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... L'espoir fait vivre ... L'attente fait mourir

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tendremelodie

Description:

La vie est un long voyage,
Le monde est son bateau,
L'espoir est son �quipage..

♥♥♥

Le silence est comme une nudit� de l'�me,
qui s'est lib�r�e de la parure des mots ...

♥♥♥

La vie est une �cole,
et nous sommes ici pour apprendre.
Les probl�mes sont les enseignements
qui vont et viennent,
ce que nous apprenons de ceux-ci,
le seront pour toute la vie ...

♥♥♥

Aimer c'est aussi souffrir.
Ce p�nible d�racinement est aussi une r�cr�ation :
en se d�truisant c'est l'autre que l'on installe en soi,
l'autre qui est plus que soi-m�me
Mon amour s'est transform� en flamme
et cette flamme consume peu � peu ce qui est terrestre en moi

♥♥♥

Je pleurais quand je vins au monde,
et chaque jour me montre pourquoi.

♥♥♥

L'homme ne pourra jamais cesser de r�ver.
Le r�ve est la nourriture de l'�me
comme les aliments sont la nourriture du corps.

(Paulo Coelho)

♥♥♥

C'est la mort qui console,
h�las et qui fait vivre.
C'est le but de la vie,
et c'est le seul espoir,
Qui, comme un �lixir,
nous monte et nous enivre.
Et nous donne le coeur
de marcher jusqu'au soir ...

(Charles Baudelaire)

♥♥♥

Il y a deux trag�dies dans la vie :
l'une est de ne pas satisfaire son d�sir
et l'autre de le satisfaire.

(Oscar Wilde)

♥♥♥

Celui qui veut unir dans un accord mystique
L'ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour,
Ne chauffera jamais son corps paralytique
A ce rouge soleil que l'on nomme l'amour !

(Charles Baudelaire)

♥♥♥

Ceux qui disent que la vie n'est qu'un assemblage de malheurs
veulent dire que la vie m�me est un malheur.
Si elle est un malheur,
la mort est donc un bonheur.

(Giacomo Casanova)

♥♥♥

La Vie en elle-m�me est une toile vide.
Elle devient ce que vous peignez dessus.
Vous pouvez peindre la mis�re ou vous pouvez peindre la joie.
Cette libert� est votre splendeur.

(Osho)

♥♥♥

L'homme n'a qu'un mal r�el : la crainte de la mort.
D�livrez-le de cette crainte et vous le rendrez libre.

(Fran�ois Ren� de Chateaubriand)

♥♥♥

Si tu ne brises pas tes liens pendant la vie
Quel espoir de d�livrance auras-tu dans la mort ?

(Kabir)

♥♥♥

Aujourd'hui, date fatidique,
Vendredi, treize, nous avons,
Malgr� tout ce que nous savons,
Men� le train d'un h�r�tique.

(Charles Baudelaire)

♥♥♥

L'expression "mort naturelle" est charmante.
Elle laisse supposer qu'il existe une mort surnaturelle,
voire une mort contre nature.

(Gabriel Matzneff)

♥♥♥

Pour bien �crire il faut sauter les id�es interm�diaires,
assez pour ne pas �tre ennuyeux,
pas trop de peur de n'�tre pas entendu.

(Montesquieu)

♥♥♥

L'homme, depuis sa naissance, est coinc� entre deux mirages :
l'un qui le pousse dans le dos et qui est la mort,
l'autre �tant l'horizon de la vie qui recule sans cesse.

(Driss Chra�bi)

♥♥♥

Tant qu'il y aura des yeux refl�tant les yeux qui les regardent,
Tant qu'une l�vre r�pondra en soupirant � la l�vre qui soupire,
Tant que deux �mes pourront se confondre dans un baiser,
Il y aura de la po�sie !

(Gustavo Adolfo B�cquer)

♥♥♥

Je dis que la nature est notre ennemie,
qu'il faut toujours lutter contre la nature,
car elle nous ram�ne sans cesse � l'animal.
Ce qu'il y a de propre,
de joli,
d'�l�gant,
d'id�al sur la terre,
ce n'est pas Dieu qui l'y a mis,
c'est l'homme,
c'est le cerveau humain.
C'est nous qui avons introduit dans la cr�ation,
en la chantant,
en l'interpr�tant,
en l'admirant en po�tes,
en l'id�alisant en artistes,
en l'expliquant en savants qui se trompent,
mais qui trouvent aux ph�nom�nes des raisons ing�nieuses,
un peu de gr�ce,
de beaut�,
de charme inconnu et de myst�re.

(Guy De Maupassant)

♥♥♥

La vie n'est-elle qu'une illusion ?
Pourquoi tant de souffrance,
tant de d�sespoir
si tout finalement se r�duit au n�ant ?

(Christiane Villon)

♥♥♥

Les hommes amassent les erreurs de leur vie
et cr�ent un monstre qu'ils appellent le destin...

(John Hope)

♥♥♥

Il y a une chose plus triste � perdre que la vie,
C'est la raison de vivre.
Plus triste que de perdre ses biens,
C'est de perdre son esp�rance.

(Paul claudel)

♥♥♥

La jeunesse, c'est le pire des temps � vivre.
On r�ve de grandes choses, on veut, on veut !
Puis on se rend compte que pour vouloir,
faudrait pouvoir,
Et qu'on peut justement rien.

(Mia Riddez et Louis Morisset)

♥♥♥

On prend ce qui vient,
Au moment ou �a vient,
On ne lutte ni contre la guerre,
Ni contre la vie,
Ni contre la mort,
On fait semblant que le seul ma�tre monde,
C'est le temps.

♥♥♥

Les mots peuvent ressembler aux rayons x
Si l'on s'en sert convenablement,
ils transpercent n'importe quoi.

(Aldous Huxley)

♥♥♥

Bonheur :
As-tu r�fl�chi combien cet horrible mot a fait couler de larmes ?
Sans ce mot-l�, on dormirait plus tranquille
Et on vivrait � l'aise.

(Gustave Flaubert)

♥♥♥

Les plus beaux mots du monde
ne sont que des mots inutiles
Si vous ne pouvez pas les comprendre.

(Anatole France)

♥♥♥

La pire douleur est celle qui,
� aucune minute,
ne fait esp�rer la mort,
mais d�go�te sourdement de la vie.

(Jean Rostand)

♥♥♥

L'accent circonflexe est l'hirondelle de l'�criture.

(Jules Renard)

♥♥♥

Il y a des moments rares dans l'existence
o� une porte s'ouvre et o� la vie vous offre
une rencontre que vous n'attendiez plus.
Celle de l'�tre compl�mentaire
qui vous accepte tel que vous �tes,
qui vous prend dans votre globalit�,
qui devine et admet vos contradictions,
vos peurs,
votre ressentiment,
votre col�re,
le torrent de boue sombre
qui coule dans votre t�te.
Et qui l'apaise.
Celui qui vous tend un miroir
dans lequel vous n'avez plus peur de vous regarder.

(Guillaume Musso)

♥♥♥

Dans la vie,
Si on ne touche pas au moins une fois le fond,
Si on n'arrive pas � comprendre
� quelle part de soi on tient vraiment,
Alors on grandit sans m�me savoir
ce que c'est que le bonheur.

♥♥♥

Ainsi celui de tous les maux
qui nous donne le plus d'horreur,
la mort,
n'est rien pour nous,
puisque,
tant que nous existons nous-m�mes,
la mort n'est pas,
et que,
quand la mort existe,
nous ne sommes plus.
Donc la mort n'existe
ni pour les vivants ni pour les morts,
puisqu'elle n'a rien � faire avec les premiers,
et que les seconds ne sont plus.

(Epicure)

♥♥♥

Il n'y a de bonne recette pour trouver le bonheur,
que de prendre le temps comme il vient,
les gens comme ils sont,
et d'�tre bien avec soi-m�me.

(Marie du Deffand)

♥♥♥

(\__/)
(='.'=)
(")_(")

♥♥♥

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“ "Les gens sont comme les livres. Les uns trompent par leur couverture, les autres surprennent par le contenu." ” - Saturday, 18 November 2017 at 3:24 PM
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#Posted on Wednesday, 23 May 2012 at 10:12 AM

Edited on Sunday, 03 May 2015 at 9:16 AM






Les pires tourments sont int�rieurs
et la v�ritable histoire de notre vie se d�roule dans le secret
des �mes et des coeurs.
L� s'�crivent les pages du roman que nul lecteur jamais ne lira ...

Georges Dor


ღ♥ღ


Et jamais le tourment ne trouvera un ciel
Et jamais le d�sir ne trouvera une terre
C'est pourquoi la po�sie existe ...

Gunnar Bj�rling







La conception du paradis est au fond plus infernale que celle de l'enfer.
L'hypoth�se d'une f�licit� parfaite est plus d�sesp�rante
que celle d'un tourment sans rel�che,
puisque nous sommes destin�s � n'y jamais atteindre.

Gustave Flaubert




Tags : ★.Citations.★
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#Posted on Wednesday, 25 March 2009 at 6:33 PM

Edited on Wednesday, 15 February 2017 at 2:02 AM

Se taire c'est laisser faire. Ne pas agir c'est en �tre complice.

Se taire c'est laisser faire. Ne pas agir c'est en être complice.


==>>***#BalanceTonPorc***<<==
Tags : BalanceTonPorc
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#Posted on Wednesday, 15 November 2017 at 4:40 PM

THE TRUE STORY OF HELENE CARTER‏

THE TRUE STORY OF HELENE CARTER‏



I

Journal du docteur Hopkins (1/2)



La derni�re heure de ce jeudi commence � s'�teindre. Nous sommes le 02 novembre 1882 et le doute prend de l'ampleur dans mon esprit depuis quelques jours, � tel point que je devine d�j� l'insomnie dont je vais �tre victime cette nuit.
Tout a d�but� mardi, tr�s exactement. Je me souviens de ce moment jusque dans les d�tails les plus infimes. Une pluie diluvienne se d�versait sur Londres. Je regardais pensivement au travers d'une des fen�tres donnant sur l'entr�e principale de l'institution.
Sous ce d�luge, la rue paraissait encore plus sale et mis�reuse que d'habitude, et je ne parle pas de cette odeur poisseuse o� tous les matins nous croisons les cadavres des pauvres gens morts assassin�s ou m�me de faim durant la nuit.
C'est � ce moment pr�cis qu'Helene Carter est entr�e, accompagn�e de son jeune gar�on. Elle semblait hyst�rique. Ce pauvre enfant affirmait qu'elle d�lirait, prof�rait des choses incoh�rentes (ce qui h�las �tait le cas, elle hurlait qu'elle n'avait jamais vu cet enfant, qu'il l'emmenait ici de force), qu'elle ne se rendait m�me plus compte d'o� elle se trouvait et qu'elle devenait de plus en plus agit�e.
Lorsque je lui ai demand� o� �tait son p�re, il m'a r�pondu sans flancher qu'il n'en avait pas, et que lui-m�me travaille toute la journ�e (des enfants d'� peine dix ans �tant oblig�s de travailler au lieu de s'instruire, quelle belle �poque vivons-nous...). � Seule toute la journ�e, ma maman fera une b�tise, j'en suis s�r ! Je ne peux plus la laisser comme �a... �
Cette phrase m'a d�chir� le c�ur. Nous avons pris son nom et avons plac� cette nouvelle patiente. Helene Carter est une brune plut�t s�duisante. Un physique de danseuse, ou bien de com�dienne sp�cialis�e dans les trag�dies. Elle aurait fait une Oph�lie ou une Cassandre remarquable.
Depuis son internement, malgr� tous les recours que nous employons pour la d�tendre et lui montrer que nous sommes l� pour la soigner, que nous sommes l� pour l'aider, elle ne change toujours pas de discours : elle nie le fait qu'elle ait un enfant, ajoute m�me qu'elle n'est jamais tomb�e enceinte et qu'Helene Carter n'est pas son nom...
Je commence � la croire.
Oui, une intuition ne cesse de m'ordonner de la croire, mais pas mes coll�gues. Certains d'entre-eux, qui ont plus d'exp�rience que moi dans cette ville damn�e, des cas comme celui-ci il en arrive plusieurs tous les ans. M�me avec autant de conviction. � Un traitement de choc, voil� la seule solution �, m'a dit mon coll�gue le plus ancien et donc le plus estim� de l'�tablissement, le docteur Shelley.
Un traitement comme celui-ci me semble pr�matur� et ne peut �tre envisageable qu'en dernier recours. Si cette patiente n'est pas aussi atteinte mentalement qu'elle le laisse para�tre, cela pourrait la plonger dans une apathie irr�versible.
Plus le temps passe et plus je me pose des questions. Il r�gne un myst�re autour de cette femme que je ne m'explique pas encore, et il va me falloir ruser pour qu'elle accepte de se confier. Et il va me falloir ruser encore plus pour faire mes propres recherches, car avec un physique pareil, je me rends compte qu'il est impossible qu'elle soit un jour tomb�e enceinte...






II

Dans la t�te d'Helene Carter



Les couleurs chaudes ont brusquement p�lies. Les rayonnements du soleil se sont transform�s en lames de couteaux.
Qui suis-je r�ellement ? Pourquoi tout se m�lange dans ma t�te ? Que m'est-il donc arriv� ? Tant de questions qui restent sans r�ponse... Cette douleur horrible, je ne la supporte plus. JE VOUDRAIS SORTIR DE CET ENFER !
Je marchais sur mon nuage lorsque je suis tomb�e jusqu'au plus profond des t�n�bres.
Je profitais d'un des derniers beaux jours que nous offrait cette ann�e pour me promener dans quelques quartiers de Londres, la t�te dans mes pens�es dans ce climat assez doux lorsqu'un petit gar�on, venu de nulle part, m'a pris la main. C'est l� que j'ai sombr� dans l'horreur.
Je n'oublierai jamais son regard. Je sus � cet instant pr�cis qu'il �tait le Mal incarn�. Au moment o� je voulais la l�cher et lui demander ce qu'il voulait, j'ai eu l'impression de manquer d'air. Tout s'est embrouill� dans ma t�te, seul son sourire sadique et son regard mal�fique sont rest�s grav�s dans ma m�moire.
Tout est confus, des sc�nes macabres torturent mon esprit. Ce ne sont que des passages �clairs, mais je ressens de la douleur, je m'entends hurler, puis c'est le trou noir, le vide complet. Tout est sombre, sinistre, il n'y a que cette lueur rouge que je fixe, mais je n'arrive jamais � l'atteindre. Elle semble si lointaine, elle m'angoisse, elle m'oppresse. Plus j'avance, et plus elle s'�loigne. J'ai le sentiment que je devrais faire demi tour, mais je n'y arrive pas, quelque chose me pousse, je ne sais quoi, je ne sais qui, et je continue d'avancer. Je suis effray�e, mais il me faut affronter mes peurs, c'est peut-�tre ma porte de sortie.
Une odeur que je ne connais pas s'accroche � mes narines, tr�s diff�rente de cette odeur naus�abonde que je respire d'ordinaire. Elle n'est pas d�sagr�able, mais ne me rassure gu�re. J'ouvre les yeux, et je ne reconnais plus personne. Mais qui sont tous ces gens ? Pourquoi suis-je l� ? Que me veulent-ils ?! Je ne comprends pas leurs questions. Ce cauchemar ne finira donc jamais ?!
Ici on me dit Helene Carter. Je n'ai jamais entendu ce nom de ma vie. On me dit m�re d'un enfant. Hors, je ne suis jamais tomb�e enceinte. Mais ils ne me croient pas. Ils continuent � ne pas m'�couter, disant que je suis folle et que je me suis r�fugi�e dans tout un univers imaginaire. Ils ont parl� de traitement de choc pour m'y faire sortir. MAIS JE SUIS DANS VOTRE MONDE !
Ma t�te me br�le, je n'arrive toujours pas � me souvenir, mais je suis certaine de ne pas �tre cette Helene Carter.
Je sais que je ne suis pas la folle qu'ils peuvent croire. Je sais qu'un jour je me r�veillerai de cet affreux cauchemar. Je sais qu'un jour la lumi�re sera faite sur ce malentendu et qu'enfin on se rendra compte de cette erreur. Je sais qu'un jour je sortirai d'ici.
Un jour... Je n'ai plus qu'� me tenir calmement, prouver que je ne suis pas une malade mentale, comme ils le pr�tendent. �tre droite, digne. Un jour.
Un jour...






III

Journal du docteur Hopkins (2/2)



Mardi 07 novembre 1882. J'ai beau me d�mener depuis bient�t deux semaines pour prouver qu'elle dit vrai, essayer de retarder l'�ch�ance car mes confr�res continuent de penser que seule la chirurgie viendra � bout de sa folie, je ne pourrais la prot�ger ind�finiment et de plus je tombe toujours devant un mur que l'on ne peut franchir. Puis surtout : je suis vraiment le seul � la croire.
Apr�s maintes recherches rapides (car nous sommes de plus en plus d�bord�s) au beau milieu de cette ville poissarde, j'appris � mon grand d�sarroi que le nom de Carter �tait effectivement un faux, mais il m'est impossible de le prouver v�ritablement, ainsi que les dires de cette pauvre femme.
Le temps presse et je n'ai aucun �l�ment pour les convaincre qu'elle n'est pas folle...
Ses hurlements nocturnes sont effrayants. Apr�s chacune de ses crises d'hyst�rie, elle tombe dans une l�thargie compl�te dont rien ne parvient � la sortir. Ou alors le fait-elle expr�s, comme pour attendre que son enfer cesse. Les yeux grands ouverts, vides de toute expression, il lui arrive de parler, mais ses propos sont toujours aussi incoh�rents.
Chaque matin, elle redevient cette fragile femme �gar�e dont je ne parviens pas � percer le secret, et elle ne semble garder aucun souvenir des cauchemars qui hantent ses nuits. Je profite de ces moments de qui�tude pour la questionner, mais d�s que je suis tout proche d'obtenir quelques confidences assez lucides, elle se recroqueville aussit�t avec une telle panique dans le regard qu'il est �vident que son subconscient lui interdit de revivre un �v�nement qui ne peut �tre qu'horrible.
Il m'arrive de douter, de me dire que son apparente fragilit� m'induit en erreur, qu'elle est vraiment malade. Pourtant, une telle panique ne peut �tre feinte. Il faudrait peu de chose pour la sortir de cette torpeur, mais je n'ai aucun indice qui peut m'y aider. Si seulement son fils avait le temps de lui rendre visite, je pourrai ainsi lui extirper quelques renseignements. Mais bizarrement, il a disparu, ce qui me conforte d'ailleurs � la croire quand elle pr�tend ne pas avoir d'enfant, car comment un fils, qui semblait autant s'inqui�ter de son bien �tre, pourrait abandonner sa m�re et ne plus prendre de ses nouvelles ?
En y repensant, c'est vrai qu'il ne semblait pas tr�s sinc�re, l'agitation d'Helene avait retenu toute mon attention et j'aurais d� questionner davantage cet enfant. Peut-il �tre responsable de son �tat ? J'ai beau me rem�morer sans cesse le jour de son arriv�e, rien ne m'indique qu'il peut l'�tre. Il est si jeune, et pourtant, je commence � penser que quelque chose d'essentiel m'�chappe.
� Le traitement de choc � que me conseille fortement Shelley est pour la semaine prochaine. La pauvre enfant ne tiendra jamais le coup. Si elle survit, tant bien mentalement que physiquement, ce serait un miracle.
La nuit derni�re, le sommeil d'Helene a �t� moins agit� que d'ordinaire. � son r�veil elle semblait plus d�tendue, j'ai donc profit� de ce rare moment d'apaisement pour la mettre en confiance. Elle reste toujours aussi confuse dans ses propos et tr�s vite elle panique. Ses angoisses prennent le dessus et la font retomber dans un silence pesant qui alourdit l'atmosph�re. Le temps presse, mais il est inutile d'insister davantage, une fois de plus je vais devoir me contenter de ses quelques mots que je note soigneusement sans parvenir � en comprendre le sens : � Il nous aura tous un jour. �
� Il nous aura tous un jour �... Mais oui ! J'aurais d� m'en douter. Quelqu'un devait lui en vouloir. Un esprit sadique, j'ignore bien qui peut �tre assez d�moniaque pour commettre un tel acte, a d� soit pr�parer son coup � l'avance apr�s �tre s�r d'avoir effac� toutes traces de la vie de cette madame Carter (autant la nommer ainsi, il vaut mieux poss�der une fausse identit� que pas d'identit� du tout), soit faire �a directement, � l'instinct, car si elle est v�ritablement aussi pauvre qu'elle en a l'air, il n'y a aucune trace d'elle dans un quelconque registre, m�me pour sa naissance.
Sauf que ne n'ai vraiment pas le temps ni les moyens pour la sauver de ce qui l'attend...
Mais il y a une chose dont je suis certain : c'est que l'enfant ne mentait pas lorsqu'il disait que son pr�nom �tait Jack.






Oc�ane Desch. & Adrien Balboa
(D�cembre 2012 - Avril 2014)



Illustration : CANNIBALISME DE L'AUTOMNE, peinture de Salvator Dali datant de 1936.

Tags : ♦♢♦FICTION♦♢♦
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#Posted on Friday, 18 April 2014 at 8:45 AM

THE SECRET ON HELENE CARTER- PARTIE 1

THE SECRET ON HELENE CARTER - PARTIE 1

Avant-propos du collectif�
Les Descendants De Warren



Ce que vous allez lire contient les �l�ments importants du dossier sur l'affaire Nicolas Odeline, afin de montrer ce que la police britannique (qui ne reconna�t toujours pas l'existence de cette enqu�te) nous cache, de clarifier �galement les zones d'ombres, les sp�culations relay�es par les m�dias et comment tous ces massacres ont pu avoir lieu.
Sa lecture est d�conseill�e aux �mes sensibles.
�


Document 1 / Ordinateur portable de Nicolas Odeline -�
04 janvier 2016


Lorsque je faisais mes �tudes de journalisme j'avais d�j� un plan de carri�re bien pr�cis : me consacrer exclusivement au domaine politique (avec la batterie de cuisine que tra�nent presque toutes les personnes pratiquant ce m�tier, je ne risquais pas d'�tre au ch�mage) avant d'�crire le grand livre d'investigation que je m'appr�te � commencer d�s aujourd'hui.
Sauf que je ne m'attendais pas � ce qui est arriv�. Je n'imaginais pas devoir quitter ce m�tier qui me passionnait en cours de route (maintenant je peux bien le dire : lors d'une enqu�te pour un dossier destin� � un grand magazine, j'avais trouv� qu'un ancien Premier Ministre - encore en vie - �tait un p�dophile tr�s actif et qu'une poign�e de secr�taires d'�tat - dont certains au gouvernement actuel - avaient des parts dans du trafic humain comportant essentiellement des femmes et des enfants - je vous laisse deviner toutes les menaces que j'ai pu recevoir au cours de mon enqu�te -).
Comme je devais payer mes factures je me suis mis � �crire un livre sur la tristement c�l�bre affaire du petit Gr�gory. Je ne m'attendais pas � ce que mes trouvailles et donc ce premier livre permettent de rouvrir l'enqu�te et d'enfin trouver qui est le v�ritable assassin.
Comme cela a �galement fait grimper en fl�che le nombre d'exemplaires vendus, mon �diteur m'a donn� carte blanche (et tous les cr�dits que je souhaitais) pour mon prochain ouvrage. J'en profite donc pour r�aliser ce r�ve d'�tudiant : aller � Londres pour (essayer de) percer le myst�re de Jack l'�ventreur.
� l'heure o� j'�cris ces mots je suis dans l'Eurostar et j'arrive � destination dans moins d'une heure.
J'ai d�j� pris mes dispositions pour cette premi�re journ�e.



Document 2 / Dictaphone de Nicolas Odeline -�
04 janvier 2016


� Je viens de d�poser mes affaires dans ma chambre d'h�tel. J'ai de la chance d'avoir un �diteur tr�s g�n�reux - et de surtout sauter sa fille -. J'n'ai pas de temps � perdre si je veux arriver � l'heure � mon premier rendez-vous. Comme il est toujours bon de commencer par le commencement j'attaque cette enqu�te par le myst�re Helene Carter, la pr�tendue premi�re victime de c'bon vieux Jack, une l�gende urbaine vite oubli�e qu'un duo (ou couple) de blogueurs fran�ais a remis au go�t du jour il y a plusieurs mois. Voire un an. Je n'sais plus.
Ce premier rendez-vous est avec le docteur Bergman, actuel directeur de l'asile o� elle fut jadis enferm�e. �



[Entretien avec le Dr Bergman]


� 04 janvier 2016, nous sommes en fin d'apr�s-midi et je me trouve � Londres dans le bureau du docteur Bergman.
Docteur, que pouvez-vous nous dire sur le cas Helene Carter ?
- Malheureusement, pas plus que ce qui a d�j� �t� publi� il y a quelques temps en France. Je me demande m�me comment ils ont pu trouver autant de d�tails � ce sujet sachant qu'il n'existe plus aucune trace de son dossier m�dical.
- Ils pourraient les avoir invent�s. Apr�s tout, Helene Carter et son internement � cause de Jack l'�ventreur, qui �tait alors un enfant le suppose-t-on, n'�tait jusque l� qu'au rang de vague l�gende urbaine.
- Malheureusement, je ne crois pas que cela ait �t� invent�...
- Comment �a ?
- Et bien, depuis 1888, � chaque fois qu'un nouveau directeur entre en fonction dans cet �tablissement, il est inform� par son pr�d�cesseur - ou bien un employ� qui conna�t bien le pass� de ces lieux - sur cette histoire.
- Pourquoi 1888 ? C'est justement l'ann�e o� Jack a commis les meurtres qu'on lui conna�t.
- Tout � fait. Et bien, c'�tait en janvier ou f�vrier, un incendie d'ordre criminel a eu lieu aux archives, tuant au passage un surveillant qui effectuait sa garde. Tous les anciens dossiers avaient br�l�, et le directeur de l'�poque n'avait quant � lui pas assez d'anciennet� pour avoir connu cette femme ni m�me son m�decin, le docteur Hopkins.
- Justement, on dit qu'il s'�tait tr�s attach� � elle, est-ce vrai ?
- Possible.
- On dit �galement qu'il a d�missionn� avant de dispara�tre dans la nature et a r�ussi � emmener sa patiente avec lui, ainsi que son dossier m�dical.
- Sa d�mission est un fait. Si ma m�moire est bonne, c'�tait durant l'�t� 1885, il en avait marre de toute cette folie, ce qui se comprend quand on sait comment �taient � l'�poque cet asile et les rues alentours. Quant � sa patiente et son dossier m�dical... Tout ce que je peux vous dire, et ce venant de mon pr�d�cesseur, c'est que miss Carter est d�c�d�e l'ann�e o� le docteur Hopkins est parti, et que son dossier �tait toujours dans les archives apr�s son d�part. Pour �tre franc, je pense qu'il a d�missionn� suite � son d�c�s, et que le v�ritable fait troublant c'est l'incendie quelques mois avant le premier meurtre de l'�ventreur.
- Dites-moi, o� se trouve votre pr�d�cesseur ?
- Dans son caveau familial depuis l'ann�e derni�re.
- Hum... La police n'avait pas fait le lien entre l'incendie et Jack... ?
- Le directeur et le personnel de l'�poque ont eu la visite du CID du Metropolitan Police Service apr�s le cinqui�me meurtre. Mary Jane Kelly je crois... Mais sans dossier, sans t�moignage d'Hopkins qui avait disparu et miss Carter d�c�d�e, ils n'ont pas cherch� plus loin. En tout cas c'est � partir de l� que cette histoire est devenue, comme vous dites, une l�gende urbaine.
- Pour en revenir sur ce qui a �t� publi� en France sur Helene Carter, vous pensez vraiment que ce sont les v�ritables notes du docteur Hopkins que nous avons pu lire ?
- Plus de 130 ans apr�s des blogueurs fran�ais retrouvent le journal, n'en d�voilent que quelques pages et refusent de montrer l'objet � qui que ce soit. Ma d�duction est vite faite.
- Vous vous demandiez pourtant il y a quelques minutes comment ils ont pu avoir autant de d�tails...
- Tout simplement parce que c'est troublant de r�alit�. Mais apr�s, n'importe qui s'int�ressant � cette histoire, connaissant le Londres de l'�poque et les pratiques m�dicales d'alors, pourrait faire le m�me rendu. Je pense. �



[En sortant de l'entretien]


� Malgr� l'fait que cet h�pital psychiatrique ait �t� r�nov� derni�rement l'endroit reste sinistre. Ce directeur a une allure tellement macabre... Si j'l'avais crois� dans un couloir avant de conna�tre son identit� je l'aurais pris pour un patient bien psychotique. Son regard si lugubre le rend effrayant, pas besoin d'd�guisement pour une soir�e �pouvante, il n'aura aucun mal � s'fondre dans le d�cor.
Malheureusement, ma t�che va �tre plus compliqu�e que je ne l'pensais, v�ritablement aucune trace d'Helene Carter dans les archives - j'avais fait ma petite enqu�te avant de l'interroger -. Il va falloir qu'je creuse du c�t� du docteur Hopkins avant de me consacrer aux meurtres connus de Jack. Avec de la chance, il aura une descendance qui pourra peut-�tre m'aider.
Et merde, j'aurais d� me couvrir davantage : il fait un temps ex�crable, depuis mon arriv�e j'suis transi par cette pluie qui n'cesse de tomber. Mais comment ils font les gens dans c'pays ? �



[Au retour dans la chambre d'h�tel]


� Bon, un p'tit verre de vodka pour m'r�chauffer et j'commence mes recherches sur Hopkins. Avec un peu d'chance, je finirais bien par trouver quelque chose d'int�ressant.
Si Scotland Yard m'autorisait � consulter leurs dossiers cela simplifierait ma t�che, d'autant que les sites les plus fiables ne sont pas accessibles au public et trop s�curis�s pour que j'prenne le risque de me faire choper � force de fouiner, j'ai pas envie d'me retrouver menottes aux poignets dans c'pays.
GENEAWIKI m'a l'air plut�t bien pour commencer, au pire j'en ai d'autres sous l'coude si celui-ci ne m�ne nulle part. Je tape Christopher Hopkins dans le moteur de recherche et je tombe sur 6 ann�es diff�rentes. Je choisis la plus ancienne qui est 1882. Sans surprise, dans la partie concernant le Royaume-Uni, je tombe sur un r�sum� de l'histoire d'Helene Carter certainement rajout� ces derniers mois. Je m'mets � taper au pif 1885. Parmi les 7 rubriques je prends celle concernant la sant� et le troisi�me point, relatant un fait s'�tant d�roul� tout au long de l'automne, m'intrigue au plus haut point : plusieurs villages de campagne pr�s de Londres ont eu recours � un docteur jouant les bons samaritains et gardant secr�te son identit�... (Longs souffles.) Je me connecte directement � GOOGLE en tapant plusieurs mots cl�s li�s � cette affaire et je tombe sur... Des histoires d'un m�decin traversant la campagne anglaise au dernier trimestre 1885 et soignant gratuitement les villageois qu'il rencontre. J'ai pas mal de lecture.
[Plus tard]
J'n'en reviens pas... Je crois qu'je tiens quelque chose en seulement quelques clics : sur les quelques histoires que j'ai lu toutes disent la m�me chose, ce m�decin allait vers le nord et �tait accompagn� d'une femme brune bien plus jeune que lui et apparemment tr�s malade. Je n'peux pas croire ce que je lis... Si c'est bien Hopkins il a donc r�ussi � emmener Helene Carter avec lui... Mais pourquoi ?
Tiens...
[5 minutes apr�s]
Ce parcours se serait arr�t� au d�but de l'ann�e 1886 suite � son passage dans un village perdu au milieu d'tout nomm� Colchester. Ils indiquent aussi que ce m�decin allait vers le nord. Mais plus rien apr�s...
Cette femme �tait toujours � ses c�t�s, mais ils la d�crivent comme une personne joyeuse et d�vou�e...
Plus rien apr�s...
Mais sur quoi �tes-vous tomb�s ?...
D'instinct j'ai envie d'ouvrir GOOGLE EARTH et de voir � quoi ressemble Colchester et sa route qui m�ne vers le nord, mais je n'vois pas ce que �a pourrait m'apporter. Faudra aller sur place... Bon, je commence � saturer. J'en ai assez fait pour aujourd'hui. J'me prends un autre verre et me fais une petite vir�e nocturne dans Londres.
�a n'peut pas faire de mal. �



Note�


D'apr�s les �l�ments dont nous disposons, Nicolas Odeline ne rouvrira ni son dictaphone, ni son ordinateur et ne prendra aucune note avant le matin du 06 janvier.
C'est durant cette p�riode qu'ont eu lieu les 3 premiers meurtres : Katryn Nichols, Sydney Tabram et Amanda Campbell.
A ce jour, nous ne connaissons toujours pas le nombre exact de victimes.
Pour rappel, la premi�re victime est une prostitu�e ayant �t� sauvagement assassin�e dans une ruelle aux alentours d'01 heure le matin du 05 janvier par 33 coups de couteau � divers endroits pendant qu'elle faisait le trottoir.
Les suivantes, � la base des call-girls, ont �t� tu�es le lendemain vers la m�me heure dans une chambre du SAVOY HOTEL de mani�re barbare : d'apr�s le rapport de police, elles �taient drogu�es au GHB. Le produit a commenc� � faire effet durant l'acte sexuel (cependant, aucune trace de l'ADN de Nicolas Odeline n'a �t� retrouv�e sur les lieux, ni m�me l'ADN d'aucune autre personne). Sydney Tabram a �t� tortur�e sur le lit, sous les yeux d'Amanda Campbell qui �tait attach�e � une chaise, poignets et chevilles li�s.
La premi�re a �t� retrouv�e � moiti� assise sur les oreillers, les bras en croix, les seins d�chiquet�s et apparemment des morsures tr�s profondes, le corps enti�rement lac�r� de coups de couteaux, les doigts de la main droite coup�s et les tripes � l'air. Des d�bris de verre (provenant du miroir de la salle de bain) ont �t� �galement retrouv�s dans son rectum.
Du moins, ce qu'il en restait.
Quant � la seconde, retrouv�e nue et bien en face du lit, comme s'il voulait qu'elle n'en rate pas une miette, avait le corps soit ensanglant�, soit recouvert de vomis, �tant donn� qu'on lui a forc� � manger les intestins de la premi�re victime. Les doigts manquants de celle-ci ont �t� retrouv�s dans son vagin et tout comme elle, son rectum �tait d�fonc�.



Document 3 / Dictaphone de Nicolas Odeline -�
06 & 07 janvier 2016


� Oh ma t�te...
Je crois qu'j'ai d�conn� : il est bient�t midi et l'�cran de veille de mon t�l�phone m'indique que nous sommes mercredi. J'crois bien que j'ai rechut� et qu'j'ai fait une f�te de tous les diables pendant plus de 24 heures... (Rire nerveux)
Je n'me souviens absolument de rien, c'est atroce...
Putain la journ�e va �tre longue...
Faut que j'essaie de m'souvenir... Je me rappelle d'�tre entr� dans un bar, je crois bien que j'ai discut� avec 2 femmes avec lesquelles j'ai bu un verre mais dans un endroit diff�rent... Et bien plus tard je crois...
Non, rien. Le flou total, m�me pas comment - et quand - j'suis rentr�.
[Une heure plus tard]
Je viens de tomber sur la BBC... 3 meurtres de femmes � Londres depuis lundi soir... Des prostitu�es et atrocement massacr�es, d'apr�s ce qu'ils disent... Je pr�f�re mettre �a sur le fruit du hasard. J'ai du pain sur la planche et des neurones � remettre en place avant.
Et bien entendu, aucun ticket de carte bleue sur moi. J'vais faire un tour sur le site de ma banque pour voir l'�tendue des d�g�ts, �a va �tre folklorique.
[5 minutes apr�s]
Tiens, � part l'�quivalent de 5 ou 6 verres dans un pub il n'y a rien d'autre d'affich�, et je n'ai re�u aucun message d'avertissement pour me dire que je venais de liquider mon compte en tr�s peu de temps et que j'�tais en train de d�passer mon d�couvert autoris� (ce qui m'est arriv� plus d'une fois du temps o� j'�tais un alcoolique "tr�s actif"). Et il me reste encore un peu de liquide de l'autre soir...
Donc rien d'alarmant sur mon compte, rien concernant les appels et les SMS, mon manteau sentant un peu le parfum d'une femme - mais toujours rien qui me revienne -, mes v�tements ne sont pas trop sales, je n'ai aucune trace de piq�re ni de coups sur le corps, pas une trace de coca�ne dans la chambre (�a m'est arriv� une fois, pendant ce que je croyais �tre ma derni�re cuite), et il me manque seulement 2 pr�servatifs dans ma bo�te achet�e avant mon d�part... Mais o� est-ce que j'suis all� et qu'est-ce que j'ai bien pu foutre pendant plus de 24 heures bon Dieu ?
Bon, faut que je travaille. �a m'apprendra � �tre si l�che et � d�truire ma longue p�riode sans cuite dont j'�tais si fier.
[Au bout de quelques minutes]
D�cid�ment j'ai vraiment la t�te dans l'cul, je n'arrive � rien. Niveau concentration c'est le n�ant, tout est bord�lique dans ma cervelle. J'ai essay� de me r��couter, de relire toutes les pages trouv�es et enregistr�es lundi mais rien ne m'inspire, l'�cran m'fait plus mal yeux et au cr�ne qu'autre chose. J'suis tellement dans un sale �tat que je n'sais m�me pas quoi faire pour la suite.
Reprends-toi Nicolas...
J'vais prendre l'air, �a va me faire du bien.
[En fin de journ�e]
De retour dans ma chambre d'h�tel... Quelque chose cloche : je crois que certaines de mes affaires ne sont pas � la m�me place que tout � l'heure et que mon PC est du mauvais c�t� du bureau... Non, certainement qu'on est venu faire la chambre. J'deviens parano maintenant...
Bon, au boulot.
[Dans la soir�e]
�a fait plus de 3 heures que j'bosse pour trouver une trace d'Hopkins mais rien de concluant, il va falloir que j'aille � Colchester d�s demain, ils doivent certainement avoir des archives consultables sur place, et qui sait, certaines histoires se transmettent de g�n�ration en g�n�ration, possible que j'tombe sur ce genre de personnage, c'est encore de cette mani�re qu'on en apprend le plus.
J'ai quand m�me relev� quelques faits divers de l'�poque, notamment le meurtre d'une jeune femme � Minster, � environ 180 kilom�tres de Colchester, qui a eu lieu dans la journ�e du 15 f�vrier 1886. L'article parle d'une femme portant le nom de Krueger qui aurait �t� sauvagement assassin�e mais ne donne aucun d�tail sur ce meurtre. Son mari, sous le choc, a �t� imm�diatement intern� suite � ce drame. Il va falloir que j'creuse un peu plus, on verra plus tard, j'ai surtout besoin de m'reposer pour avoir les id�es plus claires.
Krueger, Krueger...
(Silence de quelques secondes)
C'est pas vrai...
(Se rel�ve et fouille dans un dossier)
Je crois bien qu'c'est eux : dans ma petite enqu�te sur Hopkins avant de venir ici j'ai pu trouver, de mani�re plus ou moins l�gale, quelques infos sur lui dont son arbre g�n�alogique. Krueger �tait le nom de jeune fille de sa m�re, un ancienne danseuse, d'ailleurs d�c�d�e un an avant qu'il ne rencontre Helene Carter. Oui... OUI ! Je sens que je les tiens ! Comment certains ont pu passer � c�t�, franchement ?
Je me couche maintenant, je vais avoir une longue route et beaucoup de travail demain.
[07 janvier 2016, 03 heures 40]
Je viens de faire un d'ces cauchemars... Je crois qu'cette histoire me monte trop � la t�te : c'�tait � la fin du XIX�me si�cle, une nuit d'orage, j'arrivais dans un village dont j'ignore le nom et allais au pub du coin. Tout �tait �clair� � la bougie, les gens riaient, buvaient, faisaient la f�te.
En m'approchant du comptoir j'entends quelques messieurs hurlant de bon c�ur "� la sant� de Jack !". En m'asseyant le barman me demande ce que je veux, je lui demande alors une pinte, le paye apr�s avoir �t� servi en lui disant de garder la monnaie, grand seigneur, et j'n'ai pas eu le temps d'la commencer que quelqu'un me tapote l'�paule. Je m'retourne et c'est le docteur Bergman, en tenue d'�poque et avec son sourire l�gendaire. Il me demande : "C'est vous le journaliste ?
- Oui...
- Madame Krueger vous attend", et il me montre une pi�ce situ�e au fond du pub. Un homme surveille la porte.
Je m'y rends, en chemin je vois un pauvre type seul � une table, compl�tement d�chir� � la bi�re et qui me regarde en pleurant "Annie Chapman �tait la premi�re femme de ma vie" avant de reprendre une bonne gorg�e.
� peine ai-je pos� la main sur la poign�e que son "gardien" me saisit le bras. C'est l'docteur Hopkins, vieilli par rapport � l'unique photo que j'ai vu de lui mais je reconnais son regard per�ant et sa carrure assez robuste. "Faites-lui du mal et c'est moi qui vous arrache les tripes" qu'il me dit avant que je n'entre dans la pi�ce.
Elle �tait petite, �clair�e un minimum, n'avait je crois qu'une table et 2 chaises sur le c�t�. En plein milieu de la pi�ce il y avait une femme, debout. Brune, les cheveux longs et lisses, habill�e d'une longue robe blanche et me regardant avec des yeux livides. "On m'a dit que vous m'attendiez" ai-je commenc� � dire. Elle a pench� sa t�te sur le c�t� un temps avant de me regarder normalement pour me r�pondre : "Vous �tes exactement son portrait.
- Le portrait de qui ?
- Du d�voreur d'entrailles.
- Pardon ?
- Pourquoi m'a-t-on inflig� le nom d'Helene Carter ? Hein ? Pourquoi ?!
- Vous... Vous �tes vraiment... ?"
Et bien entendu, au moment o� j'ai commenc� � m'approcher elle se met � regarder derri�re moi et recule en poussant un long cri de terreur. J'ai � peine eu l'temps de m'retourner qu'un homme portant une cape et masqu� par une �charpe grise m'�gorge avec un scalpel, tandis qu'elle se met � hurler : "Non ! Vous �tes cens� �tre mort !"
Je me suis r�veill� � c'moment-l�.
Je n'aurais pas d� me remettre � boire � c'point l�. �



Document 4 / T�l�phone portable de Nicolas Odeline -
07 janvier 2016


� Nous sommes jeudi matin, il est bient�t 10 heures et je me trouve dans une voiture de location avec laquelle j'ai fait la route vers la ville de Colchester, le tout en partant t�t vu qu'il s'agit de ma premi�re �tape du jour. Je me trouve actuellement sur le parking de la biblioth�que municipale et je laisse cette application ouverte sans que personne ne se rend compte qu'elle fonctionne et surtout pour ne rien rater.
[Quelques minutes plus tard, � peine entr� dans les lieux]
Bonjour, je suis journaliste et j'aimerais avoir acc�s aux archives de la ville sur une �poque tr�s pr�cise.
- Bien s�r, nous regroupons m�me les archives de toute la r�gion si vous le d�sirez.
- Je vais d'abord commencer par cette ville.
- Suivez-moi. (Pendant qu'ils se rendent vers les archives) Vous travaillez pour quel journal ?
- En fait je suis en train d'�crire un livre et j'aimerais m'inspirer d'une histoire s'�tant d�roul�e ici � la fin du XIX�me si�cle.
- Ah, vous devez certainement parler du docteur qui soignait les gens gratuitement.
- On ne peut rien vous cacher.
- C'est l'une des seules choses vraiment int�ressantes dans l'histoire de cette ville. Nous y sommes. Le tout est regroup� par ann�e. Mais vous ne trouverez rien d'autre qu'un petit article au d�but de l'ann�e 1886.
- Merci.
- Vous pouvez vous installer � la grande table dans le fond si vous le d�sirez, le jeudi matin est plus calme que d'habitude.
- Je suis tomb� sur un bon jour alors.
- Hum. Vous �tes fran�ais, je me trompe ?
- Comment l'avez-vous devin� ?
- Il n'y a que les fran�ais pour essayer de prendre un accent anglais de mani�re si horrible.
- (Rire) Et vous, vous savez parler fran�ais ?
- Mieux que vous ne parlez anglais. Bon courage.
- (Pendant qu'elle part) Tu vas voir toi...
[Quelques minutes plus tard]
Effectivement, rien � part un petit article datant du 05 janvier 1886 �voquant le d�part la veille de leur bienfaiteur ainsi que de son �pouse vers le nord. Pour la premi�re fois je tombe sur quelque chose qui lui attribue le nom de Krueger. Je suis �tonn� qu'aucun autre papier de l'�poque ou que plus tard un internaute tr�s curieux n'en fasse �tat, mais bon.
Je suis m�me �tonn� qu'il n'y ait rien � son sujet dans les archives de 1885... Faut que je fouille pour la r�gion.
[Peu de temps apr�s]
Non, rien pour 1885 et 1886. Le n�ant.
Tiens... On dirait que...
- Vos recherches ont �t� fructueuses ?
- Ah !... Vous m'avez fait sursauter (rire nerveux). Non, rien � part l'article que vous avez mentionn�. Et qui �voque aussi son �pouse...
- Pourquoi ? Il n'a pas le droit d'en avoir une ?
- Si si, mais pour le peu que j'ai trouv� sur lui avant sa venue dans cette ville il n'�tait pas mari�.
- Vous devriez aller voir le P�re Camille.
- Qui �a ?
- C'est notre cur�. L'�glise regorge encore de nombreuses archives de l'�poque, certaines concernent plusieurs mariages de cette p�riode.
- Je devrais peut-�tre voir l'�tat civil de votre mairie avant...
- Non, faites-moi confiance, la mairie avait br�l� � la fin du XIX�me si�cle et certaines archives de l'�poque ne sont encore disponibles qu'� l'�glise - nous ne sommes jamais qu'une petite ville avec un �ternel manque d'effectif au niveau administratif -.
- Je vois. Je vais faire une photocopie de cet article, si vous le permettez, et je vais aller voir.
- (Pendant qu'il se l�ve) Mais je vous en prie. Vous �tes de Paris ?
- J'y ai v�cu et travaill�, mais en fait je viens de Calais.
- D'accord. Pour ma part j'ai toujours v�cu ici. Sauf pour mes �tudes.
- Et en dehors d'�tre une charmante biblioth�caire, vous faites quoi de vos journ�es ?
- Je nourris ma chatte et m'occupe de ma m�re.
- Et personne avec qui passer vos soir�es ?
- (Rire nerveux) Ah lala, vous �tes vraiment un fran�ais... Non, pas en ce moment.
- Je m'appelle Nicolas.
- Marion.
- Enchant�, Marion.
- Moi de m�me.
- Je vais devoir repasser dans le coin en fin de journ�e, on peut certainement boire un verre ensemble... ?
- Allez faire votre photocopie.
- Ah oui, une derni�re chose, de quand date l'incendie de la mairie que vous �voquiez ?
- Hum... Au d�but de l'ann�e 1888 je crois. Je n'ai plus la date en t�te. Je peux vous chercher �a et vous le photocopier.
- Ce serait un immense service, merci.
- Et je vous le donnerai ce soir, en prenant un verre... �



[En allant � l'�glise, � pied]


� On va voir ce que donnera cette fouille dans les archives du P�re Camille. Maintenant j'ai la preuve qu'ils sont partis de cette ville en �tant mari�s et sous le nom de Krueger, mais je suis vraiment intrigu� par le fait qu'il n'y ait vraiment aucun autre �l�ment � ce sujet et en plus, pour les archives de la r�gion, j'ai comme l'impression que des pages manquent. Sans parler de l'incendie de la marie qui comme par hasard ce serait d�roul� � la m�me p�riode que pour l'asile de Londres...
Sinon, il se pourrait bien que je passe la nuit � Colchester, dans le lit d'une charmante brune qui a des yeux qui crient braguette. �



[Dans l'�glise, 13 minutes plus tard]


� Excusez-moi, est-ce vous le P�re Camille ?
- Vous d�sirez ?
- Bonjour, je suis journaliste et la biblioth�caire m'a inform� que votre �glise regorge d'archives. J'aimerais v�rifier certaines datant de la fin du XIX�me si�cle... Si �a ne vous d�range pas, bien entendu.
- Hum...
- Quelque chose ne va pas mon P�re ?
- Non rien, c'est juste... Votre visage me dit quelque chose.
- Vous devez me confondre avec quelqu'un d'autre, c'est la premi�re fois que je viens ici.
- Oui, certainement. Et qu'est-ce que vous cherchez plus pr�cis�ment ?
- La trace d'un mariage.
- Oh, ce n'est pas ce qui manque vous savez.
- Fait durant l'hiver 1885-1886.
- Vous �tiez avant � la biblioth�que municipale, disiez-vous ?
- Oui.
- Vous devez certainement �crire sur le m�decin...
- Tout � fait.
- Suivez-moi.
[Un peu plus tard]
- Laissez-moi porter �a mon P�re, ce classeur a l'air d'�tre tr�s lourd.
- Non non mon fils, mes bras sont encore assez solides.
- Comme vous le voulez. Attendez, je d�barrasse la table.
- Merci bien. Bon, les Krueger... (Il feuillette le classeur) Voici. Une photo et l'acte de mariage.
- Elle a l'air vraiment heureuse.
- Oui, elle a vraiment un beau sourire cette enfant... Vous en avez l'air �tonn�.
- Mmmm ?
- Vous avez l'air �tonn� de la voir rayonnante le jour de son mariage.
- Ah, c'est juste que je la vois pour la premi�re fois, si je puis dire.
- Ah... Elle est jolie, n'est-ce pas ?
- Oui... Et lui a une de ces prestances sur cette photo.
- C'est vrai, c'est vrai...
- Vous essayez toujours de trouver o� vous m'avez d�j� vu, mon p�re ?
- Oh �a me reviendra (rire).
- Le 02 janvier 1886... C'est le samedi d'avant leur d�part...
- Probablement, je ne souviens plus trop des d�tails de son passage ici, vous savez.
- Les t�moins �taient d'ici ?
- Attendez... Oui, c'�tait le maire de l'�poque, et pour elle c'�tait sa femme. Ils ne connaissaient personne et si je ne me trompe pas ils n'avaient pas de famille. De famille...
- Oui mon P�re ?
- Non rien, je pensais...
- Ah... Dites-moi, on vous a d�j� demand� � voir ces documents ?
- Pour ma part qu'une seule fois, quand j'ai pris mes fonctions dans cette ville. Oh il y a fort longtemps vous savez... Ah ! J'y suis ! Justement � ce moment-l�.
- ... Comment �a ?
- L'homme qui m'avait demand� de les voir. Vous �tes son portrait crach�. Peut-�tre �tait-ce votre p�re... ?
- Ah l�, je ne peux pas vous renseigner.
- Vous n'avez peut-�tre jamais connu votre p�re... ?
- Ni m�me ma m�re. J'ai grandi dans un orphelinat.
- Ah... Et vous �tes d'o�, sans indiscr�tion ?
- Je viens de Paris, mais je suis n� et j'ai grandi � Calais.
- Peut-�tre un cousin.
- Certainement... Puis-je faire des photocopies ?
- Je vais vous les faire, attendez ici.
- Merci."
(Une fois que le P�re est sorti de la pi�ce)
C'est la premi�re fois que je la vois. C'est le m�me visage, la m�me taille que dans mon cauchemar. Mais le corps... Faut que je revois cette photo... Je me demande quand m�me pourquoi ils sont partis 2 jours apr�s leur mariage. Apr�s tout, ils auraient bien pu s'�tablir ici...
(Le P�re revient)
"Tenez mon fils.
- Merci. Tiens...
- Un probl�me ?
- Non du tout, c'est juste que si on regarde bien son ventre on croirait qu'elle est dans les premiers mois d'une grossesse.
- Mon fils, cette photo est celle de leur mariage et lui �tait visiblement un homme de c�ur, et s�rieux.
- Je sais, et alors ? �a n'emp�che pas de... Oh, pardon mon P�re, j'avais oubli�.
- Ce n'est rien. �



[Dans la voiture, juste apr�s]


� Je crois que j'avance bon train : je tiens la preuve qu'ils se sont mari�s le 02 janvier 1886 sous le nom de Krueger, qu'elle �tait visiblement aux premiers mois d'une grossesse et qu'ils sont partis 2 jours plus tard. Je fonce tout d'suite � Minster, en esp�rant tomber sur quelque chose. �



[Arriv� � Minster]


� Bordel, c'est pire que c'que j'imaginais : il n'y a absolument rien dans ce bled. Une v�ritable ville d'h�tes. Je n'vois plus qu'une solution : aller dans le bar du coin en esp�rant y trouver des p'tits vieux qui y passent leur journ�e � se poivroter - ils ont de la chance - puis qui connaissent bien l'histoire des lieux.
Que je n'vienne pas ici pour rien. �

[Discussion avec Marion Gassian par SMS]

� L�ger contretemps, je risque d'arriver tard ce soir.
- Pas grave, je ne travaille pas le vendredi matin. ;-)
- Cool. Je ferai signe d�s que je serai revenu � Colchester. :-) �



[Dans l'unique pub de Minster]


� Qu'est-ce que ce s'ra pour monsieur ?
- Euh... Un caf�, s'il vous pla�t.
- (Une fois qu'il est servi) Monsieur n'est pas du coin.
- Non. En fait je suis journaliste et j'�cris sur quelque chose qui a eu lieu dans cette ville il y a longtemps.
- Quand vous d�tes longtemps, vous pensez � quelle p�riode ?
- Fin du XIX�me si�cle.
(Silence de mort dans le bar pendant quelques secondes)
- Alors l�, vous n'pouvez pas mieux tomber. Je n'parle pas de moi, pour �tre franc je ne suis pas d'ici et je n'connais pas vraiment l'historique de la r�gion, mais regardez au fond, l�, sur une des banquettes... Son nom est Ralph. Un vrai manuel d'Histoire � lui tout seul.
- Vous �tes s�r qu'il pourra m'aider ?
- Je pense, mais je vous conseille de vous d�p�cher il est en train de terminer sa premi�re bi�re.
- Il n'a pas l'alcool facile ?
- Pas du tout. Mais ce n'est pas forc�ment d'sa faute. �a reste entre nous : monsieur est quelque peu d�ficient de la t�te, si vous voyez c'que je veux dire.
- C'est de naissance ?
- Non, du tout. Il a eu �a quand il �tait dans la marine. Il �tait sur un voilier, en pleine temp�te, une mauvaise secousse et il s'est retrouv� la t�te la premi�re contre la barre. Forc�ment, �a laisse des traces... Le pauvre bougre... J'crois bien que depuis ce jour on n'l'a plus vu sobre.
- Je vois...
- Et surtout, il est veuf depuis le mois dernier, donc...
- Tr�s bien, merci.
(Une fois arriv� vers Ralph)
Je peux m'asseoir ?
- (Au bout de quelques secondes) Nous sommes dans un pays libre.
- Merci. Je m'appelle Nicolas Odeline, je suis...
- Je sais je sais, je vous ai entendu tout � l'heure. Vous voulez que je vous parle du massacre de madame Krueger ?
- Oui.
- C'est une histoire que nous racontait souvent notre grand-p�re, � Elisabeth - ma s�ur a�n�e - et moi. Vous feriez mieux d'aller la voir. Elle a encore tous les d�tails en t�te.
- Et o� vit-elle ?
- Dans une maison � la sortie de la ville. Mais je vous pr�viens, elle approche les 86 ans et est ratatin�e par l'�ge, sans parler de son corgi, Charles, qui ne fait que d'l�cher des caisses. Faut parfois �tre patient avec elle. Vous avez de quoi noter l'adresse ?
- Vous ne pr�f�rez pas venir avec moi ?
- Non, je reste ici. Il n'y a plus que l� que j'suis bien.
- Hum, comme vous voulez. Quelle est son adresse, alors ? �



[En sonnant chez Elisabeth, un quart d'heure apr�s]


� Qu'est-ce que vous voulez ?
- Bonjour madame, je m'appelle Nicolas Odeline, je suis journaliste. J'aimerais �crire sur un fait ancien s'�tant d�roul� dans cette ville et votre fr�re m'a dit que vous pourriez m'aider. C'est lui qui m'a donn� votre adresse.
- Et o� l'avez-vous rencontr� ? Au pub, je pr�sume.
- Oui madame.
- Tant qu'il n'oublie pas les courses, celui-l�. Entrez. Et verrouillez la porte derri�re vous.
- Merci.
(Quelques secondes plus tard, � voix basse)
Je suis dans son salon, j'en profite qu'elle soit all�e chercher le th�. Je m'�tonne qu'une femme de son �ge puisse vivre seule dans une si grande maison. Les quelques tableaux et photos que je vois ici sont vieux et sinistres. En plus j'ai l'impression qu'ils m'observent... Et il y a vraiment un corgi. Il est assis face � moi et ne cesse de me regarder. Sale b�te, je d�teste les cl...
Laissez-moi vous aider madame.
- Non non, �a va aller, j'ai l'habitude.
- (Une fois qu'elle est assise) Merci. Vous vivez seule ici ?
- Avec mon fr�re, depuis qu'il est veuf. Finalement c'est le c�ur de sa garce d'Annie qui a l�ch� en premier.
- Il est plus jeune que vous.
- Nous avons 13 ans de diff�rence. Viens-l� mon Charles, viens mon prince... Depuis que ce pauvre Charles a du rhumatisme, il ne peut plus sauter sur mes genoux. (Bruit de pet) Il est adorable. Vous aimez les chiens ?
- Oh oui, je les adore.
- Et je peux savoir ce qui vous am�ne � Minster ?
- Une enqu�te sur un couple qui se serait install� ici en janvier 1886. Les Krueger.
- Seigneur Marie Joseph !... Et vous voulez que je vous parle surtout du meurtre...
- Oui, madame.
- Je connais cette histoire parce que mon grand-p�re nous la racontait quand on �tait enfants. Faut dire qu'il �tait sur les lieux.
- Pardon ?
- Il �tait sur les lieux.
- ... Votre grand-p�re �tait t�moin du meurtre ?!
- �a vous �tonne, n'est-ce pas ?
- Carr�ment.
- C'est normal, le seul article qui ait �t� fait � ce sujet ne l'�voque pas. D'ailleurs, je me demande si la police a fait quelque chose de sa d�position...
- L'article disait que le mari �tait profond�ment sous le choc, au point d'avoir �t� intern� juste apr�s...
- C'est vrai. Mais il n'a pas �t� intern� longtemps : il �tait tellement d�vast� qu'il s'est suicid� le premier ou le second soir � l'asile. Pendaison, je crois.
- Pauvre docteur Hopkins...
- Pardon ?
- Non, rien, je pensais... Et qu'est-ce que vous racontait votre grand-p�re ?
- C'�tait en d�but d'apr�s-midi, il revenait plus t�t du travail. Plus t�t que d'habitude. � l'�poque il n'avait pas les moyens de s'offrir une voiture, donc il �tait � v�lo. Il rentrait � Minster et... Vous ne prenez pas de notes ?
- Mon t�l�phone enregistre (il tapote l'appareil).
- D'accord... Il rentrait sur Minster et la maison des Krueger �tait sur son chemin. Au loin il a vu un homme frapper � la porte, et lorsque madame Krueger a ouvert, elle a un pouss� un cri de terreur. Un hurlement effroyable, � tel point que mon grand-p�re l'entendait � l'autre bout de la route. Elle le connaissait...
- Mais il n'y avait pas de voisin ?
- � cette �poque, � la sortie de la ville, il n'y avait que cette maison aux alentours.
- Par rapport � ici, o� se trouve cette maison ?
- Mais, nous y sommes.
- ... Comment �a ?
- C'est ici qu'ils vivaient. Depuis �a a �t� d�moli et reconstruit en mieux, mais c'est � cette adresse qu'ils vivaient.
- ... D'accord. Donc elle hurlait...
- Oui. L'homme l'a pouss�e puis est entr�. Mon grand-p�re a couru vers la maison pour aller l'aider, mais avant d'entrer il a vu par la fen�tre ce qu'il se passait... Il �tait si horrifi� qu'il en �tait rest� fig� sur place.
- Racontez-moi...
- Il l'avait allong�e sur la table de la cuisine. Elle �tait inconsciente. Elle �tait enceinte d'un peu plus de 8 mois et l�...
- Attendez, elle �tait � son huiti�me mois ? Vous en �tes s�re ?
- Oui, tout � fait.
- J'ai vu la photo de leur mariage qui s'�tait d�roul� un mois auparavant, elle n'avait pas l'air d'�tre � 7 mois de grossesse...
- Ce mariage a eu lieu dans une �glise ?
- Oui.
- Alors voil�.
- Je vois. Donc elle �tait enceinte de 8 mois, et... ?
- Cet homme l'a �ventr�e, lui a arrach� les tripes avant de lui enlever le b�b� de ses entrailles... Le comble de l'horreur, c'est qu'elle a ouvert les yeux quand il a pris l'enfant dans ses bras, et s'est �teinte de suite apr�s...
- Et... Et votre grand-p�re... ?
- Il s'est assis contre la fa�ade de la maison, totalement paniqu�, effray� - le plus grand regret de sa vie -. Et cet homme... Quand il est sorti de la maison avec le b�b� dans les bras, il l'a regard� et l'a tout simplement salu� avant de partir.
- Votre... Votre grand-p�re a vu son visage ?
- Malheureusement non, il avait une �charpe qui lui recouvrait la moiti� du visage tout du long. Il a vu qu'il �tait ch�tain fonc�, et ses yeux... Je crois avoir encore un dessin de son regard...
- Je... Je pourrais le voir ?
- Bien s�r.
- Donc... Il l'a simplement salu� et il est parti ?
- Oui.
- Il est parti avec le cadavre du b�b� dans les bras ?
- Le cadavre ? Mais vous n'y �tes pas : il vivait encore. Le b�b� �tait vivant.
- ... Quoi ? �






� suivre.

Suite et fin lisible le 1er mars 2017.



Oc�ane Desch. &Adrien Balboa
(Juillet - D�cembre 2016)
Tags : ♦♢♦FICTION♦♢♦
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#Posted on Wednesday, 21 December 2016 at 1:00 AM

Edited on Tuesday, 28 February 2017 at 9:23 PM

THE SECRET ON HELENE CARTER- PARTIE 2

THE SECRET ON HELENE CARTER - PARTIE 2


Document 5 / Ordinateur portable de Nicolas Odeline -�
07 janvier 2016



Je profite que Marion pr�pare le d�ner pour faire la liste de mes trouvailles. Tout d'abord, l'article qu'elle m'a photocopi� concernant l'incendie de la mairie de Colchester en 1888 confirme ce que je pensais...�
Voici donc les faits d'apr�s les documents et t�moignages recueillis :�

Ao�t 1885 : Helene Carter, alors intern�e � Londres depuis bient�t 3 ans, tombe enceinte. Le docteur Hopkins, fatigu� par son m�tier (mais l'�tait-il vraiment ?) d�missionne et l'aide � s'�vader de l'asile afin de l'emmener avec lui (� titre personnel, je pense qu'il �tait v�ritablement le p�re de l'enfant et qu'il �tait vraiment amoureux d'elle). L'asile la d�clare morte, certainement pour �viter un quelconque scandale.
Juste apr�s, ils se rendent tranquillement vers le nord, s'arr�tant de pr�f�rence dans des petits villages o� Hopkins soigne les habitants gratuitement (sa m�re lui avait laiss� un h�ritage cons�quent quelques ann�es plus t�t). Helene se remet peu � peu.
02 janvier 1886 : ils se marient � l'�glise de Colchester, sous le nom de Krueger.
04 janvier 1886 : ils partent de Colchester alors qu'elle est enceinte de 7 mois et que rien ne les emp�chait de s'y �tablir. Ils s'installent dans une maison � Minster.
15 f�vrier 1886 : Helene est massacr�e dans leur maison durant l'apr�s-midi par quelqu'un qu'elle aurait reconnu malgr� son visage cach�. Hopkins �tait absent (s�rement soignait-il quelqu'un en ville). L'assassin (Jack ?) part avec le b�b� encore en vie.�
La police n'a rien fait de la d�position du seul t�moin (d'apr�s la petite-fille de celui-ci) et Hopkins, ravag� par le choc, est imm�diatement intern�. Il se suicide le soir m�me ou le lendemain. Peut-�tre par pendaison.
Janvier/f�vrier 1888 : la salle des archives de l'asile o� Helene fut intern�e (et donc o� officiait son futur mari) est sujet � un incendie criminel, tuant au passage le gardien. Il n'y a plus rien des dossiers alors entrepos�s.
Nuit du 22 au 23 f�vrier 1888 : la mairie de Colchester est enti�rement d�truite par les flammes. Les archives ne sont plus qu'un tas de cendres.
31 ao�t 1888 : on d�couvre la premi�re victime canonique de Jack (Mary Ann Nichols) dans le district de Whitechapel (2 meurtres ont eu lieu les 03 avril et 07 ao�t - Emma Elizabeth Smith et Martha Tabram - mais rien n'indique que c'�tait lui l'assassin)...

En ce qui concerne Colchester, j'ai constat� en me rendant � la biblioth�que que des pages issues des archives r�gionales de 1885 et 1886 (lors de la p�riode hivernale reliant ces 2 ann�es) ont �t� d�chir�es. Je ne cesse de me demander qui aurait pu souhaiter voir le certificat de mariage il y a plusieurs ann�es...

J'ai d�j� trouv� pas mal d'�l�ments en quelques jours. Je vais demander � Marion si elle veut passer le week-end � Londres avec moi d�s demain, quand elle sortira de son travail.�
Je ne pense pas qu'elle me dise non.



� Document 6 / T�l�phone portable de Marion Gassian (SMS envoy� � sa s�ur, Stephanie) - 08 janvier 2016


� Bonjour :-) ,
Je suis d�sol�e mais on va reporter notre sortie de demain � la semaine prochaine : j'ai rencontr� un homme charmant. Il est journaliste (et fran�ais), il m'emm�ne passer le week-end � Londres, je t'en dirai plus rapidement ;-) .
Encore d�sol�e, je t'embrasse. �



Note


Cet SMS (le mobile de Marion Gassian a �t� retrouv� avec les effets personnels de Nicolas Odeline) peut laisser supposer qu'il a �t� la derni�re personne � l'avoir vue vivante : au matin du 12 janvier, un colis - provenant de Londres et oblit�r� la veille - a �t� envoy� au New Scotland Yard, contenant la t�te de Marion Gassian. Elle avait les yeux invers�s, la langue retourn�e et plusieurs dents cass�es.�
Une carte postale repr�sentant Londres � la fin du XIX�me si�cle �tait �galement dans ce colis, avec marqu� au dos (et � la plume) :�
� From Hell.�
I'm back.�
J. �

La police gardera ce fait au secret et la famille de Marion Gassian, ainsi que les m�dias, n'en sauront rien.�
� ce jour, � titre officiel, elle est toujours port�e disparue.�
La police n'a toujours pas retrouv� le reste de son corps.
La r�action de Nicolas Odeline (qui n'a aucunement �t� inqui�t� par la police alors que Stephanie Gassian avait bien indiqu� � celle-ci que sa s�ur partait pour le week-end avec un journaliste fran�ais), par rapport � cette disparition, sera tout de m�me �tonnante, comme vous pouvez le lire ci-dessous...



�Document 7 / Dictaphone de Nicolas Odeline -�
11 janvier 2016


� Marion est partie pendant qu'je dormais. Elle est rentr�e chez elle sans laisser un seul mot visiblement. J'suis assez �tonn�... Bon...
Allez, au boulot. J' vais mettre en page tout c'que j'ai trouv� la semaine derni�re, et juste apr�s j'attaque mon sujet principal : Jack. �



Note
�

D'apr�s les donn�es disponibles dans son ordinateur, Nicolas Odeline n'a aucunement travaill� sur ses trouvailles concernant Helene Carter et le Dr. Hopkins de la journ�e.�
Le lendemain matin, les corps d'Elisabeth et Ralph Pentrumple sont retrouv�s � leur domicile, � Minster. D'apr�s le rapport de police (cette derni�re qui a aussi pass� cette affaire sous silence), ils ont �t� ligot�s face � face sur une chaise, baignant dans leur sang, tous deux la langue arrach�e et mise dans la bouche de l'autre, puis les yeux d�sorbit�s et enfonc�s dans leurs oreilles. La maison a �galement �t� mise � sac, comme si le(s) responsable(s) de ce double meurtre cherchai(en)t quelque chose de pr�cis.�
On peut supposer que Nicolas Odeline - s'il est � l'origine de ce double meurtre -, juste apr�s avoir envoy� la t�te de Marion Gassian au New Scotland Yard - si l� aussi il s'agit bien de lui -, a repris une voiture de location, cette fois sous un faux nom (il �tait souvent sous couverture lorsqu'il �tait journaliste) et en payant avec du liquide pour retourner � Minster afin de s'en prendre aux Pentrumple.�
On peut �galement supposer - toujours dans cette hypoth�se o� c'est lui qui a commis cette s�rie de meurtres - qu'il n'a fait qu'un bref aller-retour puisque dans la nuit du 11 au 12 janvier, Angelina Bishop, c�l�bre chroniqueuse d'une trentaine d'ann�es travaillant dans une �mission t�l�vis�e tr�s populaire en Angleterre mais aussi connue pour avoir �t� une prostitu�e, est sauvagement assassin�e � Londres. Son corps, dans un sale �tat, a �t� retrouv� � l'aube dans une ruelle.�
D'apr�s le rapport du m�decin l�giste, elle a �t� frapp�e � de multiples reprises avant que ses yeux ne soient arrach�s pour �tre enfonc�s au fond de sa gorge. Elle a re�u par la suite une quinzaine de coups de couteau.�
En l'ouvrant, le m�decin l�giste eut la surprise de tomber sur un serpent (une vip�re aspic) qui lui d�vorait les entrailles petit � petit. Il a �t� d�duit qu'il fut introduit dans son corps par les parties intimes.�
Officiellement, Angelina Bishop est d�c�d�e dans son sommeil. La police et les m�dias l'ayant fait passer pour une d�pressive qui a pris une surdose de m�dicaments (une raison maintes fois utilis�e depuis des d�cennies et dans plusieurs pays...).
Toutefois, d'apr�s les donn�es dont nous disposons, l'ordinateur de Nicolas Odeline a �t� ouvert et ses trouvailles de la semaine pr�c�dente ont toutes �t� explor�es au moment o� Angelina Bishop se faisait tuer. On peut donc en d�duire qu'il n'y est pour rien dans cet assassinat, mais ce qui va suivre peut semer le doute...



Document 8 / Dictaphone de Nicolas Odeline -�
12 janvier 2016


� J'ai beau n'pas �tre au top de ma forme parce que je viens de passer la nuit � faire la f�te dans Londres mais l� j'en suis s�r : quelqu'un est entr� ici, et vu l'heure [il �tait 05 heures du matin] je n'pense pas que c'�tait la femme chambre... Bordel...
[Quelques secondes plus tard, le temps qu'il aille � son bureau.]
On a touch� � mon ordinateur, l'�cran n'�tait pas referm� totalement, et je suis s�r que mes dossiers n'�taient pas pos� dans ce sens-l�... Pourvu que...�
[Il allume son PC et v�rifie ses dossiers.]
Non, c'est bon, tout est l�. Soit je deviens vraiment parano - ce que je ne pense pas -, soit la semaine derni�re j'ai trouv� quelque chose impliquant Jack dans toute cette histoire...�
Je dors quelques heures et m'y remets s�rieusement.�
[17 heures. Il n'a nullement touch� � son PC depuis.]
Je viens de recevoir un appel masqu�. C'�tait une voix qu'il me semble conna�tre... [La police a depuis retrac� l'appel : c'�tait le Dr Bergman.] On m'a donn� rendez-vous pour 19 heures dans un pub au c�ur de Londres. Apparemment je suis sur la bonne voix. Je savais qu'on m'espionnait ! Mais pourquoi ? J'ai vraiment d� tomber sur la bonne piste avec le meurtre d'Helene Carter... Si �a s'trouve, ce que j'imagine est vraiment la r�alit� : Jack doit bel et bien �tre l'assassin de cette pauvre Helene... Ce rendez-vous est vraiment glauque mais j'y vais quand m�me, en prenant un max de pr�cautions. �



Document 9 / Mouchard de Nicolas Odeline -�
12 janvier 2016


� Il est tout juste 19 heures et j'suis devant le lieu du rendez-vous : le B.B.I. Ce bar m'a l'air bien rempli, je m'demande vraiment sur quoi �a va d�boucher. J'y entre.
[Quelques minutes apr�s, le temps qu'on lui serve une bi�re au comptoir, un homme lui adresse la parole...]
Nicolas Odeline ?
- Oui ?
- On vous attend au second �tage.
- Et qui m'attend ?
- Un monsieur tout � fait respectable qui a des choses importantes � vous dire.
- Et pourquoi ne veut-il pas me les dire ici ?
- (La voix d'un deuxi�me homme.) Au second �tage vous serez mieux. Il l'a r�serv� sp�cialement pour vous.
- Oh, dans ce cas...
[Une fois qu'ils aient mont� les escaliers. Le premier homme lui parle de nouveau.]
- Attendez, nous devons vous fouiller. Fran�ois, si tu veux bien... (On le fouille, vu le bruit le mouchard a failli �tre fr�l�.) Mais que pensiez-vous faire avec une chose pareille ? Nous sommes entre gens civilis�s voyons.
- On ne sait jamais. Les rues ne sont pas tr�s s�res la nuit.
- Certes, certes... On vous le rendra apr�s votre entretien. Il vous attend.
[Une fois entr� dans la pi�ce.]
- Monsieur Odeline. Venez, asseyez-vous. Je suis ravi que vous soyez venu.
- Docteur... Je ne vous imaginais pas fr�quenter ce genre d'endroit.
- Il est vrai que j'y suis peu habitu� mais comme je sais que vous y �tes � l'aise et que nous ne risquons pas d'�tre d�rang�s...
- J'ai remarqu�. Charmants vos amis.
- Vous le d�tes sur un ton ironique. Manuel ne vous a quand m�me pas fait monter de force... ?
- Non, c'est juste que je n'ai pas appr�ci� la mani�re dont me regardait le gros � lunettes.
- Ah, Fran�ois. Il doit vous trouver s�duisant (rire).
- Docteur Bergman, ce n'est pas que je n'appr�cie gu�re votre compagnie mais � quoi rime tout ceci ? Et comment savez-vous que j'aime bien les pubs ?
- Vous �tes s�r que vous ne voyez vraiment pas ?
- Vous m'espionnez depuis notre entretien ?
- � vrai dire, on vous surveille depuis que vous m'avez contact�.
- ... Je vous demande pardon ?
- Nicolas, je me permets de vous appeler par votre pr�nom, nous avions perdu la trace de votre m�re quelques jours avant votre naissance.
- (En se levant.) Je n'ai pas d'temps � perdre avec...
- Vous �tes bien n� de parents inconnus, n'est-ce pas ? Et vous avez pass� une partie de votre enfance dans un orphelinat dans le nord de la France, je me trompe ?
- (Il se rassied.) Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
- Vos origines inconnues, votre enfance, votre fascination pour lui et tout ce que vous fa�tes depuis que vous �tes � Londres, tout indique que vous l'�tes.
- Ce que je fais ?�
- Ne niez surtout pas, nous savons tout. Manuel vous suit depuis votre descente de l'Eurostar, et nous avons des photos et des vid�os � l'appui. Et Fran�ois inspectait votre chambre d'h�tel en votre absence. Croyez bien que je suis le premier � regretter ce genre de m�thode, mais il fallait que nous soyons s�rs.
- Que vous soyez s�rs de quoi ? Et qui croyez-vous que je suis ?
- L'un de ses descendants, Nicolas. Son arri�re-arri�re-petit-fils, pour �tre plus pr�cis.
- Arri�re-petit-fils de qui ?
- Mais, de Jack.
- (En se relevant.) Vous devriez �tre enferm� avec vos patients.
- (D'un ton presque autoritaire.) Et que faisiez-vous dans la nuit du 04 au 05 janvier ? Ainsi que la suivante, sans parler de toute la journ�e d'hier ? (Long silence de la part de Nicolas.) Et bien ? (Il se rassied.) Nous savons tout, vous pouvez nous le dire librement.
- Je ne vois pas ce que j'aurai de sp�cial � vous r�pondre � ce sujet.
- Voyons, vous n'avez rien � craindre de nous.
- Vous me confondez avec quelqu'un d'autre.
- Sottise, m�me le P�re Camille, qui est un des n�tres, consid�re que vous �tes son portrait crach�.
- Quoi, vous allez me dire que je ressemble � Jack ?
- Non (petit rire). Non, je voulais dire, de votre p�re.
- ... Vous avez connu mon p�re ?
- Oui. Lui aussi faisait partie des n�tres. En quelques sortes.
- Des v�tres ?
- Oui. � votre avis, pourquoi Jack ne s'est jamais fait prendre ?
- (Long soupir.) Trop malin pour la police de l'�poque.
- (Rire.) Au d�part. Mais l'�tau s'est resserr� � partir du quatri�me meurtre canonique. Enfin, d�s le troisi�me et le quatri�me, comme ils se sont d�roul�s durant la m�me nuit [Elizabeth Stride et Catherine Eddowes, le soir du 29 au 30 septembre 1888.]. Fort heureusement, depuis le meurtre d'Annie Chapman [Sa seconde victime canonique, le 08 septembre 1888 aux alentours de 05 heures 30.], nous avons eu le temps de nous organiser.
- Qu'est-ce que vous voulez dire par "nous" ?
- Nous nous consid�rons comme les gardiens de son �uvre. Voire comme ses ap�tres, pour certains. Nous formons une soci�t� secr�te qui s'est cr��e d�s le meurtre de Chapman. Notre organisation y contenait d�j� quelques membres issus de la police ainsi que de la municipalit�. Quand les membres de l'�poque ont pu enfin prendre contact avec Jack - deux des n�tres l'avaient vu � l'�uvre au moment du quatri�me meurtre canonique, on dit qu'au d�but l'un d'entre eux avait failli se faire �gorger au scalpel quand Jack s'est senti �pi� -, il �tait facile de couvrir ses arri�res, et de tout faire pour qu'� aucun moment il ne soit interpell�.
- Pourquoi le prot�ger ?
- Pourquoi ? Quelle dr�le de question : Whitechapel n'�tait qu'une pouillerie, et Jack a �t� le premier � la nettoyer comme il se doit, en commen�ant par ces putains - excusez-moi du terme - qui d�shonoraient Londres, et par cons�quent le Royaume lui-m�me.
- Vous vous payez ma t�te...
- Nullement, et il n'est plus n�cessaire de nier l'�vidence, puisque nous savons tout ce que vous avez fait. [De nouveau un long silence de la part de Nicolas.] Vous savez tr�s bien de quoi je parle.�
- Non.
- Votre inconscient a l'air d'�tre des plus solides.
- Je n'ai rien � me reprocher.
- C'est vrai : Katryn Nichols, Sydney Tabram et Amanda Campbell n'�taient que des sales prostitu�es, Marion Gassian ne valait gu�re mieux, quant � Angelina Bishop, une v�ritable honte pour l'Angleterre. Mettre �a en avant � la t�l�vision, on devrait vous remettre une m�daille... [Troisi�me long silence de Nicolas.] Vous �tes en train de vous souvenir, n'est-ce pas ?
- Je... Je n'ai pas...
- Et pourtant si. Lib�rez votre esprit Nicolas, et votre conscience. Vous pouvez �tre fier : vous reprenez le flambeau de votre anc�tre, et ce d'une mani�re que nous ne pouvions esp�rer.
- C'est pas possible... Je...
- Attendez un instant (au bruit, il semble sortir quelque chose d'une des poches de son manteau, cela dure plusieurs secondes avant qu'il ne la lui tende, c'est certainement une tablette). Faites d�filer les photos, et vous verrez que je dis vrai.
- (Il s'ex�cute.) Non...
- Vous vous souvenez de ces visages, �a se voit. �a s'entend.
- Je n'ai pas...
- Nicolas, nous sommes de votre c�t�. La preuve : depuis la semaine derni�re vous n'avez nullement �t� inqui�t� par la police. Ce n'est pas pour rien.
- Je n'ai pas fait �a... Non...
- Alors comment expliquez-vous cette r�action ? Et comment expliquez-vous ce qui semble faire travailler votre m�moire ?
- Vous avez mis quelque chose dans mon verre...
- (Quelques secondes plus tard.) Vous voyez, j'ai bu dans le v�tre et il ne m'arrive rien.
- Je ne peux pas avoir fait �a !... Et je ne peux pas �tre de sa famille !
(Manuel s'approche.)
- Tout va bien, monsieur ?
- Oui oui, retournez avec Fran�ois. Et prenez-vous un verre, nous en avons encore pour un moment.
- Tr�s bien.�
(Il repart.)
- Voulez-vous que je vous parle de votre famille ?
- ... Je ne peux pas �tre son...
- Si, Nicolas. Vous voyez ce qu'il a fait � Helene Carter, n'est-ce pas ?
- Oui...
- Il s'agissait d'une fille. Il l'a pr�nomm�e Colleen.�
- Avant, pourquoi lui a-t-il fait �a ?�
- Elle �tait l'enfant ill�gitime d'une prostitu�e, Rita Fantine, et d'un noble, le comte Hanscom. Celui-ci venait tout juste de se fiancer avec une allemande tr�s fortun�e, Eva Gefah�ndin, et il entretenait Rita en �change de son silence, car Eva �tait connue pour ses crises de folie, sa fascination pour les poisons, les drogues et sa m�chancet� qui n'avait aucune limite. Il �tait donc pr�f�rable qu'elle ignore l'existence de sa fille, d'autant plus qu'elle n'avait pas encore eu son fils lors de sa naissance. Helene, m�me si son vrai pr�nom �tait Ophelia, est n�e durant l'hiver 1856-1857. Jack, qui se pr�nommait vraiment ainsi, est n� le 20 avril 1872, apr�s que ses parents aient fait de multiples tentatives pour avoir un enfant.�
- Et Eva a appris l'existence d'Helene. Enfin, Ophelia...
- Tout � fait. Elle se doutait de quelque chose : Hanscom passait beaucoup de temps en semaine � Whitechapel et semblait ne pas s'int�resser � son fils, qui lui-m�me n'avait rien � envier � la personnalit� de sa m�re. En 1882, elle le fait suivre par un d�tective, Arthur Watson. Il lui a fallu seulement quelques jours pour tout d�couvrir. Le soir du 31 octobre 1882, Hanscom est d�clar� disparu par son �pouse. Celle-ci raconte ensuite � son fils qu'il est parti avec une prostitu�e - peut-�tre �tait-ce vraiment le cas - avec qui il a eu une fille, et que celle-ci �tait toujours � Londres, faisant une timide carri�re de danseuse. Vous devinez le reste.
- Mais qu'est-il advenu de la prostitu�e ?
- On a retrouv� son cadavre au lendemain de l'internement.
- Ce n'est tout de m�me pas lui...
- �a, je l'ignore moi-m�me. Je penche plut�t pour la m�re. ��
- Mais comment a-t-il retrouv� leurs traces en 1885 ?
- Sa m�re et lui soudoyaient de temps en temps un employ� de l'�tablissement qui leur racontait ce qu'il s'y passait. Quand ils ont appris le d�part d'Hopkins et l'�vasion, il n'en fallait pas plus pour qu'ils les traquent par tous les moyens.�
- Qu'est devenue Eva ?
- Elle est d�c�d�e au d�but de l'ann�e 1888. Elle n'avait que la quarantaine.
- De quelle maladie ?
- La syphilis. Et vous savez comment elle l'a contract�e ?
- D�tes...
- Elle �tait bisexuelle, et fr�quentait de temps en temps des prostitu�es.
- C'est pas vrai...
- Si. Je peux m�me vous le montrer noir sur blanc.
- �a m'int�resse beaucoup. Mais encore une chose : revenons � ma famille...�
- Ah oui. Jack s'est occup� de Colleen en faisant croire � sa m�re qu'il venait de trouver ce b�b� abandonn� dans la rue - elle ignorait qu'Helene �tait enceinte, elle aurait �t� capable de s'en prendre � l'enfant si elle avait su qui �tait sa m�re -.
- Hopkins �tait vraiment le p�re de la petite ?
- Pour ce que j'en sais, oui.
- Il est vraiment mort de pendaison ?
- Oui.�
- Mais la police de l'�poque, comment n'a-t-elle pu relever le t�moignage du seul t�moin et du fait qu'il ait retir� l'enfant du ventre de...
- L'argent arrange tout.�
- Je vois. Pourquoi avoir attendu d�but 1888 pour br�ler les archives de la mairie de Colchester et de l'asile ?
- Comme vous le constatez, il a tr�s mal support� la mort de sa m�re, et il savait tr�s bien qu'il fallait effacer les pistes avant de passer � l'acte.
- Qu'est devenue Colleen ?
- Il l'a �duqu�e, l'a fa�onn�e � son image. Quand elle est devenue adulte, il en est tomb� amoureux, quant � elle, elle a toujours �t� sous son charme. Entre deux, la Soci�t�, accueillant un peu plus de membres � cette �poque, dont beaucoup de notables, a tout fait pour qu'ils vivent comme ils l'entendent et ne soient jamais d�rang�s par qui ou quoi que ce soit. Ils se sont mari�s en 1903 et ont eu des jumeaux l'ann�e suivante : Ronald et Reginald. Vous �tes l'arri�re-petit-fils de Ronald. �
- Et mes parents... ?
- C'est votre m�re, Marilyn, une personne tout � fait adorable, qui est issue de cette illustre famille. Elle est n�e en septembre 1961, et de personnalit� elle n'avait strictement rien � voir avec le reste de sa famille. Votre p�re, Bruce Pennyworth, �tait comme vous, un journaliste. Il �crivait aussi sur Jack et a r�ussi � s'infiltrer au sein de la Soci�t� en utilisant je ne sais plus quelle couverture. Il est le seul � avoir pu effectuer ce tour de force. Votre m�re et lui sont imm�diatement tomb�s amoureux. Il d�couvrit l'histoire sur Helene Carter et s'est mis � fouiller. Il est remont� jusqu'� Colchester sauf qu'il est tomb� sur le P�re Camille.�
- Je comprends mieux maintenant... Le P�re Camille n'�tait pas au courant de ma visite, n'est-ce pas ?
- Non. Une nouvelle fois, nous voulions �tre s�rs de votre v�ritable identit�. Pour en revenir � votre p�re, quand il l'a crois� quelques mois plus tard, lors d'une r�union, il l'a reconnu et nous en a fait part. Votre m�re �tait enceinte de plusieurs mois. Ils se sont enfuis. Ils ont d� passer par le nord de la France et...
- D�tes plut�t que vous les avez tu�s.
- Si �a avait �t� le cas, nous vous aurions ramen� en Angleterre, parmi nous. Nicolas, depuis ce moment la Soci�t� a perdu des membres, mais nous sommes toujours assez forts et avons toujours assez d'appuis pour vous faire mener la vie que vous d�sirez. Vous �tes le dernier de cette lign�e, et le seul � avoir vraiment repris le relais de Jack.
- ... J'ai encore un peu de mal � vous croire...�
- Alors suivez-nous, je vais vous prouver que tout ce que je dis est la v�rit�. ��



Note


Nicolas coupa son mouchard juste apr�s cette conversation. Nous ne savons pas o� ils ont pu se rendre, ni m�me, � l'heure actuelle, ce qu'est v�ritablement la Soci�t�.�
Apr�s la d�couverte de cet entretien, nous avons effectu� un grand nombre de recherches et voici ce que nous avons trouv� :�
Le comte Hanscom a vraiment �t� port� disparu le 31 octobre 1882 et son corps n'a jamais �t� retrouv� par les autorit�s. Rita Fantine a bien �t� retrouv�e morte � son domicile le lendemain, et le rapport de police montre avec quelle rage et quel sadisme elle fut assassin�e : en plus d'avoir �t� frapp�e � mort et �trip�e, on lui a arrach� le c�ur afin de le lui enfoncer dans la bouche puis on l'a d�shabill�e afin de verser de l'acide sur les parties intimes.
La vie du comte Jack Hanscom est incroyablement tenue secr�te. Apr�s plusieurs mois, nous n'avons collect� rien de plus que sa date de naissance (il avait alors 13 ans au moment du meurtre d'Helene/Ophelia Hopkins, et 16 ans au moment de ceux qu'on lui conna�t), celle de son mariage avec Colleen (le 15 f�vrier 1903, ce qui, connaissant leur histoire, peut faire froid dans le dos), celle de son d�c�s ainsi que de sa cause (il avait la maladie de Huntington, il s'est �teint le 24 ao�t 1931), mais aussi un tableau fait durant son adolescence o� l'on aper�oit qu'il �tait d�j� grand et � combien robuste pour son �ge, ainsi qu'une photographie prise lors de son mariage sur laquelle on distingue qu'il faisait bien plus jeune que son �ge et que sa carrure n'avait pas chang� d'un pouce. On se rend �galement compte que Colleen �tait le portrait crach� de sa m�re.
Toujours � son sujet, nous avons �galement d�couvert qu'il passait le plus clair de son temps dans le principal manoir familial (c'est � cet endroit que son corps repose, ainsi que ceux des membres de sa famille) et qu'il s'int�ressait � la m�decine, plus pr�cis�ment � la chirurgie, depuis son enfance.�
Concernant ce manoir, nous n'avons jamais pu trouver qui pouvait en �tre l'actuel propri�taire. � vrai dire, nous n'avons plus trouv� cette information � partir de septembre 1940, et ses alentours, tr�s bien gard�s, sont purement et simplement inaccessibles.
Les informations sur son �pouse et leurs descendants sont eux aussi tr�s rares. Durant l'hiver 1931-1932, 7 enfants, issus de familles vivants aux alentours du manoir, sont port�s disparus. La l�gende veut qu'ils aient �t� emmen�s par une �l�gante dame, toute v�tue de noir. Colleen est entendue par la police et l'affaire est soudainement mise de c�t� le lendemain. L'inspecteur qui en avait la charge, Vincent McCann, sera retrouv� crucifi�, les tripes � l'air et la langue arrach�e dans la cath�drale Sainte-Sophie de Londres le m�me jour.
Le 1er f�vrier 1933, pouss� par sa m�re, Reginald, qui connut une scolarit� mouvement�e - il fut renvoy� de 5 �coles prestigieuses pour � des actes de violence �, � de sadisme envers un professeur � qui l'avait sanctionn� pour avoir affirm� haut et fort que Jack l'�ventreur �tait � le plus grand h�ros du Royaume-Uni �, plus tard pour une tentative de viol envers la fille d'un autre professeur (elle n'avait que 10 ans...) mais aussi jug� � schizophr�nique et parano�aque � par le directeur du second �tablissement qu'il a fr�quent� -, part pour Berlin afin d'apporter sa contribution au Troisi�me Reich qui venait de d�buter.�
Il montera les �chelons de ce gouvernement mais sera exp�di� au camp d'extermination Auschwitz II / Birkenau de Pologne en 1943. Nous ignorons pour quelle raison.
De son c�t�, Ronald, son fr�re jumeau, semble avoir �t� plus pos� que lui et n'avait pas les traits de personnalit� de ses parents : il conna�t une scolarit� visiblement sans faute et devient rapidement militaire. Grande ironie de la vie et de l'Histoire : il mourra � Londres durant le Blitz (une s�rie de bombardements de la Luftwaffe sur le Royaume-Uni) en d�fendant son pays le 07 septembre 1940. Il �tait mari� et p�re d'un enfant (donc le grand-p�re ou la grand-m�re de Nicolas Odeline), mais nous n'avons trouv� aucune trace de leurs noms, ni de leur existence.
Colleen, tr�s certainement d�vast�e par le chagrin, en mourra le lendemain.�
Au sujet de Marilyn Hanscom et du journaliste Bruce Pennyworth, les parents de Nicolas, et ce apr�s une recherche l� aussi tr�s longue et tr�s active, nous n'avons retrouv� que la trace de 2 corps d�couverts en Belgique le soir du 30 novembre pour Marilyn et le matin du 03 d�cembre 1979 pour son compagnon (leur fils avait �t� confi� � la DDASS le 23 novembre, il n'avait que quelques jours). Chacun �tait d�pouill� de ses papiers d'identit� mais leur signalement (pour la jeune femme, il a �t� d�duit qu'elle avait accouch� quelques jours auparavant et qu'elle n'avait pas plus de 18 ans) ainsi que les quelques photos (concernant Pennyworth) issus des diff�rents rapports de police laissent � penser qu'il ne peut s'agir que d'eux.�
On peut facilement supposer qu'au moment o� la Soci�t� a perc� � jour la v�ritable identit� de Bruce Pennyworth nous �tions � la premi�re moiti� du mois de novembre 1979. Il aurait donc convaincu Marilyn, enceinte d'environ 8 mois, de fuir avec lui (si elle �tait aussi diff�rente des autres membres de sa famille, comme l'a d�clar� le Dr. Bergman). Ils gagnent alors le nord de la France o� elle accoucha. Ils confient rapidement le b�b� aux services sociaux fran�ais (le 23 novembre, donc), certainement par peur que la Soci�t� ne le retrouve et ne s'en prenne � lui - ou alors l'�l�ve pour en faire un monstre -, puis partent rapidement pour la Belgique avant d'y �tre pris.�
Le corps de Marilyn Hanscom fut retrouv� aux premi�res heures du matin au pied du Sanctuaire de l'Enfant-J�sus � Bruxelles, les mains et les pieds clou�s par des pieux sur une croix invers�e. D'apr�s le rapport du m�decin l�giste, elle aurait �t� � victime des tortures d'une messe noire � : les veines de ses poignets ont �t� tranch�es de mani�re bien pr�cise, les yeux crev�s et tout laisse � supposer qu'elle est morte en se vidant de son sang.�
Durant l'autopsie, le m�decin l�giste a d�couvert toute l'horreur du supplice qu'elle a endur� en constatant que son ventre a �t� recousu apr�s qu'on y ait d�pos� � l'int�rieur le cadavre en d�composition d'un nouveau-n�...�
Le cadavre de Bruce Pennyworth a �t� d�couvert au petit matin sur les quais du port d'Ostende. Il a �t� d�membr� � la tron�onneuse. Sa bouche �tait cousue, ses blessures au visage et au corps montrent qu'il a �t� pass� � tabac et d'apr�s le vagabond qui a trouv� le corps, il respirait encore, les yeux larmoyants, remplis de d�tresse, mais s'est �teint moins d'une minute avant l'arriv�e des secours.�
La police a rapidement retrouv� ses 4 membres dans diff�rentes poubelles aux alentours.
Revenons en janvier 2016. D�s le lendemain de cet entretien, le Dr. Bergman est officiellement port� disparu, ainsi que le P�re Camille. Nicolas ne s'est aucunement servi de son t�l�phone, de son ordinateur ou de son dictaphone pendant cette journ�e. Le dernier �l�ment que nous tenons directement de lui est ceci, enregistr� en d�but de soir�e :�



Document 10 / Dictaphone de Nicolas Odeline -�
14 janvier 2016
�


� Je m'appelle Jack, cela a toujours �t� mon pr�nom. Vous n'entendrez plus ma voix. Maintenant, vous subirez mes actes. �



Conclusion du collectif
Les Descendants De Warren


Au matin du vendredi 15 janvier, la police fait une perquisition dans la chambre d'h�tel de Nicolas Odeline et saisit toutes ses affaires. Mais aucune enqu�te n'est ouverte, et les policiers n'ont fait qu'examiner le tout avant de les mettre de c�t�.
Aucun employ� de l'h�tel ne l'a vu s'en aller durant la nuit, mais gr�ce aux cam�ras de surveillance (quasiment les seules vid�os sur lesquelles nous avons pu mettre la main), on peut affirmer qu'il est parti � peine une heure avant l'arriv�e de la police et ce en compagnie du Dr. Bergman, qui a pass� la nuit avec lui dans sa chambre (d'ici � ce qu'on suppose que la Soci�t� ait �t� au courant de cette perquisition, il n'y a qu'un pas).�
Le soir m�me, Angelina Perrin, la fille de son �diteur, tr�s certainement venue le retrouver pour le week-end, est assassin�e dans une chambre du LANDMARK LONDON (qu'elle a elle-m�me r�serv� en d�but de semaine) pendant ce qui devait �tre un rendez-vous galant (d'apr�s les constatations des enqu�teurs). Elle a �t� tra�n�e par les cheveux jusqu'au lit, tous ses v�tements ont �t� d�chir�s, elle a �t� ensuite frapp�e des dizaines de fois au visage, � lui en d�foncer la m�choire et lui faisant perdre connaissance. Une fois attach�e au lit avec des menottes, elle a eu le thorax ouvert puis a �t� viol�e pendant que son c�ur battait encore. Ce dernier a �t� d�vor� juste apr�s.�
Sur les murs de la salle de bain, on pouvait lire ces mots �crits en fran�ais avec le sang de la victime : � Sale pute �, � Menteuse ! � mais aussi � J �.
Angelina Perrin est officiellement port�e disparue. Elle aussi.�
Elle devait se marier une semaine plus tard avec le fils a�n� d'un ancien secr�taire d'�tat fran�ais.�
Les derni�res traces que nous avons de Nicolas, du Dr. Bergman et du P�re Camille ont �t� relev�es gr�ce aux cam�ras de l'a�roport Londres-Heathrow, le lendemain matin. Ils prenaient un vol pour Paris, sous de fausses identit�s (le P�re Camille �tait m�me habill� en civile) qui n'ont �t� utilis�es que cette fois-l�. Ils �taient accompagn�s par 2 hommes qui eux aussi ont pris le vol sous de faux noms, mais on peut penser qu'il s'agissait des pr�nomm�s Fran�ois et Manuel.�
� l'heure o� nous bouclons cet ouvrage, que nous avons fait dans un but purement citoyen - il est normal que le public connaisse cette histoire et voit ce que la police ainsi que la majorit� des m�dias sont capables de nous cacher -, la Soci�t� nous est v�ritablement tr�s obscure. Quant � Nicolas Odeline, le Dr. Bergman, le P�re Camille, Fran�ois et Manuel, ils demeurent toujours introuvables.





Oc�ane Desch. &Adrien Balboa
(Janvier - F�vrier 2017)

Tags : ♦♢♦FICTION♦♢♦
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#Posted on Wednesday, 01 March 2017 at 2:13 AM

♥ PLAYLIST ♥


La bonne musique ne se trompe pas,
et va droit au fond de l'�me chercher le chagrin qui nous d�vore.

(Stendhal)

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Liste visible en cliquant sur musique.


La musique est la vapeur de l'art.
Elle est � la po�sie ce que la r�verie est � la pens�e,
ce que le fluide est au liquide,
ce que l'oc�an des nu�es est � l'oc�an des ondes...

(Victor Hugo)

Tags : ★.Citations.★, ♫.Musique.♫
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#Posted on Thursday, 01 May 2014 at 9:45 PM


�


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#Posted on Saturday, 28 July 2012 at 2:30 PM

Edited on Tuesday, 21 May 2013 at 11:59 PM





==>>***EXPLOSE TES VISITES***<<==










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#Posted on Thursday, 26 March 2009 at 12:14 PM

Edited on Thursday, 27 June 2013 at 11:16 AM



Qu
e l'on prenne des images, citations ou musique sur mon blog,
cela ne me d�range pas du tout au contraire ...
Par contre mes textes sont tr�s personnels,
me les prendre sans autorisation en se faisant passer pour l'auteur,
est un manque de respect.
Il est toujours d�sagr�able de voir ses textes plagi�s sans aucun scrupules,
alors qu'il serait plus honn�te de demander gentiment la permission de les emprunter
et de ne pas oublier de mettre un lien avec le nom de l'auteur du texte ou de la po�sie concern�s ...

Merci de votre compr�hension.










==>>***TU CLIQUES - TU TESTES - TU KIFFES***<<==

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#Posted on Tuesday, 18 August 2009 at 1:01 PM

Edited on Friday, 18 April 2014 at 12:29 AM

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