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Tu fais quoi pour Noël ? Je t'évite !
  18 octobre 2019
Tu fais quoi pour Noël ? Je t'évite ! de Juliette Bonte
Une comédie romantique de Noël rafraîchissante et pétillante. La plume et l'humour de Juliette Bonte font mouche, les personnages sont attachants, on tourne les pages sans s'arrêter : un bon moment de lecture !
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Deux degrés et demi
  18 octobre 2019
Deux degrés et demi de Pierre-Etienne Bram
Je vais pas le cacher: j’ai littéralement bouffé ce roman. Moi qui croyait le tenir quelques jours, il ne m’a fallu que deux soirées pour l’engloutir. J’ai été emballé par le réalisme de la situation, la plume très agréable à lire et surtout de cette crédibilité.



L’auteur nous propose un ouvrage tout à fait aboutit et achevé, criant d’un réalisme actuel qui fait froid dans le dos. Il nous propose comment dans une société où il n’y a quasiment plus aucun espoir pour la planète, où la pollution obstrue l’air et où il n’y a presque plus aucune ressource, quelles sont les solutions envisageables dans un cas si grave. J’ai été totalement emballé par la proposition audacieuse de Luke Mons. J’ai moi-même été complètement sous le charme de ce programme et je ne m’attendais pas à ce retournement de situation.



Les différentes phases se succèdent avec logique et chaque fois on passe un nouveau palier et on se dit : « Ah ouais, quand même« . Dans notre société, où on a tendance à plus se voiler la face qu’autre chose, être confronté à ce genre d’ouvrage, ça nous remet bien droit dans nos basket comme je dirais. Ce n’est pas non plus un ouvrage qui se veut moralisateur et donneur de leçon. J’ai plutôt ressentit la chose comme une simple projection de notre futur, une possibilité qui est si crédible, qu’on ne peut pas mettre de côté.



Après cela, ma partie préférée, c’est probablement les trois premiers quart du livre. Vivre cette nouvelle façon de vivre, d’essayer de limiter les ressources, cette course pour parvenir au quelques élus et pour finir dans la dernier phase avant le sommeil de 40 ans… Wahou. Bravo à l’auteur d’avoir pu écrire quelque chose dans cette veine là.



Par la suite, je ne dirais pas que j’étais été déçue, car c’est très loin de ce que j’ai ressentie, mais je m’attendais vraiment à un gap de 40 ans. J’aurais vraiment voulu avoir cette vision du futur et du coup avoir un recul sur la situation (si l’auteur veut refaire un livre avec cette vision, je prend de suite !!). La suite est quand même excellemment bien mené et on évolue au côté notamment de Luke Mons et de sa folie qui prend de plus en plus de place.



Par moment, cette histoire m’a rappelé celle de Silo de Hugh Howey qui est une histoire de science-fiction à couper le souffle, tant elle est profonde, riche en détails et fait froid dans le dos. Il y a vraiment quelques points de similitudes que j’avais adoré au sein de Silo, donc les retrouver ici, j’étais joie.



En outre, c’est une excellente histoire travaillé et qui mérite amplement sa place au côté d’autres ouvrages du même genre. Il se défendra sans aucun problème et je le conseille réellement, rien que pour la claque que l’on se prend. Cependant, il me manque cette petite prise de distance dans la temporalité que je voulais tant et que j’aime tant dans ce genre d’ouvrage. Mais cela reste amplement une question de forme plus que de fond.
Lien : https://universdunelectrice...
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Les disparus de la lagune
  18 octobre 2019
Les disparus de la lagune de Donna Leon
Donna Leon serait-elle comme le bon vin ? S’améliorait-elle au fil de ses créations ? Depuis « Mort à la Fenice, » l’auteure américaine, qui vit à Venise depuis une trentaine d’années, en est à son vingt-neuvième bébé (en septembre il y a eu une nouvelle naissance « la tentation du pardon »). Nous ne serons pourtant pas aussi catégorique que le New York Times Book Review qui considère « les disparus de la lagune » comme l’un des meilleurs opus de la série. Si, comme à son habitude Donna Leon utilise toujours les mêmes ficelles avec les problèmes sentimentaux du commissaire Brunetti, son amour raisonnable pour sa femme Paola et ses enfants, pour ses lectures des auteurs anciens latins ou grecs, pour cette cité vaticane, son histoire et les questions environnementales qui l’érodent petit à petit, il a fallu attendre le 12e chapitre (page 135), pour voir le roman prendre un peu plus de substance et de dimension.

L’entame avait pourtant laissé paraître une promesse intéressante avec un fils de notable, avocat lui-même, accusé d’avoir fourni des cachets à une jeune femme dans une soirée festive. Une femme qui allait mourir quelques heures plus tard. En voulant éviter à un de ses adjoints de s’énerver sur le témoin, il feint un malaise cardiaque qui l’envoie aussitôt vers l’hôpital. On n’entendra plus parler du jeune avocat avant la fin du livre, sa situation dans la haute bourgeoisie vaticane l’ayant dédouané. Mais cette entrée en matière qui avait accouché d’un malentendu avait toutefois permis à Brunetti d’obtenir un congé maladie et du repos qu’il devait passer dans une des iles de la lagune. Là où la famille de Paola avait une propriété non utilisée et surveillée par un gardien Davide Casati. Celui-ci avait la particularité d’avoir connu le père de Guido avec qui il avait gagné la régate de 1967. Le commissaire revit donc sa jeunesse et les paysages magnifiques en partant tôt le matin en puparin (sorte de petite gondole) sur la lagune avec l’énigmatique Davide. Ils vérifient ses ruches dans des endroits connus de lui seul. Ils parlent vénitien. Tout ce qui dépayse Brunetti. Seulement le laconique Davide confie ne pas se remettre de la disparition de sa femme ni d’une maladie qui atteint ses abeilles et les tuent. Et puis par un soir d’orage, Davide ne rentre pas d’une visite au cimetière. Guido Brunetti retrouve alors son instinct de policier. Suicide, accident, assassinat, ses recherches vont le mener chez une édaphologiste (analyste des sols) chez qui Davide se rendait fréquemment, puis dans un hospice de vieillards handicapés où il retrouvera d’anciens collègues et reconstituera la vie de son dernier compagnon d’infortune. Il y trouvera en compagnie de sa belle collègue la commissaire Griffoni le dénouement de l’affaire. Celle-ci est-elle morale ? Donna Leon laisse au lecteur le soin de le juger.

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Soif
  18 octobre 2019
Soif de Amélie Nothomb
Je ne suis pas une grande fana d’Amélie Nothomb en général, à part certains de ses romans, mais je dois reconnaître qu’elle est assez forte : elle publie un roman par an depuis 1992 aux éditions Albin Michel, et il paraît qu’en réalité elle en écrit 4 annuellement mais n’en présente qu’un ! Bref, le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est une auteure qui consacre du temps à la tâche (4 heures par jour) et pour qui écrire relève d’une discipline voire d’une hygiène de vie. Elle a, dans son passé, eu une éducation religieuse forte et a passé son agrégation de philosophie. Je précise cela car cela permet aussi de comprendre l’origine et les influences que l’on découvre dans son dernier roman, pressenti our le Goncourt : Soif.



Je suis très étonnée par les critiques négatives ou dures qui entourent Soif car pour moi, c’est vraiment l’un des meilleurs romans d’Amélie Nothomb depuis des années. Et pourtant, plus les années passent, et plus elle m’énerve ! Lorsque je l’ai entendu présenter son ouvrage à la Grande Librairie, je me rappelle m’être dit « Mouais… j’ai moyennement envie de le lire ». Mais l’idée d’écrire un livre en mettant Jésus en protagoniste principal et écrit à la première personne m’a attirée, alors j’y suis allée.



Les dix premières pages m’ont semblé particulières, difficile de lire Jésus qui pense malgré tout, même si c’est de la fiction. En plus je suis une femme qui croit donc cela m’a déroutée. Et puis cela m’a complètement embarquée, je l’ai lu en moins de temps qu’il ne faut pour le dire et j’y ai cru.



Finalement, l’histoire de Jésus, tout le monde la connaît. Il sera dénoncé par Judas et crucifié, fine, et son histoire sera instruite pendant des siècles et des siècles. Donc ce n’est pas là que se joue l’intérêt du roman. Non, ce qui est intéressant, ce sont les pensées de Jésus : ce qu’il pense du rôle que lui a confié son père, de son cheminement entre ce qu’a voulu son père (l’amour de tous etc.) et ce qui faisable une fois incarné dans un corps (car l’incarnation éloigne du concept pour la confrontation à la réalité). Ses pensées-là sont enrichissantes à titre personnel, elles posent des questions sans réponse qu’il est bon de se poser parfois. Beaucoup de réflexions intéressantes sur l’amour (le concept) et aimer (l’incarnation), la mort (le concept) et mourir (l’incarnation), mais aussi et bien sûr sur la soif (le concept) et boire (l’incarnation)…. J’ai apprécié beaucoup de passages et en ai même souligné quelques-uns, ce qui est très rare chez moi (voir ci-dessous).



Bref, un roman qui à mon sens mériterait le prix Goncourt, même si j’entends qu’il en laisse indifférent un grande partie !



Jo la Frite



• « Quand on tombe amoureux, on devient présent à un point phénoménal. Par la suite, ce n'est pas l'amour qui se dissipe, c'est la présence. Si vous voulez aimer comme au premier jour, c'est votre présence qu'il faut cultiver ».

• « Encore heureux qu’en amour, cela ne se passe pas de cette manière. C’est à cela que l’on sait si l’on est amoureux : à ce que l’on ne choisit pas. Les êtres qui ont un ego trop gros ne tombent pas amoureux parce qu’ils ne supportent pas de ne pas choisir. Ils s’éprennent d’une personne qu’ils ont sélectionnée : ce n’est pas de l’amour »

• « Les gens changent seulement si cela vient d'eux, et il est rarissime qu'ils le veuillent réellement. Neuf fois sur dix, leur désir de changement concerne les autres. "Il faut que ça change", phrase entendue ad nauseam, signifie que les gens devraient changer ».

• « C’est par amour envers sa création que mon père m’a livré. Trouvez-moi acte d’amour plus pervers ».

• « Ce que l'esprit ne comprend pas, le corps le saisit ».

• « La grande différence entre mon père et moi, c’est qu’il est amour et que moi, j’aime. Dieu dit que l’amour, c’est pour tout le monde. Moi qui aime, je vois bien qu’il est impossible d’aimer tout le monde de la même façon ».


Lien : http://coincescheznous.unblo..
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Calder and Eden - tome 2
  18 octobre 2019
Calder and Eden - tome 2 de Mia Sheridan
Comme expliqué dans une chronique que vous pouvez retrouver juste ici, ma lecture du premier tome ne s’est pas déroulée comme je le souhaitais et elle s’est révélée plutôt laborieuse. En dehors de quatre personnages – dont nos héros – et de la romance passionnelle qui les liait, j’ai eu beaucoup de mal à accrocher. La partie « secte », pourtant l’élément central du récit, m’a pas mal perturbée et impossible pour moi de plonger pleinement dans l’histoire, de la savourer à sa juste valeur. En fait, je pense que je n’ai pas lu cet opus au bon moment. Mais le cliffhanger de fin m’a intriguée et la suite m’a réconciliée avec cette duologie.



Dans le premier tome nous faisions la connaissance de Calder et Eden, deux adolescents qui s’aimaient profondément et qui vivaient au sein d’une communauté bien particulière. Malheureusement, ils n’avaient pas le droit de s’approcher. Non seulement la jeune fille était promise à l’homme qui dirigeait cet endroit mais en plus de cela, son destin était de guider les membres de la secte jusqu’à un endroit que tous voyaient comme le paradis, après avoir affronté le déluge, un équivalent pour la fin du monde. Elle était l’élue, l’intouchable, celle qu’il ne fallait même pas regarder. Pourtant, il n’y aurait pas d’histoire si chacun suivait le rôle qui lui était imposé. Ils vont donc se voir, leur relation va évoluer, et leur secret va être révélé au grand jour. Un épouvantable évènement va arriver à la fin du récit, et c’est parti, nous enchainons avec le tome suivant.



Nous retrouvons nos deux héros, qui ont finalement réussi à s’échapper et à fuir leur vie d’avant. Mais les fantômes de leur passé les hantent toujours. Eden, brisée depuis le drame qui s’est déroulé à Acadie, erre sans but, livrée à elle-même. Elle sera recueillie par Felix Grant, un vieil homme dont la souffrance n’a d’égale que sa bonté. Il la prendra sous son aile et lui offrira un toit, de quoi se nourrir, ainsi qu’un travail. Calder, de son côté, est anéanti. Persuadé que la femme de sa vie n’est plus et qu’il en est le responsable, il se laissera mourir à petit feu. Xander s’occupera de lui jusqu’à ce qu’il trouve un moyen de rebondir et de tourner la page. Cette amitié, hors du commun, va l’aider à remonter la pente. Finalement, chacun est convaincu que sa moitié a succombé à la catastrophe qui a eu lieu là où ils vivaient auparavant. Les années vont passer et ils vont tenter tant bien que mal de reprendre leurs vies en main et de s’accoutumer à ce monde qui leur est totalement inconnu. Peuvent-ils seulement envisager de continuer à tracer leur chemin sans la présence de leur unique amour ?



Cette suite est radicalement différente du premier opus. Le lieu, l’univers, le fond, tout a changé. Tout, sauf eux, notre couple phare. Eden se révèle bien plus ici et on apprend à la connaître réellement. On sent ce qu’elle ressent, on la voit grandir, changer. Toujours aussi gentille, douce et forte, c’est un personnage que j’ai aimé retrouver, suivre. Son évolution est incroyable et malgré son immense chagrin, elle affronte la vie et se bat comme elle le peut quand de nouveaux obstacles apparaissent. Calder, lui, n’est pas autant mis en avant. Il n’en reste pas moins touchant et sa souffrance, contagieuse, m’a bouleversée. Nous retrouvons également Xander, celui qui a servi de pilier à notre héros durant tout ce temps. Je l’ai adoré.. autant que Molly, une nouvelle venue, droite et attachante. Je vous laisse découvrir son rôle ici ! Aussi, nous apprenons diverses choses, dont les origines de la communauté créée par Hector Bias, le gourou mégalomane. On découvre aussi ce qui est arrivé à la famille de Eden, et qui est réellement Calder.



La vie leur a offert une deuxième chance, un nouveau départ. Oui, mais comment en profiter pleinement et en savourer chaque seconde quand la personne que l’on aime plus que tout n’est plus là, à nos côtés ? Cette suite et fin a chamboulé mon pauvre cœur déjà meurtri, c’est à n’en pas douter. Le roman est émouvant, triste comme pas permis, mais l’autrice n’a pas voulu en rester là. Non, elle nous offre des retrouvailles à couper le souffle, ainsi qu’une tendresse infinie et un avenir lumineux.
Lien : http://madameratou.com/calde..
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Le sens des aiguilles d’une montre
  18 octobre 2019
Le sens des aiguilles d’une montre de Clothilde Tronquet
C'est dans un environnement peu connu que nous emmène Clothilde TRONQUET. Au Brésil, au sein d'une société d'implantations d'éoliennes, une jeun recrue, Thiago se retrouve propulsé au rang d'ingénieur par son patron. Alors qu'il croulait déjà sous le travail et surtout sous la terreur de son chef, il se retrouve sur des missions qu'il ne connaît pas. Mais il n'a pas le choix et part au Nord du Brésil, avec un collègue censé le former, et découvre un autre monde. D'un côté les ouvriers payés une misère pour suer des heures sous un soleil de plomb et de l'autre la corruption, les soirées dans des bras avec filles et alcool.

Thiago tombe très vite dans l'engrenage malsain des arrangements et autres trafics. Poussé par l'appât du gain et complètement terrorisé par son patron, il alterne entre euphories et prises de conscience sur ce qu'il fait et ce qu'il est. Car il reste un jeune homme fragile, au cœur brisé par une rupture dont il ne se remet pas vraiment, et reste fidèle aux samedis chez sa grand-mère.

Comme Thiago, le lecteur se sent pris entre le marteau et l'enclume, et a du mal à envisager une saine issue à sa situation. On se projette aussi très bien dans les déserts et dans les favelas environnantes.

Pour autant, bien que l'histoire soit assez captivante au début, j'ai ensuite ressenti de la redondance. Des épisodes qui se succèdent mais qui se ressemblent. En revanche, la dernière partie est très bien menée, elle rentre bien dans l'état d'âme des personnages et c'est très intéressant.

Finalement, il manque un peu de rythme sur le milieu de l'ouvrage pour en faire un livre plus marquant.
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Un havre de paix
  18 octobre 2019
Un havre de paix de Stanislas Petrosky
J'ai adoré !

C'est plein d'humour, plein de références pop, chaque chapitre est un clin d'oeil malicieux à une chanson et un artiste, toujours à propos.

L'embaumeur, comprendre le croque-mort, est un légionnaire reconverti, un peu détective, un peu mercenaire, un peu voyou. Bien entouré, il reprend du service après la mort d'un flic sous couverture en taule. Aucun temps mort, ça pète dans tous les coins donnant un rythme très agréable à l'intrigue.
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La maison de la nuit, tome 10 : Cachée
  18 octobre 2019
La maison de la nuit, tome 10 : Cachée de Kristin Cast
Neferet, qui s’est alliée aux véritables ténèbres il y a peu, est désormais au sommet de sa toute puissance : en effet, elle est devenue immortelle. Machiavélique, démoniaque, diabolique, c’est une sorcière qui ne craint rien ni personne. Mais son dernier plan – qui consistait à tuer Rephaïm, l’homme oiseau et fils préféré de Kalona – a échoué et a été déjoué par Zoey et toute sa bande. Pire encore, ses réelles intentions ont été dénoncées au Conseil. Ce n’est donc qu’une question de temps avant qu’elle ne se fasse écarter et bannir du monde de la nuit.. Avant que cela n’arrive, elle va semer la zizanie une dernière fois en quittant l’école – non sans causer un autre drame – et en rejoignant les humains. En particulier Charles LaFont, maire de la ville de Tulsa et père d’Aphrodite, prophétesse de Nyx. De l’autre côté, celui des gentils, nous retrouvons notre héroïne, Zoey, qui fait une nouvelle fois face à diverses catastrophes. Le chaos règne toujours, les vampires rouges sont bien installés à la maison de la nuit, des morts sont encore à déplorer, aucune personne compétente ne veut se bouger pour arrêter son ennemie, et elle est troublée par ce que sa pierre de prophète lui a révélé sur Aurox, la machine à tuer de Neferet. Pourquoi Heath, son amour d’enfance, lui est-il apparu ? En gros, comme à chaque tome quasiment, c’est le début de la fin du monde.



Dans ce dixième opus on a enclenché la seconde puisque Neferet n’est plus vue comme une déesse proche de Nyx. Au contraire, les anciens savent maintenant que son consort n’est autre que l’infâme et dangereux taureau blanc. L’ancienne grande prêtresse modifie donc son plan d’attaque mais le but reste le même : diviser pour mieux régner. Et quoi de mieux pour atteindre cette petite garce de Zoey que de s’en prendre à ceux qu’elle aime le plus ? Notre jeune vampire, quant à elle, essaie de garder ses troupes unies. Pas facile quand une personne de la bande décide de changer de camp, qu’une nouvelle venue parle des auras de chacun l’air de rien, et qu’un ennemi tente de se faire pardonner pour les actes qu’il a commis.



Je vous le donne en mille mais Zoey est toujours aussi insupportable. Le monde tourne autour d’elle, elle se lamente dès qu’un truc ne va pas, ses amis passent leur temps à la consoler, elle s’appuie beaucoup trop sur eux et ne gère pas grand-chose, bref, quand je me dis que ça ne peut pas être pire les autrices m’envoient un uppercut en pleine tronche pour me rappeler que j’ai tort. Lucie, que j’aime énormément, est moins mise en avant dans ce tome, tout comme Rephaïm. Leur duo me manque ! Pour pallier à ça, on apprend à (re)découvrir d’autres protagonistes. Les jumelles ne sont plus et on voit leurs vraies personnalités quand elles sont séparées. Si Erin a retourné sa veste et s’est comportée comme une garce, Shaunee, elle, est bien plus douce, sensible, gentille. Aphrodite, en ce qui la concerne, est fidèle à elle-même : adorable avec Darius et peste avec ceux qui l’entourent. Mais mon coup de cœur va droit vers Shaylin, qui apparaît plus souvent, ainsi que vers Aurox, qui tente désespérément de comprendre qui il est. Je trouve ça insupportable qu’ils ne se fasse pas vraiment accepter. L’une possède un certain talent que les autres voient comme du voyeurisme, l’autre est un pantin qui n’est pas responsable de ses agissements passés. C’est dommage, ils ne méritent pas d’être détestés.



La plume à quatre mains est fluide et comme d’habitude, les pages défilent sans que l’on ne s’en rende compte. Il ne se passe rien d’extraordinaire et ça peut parfois manquer de rythme mais c’est entraînant malgré tout. J’ai lu dix tomes sur douze, ce qui signifie que je vois enfin le bout du tunnel. J’ai hâte de clore cette saga, qui me suit depuis un long moment déjà.
Lien : http://madameratou.com/la-ma..
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Vicious
  18 octobre 2019
Vicious de L. J. Shen
Une couverture qui dénote légèrement des autres, mais sans plus.

Un résumé très intéressant.

Des personnages entiers, profonds, complexes, captivants.

J'ai beaucoup aimé cette histoire avec ces dialogues très directes.
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A la folie
  18 octobre 2019
A la folie de Birgitte Lorentzen
Dans ce court roman nous faisons la connaissance de Luisa Geronazzo, une adolescente âgée de quinze ans tout juste dont les nuits sont plutôt agitées. En effet, au cours de chacune d’entre elles, il se passe des choses étranges. Une fillette vient lui rendre visite dans son sommeil et l’appelle à l’aide, quand elle se réveille sa couverture n’est plus sur son lit, un froid glacial règne dans sa chambre, son téléphone portable disparaît et atterrit dans un endroit insoupçonné (corbeille à linge sale, réfrigérateur), sa perruche Welly s’affole, et elle se sent observée. Si, au début, elle n’y prêtait pas vraiment attention, maintenant elle est effrayée et a peur de devenir folle. D’autant que sa mère, qui a étudié la psychologie en option à la fac, lui a dit que cette gamine symbolisait l’enfance qu’elle était en train de quitter sans toutefois pouvoir s’y résoudre. Un jour, alors qu’elle fait la queue à la cantine de son lycée, un garçon qu’elle surnomme « Thomas le barjo » parce qu’il se trouve en section P (un cursus spécial pour ceux qui ont des problèmes) et qu’il a plusieurs fois été interné en hôpital psychiatrique, va lui demander comment s’appelle la petite fille à ses côtés.. alors qu’il n’y a personne. De là, elle va comprendre qu’il parlait de celle qu’elle voit la nuit. Pourquoi peut-il la voir ? Qui est-elle ? Que veut-elle ? Pourquoi la suit-elle même la journée ? Et si Luisa n’était en réalité pas si dingue que ça ?



Autant vous le dire tout de suite mais j’ai détesté le protagoniste féminin principal. Elle est égoïste, capricieuse, hautaine, insupportable, détestable, désagréable, imbuvable, superficielle, et tout ce que vous voulez. Elle est jalouse de sa petite sœur Anna – surnommée Julia – que certains trouvent parfaite car populaire, mignonne, intelligente, et parce qu’elle joue au football alors que leur père en est fan. Elle est aussi méprisante envers sa propre famille et carrément méchante (je pèse mes mots) envers Thomas Klimko, qu’elle prend pour un crétin fini. Pour elle c’est un débile, un idiot, un psychopathe, un fou, un cinglé, et elle s’amuse à l’insulter dès qu’elle l’aperçoit. Seulement, au bout d’un moment dans le récit, elle va comprendre que son aide lui sera très précieuse puisqu’il peut voir les morts, et donc, l’âme de la petite qui la suit sans arrêt. Quelques fois, pour la peine, elle se montrera supportable. En revanche, dès que le pauvre garçon sera harcelé voire attaqué par les âmes des défunts, elle ne trouvera qu’une seule chose à lui dire : « tu prends tes cachets ? » .. Sérieusement, comment peut-on apprécier un personnage aussi stupide ? Thomas, en revanche, m’a beaucoup plu. Il est gentil, serviable, attachant, courageux, et malgré le fait que Luisa – autrement appelée Loulou – lui parle mal du début à la fin, il décide de l’aider. Aussi, il est décrit comme quelqu’un de plutôt mignon et original à cause de ses yeux vairons. Je craque !



Ce roman avait tout pour me plaire. Le synopsis m’a intriguée et l’histoire était intéressante. Mais vous l’avez compris, l’héroïne m’a dégoûtée. Ce n’est pas tout puisque les dialogues étaient répétitifs, la fin était plate, décevante, et l’amourette (si on peut appeler ça comme ça) était loin d’être crédible. Inutile, même. Heureusement, Thomas et le côté paranormal de l’intrigue étaient là pour remonter le niveau. Grâce à livraddict, j’ai découvert que ce n’était qu’un premier tome. Dans ce cas, pourquoi est-ce que ce n’est pas indiqué sur le bouquin ? La tranche, la couverture, la quatrième ? Rien. C’est dommage, je l’ai acheté parce que j’étais persuadée qu’il s’agissait d’un one-shot. À voir si je me procure la suite ou non.
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Fangirl
  18 octobre 2019
Fangirl de Rainbow Rowell
Cath Avery est une adolescente âgée de dix-huit ans au quotidien plutôt simple : moins elle voit de personnes mieux elle se porte, les contacts avec les autres ce n’est pas trop son truc, et elle écrit une fanfiction sur son œuvre préférée — Simon Snow — dont le huitième et dernier tome n’est pas encore paru. Elle a une sœur jumelle, Wren, avec qui elle est très proche voire fusionnelle ; leur mère Laura les a abandonnées voilà déjà bien des années parce qu’elle n’acceptait pas son rôle ; et elles ont été élevées par leur père, un homme adorable nommé Arthur. Voilà le tableau. Mais sa vie va prendre un virage à 180 qu’elle aurait préféré éviter quand, pour leur rentrée à l’université, Wren va lui annoncer qu’elle ne compte pas emménager avec elle. Le monde de notre héroïne s’écroule. Elle va devoir se faire violence, sortir de sa petite zone de confort et se débrouiller seule.. Malgré ses peurs elle va s’installer à Pound Hill, un dortoir mixte, et cohabiter avec Reagan, une jeune femme étrange et détachée, ainsi que Lévi, son petit ami (enfin, il ne vit pas avec elles mais il passe les voir tellement souvent que c’est tout comme). Débute alors pour Cath une scolarité bien différente de celles qu’elle a déjà connues, quand sa sœur était auprès d’elle. Va-t-elle s’en sortir, sans personne à ses côtés ?



Cath est un personnage auquel on peut facilement s’identifier. Dans mon cas, et comme beaucoup de bookworm, je me suis un peu vue en elle. C’est quelqu’un de timide et renfermé, c’est une angoissée de la vie qui panique rien qu’à l’idée de faire de nouvelles rencontres, c’est une personne qui n’a pas confiance en elle et qui ne sait pas à quoi va ressembler sa vie d’étudiante. Mais c’est aussi une adolescente en plein recherche d’elle-même qui passe son temps à s’effacer. Pas invisible, pas sur le devant de la scène non plus. Elle est gentille, attachante au possible, et quand elle aime, ne le fait pas à moitié. Wren, quant à elle, est loin d’avoir le même caractère. Elle veut son indépendance, ce qui peut se comprendre vu son âge, mais n’agit pas de la bonne manière. Elle enchaîne les petits copains, les soirées, les fêtes où l’alcool circule, et elle a déjà fait des malaises parce qu’elle buvait trop. Ce n’est qu’une gamine égoïste qui refuse de regarder les choses en face et de grandir. Elle s’éloigne de sa sœur qui a besoin de repères, elle ne prend pas de nouvelles de son père qui est seul et malade (plus précisément « psychologiquement instable » depuis le départ soudain de son ex-femme), elle ne va plus le voir, et elle est régulièrement injoignable. Ce n’est pas un personnage que j’ai détesté, en revanche, elle m’était antipathique. Reagan, en ce qui la concerne, est assez mystérieuse. Tantôt directe, tantôt froide, on ne sait pas grand-chose sur elle. Si de base elle ne faisait que croiser Cath puisqu’elles sont colocataires, elle va finalement l’épauler et devenir une véritable amie. Vient ensuite Lévi. Sa candeur et sa joie de vivre m’ont charmée dès le début. C’est un jeune homme de vingt-et-un ans qui passe son temps à sourire et à rendre service. Il est bon, aimable, généreux, bienveillant, beau, sincère. Parfait, quoi. Il a grimpé dans le classement de mes bookboyfriends favoris.



Dans cette histoire, l’autrice a décidé d’aborder divers sujets, tous plus importants les uns que les autres. Parmi eux il y a les relations amoureuses, les relations humaines, les relations familiales. Les rêves que l’on a, ceux qui se brisent. La maladie, l’alcool, les réseaux sociaux. La recherche de soi, la popularité sur le net. C’est aussi simple que puissant, aussi mignon que dur. C’est plein de choses à la fois. En fait, Fangirl, c’est le livre doudou par excellence. Une ambiance cocooning se ressent et clairement, c’est un roman que l’on doit dévorer en fin d’année, quand il pleut, sous un plaid tout doux avec un bon chocolat chaud (comment ça, j’exagère ?).



Parmi les points qui m’ont dérangée, et je sais que je ne vais pas me faire que des amis, j’ai envie de parler d’une chose que l’on voit absolument partout. Je sais pertinemment que c’est fait exprès, seulement, je trouve que les passages liés à Carry On — la fanfiction de Simon Snow écrite par Cath — étaient envahissants. Déjà que nous avons droit à un extrait entre chaque chapitre, il arrive même que l’on en retrouve des plus gros dans les parties qui concernaient l’héroïne. Parfois, j’ai eu la sensation que des choses bien plus graves (comme les soucis de santé du père, l’absence injustifiée de la mère, le fait que Wren se trimballe une bouteille d’alcool partout) étaient mis en retrait pour se focaliser sur Baz & co. C’est dommage. Aussi, la romance a mis du temps avant de s’installer (ce qui est normal si on prend en compte la personnalité ainsi que la façon d’être de Cath). C’était totalement compréhensible. En revanche, la fin du roman ne m’a pas convaincue.. je m’attendais à plus. Le couple n’avance pas et la relation stagne. Je pense que des pages supplémentaires auraient pu combler la sensation de manque que j’ai ressentie. Un deuxième tome aurait été de trop, c’est sûr, mais pour moi, Fangirl est une œuvre incomplète.
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Chroniques
  18 octobre 2019
Chroniques de Jean-Patrick Manchette
Jean-Pat n'était pas seulement un auteur de polars indispensables, un traducteur, un amateur de jazz et d'entrecôtes et un cinéphile.

Ce fût aussi un formidable critique de polars, notamment à Charlie dans sa version mensuelle.

Indécrottable intellectuel, comme il se définit lui-même, il ne se contentait pas de donner son avis sur les nouveautés à l'étalage, il exposait aussi sa vision du polar. Qui devait être social ou pas.

Si, parfois, il avait parfois la dent dure, il pouvait aussi se montrer totalement fan d'auteurs comme Hammett ou Chandler.

Tout ceci est drôlement intéressant.

Et surtout écrit dans une langue, qui moi, me fait bicher.
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Il était une fois dans le brouillard
  18 octobre 2019
Il était une fois dans le brouillard de Luca Tahtieazym
Pour ceux qui ont déjà lu les romans de l'auteur, on retrouve ici quelques personnages connus. Un roman d'anticipation, d'humanité, de solidarité… Un roman de saison et comme le dit le résumé, nous ne verrons peut-être plus le "brouillard" comme avant!

- "Un crépuscule grisâtre s'est posé un jour d'automne, comme un voile se déposant sournoisement sur les regards angoissés, et plus rien n'a été pareil. Il y a encore de beaux décors, mais le brouillard les dissimule. Les couleurs sont mortes; Il n'y a pas que les plantes qui s'étiolent quand il n'y a plus de lumière."

Lorsque celui-ci envahi toute la planète, on peut se poser des questions quant à ce que l'homme a pu contribuer à ce que celui-ci dure dans le temps et pourquoi.

L'auteur nous entraîne dans une descente aux abîmes où les âmes vont se perdre, mais ce n'est point sans une petite touche d'humour par ci par là.

- "Je suis pas quelqu'un de condescendant, moi. Je suis plutôt du genre à descendre les cons".

Souvenez-vous aussi de "La forêt", on tourne en rond, et plus on se perd plus les personnalités de chacun vont se révéler, en bien ou en mal.

Un roman sans couleur, un récit captivant où quelquefois l'auteur s'adresse directement aux lecteurs, avec une prise de conscience bien déterminée. Encore une fois j'ai été enchantée de cette lecture où les mots choisis, les phrases et les chapitres filent sous nos yeux avec une grande intensité. Je te remercie Luca pour ta confiance. Je ne peux que recommander cette troublante lecture.

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Histoires d'images
  18 octobre 2019
Histoires d'images de Robert Walser
" Robert Walser a très tôt entretenu avec la peinture un dialogue intime,

qu'il n'a cessé de nourrir et d'approfondir. Son premier interlocuteur en la

matière n'est autre que son frère aîné, Karl ( 1877-1943), actif dans

le Berlin des années 1900 en tant que peintre muraliste, scénographe et

illustrateur de livres. (...) -Histoires d'images- rassemble quelque

vingt et un textes de Walser accompagnés des oeuvres auxquelles il se

réfère, parfois indirectement. Ce sont autant de déclinaisons du génial

regard de l'écrivain" (p. 1)



Une découverte faite aujourd'hui par hasard. Je l'ai choisi spontanément,

car j'ai un attachement particulier pour cet écrivain au destin difficile...et

pour le sujet de ces mini-proses (prose, poésie ou dialogue imaginé),

accompagnant des oeuvres picturales aimées par Robert Walser...Cerise

sur le gâteau, il parle d'un artiste suisse que j' adore, classique, mais spécialiste de scènes intimistes, illuminées par un regard aussi

bienveillant que magiquement expressif au niveau des éclairages et des

visages (d'enfants, très souvent)...Je voulais nommer un "illustre méconnu"...: Albert Anker !!!



Ce petit livre est un trésor de poésie, d'espièglerie, et d'amour de l'art...

Grâce à Robert Walser, j'ai découvert les artistes suivants : Karl Walser,

(son propre frère) ,Sigmund Freudenberger...Karl Stauffer-Bern...



Mes préférences vont à :

- "La Ronde des prisonniers" de Van Gogh

- "La Forêt des hêtres" de Hodler

- " L'ingénieur", " Le Paiement de l'intérêt", "La Vente aux enchères" et "La Petite amie d'Albert Anker

- "Le Médecin du village" de David Téniers le Jeune

-"Départ du Soldat suisse" de Sigmund Freudenberger



Sinon des textes aux tons variés qui évoquent des toiles de Fragonard, Delacroix, Diaz, Aubrey Beardsley, Renoir, Manet, Rembrandt, Rubens, Peter Bruegel l'Ancien, Honoré Daumier, etc.



"Van Gogh

(...) Quiconque veut faire un peu l'important

dans une exposition

s'effraie devant la fougue de son pinceau.

terribles, ces champs, ces prés, ces arbres

qui pendant la nuit, comme des rêves brutaux,

lacèrent votre sommeil.

Mais chapeau bas tout de même

devant ces efforts fervents, par exemple

ce tableau où dans le cercle de l'asile,

on voit des fous.

La brûlure du soleil, l'air et la terre, le vent,

il les a rendus à merveille, c'est clair. (p. 81)"



Le seul bémol est la médiocrité de la reproduction des oeuvres. J'ai été obligée d'aller rechercher ailleurs certaines toiles, car certains détails n'étaient pas perceptibles... [trop sombre et format trop réduit] . Par contre je suis ravie d'avoir découvert ces mini-proses entre Littérature et Art ,

qui sont un véritable enchantement !!...
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Histoire éternelle : Et si la mère de Belle ava..
  18 octobre 2019
Histoire éternelle : Et si la mère de Belle avait maudit la Bête ? de Liz Braswell
J’ai adoré ce livre, tout simplement.

A la base, je l’ai acheté parce que je suis une grande fan de tout ce qui est Disney et contes. J’ai toujours aimé l’histoire de la Belle et la Bête et du coup, mon esprit d’enfant m’a carrément contrôlé pour cet achat. Et pourtant, j’avais tout de même une petite appréhension.



En effet, je me disais que ça allait être encore une réécriture sans vraiment d’originalité et pourtant, quelle erreur de jugement de ma part.



J’ai adoré du début à la fin. Je l’ai lu en deux jours et je n’ai pas su m’arrêter de lire.



Tout d’abord les personnages sont tels qu’on les connait et ça fait plaisir, car c’est ça aussi que j’aime dans la Belle et la Bête. Le fait d’avoir une héroïne indépendante, rêveuse mais qui a en même temps les pieds sur terre, qui ne se laisse pas faire et qui n’est pas au service de son prince. Et puis la Bête qui, sous son aspect terrifiant et son caractère bourru, a une bonté de cœur énorme. Il a juste énormément de difficultés à la faire sortir, mais grâce à Belle, il va y arriver. Ce duo est tellement touchant et inspirant.



Ensuite, l’histoire est juste parfaite. Déjà, je n’ai rien à dire sur l’histoire originelle. Parlons plutôt de ce qui a été rajouté. Je trouve que tous les nouveaux éléments s’accordent vachement bien ensemble, à croire que c’est ça l’histoire de base. Comme si, dans le premier jet, on avait juste omis de nous expliquer ce côté là de l’histoire : les magus et leur discrimination, la mère de Belle qui est enchanteresse et qui maudit la Bête …



Tout s’accorde à merveille, tout coule de source et c’est plutôt agréable à lire. C’est très paradoxal, car on a la sensation de relire quelque chose de connu, mais en même temps, de le redécouvrir totalement.



Par contre, j’aurais aimé que le méchant soit vraiment méchant. Sans trop en dire pour ne pas spoiler, dès le début, on comprend rapidement que ce personnage sera le méchant. Pourtant, j’ai trouvé son exploitation plutôt maigre par rapport aux autres nouveaux personnages comme Rosalind, la mère de Belle. C’est dommage, car la raison de sa folie est plutôt intéressante et j’aurais vraiment aimé qu’il soit beaucoup plus exploité en profondeur. Les horreurs qu’il commet sur ses sujets sont plutôt bien détaillés, on a ce côté effrayant bien présent, mais j’aurais préféré que ce soit encore plus accentué pour trouver cette dualité entre Belle, la gentillesse incarnée et ce méchant, tout le contraire.



Mais cela n’a pas entaché ma lecture, bien au contraire.



J’ai hâte de lire les autres réécritures de conte que cet auteur propose.
Lien : https://romyread.wordpress.c..
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Anna et son orchestre
  18 octobre 2019
Anna et son orchestre de Joseph Joffo
Et avant cela, Anna et sa famille, Anna et son violon, Anna et la fuite en avant.... oui, car il faut à tout prix dans cette Bessarabie du début du vingtième siècle échapper aux pogroms destinés aux familles juives, minutieusement orchestrés par les cosaques. Et ils sont rapides les cosaques et ils ont l'arme sure !

Mais au fait, c'est où la Bessarabie ? Vous le savez, vous ? moi, je l'ignorais, donc je vais faire comme si vous étiez aussi inculte que moi et vous faire profiter du résultat de mes recherches ! La Bessarabie, c'est une région au sud de l'Ukraine, englobant une partie de la Moldavie.

Donc Anna et sa nombreuse famille, seule fille parmi moult frères et des parents aimants, pour échapper à un massacre programmé, vont fuir à l'Ouest. En route vers l'Amérique, en passant par Odessa, Istanboul (oh, ses onctueux yoghourts), Budapest (ses csardas endiablées et ses beignets savoureux), et puis Vienne bien sûr (ses valses fameuses et ses sublimes strudel à la crème) pour finir à Paris (et ses frites craquantes, bien entendu!).



Et au milieu de tout cela Anna virevoltant, animée de sa joie de vivre, jouant divinement de son violon, contribue grâce à son orchestre (faussement) tsigane à la prospérité familiale en communiquant à son entourage son bonheur d'exister.



Non, il n'y aura pas d'Amérique, mais Paris comme fin des tribulations familiales et les bras de Roman Joffo pour accueillir Anna, la mère de Joseph Joffo, censée nous conter son histoire.

Mais en fait c'est la plume de son fils qui officie pour détailler avec verve la jeunesse, quelque peu embellie de cette femme, sur un ton volontairement enjoué, mêlant joies et chagrins dans un hymne à la vie qui, par sa fraîcheur, emporte l'adhésion du lecteur.

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Le Testament de Confucius
  18 octobre 2019
Le Testament de Confucius de Shi Bo
Après un bref avant propos sur le confucianisme, ce beau livre se compose d'une soixantaine de citations de Confucius, répartis en six chapitres.



Chaque citation est assortie d'une calligraphie réalisée par Shi Bo, certaines en kaishu (écriture régulière), certaines en xingshu (écriture courante) et d'autres en caoshu (écriture de l'herbe).



Si on a quelques connaissances concernant l'écriture et la calligraphie chinoises, on apprécie certes mieux.

Pourtant, même sans aucune notion, on peut tout de même être touché par la force, l'équilibre et la pureté des caractères.

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Armorican Psycho
  18 octobre 2019
Armorican Psycho de Gwenael Le Guellec
En lisant ce livre, je repense à l'incroyable CERCLE CELTIQUE de BJORN LARSSON. Cette façon de nous faire voyager, de nous faire découvrir des lieux et d'en parler de façon telle que les images nous viennent en tête immédiatement.

Les personnages sont superbement plantés et l'intrigue nous tient en haleine.

Un livre à dévorer.
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Papa est en bas
  18 octobre 2019
Papa est en bas de Sophie Adriansen
Ce livre raconte l'histoire d'un papa qui est très proche de sa fille, mais il tombe malade d'une maladie très grave. Sa fille ne le sait pas mais elle le devine car elle le voit boiter et elle en parle à ses parents.Et ils lui disent tout donc elle s'inquiète pour lui, la maman et sa fille lui font une sorte de chambre dans le salon .Mais les les parents appellent l'hôpital ,car la maman est fatiguée de se lever tous les soirs pour s’occuper du papa et l'hôpital accepte de s'occuper du papa puis enfin la maman et la fille vont le voir tout les soirs après l'école et le travail.

Mon avis:

J'ai bien aimé ce livre car c'est une belle histoire de famille. Dans ce livre j'ai ressenti un peu de tristesse parce qu'on apprend quelque chose de terrible a la fin. Mais il y avait du suspense car à la fin la fille devine que son père est vraiment très malade.



Maéline



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La chevauchée sur le lac de Constance
  18 octobre 2019
La chevauchée sur le lac de Constance de Peter Handke
Der Ritt über den Bodensee. Le titre de la pièce fait référence à une célèbre ballade allemande de Gustav Schwab. En hiver, un cavalier chevauche les plaines du sud de l'Allemagne, à la recherche du lac de Constance auprès duquel il souhaite passer la nuit... Comment ne pas penser au Roi des Aulnes? C'est une mise en scène de Claude Régy avec Lonsdale et Depardieu qui m'a donné envie de lire cette pièce très belle. Et continuer de découvrir l'oeuvre de Peter Handke. Expressions, impressions.
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