Mansplaining

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Le mansplaining désigne la situation où un homme se croit en devoir d'expliquer (en anglais explain) à une femme quelque chose qui la concerne directement, généralement de façon paternaliste ou condescendante. Il s'agit d'une notion développée par les mouvements féministes américains, en particulier sur Internet.

Mecsplication[1] a été proposé comme transposition en français, ainsi que pénispliquer[2] au Québec ; aucune forme ne s'est encore imposée.

Origine[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un mot-valise qui tire son étymologie des mots anglais man (homme) et explaining (qui explique).

Le terme serait apparu en 2008 après la publication d'un article de l'écrivaine Rebecca Solnit (en) dans le LA Times, où elle racontait comment son interlocuteur lui avait longuement parlé d'un livre, sans qu'elle ne parvienne à lui expliquer qu'elle en était l'auteur. Elle n'utilise pas le terme « mansplaining » mais les premières occurrences du mot apparaissent sur Internet à ce moment-là[3].

Concept[modifier | modifier le code]

Le journal The Atlantic cite comme exemple historique de «  mansplaining » les propos du théologien Lyman Abbot, lequel affirmait que les femmes ne voulaient pas du droit de vote, en dépit de la montée des mouvements suffragistes. Un exemple historique plus récent est celui de Ronald Reagan expliquant, lors du débat pour la présidence avec Jimmy Carter (en 1980), que la discrimination en matière d'emploi était dans l'intérêt des femmes[3].

Le concept est à mettre en relation avec d'autres termes comme celui de manspreading ou manslamming, dont les concepts ont trait à la place occupée par les hommes dans l'espace public[4].

Critique[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La mecsplication, vous connaissez ? - Les Glorieuses », sur Les Glorieuses (consulté le 25 décembre 2016).
  2. (fr) ICI Radio-Canada Première - Radio-Canada.ca, « En Français SVP: remplacer mansplaining par « pénispliquer » », sur On dira ce qu'on voudra,‎ (consulté le 25 décembre 2016).
  3. a et b (en) A cultural history of mansplaining, The Atlantic, 1er novembre 2012
  4. (en) « From Manspreading to Mansplaining — 6 Ways Men Dominate the Spaces Around Them », Everyday Feminism,‎ (lire en ligne)

Voir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anne-Charlotte Husson. Feminist Thought and Online Lexical Creativity: the Case of "Mansplaining". Feminist Thought - Politics of Concepts. 5th Christina Conference on Gender Studies, May 2013, Université d'Helsinki, Finland. <hal-01250695>
  • Imperatori-Lee, Natalia. “Father Knows Best: Theological ‘Mansplaining’ and the Ecclesial War on Women.” Journal of Feminist Studies in Religion, vol. 31, no. 2, 2015, pp. 89–108. JSTOR
  • Poland, Bailey. “DON’T FEED THE TROLLS: Why Advice about Cybersexism Fails.” Haters: Harassment, Abuse, and Violence Online, University of Nebraska Press, Lincoln, 2016, pp. 61–88, JSTOR

Liens externes[modifier | modifier le code]

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