J’avais commencé ce “short diary” comme chaque semaine mais il est trop répétitif et déprimant pour le publier tel quel. En résumé, j’ai attrapé une pharyngite carabinée et je suis restée à la maison sur ordre du médecin. Je n’ai pas vu d’évolution avant mercredi, jour où je devais décider de prendre ou non des antibiotiques. Je ne les ai pas pris, après avoir lu qu’ils étaient nécessaires dans très peu de cas. J’ai beaucoup déprimé, j’ai demandé de l’aide – The Art of Asking – et cette conversation avec Isa m’a beaucoup aidée – je la remercie encore. J’ai traîné dans mon canapé, incapable de faire grand chose, sans aucune concentration même pour de la lecture. J’ai heureusement découvert un jeu assez prenant, King Rabbit, dans lequel le roi lapin doit libérer sa reine lapine après un parcours d’obstacles. Je suis nulle dans les parties où la vitesse compte mais pour le reste je me débrouille. Et il y a toujours moyen de tricher en payant à l’aide des diamants ramassés en cours de route pour passer au niveau suivant. J’ai terminé la cinquième saison de Masters of Sex et la première de Longmire, j’ai regardé Masterchef the Professionals et j’ai eu plein de nostalgie avec Anthony Bourdain Parts Unknown à Kanazawa et Tokyo. Je n’ai pas eu beaucoup d’appétit et j’ai sans aucun doute mangé plus de sucreries que d’habitude: on se fait plaisir comme on peu. La pharyngite a finalement évolué en rhino-pharyngite et je renifle encore pas mal. Ma valise est presque terminée, j’ai un tout nouveau carnet pour prendre des notes et j’espère passer une bonne nuit avant de prendre l’avion demain. Je ne serai pas tout à fait guérie mais le soleil et la chaleur me feront certainement du bien. Et je compte bien profiter de mes vacances ! En attendant de nouveaux billets, rendez-vous sur Instagram pour des photos de mon périple.
Ogawa Ito, Le restaurant de l’amour retrouvé: Rinco rentre chez elle un soir pour découvrir que son amoureux l’a quittée, emportant tout, sauf une jarre de saumure qu’elle avait entreposé sur le palier. Elle en perd la voix et décide de retourner dans son village natal où vit sa mère. Elle prend le relais de celle-ci dans les soins du cochon Hermes et décide d’ouvrir un restaurant. Elle n’y sert qu’une table à la fois, préparant un menu sur mesure et se découvre le don de rendre ses hôtes heureux. Roman proche de la nature, parfois à la limite du surnaturel, il m’a permis de recréer un lien avec le Japon. Mais au final j’ai été déçue: je m’attendais à des recettes plus recherchées (un steak haché sauce tomate ?) et plus de profondeur dans les relations humaines. Une lecture plaisante pour un roman tout en délicatesse et avec une (trop) grande pudeur.
Susan Cain, Quiet. The power of introverts in a world that can’t stop talking: un livre que j’avais repéré depuis longtemps mais que je n’avais jamais osé acheter de peur de me retrouver avec une accumulation de banalités. Gasparde m’a convaincue et elle a bien fait. Susan Cain analyse les caractéristiques des introvertis en proposant diverses approches, se basant sur de nombreuses études scientifiques mais aussi sur ses propres expériences d’introvertie et ses recherches personnelles. Elle met en avant les qualités de ces gens qu’on ne remarque pas, qui parlent peu, qui ont tendance à croire qu’ils n’ont rien à dire. Je me suis reconnue à chaque page, ou presque et je ne peux dire qu’une seule chose: ce livre a énormément augmenté ma confiance en moi et m’a aidé à mieux appréhender les extravertis qui m’entourent (mon chef en premier lieu). En fait, je regrette même de ne l’avoir lu que maintenant ! A part ça, l’introvertie que je suis a du mal à écrire une longue tartine sur ce livre et a repoussé la rédaction de ce billet pendant des semaines, mais lisez-le, que vous soyez l’un ou l’autre.







