Short diary of the week (179)

Lundi: recevoir un écho rassurant par rapport aux entretiens de fonctionnement (ceux de l’année passée s’étaient très mal passés), se dire après un moment que ça suffit – j’ai fait mon quota, TBBT S01 E17 – ou la fin de la première saison et la reprise du vélo d’appartement sans beaucoup d’enthousiasme mais nécessaire à cause de l’évolution de mon poids, les restes de tajine, Vikings – encore un long épisode, Call the Midwife – ou le retour des larmes à chaque épisode

Mardi: de la neige, ça diminue même si ça ne se voit pas trop, un fou de dieu qui crie dans le métro, le safran a vraiment imbibé le tout, Sweet/Vicious – où je regarde une série de MTV sur les conseils du Golb, The Halcyon

Mercredi: le fond du jardin est tout différent sans le noisetier des voisins, et on poursuit, ma commande de sacs Sabrina est enfin là !, c’est toujours quand on veut partir à une heure précise qu’on est retenu, le même fou de dieu qu’hier et ses propos incohérents, des courses infructueuses, chercher des livres et en recevoir un, Vikings, Sweet/Vicious

Jeudi: me tordre de douleur à cause de crampes à l’intestin, quasiment défaillir, me recoucher avec un anti-spasmodique et grelottant de froid, dormir, hésiter mais me lever quand même pour aller travailler, grelotter dans le froid glacial, avoir du mal à me réchauffer, avancer quand même dans le boulot, un autre fou de dieu aux propos cohérents mais indésirables dans un endroit comme le métro, rentrer trop fatiguée pour faire le vélo prévu, me préparer de la comfort food, Vikings, Sweet/Vicious

Vendredi: vivement que les températures augmentent pendant la journée !, ma distraction me posera un jour de gros problèmes, ou pas, ça avance mais c’est lassant, sentir un air de printemps en sortant du boulot et me sentir bien, commencer un film et me rendre compte que je suis crevée

Samedi: encore fatiguée malgré une bonne nuit, d’ailleurs je me fais un torticolis sous la douche, prendre plaisir à rouler sur les routes de campagne pour m’acheter une nouvelle orchidée et du gin (même si regarder à gauche est un peu douloureux), les courses et la visite du samedi, un peu de couture, finir mon roman, préparer un bo bun en ce jour de l’an, terminer A passage to India (David Lean, 1984) – de belles images mais je ne suis pas très enthousiaste sur le film – et encore moins sur la coiffure de l’actrice principale, The Halcyon

Dimanche: de la zumba en prévision de la soirée, du ménage – parce qu’il le faut bien, de la couture, faire de la place dans la bibliothèque en créant des doubles rangées – ou comment se voiler la face et garder toujours plus de livres, de la lecture, de la raclette suisse en compagnie des voisins, burps !

De l’art d’ennuyer en racontant ses voyages

Matthias Debureaux, De l’art d’ennuyer en racontant ses voyages: un court recueil qui me semblait d’application au moment où j’allais commencer à écrire mon récit de voyage du Sri Lanka. L’auteur fait le portrait de ces personnes qui ont l’art d’accaparer un public pour expliquer les nombreuses péripéties de leurs voyages, photos et souvenirs à l’appui. Que ce soient les interminables soirées diapositives du passé ou les récits de blogs plus actuels, certaines personnes ont l’art de mettre en avant des choses qui leur semblent extraordinaires tandis que les spectateurs ou lecteurs s’endorment (ou ricanent) dans leur coin. Je pense qu’on a tous eu des excès du genre mais les voir rassemblés tous ensemble est assez drôle. Des extraits:

“Dénigrez les touristes. Fouettez la “bronzaille”. Martelez que vous préférez voyager “intelligent” et marquez bien votre distance avec le visiteur moyen qui est transporté avec ses certitudes et se peur panique d’être déstabilisé.”

“Dès que vous êtes connecté, dupliquez de façon quasi identique le récit de vos aventures sur tous le réseaux existant sur la toile, car cela permet aux proches qui utilisent plusieurs outils de relire plusieurs fois les mêmes informations et, ainsi, de mieux les assimiler.”

“Féminisez les lieux. Révélez une ville comme une femme dont on devient l’amant: “C’est la belle enchanteresse” ou “la diva d’eau et de pierre. On n’épuise jamais les sortilèges de cette séductrice aux multiples visages.””

Short diary of the week (178)

Recyclart - 170120 - Tanya TagaqTanya Tagaq par Fabonthemoon (allez voir ses magnifiques photos !)

Lundi: pas de trottoirs glissants et le soleil qui perce – c’est pas plus mal !, commencer la semaine avec une réunion, d’humeur un peu asociale, des mises à jour, Westworld – deux épisodes

Mardi: tenter d’avancer le plus vite possible, tester la méditation en marchant et remarquer plein de détails inconnus jusqu’alors, où une conversation sur FB me fait acheter des livres, des mauvaises nouvelles, Westworld – deux épisodes, tenter de dormir en ne pensant pas trop

Mercredi: dieu qu’il fait froid !, rien de spécial, donner plein de conseils de voyage, faire le trajet du retour avec une amie, les nouvelles empirent, finir Westworld – enfin – je me suis beaucoup ennuyée malgré quelques beaux moments et malgré la trame qui se dévoile au cours des épisodes

Jeudi: tenter de ne pas ruminer, me plonger dans une politique de l’autruche – pour le moment, de la musique byzantine, des dim sum, avoir encore faim, The Halcyon – premier épisode d’une série qui pourra sans doute satisfaire mes envies de jolies robes, Longmire

Vendredi: frigorifiée, ça avance, les encouragements sont nécessaires pour ce soir, le froid n’aide pas, des pâtes à la saucisse au fenouil, plein de monde, trouver une petite place sur le côté près de la scène, Tanya Tagaq et les sons incroyables qui sortent de sa bouche – un concert très intense, rentrer dans le froid, me mettre au lit frigorifiée

Samedi: ne pas réussir à me réchauffer même sous une couverture, décider du menu du weekend, aller chez mon papa et lui faire ses courses, on ne sait toujours rien que ce soit positif ou négatif – ce qui tempère quelque peu les mauvaises nouvelles du début de la semaine, un peu de couture mais rien de très passionnant, de la lecture, un cocktail 100% belge, She wore a yellow ribbon (John Ford, 1949)

Dimanche: prendre mon courage à deux mains pour aller à la zumba dans le froid, terminer la couture d’une jupe – c’est plus long que prévu et implique pas mal de couture à la main, préparation du plat du soir: un tajine de jarrets de veau aux panais, carottes et citrons confits délicieux, Red River (Howard Hawks, 1948)

Let’s cook our books #17: Ranji’s chicken curry

Ranji's chicken curry
Au Sri Lanka, à Galle, je me suis laissée tenter par un livre de cuisine, Sri Lanka: the locals cookbook de Jon Lewin. Celui-ci est à la base un surfeur anglais mais il a beaucoup voyagé dans l’île, faisant connaissance avec de nombreuses personnes qui lui ont transmis leurs recettes. Le curry de poulet de Ranji est assez simple à réaliser une fois qu’on a préparé la poudre de curry grillée. Essentiellement composée de coriandre, cumin et graines de fenouil, mais aussi d’autres ingrédients, elle a embaumé la maison quand je l’ai mixée en poudre plus ou moins fine. Pour en revenir au plat: j’ai diminué les quantités de liquide préconisées mais même comme ça, j’ai trouvé qu’il y en avait trop. Au final, je n’étais pas trop satisfaite du résultat: c’était bon mais cela aurait pu être bien plus fin et aromatisé. Je transformerai sans doute la recette si je la cuisine à nouveau. Comme ce plat est sans légumes, à part l’oignon, je l’ai accompagné d’une petite salade de légumes crus: carottes, tomates, concombre, oignon de printemps, piment et jus de citron vert comme assaisonnement. Et j’ai oublié d’acheter de la coriandre fraîche pour décorer !

Au coeur du Yamato

Aki Shimazaki, Mitsuba, Zakuro, Tonbo, Tsukushi, Yamabuki: après Le poids des secrets, Aki Shimazaki a de nouveau écrit cinq courts romans dont les personnages se croisent. Au centre de ce cycle se situent les salarymen et leur famille, leur fidélité aux grandes sociétés commerciales japonaises et les règles qui en dépendent mais aussi les lois sociales très rigides de la culture japonaise et le silence qui en découle. Mais ce n’est que la toile de fond: Mitsuba raconte l’histoire d’amour malheureux de Takashi Aoki, Zakuro décrit la recherche du père de Tsuyoshi Toda qui a été déporté en Sibérie pendant la guerre, Tonbo révèle des histoires du passé liées à un suicide, dans Tsukushi, Yuko, l’amour impossible de Takashi, aujourd’hui mariée avec le président d’une grande banque découvre un secret troublant, Yamabuki suit Aïko Toda, salaryman aujourd’hui à la retraite. Dans chacun des récits, Aki Shimazaki déploie son talent d’écriture pour décrire les petites choses de la vie mais aussi les secrets qui ne peuvent être dévoilés, avec poésie et émotion. Ses portraits sont vivants, utilisant des plantes comme fil rouge – les titres de chacun des livres. Une fois de plus, j’ai beaucoup aimé lire cet auteur et j’ai avalé les cinq volumes en deux ou trois jours – pendant une longue attente pour un avion qui décollait au milieu de la nuit.

Un roman “Lire le monde” pour le Japon.

Book_RATING-40

Short diary of the week (177)

Lundi: de longs moments de réveil au milieu de la nuit, mettre une nouvelle robe et gros pull, mettre au point les derniers détails de la présentation, la présentation se passe sans soucis – je ne fais que compléter ce que dit mon collègue, sentir un début de mal de tête et une grosse fatigue, être sur du coton, de nombreuses questions, un repas de légumes mais qui ne suit pas la recette prévue, la fin de Fort Apache (John Ford, 1948), le début d’un autre film

Mardi: réveillée très tôt après une nuit agitée, ça promet, encore des questions, retour à l’Egypte, une réunion, retour à la Grèce, des maux de tête, des tensions partout dans le corps, boire un cocktail et me détendre un peu, Westworld, Longmire

Mercredi: un peu mieux dormi mais mon corps commence très vite à se tendre et à faire mal, le seul jour de la semaine où je peux travailler toute la journée au projet de base (et ça m’énerve qu’il n’y ait qu’un seul jour entier pour ça), mon père qui m’appelle pour des courses urgentes, assister aux conversations du midi sans rien dire, une conversation intéressante avec un collègue sur le thème de la ville et des musiques du monde et des ports coloniaux, laisser tomber mes projets de virée en ville pour quelques achats nécessaires, une invitation de Coyote et me rendre compte que ça ne va pas du tout, je suis à nouveau entrée dans une sphère de négativité qui ne me sied pas du tout, heureusement ça ne fait que quelques jours, heureusement j’ai quelques armes pour rebondir – notamment ce clip envoyé par Coyote qui ouvre des portes, rien d’extrêmement nouveau pour moi mais peut-être une incitation à commencer la méditation, amener un pain chez mon père, sentir sa négativité extrême – son aide est fort malade – mais tenter de ne pas me laisser envahir, me protéger en exagérant un peu ma fatigue physique et mes maux de tête, oui tout ça m’inquiète aussi très fort, rentrer et me préparer un cocktail au goût un peu insolite (whisky, vermouth et liqueur de sureau), passer presque une demi-heure à écouter le long monologue de ma tante sur des sujets qui ne m’intéressent pas le moins du monde (sa nouvelle coiffeuse, les pauvres, l’Aldi…), me détendre enfin devant Vikings

Jeudi: une réunion toute la matinée, beaucoup de tension, moins de tensions dans mon corps, tenter d’avancer malgré le temps réduit, faire du shopping sous la pluie, renflouer mon stock de gilets en laine et de t-shirts chez Benetton – en soldes, traquer les dernières paires de bas H&M comme je les aime, continuer en accéléré Bridge over the River Kwai parce qu’en fait je veux juste voir les images de Kitulgala au Sri Lanka où le film a été tourné

Vendredi: des choses et autres, faire acte de présence au drink mais y aller à reculons, ne pas y rester longtemps, continuer le boulot, rentrer sous la neige, me demander comment déboucher cette évacuation d’eau au niveau de mon garage, plein de suspense en regardant The last train to Busan

Samedi: une belle lumière, remplissage de frigo, un peu de couture: découpage d’une jupe, choisir les prochains livres à lire, un peu de King Rabbit, une soirée champagne et quiches chez une voisine, rentrer sous la neige – heureusement ce n’était qu’à deux maisons

Dimanche: la nuit a été un peu agitée – un peu trop d’alcool certainement, pas le courage de sortir pour la zumba mais 40 minutes de vélo d’appartement pour la remplacer (TBBT S01 E14&15), un peu de couture mais me lasser bien vite à cause du peu d’intérêt de la jupe en question (son seul intérêt c’est d’être chaude, sauf qu’elle n’aurait pas été terminée cette semaine de toutes façons), préparer un massala et embaumer toute la maison, me disperser en lectures, King Rabbit, préparer le curry srilankais, pas mal mais pourrait être amélioré, Vikings, Call the midwife The casebook (yep, même le documentaire a réussi à me tirer quelques larmes)