Lundi: une journée de repos !, promenade dans Saint-Jacques, le soleil qui se montre, une superbe vue, la terrasse idéale au calme loin du centre, manger et boire, retour vers le centre après quelques heures à ne rien faire, une visite rapide de la cathédrale, dire au revoir à Katrien, sieste, un dîner de tapas et de steak tout simplement délicieux, tenter d’aller dormir plus tôt mais mal dormir
Mardi: réveil très matinal, un avion, une escale à Barcelone sous la pluie, un second avion, un long trajet en bus, retour dans une maison très froide, la satisfaction d’avoir passé une excellente semaine, un repas avec des choses venant du surgélateur, Masters of Sex, Anthony Bourdain Parts Unknown au Sichuan et à Chengdu avec un apparition de Fuschia Dunlop
Mercredi: ce n’est pas encore aujourd’hui que j’aurai récupéré, raconter beaucoup, une certaine énergie malgré la fatigue, il paraît que j’ai l’air radieuse, une envie de spaghetti bolognaise, Timeless, Anthony Bourdain Parts Unknown à Londres juste après le Brexit et avec une apparition de Nigella Lawson
Jeudi: enfin plus ou moins reposée, ce moment quand on lit un livre où tout s’éclaire sur un sujet particulier, procrastiner c’est bien mais le faire c’est mieux – au moins la moitié du boulot, il y a encore quelques tomates au jardin, Timeless, The Americans
Vendredi: terminer des choses mais la liste est trop longue, trouver quand même de la motivation enfouie quelque part, avocat et scampis – un duo gagnant, l’albariño n’est pas aussi bon en Belgique, The Americans – deux épisodes
Samedi: une demi-heure dans un Ikea encore vide: une lampe et une étagère, bien plus de temps chez AS Adventure: un pantalon de voyage et des sandales tout confort – par contre pas de pantalon large d’été – c’est vrai que ce n’est pas la saison et la mode est aux pantalons ultra-slim, apporter tous les journaux à mon papa et apprendre qu’il ne lit plus de livres – ce qui me rend triste, monter l’étagère – c’est beaucoup mieux pour mettre la mini chaîne, retracer la patron du pantalon, me dire qu’il vaudrait mieux coudre une seconde toile, tenter de lire mais ne pas réussir à me concentrer, Unconquered (Cecil B. DeMille, 1947) ou une grande fresque en Technicolor
Dimanche: enchaîner diverses activités, un épisode de TBBT en pédalant, lessive, montage de lampe, rangement, couture – ah mais ça met plus de temps que prévu, tester la nouvelle lampe en lisant dans le canapé, un dvd avec un film en VF ? – non je ne peux pas, The Americans – fin de la saison 4


Joyce Carol Oates, Night-side: mon rythme de lecture dans le challenge JCO a fortement diminué: les années 1970 ne sont pas spécialement les plus intéressantes et les plus passionnantes dans sa carrière d’écrivain. Je pensais qu’un recueil de nouvelles pourrait être différent mais tout dépend de la nouvelle. Certaines sont assez faciles à lire et racontent même une histoire, d’autres ne sont que de longs monologues et pensées des personnages, écrits quasi sous le mode de l’écriture automatique, tous comme les romans de l’époque. Une nouveauté cependant: ce recueil rassemble quelques nouvelles qui pourraient être qualifiées de “gothiques”, parlant du rapport avec l’au-delà et les morts, notamment via une séance de spiritisme comme cette nouvelle qui donne le titre au livre.
David Cordingly, Under the black flag. The romance and the reality of life among the pirates: regarder la série Black Sails a des conséquences ! J’ai voulu en savoir plus sur la réalité historique des pirates et je suis tombée sur ce livre. Datant de 1996, il a été écrit avant les films Pirates of the Caribbean mais il n’en reste pas moins intéressant. L’auteur est un spécialiste de la marine et travaille au National Maritime Museum de Londres qui a organisé une exposition sur le sujet en 1992. Il part de la fiction, de l’image du pirate véhiculée par les livres (tout particulièrement L’île au trésor de Stevenson) et les films des années 30-40 (les swashbuckling films), racontant l’origine des jambes de bois et des perroquets sur l’épaule. J’ai eu un moment de doute en lisant cette partie, pensant que la réalité historique ne serait pas abordée mais ce n’est pas le cas. Les chapitres suivant expliquent la vie des pirates, les bateaux, les pillages, les procès aussi, se limitant à la grande époque de la piraterie des 17e et 18e siècles en Amérique du Nord et dans les Caraïbes. C’est grâce aux procès que nous possédons aujourd’hui des informations, de même que celles données par quelques livres de bord qui ont été conservés. Mais les sources sont peu nombreuses et tout un pan de cette vie en mer a été oublié. David Cordingly met en parallèle fiction et réalité, insistant sur le côté rude et violent de l’histoire des pirates, bien loin de ce qui a été montré dans les romans et films d’aventure. Un livre qui m’a intéressée et qui a assouvi mon besoin de connaissances sur le sujet.
Eléonore Fernaye, Aventureuse Constance: Constance, la plus jeune enfant de la famille d’Arsac, est en exil à Londres suite à la Révolution Française. Elle a perdu son mari et son père, dans des circonstances différentes mais douloureuses. Sa mère, fort diminuée, est avec elle, ainsi qu’une suivante, Mary. Elle essaie à tout prix de rejoindre l’Amérique et embarque sur un des derniers navires qui effectuera le voyage cette saison-là. Immédiatement, elle sent une attirance fulgurante pour le capitaine du vaisseau, John. Après un petit jeu de oui et de non, ils se laissent aller à des relations sexuelles fort plaisantes. Tant que le bateau était en mer, cela ne posait que peu de problèmes, mais une fois arrivés à Boston, tout se complique. Ce troisième roman de la série s’intéresse plus à la vie en mer et en Amérique, décrivant les mœurs locales. Même si j’ai toujours été fort attirée par le côté historique, je dois bien avouer que la romance m’a un peu lassée, à cause de sa prévisibilité. Ce qui n’empêche pas qu’elle soit bien écrite ! Ces trois romans m’ont permis d’enter dans le monde de la romance et j’ai apprécié cet univers. Je ne suis pas sûre que j’en lirai beaucoup dans le futur, mais un de temps en temps est dans les possibilités.