Lundi: recevoir un écho rassurant par rapport aux entretiens de fonctionnement (ceux de l’année passée s’étaient très mal passés), se dire après un moment que ça suffit – j’ai fait mon quota, TBBT S01 E17 – ou la fin de la première saison et la reprise du vélo d’appartement sans beaucoup d’enthousiasme mais nécessaire à cause de l’évolution de mon poids, les restes de tajine, Vikings – encore un long épisode, Call the Midwife – ou le retour des larmes à chaque épisode
Mardi: de la neige, ça diminue même si ça ne se voit pas trop, un fou de dieu qui crie dans le métro, le safran a vraiment imbibé le tout, Sweet/Vicious – où je regarde une série de MTV sur les conseils du Golb, The Halcyon
Mercredi: le fond du jardin est tout différent sans le noisetier des voisins, et on poursuit, ma commande de sacs Sabrina est enfin là !, c’est toujours quand on veut partir à une heure précise qu’on est retenu, le même fou de dieu qu’hier et ses propos incohérents, des courses infructueuses, chercher des livres et en recevoir un, Vikings, Sweet/Vicious
Jeudi: me tordre de douleur à cause de crampes à l’intestin, quasiment défaillir, me recoucher avec un anti-spasmodique et grelottant de froid, dormir, hésiter mais me lever quand même pour aller travailler, grelotter dans le froid glacial, avoir du mal à me réchauffer, avancer quand même dans le boulot, un autre fou de dieu aux propos cohérents mais indésirables dans un endroit comme le métro, rentrer trop fatiguée pour faire le vélo prévu, me préparer de la comfort food, Vikings, Sweet/Vicious
Vendredi: vivement que les températures augmentent pendant la journée !, ma distraction me posera un jour de gros problèmes, ou pas, ça avance mais c’est lassant, sentir un air de printemps en sortant du boulot et me sentir bien, commencer un film et me rendre compte que je suis crevée
Samedi: encore fatiguée malgré une bonne nuit, d’ailleurs je me fais un torticolis sous la douche, prendre plaisir à rouler sur les routes de campagne pour m’acheter une nouvelle orchidée et du gin (même si regarder à gauche est un peu douloureux), les courses et la visite du samedi, un peu de couture, finir mon roman, préparer un bo bun en ce jour de l’an, terminer A passage to India (David Lean, 1984) – de belles images mais je ne suis pas très enthousiaste sur le film – et encore moins sur la coiffure de l’actrice principale, The Halcyon
Dimanche: de la zumba en prévision de la soirée, du ménage – parce qu’il le faut bien, de la couture, faire de la place dans la bibliothèque en créant des doubles rangées – ou comment se voiler la face et garder toujours plus de livres, de la lecture, de la raclette suisse en compagnie des voisins, burps !
Matthias Debureaux, De l’art d’ennuyer en racontant ses voyages: un court recueil qui me semblait d’application au moment où j’allais commencer à écrire mon récit de voyage du Sri Lanka. L’auteur fait le portrait de ces personnes qui ont l’art d’accaparer un public pour expliquer les nombreuses péripéties de leurs voyages, photos et souvenirs à l’appui. Que ce soient les interminables soirées diapositives du passé ou les récits de blogs plus actuels, certaines personnes ont l’art de mettre en avant des choses qui leur semblent extraordinaires tandis que les spectateurs ou lecteurs s’endorment (ou ricanent) dans leur coin. Je pense qu’on a tous eu des excès du genre mais les voir rassemblés tous ensemble est assez drôle. Des extraits:

Aki Shimazaki, Mitsuba, Zakuro, Tonbo, Tsukushi, Yamabuki: après Le poids des secrets, Aki Shimazaki a de nouveau écrit cinq courts romans dont les personnages se croisent. Au centre de ce cycle se situent les salarymen et leur famille, leur fidélité aux grandes sociétés commerciales japonaises et les règles qui en dépendent mais aussi les lois sociales très rigides de la culture japonaise et le silence qui en découle. Mais ce n’est que la toile de fond: Mitsuba raconte l’histoire d’amour malheureux de Takashi Aoki, Zakuro décrit la recherche du père de Tsuyoshi Toda qui a été déporté en Sibérie pendant la guerre, Tonbo révèle des histoires du passé liées à un suicide, dans Tsukushi, Yuko, l’amour impossible de Takashi, aujourd’hui mariée avec le président d’une grande banque découvre un secret troublant, Yamabuki suit Aïko Toda, salaryman aujourd’hui à la retraite. Dans chacun des récits, Aki Shimazaki déploie son talent d’écriture pour décrire les petites choses de la vie mais aussi les secrets qui ne peuvent être dévoilés, avec poésie et émotion. Ses portraits sont vivants, utilisant des plantes comme fil rouge – les titres de chacun des livres. Une fois de plus, j’ai beaucoup aimé lire cet auteur et j’ai avalé les cinq volumes en deux ou trois jours – pendant une longue attente pour un avion qui décollait au milieu de la nuit.