J’aurais voulu faire plaisir à chacune… Vous avez été 37 à participer à mon petit jeu qui consistait à laisser un message, si et seulement si vous vouliez recevoir une invitation au Salon de l’Aiguille en Fête qui aura lieu la semaine prochaine :
J’ai demandé à RANDOM.ORG de choisir un numéro entre 1 et 37 (ordre chronologique), à deux reprises, pour désigner 2 commentaires. Les 2 chanceuses sont (merci de vérifier votre prénom ET numéro dans l’article précédent, il peut y avoir des homonymes) :
True Random Number Generator
Min: Max: Result:24
Min: Max: Result:8
Donc ce sont les n° 24 et 8 qui ont gagné !
Babeth : 24
Merci pour cette gentille proposition
Je tente ma chance
Cotonnade : 8
Depuis le temps que je rêve d’y aller Katell, je vais bien sûr tenter ma chance!!!Merci beaucoup pour ton offre et je te souhaite une toute belle journée. À ce soir……
Cerise sur le gâteau, j’ai reçu une 3e invitation au courrier ce matin (cela ne m’était jamais arrivé auparavant, merci aux exposants qui pensent à moi… et j’ai bien fait de faire ce petit jeu !). Il y a donc une 3e gagnante :
True Random Number Generator
Min: Max: Result:25
Danielle : 25
Merci Rose et Katell, je tente également ma chance !
Que chacune (Babeth, Cotonnade et Danielle) m’adresse avant demain 9h30 son adresse postale (mon adresse email : katellpointfp31arobasegmailpointcom, sinon vous risquez de recevoir l’invitation en retard.
La semaine prochaine, c’est l’Aiguille en Fête, le Salon tant prisé de Paris, où les Françaises qui tirent l’aiguille se pressent… et aussi de nombreuses Européennes ! Si vous projetez d’y aller mais que vous n’avez pas encore votre billet, laissez-moi un commentaire aujourd’hui, jusqu’à 20 heures, et un tirage au sort aura lieu : j’ai 2 invitations à vous offrir car la semaine prochaine, je garde ma nièce Rose et ne pourrai y aller !
Je donnerai le résultat du tirage au sort vers 21 h et vous aurez jusqu’à demain matin, 9h30, pour me donner votre adresse postale à :
katell point fp31 arobase gmail point com.
Je posterai les invitations aux gagnants demain vendredi dans la journée, pour que vous receviez le Sésame lundi au plus tard. Bonne chance !
Réservé aux personnes intéressées, je compte sur vous !
Vingt ans déjà que je lis Quiltmania… Le groupe des créatrices du départ a bien grandi, l’entreprise s’est diversifiée, mais Carol Veillon continue de mener avec brio cette réussite française.
Le Salon Pour l’Amour du Fil 2017 sera aux couleurs de l’éclatante joie d’avoir 20 ans ! Nous sommes mises à contribution pour adresser des blocs de cœurs à Quiltmania : ils seront exposés en guirlandes le temps du Salon de Nantes, puis assemblés, quiltés et enfin offerts à des associations caritatives dédiées aux enfants.
Vous trouverez tous les renseignements complémentaires sur le site Quiltmania par ici. Notez bien les dates limites d’inscription puis d’envoi … et bonne(s) création(s) !
Gee’s Bend est un hameau en Alabama, une terre encerclée par un méandre de l’Alabama River.
En France, Gee’s Bend ne nous dit pas grand chose, mais c’est pour les quilteuses américaines le symbole de la découverte d’une autre manière d’aborder le patchwork, un pas décisif vers la liberté de faire ce qu’on ressent et non ce qu’on doit faire ! C’est la découverte des quilts de Gee’s Bend qui a donné l’impulsion de l’improvisation, chère à beaucoup d’artistes contemporaines. On peut dire que les quilts improvisés sont du jazz en tissus !
Ce territoire fut la propriété de la famille Gee au début du XIXe siècle, qui s’y installa et fonda une plantation de coton avec des esclaves. A la fin de la guerre de Sécession, les esclaves étaient libres, mais où auraient-ils eu envie d’aller ? La plupart restèrent comme métayers sur place. Ils vivaient en quasi-autarcie, parlaient un dialecte fait de mots africains et anglais et étaient profondément chrétiens, mais avec aussi beaucoup de réminiscences des croyances de leur continent d’origine. Ils restaient tellement isolés dans leur boucle de rivière que les autres Noirs les appelaient les Africains !
L’histoire de la plantation fit que les descendants d’esclaves purent devenir des locataires « pour rien » au tournant du XXe siècle, le nouveau propriétaire étant absent. Mais même isolés, ils subirent de plein fouet les effets de la grande dépression des années 1930. Beaucoup moururent de faim. La Croix Rouge découvrit leur village et les sauva. Roosevelt força le propriétaire absent à s’occuper des gens vivant sur sa terre. Avec l’aide de lois pour le fermage, des familles purent acheter la terre dont leurs ancêtres étaient esclaves. Le cauchemar est devenu un rêve !
Martin Luther King leur rendit visite au cours de sa campagne pour le respect des droits civiques, après les marches de Selma à Montgomery en 1965. Lui et Reverend Walters engagèrent les femmes à faire un « Freedom Quilting Bee » comme ailleurs en Alabama : au lieu de ne faire que des quilts pour tenir leur famille au chaud, elle pouvaient aussi faire des quilts pour les vendre, afin de gagner en autonomie. Bloomingdale, le grand magasin, acheta leurs quilts, ce commerce fonctionna un temps puis s’étiola. Cette histoire des années 60 est racontée dans ce livre :
On reparla des quilts de Gee’s Bend dans les années 1990-2000 car un collectionneur (William Arnett) vit des photos de leurs quilts et fut frappé par leurs similitudes avec des œuvres de peintres reconnus du XXe siècle, comme Matisse ou Klee. Il se rendit à Gee’s Bend, acheta des centaines de quilts et monta des expositions. Ces quilts sont bien éloignés de l’orthodoxie américano-européenne et il s’ensuivit une série de discussions académiques et de controverses sur le concept de l’art en regard de l’artisanat de l’Alabama… ainsi que l’opportunisme du collectionneur.
Timbres postaux édités en 2006 avec des quilts de Gee’s Bend en illustration.
Et pourtant, ces quilts secouèrent bien le monde des quilteuses et de la création artistique, c’est un peu partout l’éblouissement devant cet art spontané d’une miraculeuse beauté (Michael Kimmerman, The New-York Times) !
Comment sont ces quilts ? Ils sont… différents ! Bien sûr on reconnaît des blocs connus comme le log cabin, des étoiles, des triangles… Les tissus utilisés sont ceux de notre monde de consommation : blue jeans, tee-shirts, textiles synthétiques… Ce qui frappe, c’est leur audace dans la composition, signe de leur liberté. Les quilteuses apprennent avec leur famille, sans aucune contrainte ni influence qui pourrait normaliser leur création. Une quilteuse de Gee’s Bend à qui ont demande mais pourquoi as-tu fait comme ça ? répondra invariablement I did it my way, je l’ai fait à ma façon, à ma manière... Mais il faut savoir qu’elles ne sont pas les seules à quilter ainsi. Même si ce village est, par son isolement, un concentré de quilts improvisés sans règles, c’est une caractéristique générale des quilts utilitaires, en particulier dans les Etats les plus pauvres (ceux du sud-est des Etats-Unis). Nous pouvons penser à la chère Miss Sue, amie de Betty Smith, qui faisait elle aussi tant de quilts utilitaires…
Voici quelques quilts beaux, modernes et presque sages :
Minder Coleman (née en 1956)Louisiana Bendolf (née en 1960)Annie Bendolf (1900-1981)Magdalene Wilson (1898-2001)Sally Bennett Jones (née en 1966)MertlenePerkins (1917 – 2015)
Vous trouverez encore des dizaines d’inspirations et de petits chefs d’oeuvre, avec la biographie des quilteuses, sur ce site : Souls Grown Deep. Ce qui me réjouit, c’est de voir que ces quilteuses vivent très âgées, malgré la traversée de tant d’épreuves au cours du XXe siècle. Je confirme: quilter, ça conserve, je le vois autour de moi aussi !
Des livres, tous édités dans la décennie 2000-2010, sont maintenant parfois à des prix prohibitifs, d’autres restent raisonnables. Il faut aussi surveiller les offres de livres d’occasion ou se les offrir en numérique. j’ai trouvé ces références sur amazon.com, certains le sont aussi sur amazon.fr.
De William Arnett :
De Mary Lee Bendolf :
De Elyzabeth Wilder :
Il y a aussi de très nombreux livres d’enfants, parmi lesquels celui-ci qui raconte une histoire vraie :
Mais très bonne nouvelle, ce livre sortira le 13 juin prochain :
Voilà Ella, j’espère avoir répondu à ta question 🙂
Il existe des tissus d’étiquettes si vous ne savez pas trop comment faire votre label !
Imaginez tout ce que vous pouvez faire avec ces étiquettes pré-imprimées !
Ce tissu vient de nous être envoyé par notre amie Abeille de Dubaï, Brigitte qui nous manque tant ! De loin elle pense à nous, nous allons nous partager ce métrage d’étiquettes et nous penserons fort à elle en les utilisant !
Les étiquettes éditées par France Patchwork pour les 30 ans de l’association ont également eu leur franc succès.
Ainsi, nous n’avons plus d’excuses, ne laissons pas nos quilts anonymes !
Grâce à l’article sur La Couleur Pourpre, LeeAnn de Nifty Quilts a eu la merveilleuse intuition de nous mettre en relation, car elle savait que je serais heureuse de connaître un peu plus sur les Pine Cone quilts, ce style de patchwork presque oublié qu’elle avait elle-même remis en lumière avec son Pine Burr quilt – autre appellation de la même technique.
Depuis septembre 2014, nous avons échangé des milliers de lignes de mails, des centaines de photos, des dizaines de confidences, il en résulte quelques articles qui sont parmi mes favoris de mon blog, mais surtout je retiens notre sincère amitié construite au fil des ans.
Pour une fois je t’écris en français et je partage ici ma conversation en public, car le sujet intéresse toutes les quilteuses ! Tu m’as demandé un jour: Crois-tu que je doive faire des étiquettes à mes quilts ?
C’est ton Pine Cone Quilt #2, fait de couleurs pastel pimentées de jaune vif et de marine. Il faut lui mettre une étiquette à son dos !
La réponse, tu le devines est : oui, absolument ! Oui, d’autant plus que tes ouvrages seraient des énigmes pour les historien(ne)s du futur : * ces quilts sont typiques du début et milieu du XXe siècle… et tes tissus sont du XXIe, * tu fais des quilts qui se faisaient surtout dans un milieu défavorisé… mais tu utilises de beaux tissus, * ces quilts se faisaient surtout dans les Etats de Georgie, de Caroline du Nord et du Sud, d’Alabama… et tu es en Floride centrale.
Alors, un peu de pitié pour elles, aide les générations futures avec un beau label !
Je considérais les finitions d’un quilt comme une corvée : la bande de finition, le manchon d’accrochage, l’étiquette. Avec l’âge, j’ai plus de patience pour ça car j’en connais l’utilité et j’aime bien faire ces dernières finitions en pensant au prochain quilt ! La corvée est devenue plaisir…
Mes étiquettes restent assez rustiques, étant gauchère mon écriture n’est pas belle et on le retrouve dans l’écriture brodée. Je sais, je pourrais faire mieux quand même !!!
Ce sont mes amies qui m’ont entraînée à faire ce que je recommandais aux autres… mais ne faisais pas forcément : broder de belles étiquettes. D’abord, Maïté, puis Kristine… mais nous y sommes toutes mises ! Mes amies Abeilles sont toutes sensibilisées à l’esthétique d’un dos de quilt et elles font des merveilles ! En général, nous écrivons les renseignements habituels, parfois un petit mot pour le destinataire.
Voici quelques étiquettes de l’exposition Fibre Occitane :
Ce sont tous des ouvrages collectifs de différents clubs de Haute-Garonne où seuls les prénoms sont écrits. Mais la plus belle étiquette que je connaisse est bien celle de Christophe, que j’avais montrée ici ! Comme je ne sais pas gommer les zones de noms de famille, je ne mets pas beaucoup d’exemples. Une autre fois sans doute, avec l’aide informatique de quelqu’un !
En ce qui te concerne Betty, je te suggère de mettre sur chaque label le nom de la technique (Pine Cone Quilt), son ordre dans ta production (#1, #2…), le titre que tu peux trouver pour ce quilt, la date et le lieu de sa création et bien évidemment ton nom. Certaines personnes ajoutent une poche pour y glisser des pages de renseignements, cela pourrait se justifier pour toi, surtout si tu destines tes quilts à des musées ultérieurement.
Et bien sûr, il faudrait faire de même pour les quilts de Miss Sue qui t’appartiennent. La plupart des quilts utilitaires sont anonymes, quel dommage… Souvent on ne recueille de renseignements que lorsqu’on trouve les quilts dans la famille de celle qui le fit. Le meilleur livre sur ces quilts utilitaires du XXe Siècle que je connais est celui de Roderick Kiracofe. Je n’ai pas ceux qui sont uniquement consacrés aux quilts de Gee’s Bend, ils sont sans doute également instructifs.
Alors Betty, j’espère que tu es convaincue de l’utilité de faire des labels pour tes quilts ! Ils peuvent bien sûr être écrits au feutre permanent. Mais si tu te laisses tenter par la fantaisie et la broderie, tu t’amuseras sans doute bien plus !
Bonne et heureuse année 2017 ! Offrons-nous une saison toute douillette Nichée au coin du feu sous la couette Nouvellement réalisée par nos doigts d’experte, Et poursuivons l’an, allongée dans les pâquerettes.
Aux meilleurs jours d’été, en sandalettes, Nous profiterons de la plage sur une belle serviette. Nous apprécierons ensuite des champignons en omelette, Et reprendrons nos ouvrages, à l’aide de nos cousettes, Espérant finir l’année sous les strass et les paillettes.
Bref tous mes meilleurs voeux!
Vous avez ci-dessus les voeux inspirés de notre chère Lolo27, ex-déléguée France Patchwork de l’Eure. Mais oui, il y a une vie après la délégation !! Pour cette année 2017 aux riches rimes en -ette, Laurence vous propose un défi à suivre sur le blog des News. C’est ludique, c’est hexagonal, c’est hebdomadaire… Il n’est pas trop tard pour vous inscrire et vous joindre à la belle équipe déjà constituée d’une quarantaine de personnes ! Vous pouvez cliquer sur ce lien pour lire les articles déjà parus à ce sujet.