Tartas
| Tartas | |
Église de Tartas. |
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Blason |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Nouvelle-Aquitaine |
| Département | Landes |
| Arrondissement | Dax |
| Canton | Pays morcenais tarusate (bureau centralisateur) |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays Tarusate (siège) |
| Maire Mandat |
Jean-François Broquères 2014-2020 |
| Code postal | 40400 |
| Code commune | 40313 |
| Démographie | |
| Gentilé | Tarusate |
| Population municipale |
3 219 hab. (2014) |
| Densité | 106 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 43° 50′ 01″ nord, 0° 48′ 27″ ouest |
| Altitude | Min. 10 m – Max. 68 m |
| Superficie | 30,37 km2 |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.tartas.fr |
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Tartas est une commune française située dans le département des Landes en région Nouvelle-Aquitaine.
Sommaire
Géographie[modifier | modifier le code]
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Tartas se trouve aux frontières de la Grande-Lande et de la Chalosse, deux paysages très contrastés. La Midouze, affluent de l'Adour constitue une sorte de barrière naturelle entre ces deux paysages : des forêts de pin d'un côté, des paysages vallonnés de l'autre. Au nord, la Grande-Lande se dessine très vite tandis que le sud et l'est conduisent très vite aux coteaux chalossais. Tartas étant divisé en deux cantons (séparés par la Midouze), elle s'inscrit dans le cadre d'une entité géographique discutable : la vallée de l'Adour. On peut appréhender Tartas comme une ville de vallée, construite en fonction du relief local de la vallée : l'abrupt de la ville haute correspond aux anciens lieux de pouvoir (il ne reste aujourd'hui que l'église) et la ville basse, plus large de berges, au pôle commercial[1].
Hydrographie[modifier | modifier le code]
Le ruisseau du Gaillou, affluent droit de l'Adour, traverse les terres de la commune, tout comme le Retjons, affluent droit de la Midouze dans le bassin versant de l'Adour.
Histoire[modifier | modifier le code]
À partir de la fin du Xe siècle, la ville est administrée par les vicomtes de Tartas qui se succèdent jusqu'au début du XIVe siècle. Par le mariage de la fille unique du dernier vicomte de Tartas et de Dax [2], avec Amanieu V, sire d'Albret, de la Maison d'Albret, les titres des deux vicomtés passèrent[3] dans la Maison d'Albret.
Le siège et la prise de Tartas ont lieu en 1338. On les doit au comte de Foix sous la bannière de Philippe VI de France[4]. Le Voyage de Tartas en juin 1442 est une expédition menée par Charles VII de France accompagné du dauphin pour délivrer la ville assiégée par les Anglais. Charles II d'Albret qui défendait cette place avait conclu avec les Anglais de la leur céder si le secours de Charles VII n'était pas arrivé le 24 juin 1442. Le roi arriva à temps et l'expédition fut une réussite (ce fut une démonstration de force à laquelle participèrent de nombreux princes du royaume de France)[5].
Du 27 au 31 janvier 1502, Philippe Ier de Castille-Habsbourg (dit Philippe le Beau) et sa femme Jeanne Ire de Castille (dite Jeanne la Folle), qui voyagent de Bruxelles à Tolède, séjournent à Tartas, bloqués par la crue de la Midouze[6].
Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.
Linguistique gasconne[modifier | modifier le code]
Sa position géographique, alliée aux mouvements démographiques liés à l'emploi font que les "patois clars" et "neugues" s'y côtoient, avec une prédominance pour ces derniers. L'habitué "sent" une différence selon les lieux.
Héraldique[modifier | modifier le code]
| Blasonnement :
Écartelé : au premier et au quatrième de sable fretté d'or, au deuxième d'azur à la fleur de lys d'or, au troisième d'azur à une demi-fleur de lys d'or[7]
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Politique et administration[modifier | modifier le code]
Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]
Liste des maires[modifier | modifier le code]
Politique environnementale[modifier | modifier le code]
Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[8].
Démographie[modifier | modifier le code]
| L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.
Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10],[Note 1]. En 2014, la commune comptait 3 219 habitants, en augmentation de 6,41 % par rapport à 2009 (Landes : 5,28 % , France hors Mayotte : 2,49 %) |
Après une croissance forte après la guerre de 1939-1945 et malgré une attache industrielle assez forte avec la papeterie et les entreprises sous-traitantes, Tartas perd sa place de ville moyenne dans les Landes pour devenir une commune rurale. Ce n'est que récemment que le solde démographique est redevenu positif, grâce à une politique de complémentarité avec les communes urbaines de Dax et Mont-de-Marsan. L'habitat individuel se développe par la mise en vente de lots dans des lotissements équipés. L'habitat social suit, peut-être dans le but de rajeunir une population vieillissante. Avec plus de 35 % d'habitants âgés de plus de 60 ans et un très faible solde migratoire, le risque est trop grand de voir Tartas devenir une « ville de vieux ».
Économie[modifier | modifier le code]
Lieux et monuments[modifier | modifier le code]
Tartas est divisée en une ville haute sur la rive gauche et une ville basse sur l'autre rive de la Midouze. La ville haute fut jadis le siège du château, des administrations et de l'église, la ville basse étant plutôt dévolue au commerce. Ancienne sénéchaussée importante, il ne reste que des bribes d'un passé faste : les restes du fort, une très ancienne rue ville haute, quelques maisons rive gauche. Les berges de la Midouze ont été récemment nettoyées et donnent à voir les paysages agricoles et naturels des Pays de l'Adour. Aujourd'hui, la mairie est à la ville basse, tous les monuments religieux ont disparu de la ville basse et ne subsiste qu'une église dominant la ville (église Saint-Jacques) et l'ancien couvent des Ursulines (occupé au préalable par les Clarisses) qui abrite actuellement le groupe scolaire Saint-Joseph (des classes maternelles jusqu'à la fin du collège).
Présence d'un ancien cloître, de vieux bâtiments divisés en cellules, remparts et fortifications, petit clocher, ancienne chapelle. Le Foyer des Œuvres chrétiennes est actuellement propriétaire de cet imposant édifice. L'usine de pâte fluff, anciennement appelée la papète ou la Calaisienne est incontournable. Elle est le centre de l'activité économique et surtout possède chez les habitants une charge affective très forte. Des légendes ou des histoires sont souvent entendues : son origine mythique (Calais) dans une période de guerre donnent lieu à d'héroïques légendes locales. On dit pouvoir prévoir la météo en fonction de la direction de la fumée de sa cheminée. Il est possible de visiter ce trésor industriel mâtiné de bon sens paysan et de savoir-faire technique.
Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]
- Augustin Darricau (1773-1819), général des armées de la République et de l'Empire (nom gravé sous l'Arc de Triomphe).
- Isaac de Castro Tartas (1623-1647), marranne et martyr juif, est né à Tartas. Il est condamné à mort par l'Inquisition et envoyé au bûcher à Lisbonne.
- Le chanoine Bordes, héros de la résistance a donné son nom à la plus vieille rue de la ville basse.
- Bernard Navarre (Tartas 1880 - Saint-Cloud 1966), industriel papetier, ancien élève de l'École centrale Paris, a marqué l'histoire économique de Tartas. En 1940, après des années de recherche et de développement, il implante dans sa ville natale un établissement d'une entreprise qu'il dirige ("La Calaisienne de pâtes à papier") pour y développer la rayonne, ou viscose (soie artificielle), avec la participation du Comptoir des Textiles Artificiels - CTA de Charles Gillet. Cette production de fibres pour l'industrie textile ne prospérera pas et très vite, à partir des années 50, la production de pâte deviendra la principale ressource de l'usine ; Bernard Navarre se trouve ainsi à l'origine de l'industrie majeure du canton : l'industrie de la pâte fluff (pâte à papier blanchie produite à partir du pin des Landes). Cette usine, renommée Société landaise de pâtes à papier, deviendra une des usines de La Cellulose du Pin (groupe Saint-Gobain puis groupe Smurfit). L'usine sera reprise en 1999 par le groupe canadien Tembec qui la fera prospérer en réorientant sa production vers fabrication de fibres de cellulose ultra pures visant ainsi des marchés de forte valeur ajoutée. En 2012, elle réalise un CA de 175 millions d'euros, emploie 280 personnes[13] et produit 150 000 tonnes[14] de pâte de cellulose de spécialités[15]. Avec ses frères André et Vincent, Bernard Navarre crée, également à Tartas, l'Avébène (AVBN, acronyme de leurs initiales), une entreprise spécialisée dans la mise en valeur des déchets de l'usine de pâte à papier sous forme de lignosulfonates [16]. L'Avébène, longtemps restée familiale, appartient maintenant également à Tembec.
- André Navarre (Tartas 1868 - Paris 1942), frère aîné du précédent, industriel papetier, ancien élève de l'École centrale Paris, fut un des pionniers de l'industrie papetière moderne en France et le fondateur des Papeteries Navarre, l'un des principaux groupes papetiers de la première moitié du XXe siècle. Il est enterré à Tartas.
- Jean Navarre (Jouy-sur-Morin 1890 - Villacoublay 1919), fils du précédent, pionnier de la chasse aérienne lors de la Grande Guerre, il devient vite célèbre tant pour ses victoires aériennes que pour sa vie tumultueuse en dehors des terrains d'aviation. As de l'aviation (voir la Liste des as de la Première Guerre mondiale), il est surnommé "La sentinelle de Verdun". Il totalisera 12 victoires homologuées et 15 non homologuées. Pilote virtuose, il est le premier à savoir sortir d'une vrille, le premier à réaliser un "doublé" (deux avions ennemis abattus en une même journée) et le premier à réaliser un "quadruplé". Grièvement blessé en 1916, il ne participera pratiquement pas à la seconde partie de la guerre. Il décède en juillet 1919 au cours d'un entraînement aérien. Il est enterré au cimetière de Tartas[17].
- Guy Delmas, laborantin, mais aussi délégué syndical CGT à la papeterie sera très impliqué lors des luttes ouvrières menées contre le projet de Saint-Gobain, propriétaire, qui conduisait à la fermeture de cette industrie. Delmas sut si bien gérer ce conflit que l'ensemble de la population se mobilisa.
- Certains habitants disent que Charlemagne a bu l'eau de la fontaine actuellement située au pied de la maison de retraite. D'autres sont sûrs du passage de Jeanne d'Albret dans une maison de la ville basse (appelée d'ailleurs, maison Jeanne d'Albret). Mais cela relève sans doute plus du mythe que de la réalité…
- Victor Hugo parle du lièvre de Tartas dans ses notes de voyages. Il compare les habitants de ce lieu (en se trompant sur leur origine) à ce lièvre, fier, voire provoquant (voir le site du rectorat de Bordeaux).
Actuellement, plusieurs écrivains essaient de rendre vivante la vie locale, qu'il s'agisse des luttes pour la sauvegarde de la "calaisienne" ou des traditions locales gasconnes (l'ortolan, le quillet…).
- François Dupeyron
- Benjamin Gaillardet
- Philippe de Culant
- Marie Moreau
Article détaillé : Guérisons de Lourdes.
- Alphonse Benquet
- David Darricarrère
Culture[modifier | modifier le code]
Chaque année, pendant le dernier week-end de juillet, se déroule autour du plan d'eau tarusate le festival Fest'afrik. Initiés par quelques jeunes du village, le festival tend à proposer un autre regard sur les cultures originaires d'Afrique de l'Ouest. Au programme: concerts, débats, jeux coopératifs, village associatif, stages[18].
Voir aussi[modifier | modifier le code]
Notes et références[modifier | modifier le code]
- [1]
- Erreur de référence : Balise
<ref>incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nomméessur_ce_mariage_voir_ce_lien. - sur l'entrée des deux vicomtés dans la Maison d'Albret voir ce lien [2]
- Voir la liste des sièges de la guerre de Cent Ans
- Histoire de Charles VII, roi de France, et de son époque, 1403-1461, par Auguste Vallet de Viriville Éditeur Vve J. Renouard, 1863
- Reise des Erzherzogs Philipp nach Spanien 1501 - Le voyage de l'Archiduc Philippe en Espagne 1501
- Banque du blason.
- Site des villes et villages fleuris, consulté le 22 décembre 2016.
- L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
- Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
- Infogreffe 2013
- site www.tembec.com 2013
- site http://tembec.com/fr/produits/cellulose-de-specialites
- http://tembec.com/fr/produits/produits-chimiques
- Jacques Mortane: "Navarre - sentinelle de Verdun" & Jim Wilberg: "Jean Navarre - France's Sentinel of Verdun" ed. Aeronaut Books 2010
- Fest' Afrik
Notes[modifier | modifier le code]
- Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
