Un océan d’amour, Wilfrid Lupano et Grégory Panaccione
Delcourt, 2014
Mais quelle claque cette BD !
Quand j’ai vu que c’était Wilfrid Lupano au scénario, j’étais pratiquement sûre que ça allait me plaire ! Il faut dire que mes derniers coups de coeur BD sont de lui : Les vieux Fourneaux, La série L’homme qui n’aimait pas les armes à feu, Le singe d’Hartlepool…). Sauf que cette fois, c’est différent. Un océan d’amour est une bande-dessinée sans texte ce qui peut surprendre au départ mais en faite, pas du tout, car l’histoire est narrée et dessinée comme un film d’animation, c’est très vivant et dynamique au point d’avoir le sentiment à la fin de l’album d’avoir lu une histoire, j’ai beaucoup pensé aux Triplettes de Belleville réalisé par Sylvain Chomet pour l’expressivité des visages et des corps notamment.
L’histoire s’ouvre sur une scène quotidienne dans la vie d’un marin breton, Monsieur se lève et écoute la météo avant de prendre la mer pendant que Madame, d’une main de fer, prépare le repas et gère l’intendance. Puis c’est le départ, sauf que ce jour-là rien ne se passe comme prévu. Le petit bateau de pêche se retrouve coincé dans les filets d’un énorme chalutier… Le soir venu au port, Madame attend mais personne n’arrive. N’écoutant qu’elle-même et persuadée que son marin est là quelque part, elle part à sa recherche, s’en suit alors une folle aventure avec moults rebondissements des cuisines d’un ferry en passant par Cuba…
Il faut voir cette imposante bigoudène au caractère bien trempé remuer ciel et terre pour son tout petit marin à lunette ! cette histoire d’amour n’est pas romantique ou tragique comme on peut en voir entre deux personnages jeunes et beaux, on n’est pas dans Titanic. Mais elle est poétique, tendre, drôle, épique avec un couple ancré dans la vie quotidienne et dans ce qu’elle demande d’efforts à chaque instant et c’est un gros coup de coeur.
























