Alfred de Falloux
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Le comte Frédéric Alfred Pierre de Falloux du Coudray, né à Angers (Maine-et-Loire) le [1] et mort à Angers le , est un historien et homme politique français.
Sommaire
Biographie[modifier | modifier le code]
Carrière politique[modifier | modifier le code]
Né d'un père anobli par Charles X, Falloux commence sa carrière comme journaliste légitimiste et clérical, sous l'influence de Madame Swetchine. En 1846, il est élu député de Maine-et-Loire. Il accueille avec bienveillance la révolution de février 1848. Élu député à l'Assemblée nationale en février 1848, comme « républicain du lendemain », il y est l'adversaire acharné des Ateliers nationaux dont il obtient la dissolution en juin 1848, provoquant ainsi les massacres des journées de Juin.
Le 13 mai 1849, il est réélu à l'Assemblée législative. Le président de la République Louis-Napoléon Bonaparte, dont il avait soutenu la candidature, le nomme ministre de l'Instruction publique et des cultes dans le premier gouvernement Odilon Barrot en décembre 1848. Mais ses désaccords avec le président, notamment sur la question romaine, l'amènent à démissionner quelques mois plus tard en octobre 1849[réf. nécessaire].
Entre-temps, le , il avait néanmoins réussi à faire passer la loi qui porte son nom et qui organisait l'enseignement primaire et secondaire. Cette loi prévoyait que le clergé et les membres d'ordres religieux, hommes et femmes, pourraient enseigner sans produire d'autre qualification qu'une lettre d'obédience. Cette exemption fut même étendue aux prêtres qui enseignaient dans les écoles secondaires, alors qu'un grade universitaire était exigé des enseignants laïcs. De leur côté, les écoles primaires étaient placées sous la surveillance des curés. Falloux fut élu membre de l'Académie française en 1856.
Opposé au régime impérial, il n'occupa aucun poste pendant le Second Empire. Durant le coup d'état du 2 décembre, il joignit les protestataires et fut arrêté un court temps[2]. Retiré, par la suite, sur ses terres du Bourg-d'Iré, en Anjou, il continua néanmoins de suivre l'évolution de la vie politique et participa activement, au sein de la revue du Correspondant dont il fut, avec le comte de Montalembert et Augustin Cochin, l'un des fondateurs, à la lutte contre les catholiques intransigeants et leur leader, Louis Veuillot. Conscient de l'évolution des mentalités, il s'opposa aux idées conservatrices du comte de Chambord et s'efforça, en vain, et contre l'avis de l'héritier des Bourbons, de négocier la fusion entre les légitimistes et les orléanistes.
Carrière littéraire[modifier | modifier le code]
Note[modifier | modifier le code]
- Né le selon la biographie d’Eugène de Mirecourt ; né le selon le Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle de Pierre Larousse ; né le selon le site de l’Académie française.
Le registre de l'état-civil du 2e arrondissement d'Angers (consultable ici, page 21/112, 20e nom dans la colonne de gauche) indique le 8 mai. - Victor Hugo, Histoire d'un crime, cf. chap. XIV, Caserne d'Orsay
Principales publications[modifier | modifier le code]
- Louis XVI (1840)
- Histoire de saint Pie V, pape, de l'ordre des Frères prêcheurs (1844)
- Discours de M. de Falloux sur la situation du pays et sur les ateliers nationaux à la séance de l'Assemblée nationale du 24 mai 1848 (1849) Texte en ligne
- Le Parti catholique, ce qu'il a été, ce qu'il est devenu (1856)
- Itinéraire de Turin à Rome (1861)
- Madame Swetchine, sa vie et ses œuvres, publiées par M. le Cte de Falloux (2 volumes, 1860)
- Lettres de Mme Swetchine, publiées par M. le Cte de Falloux (2 volumes, 1862) Texte en ligne 1 2
- Augustin Cochin (1875)
- L'Évêque d'Orléans (1879)
- De l'Unité nationale (1880)
- Discours et mélanges politiques (1882)
- Études et souvenirs (1885) Texte en ligne
- Mémoires d'un royaliste (2 volumes 1888) Texte en ligne 1 2
- Correspondance d'Alfred de Falloux avec Augustin Cochin : 1854-1872, établie et annotée par Jean-Louis Ormières, H. Champion, Paris, 2003
Bibliographie[modifier | modifier le code]
- Eugène de Mirecourt, Falloux G. Havard, Paris, 1859 Texte en ligne
- Le Comte de Falloux, 1811 - 1886 entre Église et monarchie, de Gérald Gobbi, presses Universitaires de Rennes, 2010.
- « Alfred de Falloux », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, [détail de l’édition]
Article connexe[modifier | modifier le code]
Liens externes[modifier | modifier le code]
- Notices d'autorité : Fichier d'autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Service bibliothécaire national • Bibliothèque nationale d'Espagne • WorldCat
- Notice biographique de l'Académie française
- Les correspondances d'A. de Falloux
- Naissance à Angers
- Naissance en mars 1811
- Décès à Angers
- Décès en janvier 1886
- Décès à 74 ans
- Ministre de la Deuxième République
- Député de Maine-et-Loire
- Député de la Monarchie de Juillet
- Membre de l'Assemblée constituante de 1848
- Député de la Deuxième République française
- Ministre français de l'Instruction publique
- Membre de l'Académie française
- Militant chrétien
- Ministre français des Cultes/Affaires ecclésiastiques
- Comte français du XIXe siècle
- Légitimisme français
- Historien français du XIXe siècle
- Personnalité ayant donné son nom à une loi
