Affaires

Le Groupe Maurice passe sous contrôle américain

Il était minuit moins une. En fait, il était 5h21 lundi matin lorsque 38 avocats répartis dans trois villes en sont finalement arrivés à un accord après avoir négocié toute la nuit. L’important gestionnaire québécois de résidences pour aînés Le Groupe Maurice est ainsi passé aux mains du fonds immobilier américain Ventas.

Le fleuron québécois, qui exploite 31 résidences où logent 10 000 aînés, était confronté à un dilemme qui aurait pu sceller son existence : vivre ou mourir, racheter près d’un milliard $ à son bailleur de fonds ou se faire racheter et risquer de disparaître.

Techno

Tinder va devoir partager les données de ses utilisateurs en Russie

MOSCOU — Le gendarme de l'internet russe Roskomnadzor a affirmé lundi que la célèbre application de rencontres Tinder allait désormais devoir partager sur demande les données de ses utilisateurs avec les services de sécurité russes, dont le FSB.

Roskomnadzor tient une liste de services en ligne actifs en Russie qui doivent fournir les données de leurs utilisateurs aux autorités russes, si celles-ci en font la demande.

Techno

iTunes est mort, vive Apple Music et Apple TV

SAN JOSE — Fin d’une époque : Apple a annoncé lundi la fin logique de son célèbre iTunes, logiciel multimédia rendu superflu par ses autres applications de musique ou de vidéo axées sur le streaming, comme Music et TV.

«L’avenir d’iTunes n’est pas une app», mais trois» : Apple Music, Apple Podcasts et Apple TV, a dit lundi Craig Federighi, responsable «logiciels» du groupe lors de la conférence annuelle des développeurs Apple à San Jose en Californie.

Le logiciel, préinstallé dans ses ordinateurs Mac, mais aussi téléchargeable dans un PC, «est remplacé par trois nouvelles applis qui simplifient beaucoup et améliorent la façon dont les usagers Mac découvrent et profitent de leur musique, films, séries et podcasts préférés», a explicité la firme dans un communiqué.

Cette fin était prévisible : iTunes ne subsistait guère plus que sur les Mac, car les iPhone ou iPad disposaient déjà des applications Music, Podcasts et TV.

Dévoilé en 2001, iTunes permet de lire chansons, films, séries, podcasts et de classer ses morceaux en créant des listes de lecture par exemple, le tout en synchronisant depuis son ordinateur les contenus sur les différents appareils de la marque à la pomme.

Sur la boutique en ligne iTunes Store, l’usager pouvait acheter et télécharger, à l’unité, chansons ou albums, ou louer ou acheter films ou séries, un modèle innovant à l’époque, mais rendu en partie obsolète aujourd’hui par le triomphe du streaming sur abonnement, dans lequel Apple a fini par se lancer aussi, avec Apple Music et Apple TV.

Pour beaucoup, le lecteur mp3 iPod et l’iTunes Store avaient puissamment bousculé le monde de la musique en popularisant le téléchargement légal, à l’époque où les sites comme Napster permettaient de télécharger films et chansons sans payer un centime.

Au moment où les ventes d’iPhone patinent, Apple a ainsi confirmé lundi sa volonté de miser sur les services, dont les applications — notamment de streaming — sont une pierre angulaire.

Apple a annoncé récemment le remodelage complet d’Apple TV, qui proposera d’ici quelques mois un abonnement à de la vidéo en streaming, avec des contenus originaux, en plus des achats et locations à la pièce.

Le groupe a aussi annoncé la dernière version de son système d’exploitation mobile iOS13 offrant notamment de nouvelles fonctionnalités destinées à préserver la vie privée des usagers.  

Affaires

Le fédéral a commencé à payer des informateurs sur l'évasion fiscale

OTTAWA — Le gouvernement fédéral a commencé à verser des paiements à des informateurs pour des renseignements qui ont permis jusqu'à présent de recouvrer plus de 19 millions $ en taxes et impôts liés à de l'évasion fiscale à l'étranger.

Des documents récemment publiés indiquent que l'Agence du revenu du Canada a fait les premiers paiements dans le cadre de son Programme de dénonciateurs de l'inobservation fiscale à l'étranger entre avril 2018 et la fin du mois de mars de cette année.

Affaires

Cannabis comestible et produits dérivés: un marché de 2,7 G$ au Canada

TORONTO — Le marché canadien des produits du cannabis de prochaine génération représente une valeur estimée à 2,7 milliards $ par année, les produits comestibles en constituant plus de la moitié, selon un rapport dévoilé lundi par la firme Deloitte.

Ces dépenses, une fois que les réglementations finales sur le cannabis comestible seront mises en place dans les mois à venir, devraient s’ajouter au marché national estimé à environ 6 milliards $ pour le cannabis récréatif et médical, a précisé la société de conseil.

Les consommateurs souhaiteront se procurer ces nouveaux produits en plus des fleurs séchées, des huiles, des plantes et des semences qu’ils achètent aux détaillants depuis la légalisation de l’automne dernier, précise l’enquête menée récemment par Deloitte auprès de 2000 Canadiens.

La première vague de légalisation en octobre dernier était assez limitée en ce qui a trait à la gamme de produits et du type de consommateur, a souligné Jennifer Lee, associée et leader nationale du secteur du cannabis chez Deloitte Canada.

«Lorsque nous légaliserons de nouveau en octobre, pour les aliments, nous nous retrouvons dans un monde où les formats et la gamme de produits sont beaucoup plus vastes», a-t-elle affirmé. «Les cas d’utilisation sont beaucoup plus larges.»

Le Canada se prépare à légaliser les aliments, les boissons, les produits topiques et autres produits infusés de cannabis dans les prochains mois, une fois qu’Ottawa aura adopté le règlement final.

Les producteurs de cannabis, ainsi que les fabricants d’aliments et de boissons, se préparent à commercialiser leurs propres produits infusés à la marijuana, ce qui, selon eux, attirera un public plus large — en particulier ceux qui ne souhaitent pas fumer de l’herbe.

Le gouvernement fédéral a achevé ses consultations sur le projet de règles relatives à la consommation de nourriture en février et a déclaré que les réglementations devaient entrer en vigueur au plus tard le 17 octobre.

Deloitte calcule qu’environ 1,6 milliard $ seront dépensés pour les produits comestibles au Canada, suivis par les boissons infusées au cannabis (529 millions $) et les produits topiques (174 millions $). Les dépenses pour les concentrés devraient atteindre 140 millions $, suivies des teintures à 116 millions $ et des capsules à 114 millions $.

Environ la moitié des utilisateurs susceptibles de consommer des produits comestibles du cannabis et interrogés par Deloitte prévoient de consommer des oursons en gélatine, des biscuits, des brownies ou du chocolat au moins tous les trois mois.

Le marché mondial des produits de cannabis alternatifs devrait presque doubler au cours des cinq prochaines années, a ajouté Deloitte.

Au détriment d’autres industries plus établies

Mme Lee ne s’attend pas à ce que ces nouveaux produits réduisent les revenus des catégories existantes au Canada, du moins au début.

«Avec le temps, à long terme, peut-être», a-t-elle noté. «Mais pour le moment, il y a trop de demande sur le marché et il n’y a pas assez de produits.»

Les détaillants de cannabis légal, tant publics que privés, sont aux prises avec une pénurie de produits depuis la légalisation en octobre dernier, mais ils ont indiqué que la situation s’était améliorée ces derniers mois.

Par exemple, le gouvernement de l’Alberta a levé son moratoire sur les nouvelles licences de vente au détail de cannabis, en invoquant une augmentation de l’offre.

Les estimations du marché des produits à base de cannabis de Deloitte reflètent la demande d’ensemble des consommateurs canadiens, mais la réalisation du plein potentiel de ce marché pourrait également prendre un certain temps. Selon Deloitte, bon nombre des nouveaux produits du cannabis pourraient ne pas être disponibles ou offerts en quantités suffisantes en octobre.

Les entreprises devraient avoir une vision du marché de trois à cinq ans, a estimé Mme Lee.

«Les règlements auront besoin de temps pour être mis en place, même après la légalisation d’octobre», a-t-elle fait valoir.

Même si ce marché représente une occasion de croissance pour les entreprises qui se préparent à la prochaine vague de la ruée vers le cannabis, cela pourrait se faire au détriment des ventes dans des industries plus établies.

«Nos recherches montrent que les occasions pour lesquelles les consommateurs utilisent le produit, principalement les produits alimentaires, se chevauchent beaucoup avec l’alcool. [...] Dans un contexte où les portefeuilles sont limités, il y aura des compromis», a fait valoir Mme Lee.

L’enquête de Deloitte a également montré que les consommateurs considéraient les produits topiques à base de cannabis, tels que les lotions utilisées contre des maladies ou la douleur, comme des substituts potentiels à d’autres médicaments.

«Cela pourrait devenir préoccupant pour le secteur pharmaceutique traditionnel, puisque 45 % des consommateurs actuels et 48 % des consommateurs probables ont précisé qu’ils considèrent les produits de cannabis à usage topique comme une solution de rechange, et non un complément, aux médicaments sur ordonnance», a indiqué Deloitte dans son rapport.

Deloitte a sondé en ligne 2000 adultes canadiens entre le 26 février et le 11 mars.

Selon les normes généralement acceptées par l’industrie des sondages, les enquêtes en ligne ne peuvent se voir attribuer une marge d’erreur, car elles ne reposent pas sur un échantillon aléatoire de la population.

Affaires

Amazon prépare un forfait de chaînes Prime Video pour le Canada [VIDÉO]

TORONTO — Les téléspectateurs canadiens auront bientôt une autre option de transmission en continu qui ressemble beaucoup à un forfait de câblodistribution.

Amazon annonce la finalisation de son projet de rendre les chaînes Prime Video disponibles au Canada pour la première fois, donnant ainsi à ses abonnés Prime Video (qui paient 7,99 $ par mois) la possibilité d’acheter à partir d’une sélection de 13 chaînes de programmation en direct et sur demande. La date de lancement n’a toujours pas été confirmée, bien que la société ait annoncé que ce serait «bientôt».

Pour une première fois, des clients ayant abandonné les sociétés traditionnelles de câblodistribution et de télévision par satellite auront accès à plusieurs chaînes populaires, notamment le diffuseur pour enfants Nickelodeon, et les forfaits cinématographiques multicanaux Super Channel et Hollywood Suite.

Il y a aussi StackTV, une sélection de chaînes de télévision qui ressemble presque à un forfait de mini-câble en soi. Pour ce forfait, les abonnés paieront 12,99 $ par mois pour l’accès aux émissions en direct et sur demande à partir d’une liste de 12 réseaux, dont Adult Swim, Food Network, Global, Slice et Showcase, tous détenus par Corus Entertainment.

Une sélection de plateformes de diffusion existantes complète la gamme actuelle, y compris Shudder, la chaîne de cinéma indépendant Sundance Now, la chaîne de téléréalité Hayu et la chaîne OutTV, centrée sur les LGBTQ, qui peuvent toutes être ajoutées à Amazon pour une fourchette de 3,99 $ à 6,99 $ par mois pour chaque canal.

Starz, une nouvelle offre de chaînes lancée par Bell Média et également disponible sur la plateforme de diffusion Crave, coûte 5,99 $ par mois.

Le concept derrière les chaînes Prime Video n’est pas très différent de celui d’un ensemble de câblodistribution «à la carte» et la société le propose comme un moyen de centraliser la facturation et les mots de passe des services de télévision. Mais la sélection sera particulièrement clairsemée lors du lancement - il n’y a pas de partenariat avec son principal concurrent Netflix, ni avec Crave, HBO Canada ou Showtime.

Il manque également des chaînes de sport et d’information.

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Affaires

Outgo: quand la nécessité est mère d'invention

Pour l’entrepreneur Yanik Guillemette, on peut dire que la création de la jeune entreprise Outgo il y a trois ans relevait de la nécessité. L’ancien promoteur immobilier et propriétaire de commerces avait constaté les difficultés à faire développer un site Web transactionnel pour ses entreprises et a décidé de prendre les choses en main. Aujourd’hui, Outgo collabore avec les entreprises pour les aider à développer leur site transactionnel ou pour le rendre plus efficace.

«La naissance d’Outgo vient de mon expérience négative dans la mise en ligne de sites transactionnels. J’avais acheté deux commerces de détail et j’ai mis en ligne des sites Web transactionnels, ce qui m’a coûté entre 15 000 $ et 20 000 $. Cependant, à moins d’avoir une marque très connue, c’est très difficile de vendre des forfaits cadeaux en ligne. C’est comme avoir une belle affiche au milieu d’un champ désert. J’ai payé beaucoup pour faire augmenter le trafic, mais ce n’était pas à la hauteur de mes investissements. En deux mots : j’ai payé une agence pour développer un site Web et, une fois en ligne, ça scrappait tout le temps et il n’y avait presque pas de clients», raconte l’homme d’affaires. Il avoue aussi avoir été fort déçu de l’aide reçue de la part de ces agences, qui n’avaient pas beaucoup de temps à consacrer à leurs clients.

Prendre en main

Autodidacte, Yanik Guillemette a donc décidé une fois de plus de prendre les choses en main et de développer un site Web orienté autour des activités, escapades, la détente et la gastronomie dans lequel il allait inclure gratuitement des clients intéressés à y vendre leurs forfaits, cartes cadeaux et expériences cadeaux en échange d’une commission sur les ventes. «Il s’agit d’aider les entreprises qui souhaitent prendre le virage numérique, mais qui ne savent pas nécessairement comment s’y prendre. En fait, on leur offre des outils et notre visibilité, notre audience qui visite notre site pour le contenu vidéo, les photos, la vingtaine de canaux et notre infolettre. Aujourd’hui, Outgo reçoit 60 000 visites par mois et il y a 425 000 personnes abonnées à notre infolettre», explique-t-il, ajoutant que sa jeune entreprise a conclu 300 «partenariats» avec des clients.

«Si une entreprise n’a pas de site Web transactionnel, on peut leur en bâtir un et si l’entreprise en possède déjà un, on peut lui ajouter de l’apport», indique Yanik Guillemette.

«Ce que j’ai appris il y a deux ou trois ans, je le rends maintenant disponible à l’ensemble des commerçants du Québec avec Outgo. J’ai mis la totalité de mes économies dans ce projet. J’y crois énormément», reprend Yanik Guillemette, qui assure avoir «pris sa retraite» de ses autres aventures entrepreneuriales. «J’ai fait un virage complet dans ma carrière. J’ai choisi de miser sur l’une des grandes tendances du commerce qui est d’offrir des expériences aux clients. Et le faire en ligne est la meilleure solution. J’ai déjà eu un kiosque dans un centre commercial pour un de mes anciens projets, Station Blü bains nordiques, et c’était la catastrophe. En ligne, tu n’as pas de loyer, pas de comptabilité, pas de personnel.»

Nouvel actionnaire

Depuis mai 2018, l’animateur Benoît Gagnon, du 107,3 Rouge FM, s’est joint à l’actionnariat de l’entreprise. «Comme animateur, je cherchais du contenu et j’ai trouvé ça intéressant, ce qu’il y avait sur Outgo alors j’en ai parlé en ondes. La mention a fait ajouter 4 000 personnes au site Instagram d’Outgo et Yanik Guillemette a contacté l’ancien animateur de Salut, Bonjour! «Deux semaines après, on prenait une bière ensemble et trois semaines après, on devenait partenaires», illustre l’entrepreneur.

En Benoît Gagnon, il a trouvé un partenaire qui pourra faire connaître davantage Outgo auprès de ses nombreux contacts des milieux hôtelier et de la restauration et qui a aussi une expérience du monde des affaires en étant propriétaire, entre autres, de la Brasserie Amiral et du site de poker en ligne Tryangle Gaming. «D’ici la fin de 2019, Outgo deviendra pancanadien. On travaille déjà sur une version anglaise pour le site. Éventuellement, on aimerait que Outgo devienne pour l’expérience ce que Google est à la recherche», conclut avec beaucoup d’ambition l’animateur radiophonique.

Affaires

20 000 emplois à combler en tourisme

La fin des classes au cégep et à l’université ne fait pas des heureux que parmi les jeunes. En effet, un grand nombre de PME sont ravies d’accueillir cette main-d’œuvre étudiante à l’amorce de la haute saison du secteur touristique.

La demande est telle qu’il y a 20 000 postes à combler à travers la province, selon les données de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec qui puise ses statistiques d’Emploi Québec. L’offre est variée, avec 400 appellations d’emplois différentes, indique François Chevrier, conseiller stratégique et en affaires publiques à l’Alliance.

En entrevue à La Presse canadienne, il explique que la demande est très diversifiée que ce soit pour des emplois qu’il qualifie de «première ligne» par exemple au service à la clientèle, à la billetterie, à l’animation, à l’entretien ménager ou d’aide-cuisinier, ou bien pour les postes en coulisse comme au soutien administratif ou en comptabilité.

«De façon naturelle, l’industrie touristique voit ses effectifs gonfler de 15 pour cent en haute saison estivale, raconte M. Chevrier. On est une solution intéressante pour la clientèle étudiante qui, pendant le congé scolaire, peut trouver de l’emploi saisonnier. On compte plus de 32 000 entreprises en tourisme partout au Québec.»

M. Chevrier souligne que près de 400 000 travailleurs œuvrent dans le secteur du tourisme, selon les estimations de l’Alliance de l’industrie touristique. Tous ces emplois sont regroupés dans cinq grands secteurs : la restauration, l’hébergement, les loisirs et divertissements, le transport et le voyage.

«Au Québec, près d’un travailleur sur onze est lié au tourisme et on est en croissance comme secteur d’activité depuis plusieurs années. La venue des visiteurs est aussi plus étalée sur l’année, à notre grand bonheur, ce qui fait en sorte que ce besoin-là de main-d’oeuvre est grandissant.»

C’est dans la zone périphérique de Québec où l’offre est la plus grande, soit dans les régions de la Mauricie, du Centre-du-Québec, Chaudière-Appalaches, du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de Charlevoix.

«Naturellement, nos cousins français demeurent notre marché qui nous amène le plus de visiteurs étrangers, mais on est en croissance sur le nombre de visiteurs qui viennent du Mexique, de la Chine, du Japon et de l’Allemagne pour découvrir le Québec.» Si les touristes étrangers sont moins nombreux à voyager au Québec que les Québécois, les retombées économiques qu’ils génèrent ne sont pas à négliger.

Heures flexibles

«Les Québécois représentent encore les trois quarts de tous les déplacements touristiques au Québec et les visiteurs étrangers à peu près le quart, mais sur le plan des recettes ou des retombées économiques c’est moitié-moitié», fait-il remarquer.

Comme les autres secteurs d’activité au Québec, le secteur du tourisme n’échappe pas à la pénurie de main-d’œuvre actuelle. La majorité des emplois à combler sont des emplois à temps plein.

Toutefois, le milieu du tourisme offre aussi de la flexibilité ce qui permet à bien des entreprises de se tourner vers la main-d’œuvre étudiante et même les aînés à la recherche d’un revenu d’appoint.

«Il y a des postes à temps plein saisonniers, sans oublier les besoins à temps partiel qui offrent aussi une flexibilité pour les retraités qui cherchent à retourner sur le marché du travail, mais avec des heures ou un nombre d’heures flexibles», souligne M, Chevrier.

Pour simplifier la tâche aux chercheurs d’emplois, un portail a été créé à monemploientourisme.com pour rendre le chemin plus facile vers les différents sites d’emploi. Mais il n’en demeure pas moins que pour travailler près de chez soi, le meilleur moyen est d’établir soi-même un contact avec les employeurs locaux, selon François Chevrier.

«C’est de se rendre directement rencontrer l’employeur pour déposer son cv ou sa candidature. On apprend de l’industrie qu’il y a beaucoup de recrutement qui se fait dans ce contact, dans cette rencontre directe avec les gens.»

Affaires

Les compagnies aériennes abaissent leurs prévisions pour 2019

SÉOUL — Le secteur du transport aérien a baissé ses prévisions de bénéfice pour 2019 de 21 % à 28 milliards de dollars contre 35,5, sur fond de guerre commerciale et de hausse des prix du kérosène, selon un communiqué publié dimanche par son organisation, l’IATA, à Séoul.

«L’environnement commercial pour les compagnies aériennes s’est détérioré avec un prix du fioul en hausse et un affaiblissement important des échanges commerciaux dans le monde», a indiqué l’Association internationale du transport aérien, qui tient dimanche et lundi son assemblée générale annuelle à Séoul.

La région Asie-Pacifique, qui représente environ 40 % du transport de fret aérien dans le monde, est particulièrement touchée par la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis dont les effets, combinés à la hausse du prix du kérosène, font baisser les prévisions de bénéfice net du secteur de 1,7 milliard $ (de 7,7 à 6 milliards $).

Malgré ce contexte peu favorable, l’industrie restera dans le vert pour la 10e année consécutive, selon l’IATA.

«Mais les marges sont rognées par les coûts croissants de la main-d’œuvre, du fioul et des infrastructures», a déclaré le directeur général de l’organisation, Alexandre de Juniac. «L’affaiblissement des échanges devrait se poursuivre alors que la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine s’intensifie. Le cargo est la première activité touchée», a-t-il ajouté.

M. de Juniac a également a appelé à restaurer la confiance, entre «les autorités de régulation des différentes régions du monde, entre les régulateurs et l’industrie et avec les passagers» après les accidents impliquant des Boeing 737 MAX.

Le dysfonctionnement du système antidécrochage MCAS est mis en cause dans les accidents d’Ethiopian Airlines le 10 mars (157 morts) et de Lion Air le 29 octobre en Indonésie (189 morts), qui a entraîné l’interdiction provisoire de vol du 737 MAX, dernier-né du constructeur américain depuis le 13 mars.  

Affaires

Boeing signale un défaut sur des ailes de 737 dont des MAX

WASHINGTON — Boeing a annoncé dimanche que certains de ses moyen-courriers 737, dont la version remotorisée MAX, pouvaient présenter une pièce défectueuse sur leurs ailes, mais l'avionneur précise ne pas avoir été informé de problème en vol lié à ce défaut.

Le constructeur américain, qui traverse une crise sans précédent avec l'immobilisation au sol de toute la flotte MAX depuis mi-mars, explique avoir été informé par un de ses sous-traitants d'un lot défectueux du mécanisme permettant de déployer les becs de bord d'attaque sur les ailes.