze ans, ce qu'ils considéraient comme une tyrannie pur et simple. En 1870, n'y tenant plus, et inspirés par le climat de révolte ambiant à cette époque, ils prirent les armes et envahirent la mairie. Voilà donc la partie gauche du village se révoltant face à quinze ans d'oppression. Mais la partie droite, toujours dirigé par Désiré Marchant, ne comptait pas se laisser faire, ils répliquèrent avec tout autant d'entrain. Pendant un an le village s'affronta sans répit. À sa tête on nomma un pantin sans charisme, juste bon à trier les dossiers, le temps de retrouver le calme ou du moins que l'un des camps impose son choix. Ce fut le cas en 1871, Jules Descat bras droit de Désiré Marchant, qui pendant le conflit s'était enfui pour sauver sa vie, prit le pouvoir. La droite était victorieuse. La gauche accepta relativement sa défaite, mais à une condition, Désiré devait rester en exil, trop de mal avait été fait en son nom, il ne devait plus remettre les pieds au village, le chef de la gauche, Jean-Baptiste Delannoy y tenait dur comme fer. Jules Descat qui passait pour un être plus raisonnable que son mentor y consentit. Tout en gardant contact secrètement avec son ami, dans le but d'ourdir un complot pour son retour, Jules et Jean-Baptiste signèrent l'accord. Le village fut en fête pendant une semaine et l'on commença à reboucher les tranchées qui avaient fleuri un peu partout lors du conflit. Mais Jules prit gout au pouvoir et celui qui ne devait être à la tête du village que pour quelques mois tout au plus, le temps de préparer le retour de Désiré, prit ses aises à la mairie. Désiré fut patient au début, son ami l'inondait de lettre expliquant à quelle point la situation était au plus mal ici bas, les manœuvres fourbes de Jean Baptiste pour contrer son pouvoir et empêcher la stabilité. Il fallait retrouver un semblant de stabilité sinon le peuple ne comprendrait pas, et nous nous retrouvions avec une révolte à la clé. Devant ses belles paroles, Désiré prit son mal en patience, un an, puis deux et trois, et bientôt cela faisait dix ans, il n'en pouvait plus, il fallait faire quelque chose, Jules ne lui répondait plus, il sut qu'il s'était fait trahir. Jules, sous ses dehors d'hommes sages, n'était lui aussi qu'un potentiel tyran, certes il sut aplanir les angles mais ce n'était que pour tirer profit autre part, les villageois encore traumatisés de ce qu'ils avaient pu vivre auparavant, baissèrent les bras et Jean-Baptiste se retrouva bien vite sans partisans. Il fallut encore presque dix ans à Désiré pour préparer son retour et c'est ce qu'il fit en grande pompe, un matin de 1892. Il avait réussi lors de son exil à enrôler à sa cause tous les paysans environnants et les villageois, las de Jules, virent une bonne occasion de se venger, tout en oubliant que Désiré n'était pas mieux. Au grand dam de Jean Baptiste qui compris que son heure n'était pas encore venue, tous s'unirent comme un seul homme contre Jules. La suite des évènements fut très rapide, Jules fut destitué, Désiré repris son poste en 1892, mais il retomba très vite dans ses travers. Il était hors de question pour Jules d'abandonner, Jean-Baptiste lui aussi avait repris espoir, après tout les choses pouvaient changer. Le village était maintenant reparti en trois. Les affrontements furent terribles. En 1894, à force de manigance, Jules repris la mairie. Très brièvement car Jean-Baptiste, bouillonnant depuis des années, fit tout pour le destituer, il y arriva en 1895. Enfin ses efforts avaient payé. Il n'eut pas le temps de s'en féliciter, Jules était incapable de renoncer au pouvoir quitte à y jouer sa vie, il fit tout sans répit et sans vergogne pour le retrouver, et il réussit en 1896. Désiré mourut dans un affrontement, mais personne n'eut vraiment le temps de le pleurer, le village était à feu et à sang, son corps fut enterré dans les fosses communes. Jean-Baptiste, rempli de violence face à la mort de Désiré, attaqua la mairie un soir de 1898. Il gagna, Jules s'enfuit. Mais cela dura si peu de temps, la force n'y faisant rien Jules décida de se débarrasser de ce rival là aussi, il empoissonna Jean-Baptiste qui mourut dans l'exercice de ses fonctions en juin 1899. Des élections furent mises en place, Jules les remporta sans surprise.
Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]
Politique environnementale[modifier | modifier le code]
En 2008, la commune a été classée deux fleurs au concours des villes et villages fleuris[1],[2].
Jumelages[modifier | modifier le code]
Population et société[modifier | modifier le code]
Démographie[modifier | modifier le code]
Évolution démographique[modifier | modifier le code]
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4].
En 2015, la commune comptait 7 463 habitants[Note 1], en augmentation de 16,72 % par rapport à 2010 (Nord : +1,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Du XVe siècle, jusqu’à la fin du XIXe siècle, la population s’accroît lentement. En effet, on comptait 500 habitants en 1498. Au milieu du XVIIIe siècle, on n’en comptait encore que 550. Au cours du XIXe siècle, de 1180 habitants en 1836, la population passe à 1389 habitants en 1891 ; soit une croissance 10 fois inférieure à la moyenne nationale. Par contre, à la suite de l'implantation d’usines (notamment l'aciérie Haine-Saint-Pierre), l’évolution sera plus rapide entre 1891 et 1911 (2125 habitants). Cet accroissement durera jusqu’en 1931, où l’on compte 3893 habitants. L’accroissement est alors 2 fois supérieur à la moyenne nationale. La seconde guerre mondiale entraînera une régression des naissances et l’accroissement des décès à Lesquin. Jusqu’en 1954, le nombre des naissances variera de 36 à 52. Entre 1964 et 1972, la création du lotissement « le petit hameau » amènera à Lesquin une nouvelle masse de population (plus de 1500 habitants).
Pyramide des âges[modifier | modifier le code]
Santé[modifier | modifier le code]
- Clinique Lille Sud : chirurgie, orthopédie, stomatologie, otho-rhino-laryngologie et urgence de la main. (Services maternité fermés en 2008)[9]
Enseignement[modifier | modifier le code]
Banteux fait partie de l'académie de Lille. Lesquin compte plusieurs écoles, dont :
- L'école maternelle Henri-Ghesquière
- L'école maternelle Victor-Hugo
- L'école primaire Louis-Pasteur (CP et CE1)
- L'école primaire Jean-Mermoz (CE2, CM1 et CM2)
- Le collège Charlemagne
- Le collège Théodore-Monod, anciennement collège Paul-Verlaine (le nom a changé en l'an 2000) rue Sadi-Carnot
- CFA de Lesquin (dépend de l'institut de Genech) formation en alternance
Sports[modifier | modifier le code]
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Média[modifier | modifier le code]
Cultes[modifier | modifier le code]
Économie[modifier | modifier le code]
Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]
Lieux et monuments[modifier | modifier le code]
- Tradition : les géants Hippolyte et Titée.
- Église Saint-Barthélemy, construite vers 1854 par Charles Leroy, l'architecte lillois de la cathédrale Notre-Dame de la Treille.
Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]
- Cédric Carrez : ancien footballeur professionnel.
- Louis-Joseph Descat : Parlementaire, il repose au cimetière de Lesquin.
- Fabien Leclercq : ancien footballeur professionnel.
- Vanessa Boslak : athlète professionnelle spécialiste du saut à la perche.
- Pierrick Capelle, footballeur professionnel.
Héraldique[modifier | modifier le code]
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Les armes de Lesquin se blasonnent ainsi : « D'or, à la croix engrêlée de gueules. » [réf. nécessaire]
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Musique[modifier | modifier le code]
- Harmonie municipale La Concorde
- Brass Open de Lesquin : Festival Européen de cuivres.
Pour approfondir[modifier | modifier le code]
Bibliographie[modifier | modifier le code]
Articles connexes[modifier | modifier le code]
Liens externes[modifier | modifier le code]
Notes et références[modifier | modifier le code]
Notes[modifier | modifier le code]
- Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
Références[modifier | modifier le code]
- Site officiel des Villes et Villages Fleuris
- « Lesquin décroche sa deuxième fleur », La Voix du Nord, (consulté le 23 août 2013)
- L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
- Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
- « Évolution et structure de la population à Lesquin en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
- « Résultats du recensement de la population du Nord en 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 mai 2014)
- http://www.groupehpm.com/clinique-lille-sud/
