Short diary of the week (171)

J’avais commencé ce “short diary” comme chaque semaine mais il est trop répétitif et déprimant pour le publier tel quel. En résumé, j’ai attrapé une pharyngite carabinée et je suis restée à la maison sur ordre du médecin. Je n’ai pas vu d’évolution avant mercredi, jour où je devais décider de prendre ou non des antibiotiques. Je ne les ai pas pris, après avoir lu qu’ils étaient nécessaires dans très peu de cas. J’ai beaucoup déprimé, j’ai demandé de l’aide – The Art of Asking – et cette conversation avec Isa m’a beaucoup aidée – je la remercie encore. J’ai traîné dans mon canapé, incapable de faire grand chose, sans aucune concentration même pour de la lecture. J’ai heureusement découvert un jeu assez prenant, King Rabbit, dans lequel le roi lapin doit libérer sa reine lapine après un parcours d’obstacles. Je suis nulle dans les parties où la vitesse compte mais pour le reste je me débrouille. Et il y a toujours moyen de tricher en payant à l’aide des diamants ramassés en cours de route pour passer au niveau suivant. J’ai terminé la cinquième saison de Masters of Sex et la première de Longmire, j’ai regardé Masterchef the Professionals et j’ai eu plein de nostalgie avec Anthony Bourdain Parts Unknown à Kanazawa et Tokyo. Je n’ai pas eu beaucoup d’appétit et j’ai sans aucun doute mangé plus de sucreries que d’habitude: on se fait plaisir comme on peu. La pharyngite a finalement évolué en rhino-pharyngite et je renifle encore pas mal. Ma valise est presque terminée, j’ai un tout nouveau carnet pour prendre des notes et j’espère passer une bonne nuit avant de prendre l’avion demain. Je ne serai pas tout à fait guérie mais le soleil et la chaleur me feront certainement du bien. Et je compte bien profiter de mes vacances ! En attendant de nouveaux billets, rendez-vous sur Instagram pour des photos de mon périple.

 

Le restaurant de l’amour retrouvé

Ogawa Ito, Le restaurant de l’amour retrouvé: Rinco rentre chez elle un soir pour découvrir que son amoureux l’a quittée, emportant tout, sauf une jarre de saumure qu’elle avait entreposé sur le palier. Elle en perd la voix et décide de retourner dans son village natal où vit sa mère. Elle prend le relais de celle-ci dans les soins du cochon Hermes et décide d’ouvrir un restaurant. Elle n’y sert qu’une table à la fois, préparant un menu sur mesure et se découvre le don de rendre ses hôtes heureux. Roman proche de la nature, parfois à la limite du surnaturel, il m’a permis de recréer un lien avec le Japon. Mais au final j’ai été déçue: je m’attendais à des recettes plus recherchées (un steak haché sauce tomate ?) et plus de profondeur dans les relations humaines. Une lecture plaisante pour un roman tout en délicatesse et avec une (trop) grande pudeur.

Short diary of the week (170)

Lundi: un sommeil un peu mouvementé mais finalement je suis assez reposée pour commencer cette nouvelle semaine, un métro bondé, un tram bondé, les personnes très extraverties m’énervent profondément, et ça se confirme, une conversation de midi interrompue par un truc du genre: “regardez-moi, je suis là !”, le début des maux de tête, les maux de tête qui disparaissent une fois rentrée, mise à jour d’ordinateur en même temps que la préparation d’un plat et d’un cocktail, rentrer la fougère arborescente, Masters of Sex, Agent Carter – fin de la première saison

Mardi: sortir la fougère arborescente, un épouvantail – ou en tous c’est à quoi ressemblait cette femme pourtant bien mise, une matinée productive – une après-midi qui l’est moins, prendre mon courage à deux mains malgré le mal de tête et les courbatures, TTBT S01E05, Longmire, le retour de Masterchef The Professionals sur la BBC

Mercredi: ce besoin qu’on les gens de tout décortiquer, encore une caractéristique de mon introversion: laissez-moi digérer toute seule, le boulot remis au lendemain pour question d’incompétence d’un collègue – une fois de plus, ce moment où je râle sur tout y compris la pluie et le froid – mais ça ne dure pas très longtemps, comment améliorer un cocktail insignifiant avec des bitters tiki et de la teinture de piment, Longmire, Masterchef The Professionals

Jeudi: sortir – entendre du bruit – me retourner – voir mon voisin désagréable – lui dire bonjour mais juste fuir pour ne pas avoir à lui parler alors que je sais qu’il prend le même métro que moi, le jeudi est le vendredi de cette semaine – ce qui veut qu’il y a toutes les petites tâches à terminer, faire quelques courses chez Marks & Spencer, Longmire, Masterchef The Professionals

Vendredi: réveillée tôt et avec un début de mal de gorge, quelques transactions depuis le canapé, de la couture un peu bâclée sur la fin, de la lecture, un film – Mékong Stories – un peu trop arty à mon goût – mais une furieuse envie de retrouver le Mékong

Samedi: me réveiller pendant la nuit avec la gorge en feu, préparer une infusion aux épices, aller chez mon papa qui n’est pas trop en forme non plus, fuir à cause de l’odeur de graisse de frites qui me rend malade, une après-midi pas très productive dans le canapé mais l’iPad est nettoyé – ça vaut vraiment la peine d’effacer et réinstaller des apps qui prennent trop de place, aucune concentration devant le film que je voulais voir, zapper et me rendre compte que les programmes tv ne se sont pas améliorés un samedi soir, me mettre sous la couette avec un livre qui a l’air bien plus passionnant que le précédent

Dimanche: me réveiller en pleine nuit à cause de mes maux de gorge, malgré ce que je pensais je n’ai pas vraiment de fièvre, laisser tomber la zumba, espérer être guérie très vite, me traîner, avoir de la fièvre, envie de rien, me sentir misérable et abandonnée (alors que ce n’est vraiment pas très grave), retenter le film chinois et abandonner au profit de Class et de Longmire

Quiet

Susan Cain, Quiet. The power of introverts in a world that can’t stop talking: un livre que j’avais repéré depuis longtemps mais que je n’avais jamais osé acheter de peur de me retrouver avec une accumulation de banalités. Gasparde m’a convaincue et elle a bien fait. Susan Cain analyse les caractéristiques des introvertis en proposant diverses approches, se basant sur de nombreuses études scientifiques mais aussi sur ses propres expériences d’introvertie et ses recherches personnelles. Elle met en avant les qualités de ces gens qu’on ne remarque pas, qui parlent peu, qui ont tendance à croire qu’ils n’ont rien à dire. Je me suis reconnue à chaque page, ou presque et je ne peux dire qu’une seule chose: ce livre a énormément augmenté ma confiance en moi et m’a aidé à mieux appréhender les extravertis qui m’entourent (mon chef en premier lieu). En fait, je regrette même de ne l’avoir lu que maintenant ! A part ça, l’introvertie que je suis a du mal à écrire une longue tartine sur ce livre et a repoussé la rédaction de ce billet pendant des semaines, mais lisez-le, que vous soyez l’un ou l’autre.

Reading and travelling

Quand je pars en voyage, je préfère toujours lire des romans captivants mais très souvent, je me trompe et je me traîne dans des livres dont l’histoire n’avance pas fort. Cela ne me poserait pas trop de problèmes en temps normal, quand j’ai l’occasion de lire tous les jours sans (trop) de fatigue, avec une bonne concentration et sans le stress d’un avion à prendre. Avant de partir pour Saint-Jacques de Compostelle, j’ai sélectionné sur ma liseuse un roman un peu au hasard, espérant le mieux – Telex from Cuba de Rachel Kushner. Et ce n’est absolument pas le cas. L’écriture est belle mais il n’y a aucun ressort dramatique (à part des événements historiques – je ne les connaissais pas bien et j’ai été m’informer sur wikipedia) et une multitude de personnages que je confonds. J’espère terminer enfin ce livre aujourd’hui. Et donc, comme je pars dans une semaine, j’aimerais faire le bon choix parmi les livres en e-book de ma PAL – de préférence en français, que je lis plus vite que l’anglais. Des suggestions ?

Ma PAL est ici, et divisée en différentes catégories, dont les e-books.

Santiago – again

Je me suis retrouvée fin octobre pour six jours à Saint-Jacques de Compostelle, petite ville de Galice dont j’étais tombée amoureuse en 2014. Le charme a à nouveau agi et j’ai passé un excellent moment. Il faisait plus frais, entre 18 et 20°, même pluvieux un jour, l’automne s’annonçant à grands pas. Des rivières d’eau se sont écoulés sur le sol de la grande tente des concerts le samedi soir. J’y ai retrouvé des habitudes, boire de l’excellent vin blanc, manger du poulpe, prendre le bus vers la Cidade da Cultura, me promener entre les divers concerts du soir, parler avec plein de monde; j’en ai créé de nouvelles: manger du bœuf galicien, me promener plus loin que le centre historique, choisir des vermouths à ramener… J’ai rigolé comme une idiote après avoir un peu trop bu, j’ai adoré mes conversations, je me suis sentie très bien malgré une fatigue extrême (j’ai peu dormi). Ces six jours ont surtout été marqués par des rencontres enthousiasmantes et la confirmation de certaines amitiés. J’en suis revenue sur mon petit nuage, satisfaite de mon séjour et prête, après ces jours d’intense communication, à reprendre mon rythme bien plus casanier.

Short diary of the week (169)

Lundi: aujourd’hui je fais le pont, des vertiges, de rapides courses, un peu de couture, oh ces vertiges étaient annonciateurs de maux de tête, une rencontre axée cocktails, quelques courses vite avortées à cause de la foule, de la fatigue, Masters of Sex, aller dormir à 21h – épuisée

Mardi: me réveiller en cours de nuit avec toujours ce mal de tête, me lever avec ce mal de tête, craindre le pire pour cette journée de congé, prendre un médicament, me lancer dans le tri des plantes, rentrer les plus fragiles – une à une – et il y en a beaucoup, couper des plantes mortes, me rendre compte que le mal de tête est terminé, terminer le pantalon en râlant sur cet élastique qui s’enfuit, le résultat est mettable mais pourrait être amélioré, me dire que j’ai assez de vêtements pour partir et laisser retomber cette pression que je m’étais mise, lire, préparer du lime cordial et découper un ananas, Duel in the sun – le début

Mercredi: un vague mal de tête à nouveau, les rues sont vides, deux colis de livres que j’ai envie de commencer de suite, sauf qu’il y a du boulot, cette jeune fille qui frotte son rouge à lèvres rouge pétant avant de descendre du métro, les feuilles d’un rouge éblouissant sur le trottoir, la course pour aller chez le dentiste (et arriver bien trop tôt – ce qui m’a donné l’occasion de faire quelques achats au Kruidvat local), le dentiste qui explique à sa nouvelle stagiaire une série de choses importantes sur son métier – notamment sa position (et qu’elle peut lui donner des coups de genou pour prendre sa place !), terminer Duel in the sun – un western qui a fort vieilli tant dans le jeu des acteurs (le sur-jeu) que dans le rôle de la femme (viol, femme objet, aucune volonté propre) (et puis une ado jouée par une actrice plus qu’adulte ?), Anthony Bourdain Parts Unknown à Houston sans montrer aucun blanc/redneck

Jeudi: mes instincts ne m’ont pas menti, envahie par des odeurs toutes plus désagréables que les autres – vêtements mal lavés, encens, cigarette, vieille graisse de frites – laissez-moi rentrer chez moi !, TBBT S01E03 (ceci étant donc le nom de code pour mes séances de vélo d’appartement devant The Big Bang Theory), Agent Carter, Longmire

Vendredi: pas très en forme ce matin et avec une courbature persistante à l’épaule, passer mon temps à éliminer les petites tâches pas très intéressantes, rendez-vous en ville !, laisser le choix de mon cocktail au barman et recevoir un délicieux Old Cuban – il faut que je teste ça à la maison, un curry thaï et une conversation animée, un voyage en métro peu agréable – avec invasion de sans-abris, encore un peu de lecture au lit tout en tentant de me réchauffer

Samedi: un moment paresseux dans le canapé, TBBT S01E04, arroser toutes les plantes, préparer un gâteau pour éliminer les poires trop mûres, un court moment de couture, de la lecture, un cocktail décevant, Agent Carter – deux épisodes

Dimanche: comme hier un moment à traîner dans le canapé, un petit déjeuner tardif consistant, avoir froid aux genous et me dire qu’il est temps de sortir les jupes d’hiver, une après-midi au salon Spirits in the Sky, goûter à plein de choses sans ordre particulier (vermouth, calvados, rhum, whisky, gin…), y retrouver mes amis et y revoir d’autres amis, rentrer un peu saoule, manger les restes d’hier (tout cela était évidemment planifié), Agent Carter – deux épisodes