LNH

O’Reilly mène les Blues à la victoire

SAINT-LOUIS — Ryan O’Reilly a fait bondir la foule en dénouant l’impasse à mi-chemin en troisième période avec son deuxième filet de la soirée et les Blues de St. Louis ont créé l’égalité 2-2, lundi, lors du quatrième match de la finale de la Coupe Stanley, en vertu d’un gain de 4-2 aux dépens de Bruins de Boston.

O’Reilly n’a pas changé sa formule gagnante. Tout comme il l’avait fait au premier engagement, l’attaquant des Blues a sauté sur un retour de lancer, cette fois-ci celui d’Alex Pietrangelo, pour donner les devants aux siens. Brayden Schenn a scellé la victoire des Blues en marquant dans une cage déserte.

Les deux équipes croiseront de nouveau le fer jeudi, alors que le cinquième match de la série sera présenté à Boston.

Vladimir Tarasenko a aussi fait bouger les cordages au premier tiers du côté des Blues. Malgré qu’il ait semblé chancelant à quelques reprises durant la rencontre, Jordan Binnington a repoussé 21 des 23 rondelles dirigées vers lui.

Charlie Coyle a inscrit le premier but des Bruins au premier engagement en enfilant son neuvième but du tournoi printanier. Brandon Carlo a par la suite remis les compteurs à zéro en désavantage numérique en période médiane.

Malgré la défaite, Tukkaa Rask a sauvé les meubles chez les Bruins. Le vétéran a pour sa part fait face à 37 lancers et a été parfait en 12 tirs au cours de la deuxième période.

Chara atteint au visage par une rondelle

Les Bruins étaient privés de Zdeno Chara, qui a été contraint de quitter la rencontre en début deuxième période après avoir été frappé de plein fouet au visage par le tir de Schenn. Le capitaine des Bruins est retourné au banc des siens avec une visière complète, mais n’a pas été en mesure d’aider ses coéquipiers sur la patinoire.

Remparts

Julien Gagnon quitte le poste de gouverneur des Remparts

Après avoir occupé la fonction depuis le premier jour de la renaissance de l’équipe, Julien Gagnon tire sa révérence comme gouverneur des Remparts de Québec. Jacques Tanguay, qui lui avait offert le poste à l’origine, ajoutera dorénavant ce titre à celui de président de la formation de la LHJMQ.

Déjà, au début de la dernière campagne, Gagnon avait avisé son bon ami qu’il passerait le flambeau au terme de la saison 2018-2019. Le tout devient officiel avec les assises qui commencent mercredi, à Québec.

«Je remercie Julien pour ses 22 ans à titre de gouverneur des Remparts. Il a joué un rôle important dans le développement de l’équipe et de la Ligue. J’avais une très grande confiance en lui», a souligné Tanguay à propos de celui qui occupait ce poste par amitié et passion du hockey.

Même s’il était un homme de l’ombre, Gagnon a eu son mot à dire dans le retour des Remparts. À l’époque, c’est lui qui avait organisé une ronde de golf, à Rosemère, pour mettre Patrick Roy et Jacques Tanguay en contact. L’achat des Harfangs de Beauport par le trio formé de Roy, Tanguay et Michel Cadrin allait suivre, peu de temps après. Les Remparts 2.0 venaient de renaître.

«Ce qui m’a le plus touché pendant toutes mes années comme gouverneur des Remparts, c’est la confiance que Jacques et Patrick avaient envers moi. Ils m’ont laissé de la latitude et me laissaient prendre des décisions sans avoir à les consulter, à l’occasion. L’objectif était de servir les intérêts des Remparts, mais ils ont aussi fait en sorte que certaines de mes idées soient acceptées», a confié celui qui est encore le dentiste de l’équipe.

Réduction des tâches

Son départ coïncide aussi avec une réduction de ses tâches professionnelles. Pendant son passage comme gouverneur, il a été membre du comité exécutif pendant sept saisons, allant jusqu’à être vice-président de celui-ci.

«Au début, les réunions étaient beaucoup plus folkloriques qu’aujourd’hui. Dans le temps, je me suis déjà fait offrir de régler un différend à coups de claques sur la gueule dans le corridor. Ça discute tout autant, maintenant, mais tout se décide à la table. De toute manière, on n’a pas le choix d’avancer, car lorsqu’on stagne, on ne peut que reculer.»

Il a eu la chance d’être accompagné par le regretté Marcel Robert, qui était le gouverneur des Harfangs, lors du transfert vers les Remparts. Le nom du trophée remis au joueur-étudiant porte d’ailleurs le nom de ce dernier.

Jacques Tanguay se retrouve désormais dans ce fauteuil par la force des choses.

«Une fois que Julien m’a annoncé qu’il arrêtait, mon premier choix était Louis Painchaud, mais un employé à temps plein d’une équipe ne peut pas être gouverneur et Patrick n’a pas le temps, alors c’est moi… J’ai quand même le goût de le faire. Il y a aussi mon fils [Alexandre] de l’autre bord, ce qui va permettre de passer du temps avec lui», a ajouté celui dont le plus jeune de ses trois garçons est propriétaire de l’Océanic de Rimouski.

NBA

Pascal Siakam inégal

TORONTO — Tout a réussi à Pascal Siakam dans le match no 1. Trois jours plus tard, c’était tout le contraire.

Après avoir volé la vedette avec 32 points et réussi 14 de ses 17 lancers dans la victoire de 118-109 des Raptors de Toronto contre les Warriors de Golden State, jeudi, Siakam n’a réussi que cinq lancers sur 18 pour 12 points dans la défaite de 109-104 subie dimanche.

Siakam a expliqué que la différence avait été la façon dont il a joué bien plus que tout ajustement qu’auraient pu apporter les Warriors.

«J’ai raté plusieurs tirs en foulée et d’autres lancers que je réussis habituellement, a indiqué Siakam dans un vestiaire maussade. Je n’ai pas trouvé mon rythme.»

Le Camerounais a été au cœur de la première rencontre, alors qu’il a profité d’un Kawhi Leonard en deçà de sa forme habituelle pour prendre sa place sous les projecteurs.

L’attaquant de 25 ans a lancé sa rencontre de belle façon dimanche avec un panier enfoncé digne des jeux de la semaine après une belle remise de Fred VanVleet, mais a connu une soirée bien tranquille par la suite. Le jeu de transition, force de Siakam dans le premier duel, a été l’affaire des Warriors dans le match no 2.

«C’est le basketball, a dit Siakam, qui n’a pas réussi de panier de trois points en trois tentatives. Vous réussissez des lancers une journée et les ratez le lendemain.»

On pourrait dire la même chose au sujet de la majeure partie de la formation des Raptors, qui se rendront maintenant à l’Oracle Arena pour les deux prochaines rencontres de cette finale.

Les Raptors n’ont réussi que 37,2 % de leurs lancers, dont 28,9 % pour trois points. Dans le premier match, ces taux de réussite étaient de 50,6 et 39,4 %, respectivement.

«Nous avons quand même obtenu beaucoup de lancers. Nous avons réussi à nous positionner où nous le souhaitions, a analysé Kyle Lowry. Nous avons raté plus de tirs que nous en avons réussi l’autre soir.»

Ils n’en a pas raté autant que lors des six premières minutes du troisième quart, alors que les Warriors ont eu une séquence de 18-0 pour transformer un déficit de 59-54 en une avance de 72-59. Pendant cette séquence, les Raptors ont raté leurs sept tentatives.

«Sentiment d’urgence»

«Nous ne sommes pas sortis du vestiaire de la façon dont nous aurions dû le faire, sachant qu’ils sont une bonne équipe de troisième quart, a admis Siakam. Nous aurions pu avoir un plus grand sentiment d’urgence, avoir un meilleur rythme.»

«La transition, les tirs ratés et de mauvais replis en défense, a pour sa part indiqué Lowry. Ne pas avoir été en mesure d’installer notre défense nous a fait mal.»

Ce qui fait aussi mal est d’avoir eu l’occasion de prendre les devants 2-0 dans la série avec Klay Thompson, qui a inscrit 25 points, relégué aux lignes de côté en raison d’une blessure aux ischio-jambiers, et Kevin Durant absent en raison d’une blessure au mollet.

«Ils sont champions en titre pour une raison, a laissé tomber Lowry. Ils ont été agressifs, convaincants. Nous avons eu une bonne lancée, mais ils en ont eu une aussi.

«Nous nous sommes donné une chance d’être meilleurs, de nous améliorer. Il y a encore beaucoup de place à l’amélioration.»

Tennis

Retour vers le futur pour Federer et Wawrinka

PARIS — Jeu, set et match Wawrinka! Roger Federer range ses raquettes, quitte le court... et Roland-Garros. C’était en 2015 et on ne le reverra plus sur la terre battue parisienne jusqu’à cette année où il retrouve son compatriote mardi pour, une nouvelle fois, une place en demi-finales.

Roger Federer est très content de sa tenue «vintage» arborée pour son retour dans le grand chelem français. Et il garde un mauvais souvenir du short «terrible» de son compatriote en 2015 (un treillis rouge, blanc et marron-gris). Un short qui avait pourtant porté «Stan the man» jusqu’à son deuxième titre du grand chelem, après les Internationaux d’Australie l’année précédente.

Mais les retrouvailles entre ces deux joueurs ne se réduiront pas à une histoire de chiffons!

«Depuis 20 ans, chaque match que je joue sur le circuit il y a une chance que je le perde en trois ou deux sets secs. Mais je prends suffisamment de chemises sur le court, je prends suffisamment de raquettes, de cordages, de chaussures... je suis prêt pour la bataille. Et je suis là pour me battre!» a prévenu l’ex-no 1 mondial, vainqueur à Roland-Garros en 2009.

Trois sets secs, c’est justement le score infligé par Wawrinka en 2015 et Federer se souvient d’avoir été écrasé par les lourdes frappes de son adversaire.

«Une fois dans sa vie»

«Je suis content qu’il dise ça une fois dans sa vie! plaisante Stan, avant d’ajouter : Je crois que cette année-là, j’avais écrasé le tournoi, donc c’est un très bon souvenir.»

«Mais ça ne m’est pas arrivé souvent dans ma vie contre lui. Normalement, c’est toujours le contraire...» a-t-il précisé.

Au total, les deux hommes se sont affrontés 25 fois et Federer, l’homme aux 20 titres du grand chelem, a gagné à 22 reprises, dont les six rencontres qui ont suivi ce quart 2015 à Roland-Garros.

Alors Stan le cadet, 34 ans et trois titres majeurs, peut-il de nouveau battre Roger l’aîné, 38 ans en août, dès mardi?

«J’espère qu’il n’est pas à son niveau de 2015, mais nous verrons», a commenté Federer.

Un facteur jouera certainement pour ces deux joueurs d’expérience : la fraîcheur physique.

Qualifié en produisant un minimum d’efforts (7h10 au total pour passer les quatre premiers tours sans perdre le moindre set), Federer a affirmé qu’il espérait retrouver en quarts son partenaire de double du titre olympique à Pékin en 2008.

Il a été servi, mais pour y parvenir, Wawrinka, qui a été opéré deux fois au genou gauche en 2017, a dû jouer trois fois en trois jours entre vendredi et dimanche, et livrer un match d’anthologie (cinq sets et plus de cinq heures) face à Stefanos Tsitsipas, devant en grande partie sa victoire à sa plus grande expérience de ce type de matchs longs et tendus où le public s’en mêle.

Au total, le Vaudois a passé 12h27 sur le court avant d’affronter son compatriote, soit l’équivalent de deux matchs de plus que lui. «Je suis de plus en plus vieux, alors ça ne va pas être facile d’être prêt pour mardi», a reconnu Wawrinka.

Federer est encore plus âgé, mais «il est aussi bien meilleur que moi!» a-t-il ajouté. Toutefois, «sur terre, c’est là que j’ai eu le plus de mal contre lui», a relevé Roger.

Avant la rencontre, les deux compères ont fait assaut d’amabilités : «Nous sommes tous contents qu’il soit de retour sur terre battue après ces quelques années», a déclaré Wawrinka. «Je suis simplement heureux pour lui qu’il soit de retour après ses problèmes de genou», a assuré Federer.

Mais mardi, ce sont bien des coups — de raquette — que les deux joueurs s’échangeront. Federer pour viser une huitième demi-finale à Roland-Garros, Wawrinka une quatrième.

Djokovic impressionnant

Impressionnant, implacable, expéditif, tout simplement injouable : lundi, Novak Djokovic a encore balayé son adversaire, l’Allemand Jan-Lennard Struff, pour atteindre les quarts de finale de Roland-Garros sans perdre un set, tandis que le finaliste de l’an dernier Dominic Thiem a enfin sorti le grand jeu.

Il n’aura donc fallu que 1h33 au numéro 1 mondial, son match le plus court jusque-là avec le deuxième tour, pour se défaire de Struff (45e) 6-3, 6-2, 6-2 et rejoindre en quarts ses meilleurs ennemis Nadal et Federer.

Le Serbe a écrit une page d’histoire : il est devenu le premier joueur à atteindre les quarts de finale de Roland-Garros dix années de suite, ce que même le maître des lieux Nadal, qui vise cette année un 12e titre sur la terre battue parisienne, n’a pas réussi.

Il sera maintenant opposé à Alexander Zverev, numéro 5 mondial et vainqueur de Fabio Fognini (12e) 3-6, 6-2, 6-2, 7-6 (7/5).

De son côté, le finaliste de l’an dernier Dominic Thiem a enfin relevé son niveau de jeu pour écraser Gaël Monfils (17e). Le joueur de 25 ans avait perdu un set par match aux trois premiers tours et c’est face à Monfils, pourtant son premier vrai test du tournoi, que le vainqueur de Barcelone en avril a joué son tennis le plus convaincant.

Il retrouvera pour son quatrième quart de finale d’affilée dans le tournoi le Russe Karen Khachanov (11e). Celui-ci, pour la première fois en quarts en Grand Chelem à 23 ans, a mis fin juste avant la tombée de la nuit au parcours de l’Argentin Juan Martin Del Potro (9e), demi-finaliste en titre mais qui n’a fait son retour d’une blessure à un genou que début mai. 

Kei Nishikori (7e) a lui aussi obtenu son billet pour les quarts en éliminant sur deux jours le Français Benoît Paire (38e) 6-2, 6-7 (8/10), 6-2, 6-7 (8/10), 7-5. Il aura le redoutable honneur de défier le Roi Nadal.

Football

Le bon acheteur pour les Alouettes

Le commissaire de la Ligue canadienne de football souhaite trouver le meilleur acheteur possible pour les Alouettes et pour Montréal et ne compte pas effectuer la transaction de façon précipitée. «Notre objectif n’est pas de trouver une solution rapide, mais la bonne solution. Les gouverneurs de la ligue me le rappellent constamment», a affirmé Randy Ambrosie au cours d’un entretien téléphonique, lundi matin.

Selon lui, le scénario idéal serait que les deux conditions soient réunies prochainement. «Nous n’avons pas établi d’échéancier», a-t-il ajouté.

Quand elle avait repris les Argonauts de Toronto à l’homme d’affaires new-yorkais Sherwood Schwarz, en juillet 2003, la LCF avait mis quatre mois avant de trouver un nouvel acheteur. Vendredi, la ligue a annoncé qu’elle se portait acquéreuse du club dans le cadre d’un plan de transition et qu’elle poursuivait le processus de trouver un nouveau propriétaire à long terme.

«Nous discutons avec des propriétaires éventuels qui démontrent un énorme niveau d’engagement. Dans ce dossier, nous voulons bien faire et prendre le temps qu’il faut. Nous espérons que lorsque nous annoncerons le ou les nouveaux propriétaires, ils feront partie de la grande famille de la LCF pendant plusieurs années.»

Famille Wetenhall

Ambrosie a louangé la famille Wetenhall, les ex-propriétaires du club, pour leur implication à la fois au sein du circuit canadien, mais également dans la communauté montréalaise et québécoise, en plus de rappeler à quel point la concession avait connu du succès depuis son retour à Montréal, en 1996.

Lundi, le commissaire a expliqué que lorsque Andrew Wetenhall a rencontré le conseil d’administration de la ligue, en novembre, afin de lui exposer les problèmes de la concession, il ne cherchait pas nécessairement à vendre l’équipe, mais à trouver des solutions avec la LCF pour la remettre dans le droit chemin. Ambrosie a expliqué que la solution de vendre le club s’était peu à peu imposée dans leur réflexion. «Des groupes ont également signalé leur intérêt pour le club pendant cette période. Ça a fait partie intégrante de toute cette réflexion. Ces gens, ce sont tous des Montréalais et des Québécois passionnés. Tous ces facteurs ont fait en sorte que nous nous retrouvions où nous en sommes aujourd’hui.»

Pas question pour Ambrosie d’identifier ces groupes. Au cours des derniers mois, des groupes pilotés par Éric Lapointe, Clifford Starke, ainsi que Vincent Guzzo ont été liés à l’achat des Alouettes. Une chose est sûre : l’éventuel nouveau propriétaire devra avoir un fort lien d’attachement envers la ville.

«La recherche d’éventuels propriétaires nous a menés à rencontrer un groupe de personnes très diversifié. Ce qu’ils ont tous en commun par contre, c’est un fort lien d’attachement envers Montréal et le Québec.»

Capitales

Les Capitales balayés à Rockland

De mal en pis pour les Capitales. Le club pro de baseball de Québec s’est fait tabasser 13-5 à Rockland, dimanche, étant balayé une première fois cette saison. Trois joueurs se sont en plus blessés.

«Ça n’a pas été une belle fin de semaine. Va falloir réévaluer certaines patentes, avec nos joueurs cubains qui n’arrivent toujours pas et les renforts qu’on continue d’attendre. Faut retomber sur nos pattes rapidement», a résumé un Patrick Scalabrini songeur, joint au téléphone après la rencontre.

Les Capitales s’enlisent en queue de classement de la Ligue Can-Am avec une pitoyable fiche de 4-12, rentrant à la maison après un balayage de trois défaites à Rockland.

«Sur papier, Rockland est censé être l’équipe la plus faible et ils nous ont donné plusieurs leçons de baseball depuis deux semaines», constate Scalabrini.

Le problème, c’est que le patron a beau parler de «se lever» et de «changer les choses», son propre rayon d’action s’avère pour l’instant assez limité.

Encore plus depuis dimanche, alors que l’arrêt-court T.J. White et le voltigeur de gauche J.D. Williams sont entrés en collision sur un ballon à l’entre-champ, en troisième manche. White s’est blessé à la cheville et Williams a heurté sa tête sur la cuisse de White. Les deux n’ont pas fini le match et on parle de quelques jours de repos pour White.

Le releveur Seth Davis s’est ensuite plaint de maux de bras dès son 11e lancer, en sixième manche. «C’est plus inquiétant, dans son cas. On espère que ce n’est pas trop sérieux, mais ça ne regarde pas bien», a indiqué Scalabrini.

LNH

Anthony Beauvillier à l’école de la victoire

Pour la première fois depuis l’élimination des Islanders de New York en deuxième ronde des séries de la LNH, Anthony Beauvillier rechaussait les patins, en fin de semaine, dans le cadre de la Classique officielle Bob-Bissonnette, à Lévis. L’ancien des Cataractes de Shawinigan a pris goût à la victoire au cours des derniers mois, et ce, même s’il n’a pas pu soulever la «Bob Stanley» avec ses coéquipiers des Capitales de Québec...

Les Islanders ont surpris bien des experts, cette saison, en se battant pour le premier rang de la section Métropolitaine, qu’ils ont concédé aux Capitals de Washington par un point. Au premier tour, les Penguins de Pittsburgh ignoraient qu’un coup de balai de quatre matchs les attendait dans le détour en première ronde.

«Je pense qu’on a réussi à créer quelque chose, cette année. On a fait un grand pas vers l’avant, c’est bon pour l’avenir de l’équipe. Des joueurs autonomes pourraient être intéressés de signer avec nous. Dans les séries, il y avait de l’intérêt, de l’attention médiatique, on était scruté à la loupe, on se sentait comme le Canadien en saison... Avec notre retour dans le vieil aréna, tout le monde était excité. Je pense que ça y a été pour quelque chose dans nos succès», a estimé l’attaquant de 21 ans.

Pourtant, personne ne donnait cher de la peau des Islanders en début de calendrier. Surtout pas après le départ vers Toronto de John Tavares. Mais voilà, l’arrivée d’un nouvel entraîneur-chef (Barry Trotz) et d’un directeur général d’expérience (Lou Lamoriello) a modifié la donne.

«On est parti de loin avec tous les changements, mais ça fait du bien à tout le monde. Je ne dirais pas que le départ de John a expliqué nos succès, mais ce sont surtout les critiques négatives envers nous à l’effet qu’on ne ferait pas les séries qui nous ont donné de l’énergie. Ça nous a un peu piqués dans notre orgueil dans la chambre, on formait vraiment un groupe uni, tout le monde a embarqué dans le bateau. C’était vraiment spécial entre nous, l’esprit d’équipe a été notre grande force, cette année, et on a bien appliqué le système mis en place par le coach», a confié leur choix de première ronde (28e) en 2015.

Saison moins productive

Beauvillier a connu une saison légèrement moins productive que l’an passé avec 28 points (18 buts) comparativement à 36 (21 buts) à sa seconde campagne. Mais il a appris la chose la plus difficile dans le sport : gagner sur une base régulière.

«J’ai connu une saison de hauts et de bas, mais je suis jeune et j’apprends encore, je suis comme une éponge. Par contre, c’était la première fois qu’on connaissait du succès en équipe. L’état d’esprit est différent quand tu peux l’emporter à chaque match. Se battre pour la première place au lieu de se battre pour une place dans les séries, ce n’est pas la même chose.»

Les Islanders ont été victimes du scénario inverse, en deuxième ronde, en perdant en quatre matchs contre les Hurricanes de la Caroline, une autre organisation ayant renoué avec les succès et reçu l’appui des amateurs. 

On croyait en nos moyens, on pensait passer au travers», a-t-il dit en se remémorant la défaite de 1-0 en prolongation dans le premier match.

Son premier contrat professionnel étant écoulé, Beauvillier est présentement dans l’attente d’en signer un autre. Voudrait-il s’engager à long terme avec les Islanders?

«Pour l’instant, ce n’est pas dans mon contrôle. J’imagine qu’on va entamer des discussions dans les prochaines semaines. Évidemment, je vais rester avec les Islanders, alors ce n’est pas quelque chose qui me stresse. Je suis bien là-bas, j’aime l’endroit et l’organisation, j’aime vraiment ça à New York.»

NBA

Warriors 109/Raptors 104: quand Curry se réveille

TORONTO — Golden State est revenu à la hauteur de Toronto dans la finale NBA en s’imposant sur le terrain des Raptors 109 à 104, après avoir compté jusqu’à 12 points de retard, dimanche.

Les Warriors ont laissé passer l’orage durant le deuxième quart et ont fait parler la foudre en début de troisième. Les double champions NBA en titre, battus lors du premier match jeudi (118-109), ont encore été malmenés par les Raptors. Mais ils ont cette fois trouvé la réponse après deux quarts.

Sous l’impulsion de Kawhi Leonard (34 points) et de Fred VanVleet (17 points), Toronto a d’abord dominé Golden State et a vu son avance atteindre 12 points (47-35).

Mais Stephen Curry a fini par se réveiller avec 12 points au deuxième quart, et a ramené son équipe à cinq longueurs juste avant la pause (59-54).

Au retour des vestiaires, Golden State a submergé Toronto, soudain complètement dépassé, avec un cinglant 18-0 pour débuter le troisième quart!

Pendant que Toronto ratait systématiquement la cible et multipliait les pertes de ballon, Curry et ses coéquipiers ont pris le large et ont compté jusqu’à 13 points d’avance (78-65).

Thompson blessé

La sortie de Klay Thompson (25 points), touché à un quadriceps, a désorganisé Golden State qui avait perdu plus tôt son pivot remplaçant Kevon Looney, blessé à une épaule.

Les Raptors sont revenus à sept longueurs (98-91) et Golden State est resté muet pendant plus de cinq minutes, mais Toronto n’en a pas profité, gêné notamment par la défensive de DeMarcus Cousins (11 points, 10 rebonds).

Un panier à trois points d’Andre Iguodala, dans la dernière minute, a eu raison des Raptors et a réduit au silence leurs supporteurs.

«Ça n’a pas été forcément une belle victoire, surtout en fin de match, mais on s’est tous battus pour remporter ce succès très important avant de rentrer chez nous», s’est réjoui Curry.

«C’est notre défensive qui nous a permis de gagner ce match, il faudra défendre avec autant d’intensité lors des prochains matchs», a-t-il remarqué.

Golden State et Toronto sont à égalité une victoire partout avant les deux prochains matchs qui auront lieu mercredi et vendredi à Oakland.

Les Warriors pourraient enregistrer le retour de leur meilleur marqueur, Kevin Durant, absent depuis trois semaines.

Athlétisme

Fin infernale à la Descente royale!

L’arrivée de la 34e Descente royale a été des plus spectaculaires, dimanche matin, avec trois coureurs dans la même demi-seconde. Si serré qu’on ne sait pas encore qui est le vainqueur!

Vincent Hoa Mai, Yves Sikubwabo et Kipsang Ezekiel ont déboulé au fil d’arrivée du boulevard des Chutes, à Beauport, en 29 min et 53,5, 53,6 et 53,8 s. Quatre dixièmes de seconde pour départager trois athlètes au terme de 10 km de course à pied! 

En plus de nécessiter une photo d’arrivée, où semble-t-il Sikubwabo serait vainqueur, le résultat a ensuite été frappé d’un protêt déposé par l’un des trois coureurs de tête. 

«Compte tenu de cette situation, nous devons obligatoirement former un jury et analyser la situation. La décision finale sera rendue demain [lundi] en fin de journée», a expliqué dimanche la porte-parole de Gestev, Alexandra Bélisle. 

De voir trois coureurs finir sous 30 minutes s’avère remarquable. Vrai que le trajet à 95 % descendant de la Descente royale, du haut de Boischatel jusque dans le bas de Beauport, a toujours permis des temps très rapides. N’empêche que sur un parcours plat officiel, seulement cinq coureurs québécois ont couru 10 km sur route ou sur piste en moins de 30 minutes depuis 2010. Sikubwabo fait partie du groupe, avec ses 29 min 47 obtenus sur 10 000 m en 2018, en Oregon. Dimanche, le trio a devancé le quatrième par 50 s. 

Chez les femmes, la grande Karine Lefebvre est reine de la Descente royale pour une 11e fois. La coureuse de 39 ans de Lac-Beauport a bouclé les 10 km en 34 min 59,72 s, près de 20 s de mieux que pour sa victoire de l’an passé. Cette fois-ci, Lefebvre a pris près de deux minutes et demie à sa plus proche poursuivante. 

Soulignons qu’à l’épreuve de 5 km, Simon Boudreau, de Québec, a enregistré un record du parcours de 14 min 52 s, deux secondes plus vite qu’Alex Mavrovic, de Thetford Mines, en 2010. Des 1382 participants, 824 ont couru 10 km. 

Tennis

Collard aux premières loges à Roland-Garros

Mélodie Collard savait qu’elle cognait aux portes des ligues majeures du tennis quand elle s’est présentée au premier tournoi du Grand Chelem de sa jeune carrière la semaine dernière.

Dimanche avant-midi, la réalité l’a frappée de plein fouet lorsqu’elle s’est retrouvée dans le complexe Jean-Bouin près du stade Roland-Garros. 

C’est là que les athlètes font leur réchauffement avant de sauter sur le terrain.