20/12/2016
Marie-Galante
Nous voici en hiver qui va apporter son lot de frimas sous nos latitudes. Pour réchauffer vos abattis transis, je vous invite à passer un moment de farniente à Marie Galante, petite île située à 30 kilomètres au sud de Karukera (Guadeloupe) et célébrée par Laurent Voulzy dans l'une de ses magnifiques chansons. Du fait de son isolement, Marie Galante a conservé un style de vie rural où le tourisme se développe principalement par le biais de gites chez l’habitant, ce qui en préserve l’authenticité et facilite le contact avec la population locale très chaleureuse. Les plages sont le principal attrait de l'île ainsi que ses vieux moulins. On en comptait en effet une centaine il y a un siècle, à l’âge d’or des sucreries. L’ile invite à la rêverie poétique et m'a inspiré cette chanson que je livre à vos oreilles indulgentes.
Vous pouvez écouter la chanson
en faisant défiler les photos sous lesquelles figurent les paroles
Les Alizés fouettent la mer
Qui déferle sur les cayes*
Ecume blanche et amère
Entre nos lèvres une paille
* les cayes : récifs coralliens
On sirote un planteur passion
Allongés sur la plage
Dans l’île de la tentation
Difficile de rester sage
Marie-Galante
Caressée par les Alizés
Ile indolente
Où de mourir on n’est pas pressés
Un moulin dresse sa silhouette
Sur le morne* couvert de cannes
Soudain l’envol d’une aigrette
Fait sursauter mon âme
*Morne : colline
Un nuage assombrit les cieux
Tu sors de ta rêverie
Je vois alors dans tes yeux
Le désir et tu me souris
Marie-Galante
Caressée par les Alizés
Ile indolente
Où de mourir on n’est pas pressés
Les coqs alentour se défient
A qui chantera le plus fort
Pourquoi perdre tant d’énergie
Alors qu’un jour on sera mort
Mais comme ici le temps s’arrête
On peut garder l’espoir
Que la sinistre coupeuse de têtes
Oubliera d’passer nous voir
Marie-Galante
Caressée par les Alizés
Ile indolente
Où de mourir on n’est pas pressés
*****
Si vous appréciez ce blog, je vous invite à découvrir les chansons de mon nouveau CD "Ne perds pas tes rêves en chemin" sur :
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Texte, photos, paroles, musique, chant Old Nut
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09:30 Publié dans Musique | Tags : marie-galante, karukera, laurent voulzy, canne à sucre | Lien permanent | Commentaires (71) |
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12/12/2016
Tu parlais à l'oreille des chevaux...
Cette chanson m'a été inspirée par une nouvelle d'Alice Murno - écrivaine canadienne, prix Nobel de Littérature en 2013 - où elle décrit de façon poignante la souffrance mais aussi le fol et vain espoir d’une mère dont la fille disparaît un jour sans explication. Celle ci ne lui donne plus jamais signe de vie alors qu’elle sait par des tiers que sa fille habite toujours dans le pays. La disparition d'êtres chers qui décident de partir ailleurs pour mener une autre vie est une chose relativement fréquente. Ces personnes disparues deviennent des ombres qui hantent ceux qui ont été ainsi abandonnés. Ma chanson raconte ainsi l’histoire d’un père qui vit dans un pays de montagne seul avec sa fille qui un jour le quitte sans plus lui donner de nouvelles.
Vous pouvez écouter la chanson tout en regardant les photos qui en illustrent les paroles
Tu es née une nuit de pleine lune
Nous avions les étoiles pour fortune
Le jour où tu as su marcher
Dans la montagne je t’ai emmenée
Traquer les mouflons, boire l’eau des sources
Chatouiller de nos doigts la Grande Ourse
Chanter devant des feux de bois
Et manger en se léchant les doigts
Tu parlais à l’oreille des chevaux….
Quand je te voyais le monde était plus beau
Mais un matin sans rien dire tu es partie
Et dans la montagne je traîne mon ennui
Sans doute es tu allée vers la ville
Pour y trouver l’amour, la vie facile
Tu étais devenue une jeune femme
Et la vie est dure dans la montagne
Pour moi les heures passent silencieuses
J’espère au moins que tu es heureuse
Et je garde néanmoins l’espoir
Que je survis dans ta mémoire
Tu parlais à l’oreille des chevaux….
Quand je te voyais le monde était plus beau
Mais un matin sans rien dire tu es partie
Et dans la montagne je traîne mon ennui
Si un jour de ta vie tu es lasse
A la maison tu as toujours ta place
L’amour d’un père est comme le soleil
Malgré les nuages il chauffe toujours pareil
Si un jour tu reviens dans nos montagnes
Mon sang deviendra du champagne
Et nous reprendrons nos folles cavales
A deux vers les sommets, vers les étoiles
Tu parlais à l’oreille des chevaux….
Quand je te voyais le monde était plus beau
Mais un matin sans rien dire tu es partie
Et dans la montagne je traîne mon ennui
*****
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Texte, Paroles, musique et chant Old Nut
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15:36 Publié dans Musique | Tags : mouflon, montagne, feu de bois, cheval | Lien permanent | Commentaires (96) |
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23/11/2016
Je vais par monts et par vaux...
Je suis d’une génération de garçons qui ont joué, étant enfants, aux cow-boys et aux indiens et dont l’imaginaire a été nourri de westerns. Les folles chevauchées dans l’ouest américain étaient notre guerre des étoiles et nos héros étaient ceux qui tiraient plus vite que leur ombre. Adulte, j’ai parcouru ces vastes espaces somptueux et désertiques et j’y ai vu les fantômes qui m’avaient tant fait rêver étant enfant. Ils m’ont inspiré une chanson « Je vais par monts et par vaux » que j’ai illustrée de photos montages réalisées par mon ami Pierre Caruana que je remercie chaleureusement (Il a une page facebook).
Vous pouvez écouter la chanson en découvrant ci-dessous
les photos qui l'illustrent ainsi que les paroles.

Je vais par monts et par vaux
Sur mon vieux cheval noir
Avec mon passé dans le dos
Plein de sombres histoires

D’amours contrariées
Et d’amitiés trahies
De blessures, de coups fourrés
Et de beuveries

Poussé par mon copain le vent
Guidée par mon amie la lune
J’ai l’or des soleils couchant
Pour seule fortune

Je croise parfois des hommes
Qui me regardent de travers
Dans ce monde les voleurs de pommes
Meurent d’un coup de révolver

Et si par hasard
Je rencontre une belle
Je baisse le regard
Et fouette ma haridelle

Poussé par mon copain le vent
Guidée par mon amie la lune
J’ai l’or des soleils couchant
Pour seule fortune

Je vais par monts et par vaux
Sur mon vieux cheval noir
Avec mon passé dans le dos
Habité par l’espoir

De voir un matin
Le soleil se lever
Sur un monde où j’pourrai enfin
Me reposer

Poussé par mon copain le vent
Guidée par mon amie la lune
J’ai l’or des soleils couchant
Pour seule fortune
*****
Si vous avez apprécié cette "chanson-photos" , vous pouvez écouter mes autres compositions sur mon blog musical OLD NUT- WIX (lien en haut de la colonne de gauche) et également pour certaines sur
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Texte, Paroles, musique et chant Old Nut/ Photos Pierre Caruana
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15:31 Publié dans Musique | Tags : far west, cheval, cow-boy, western | Lien permanent | Commentaires (5) |
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12/11/2016
Les doudous et les blessures
Comme le dit Maxime le Forestier dans sa superbe chanson « Né quelque part » « être né quelque part est toujours un hasard » et ce hasard peut vous conduire à apprendre à marcher sur "les trottoirs de Manille, de Paris ou d’Alger" ce qui détermine en partie les conditions de vie que les hommes connaissent ou subissent. L'une de mes précédente chanson, « Migrant Boy », parle des migrants qui fuient ces pays où les hommes sont plus préoccupés à survivre qu’à vivre. Mais dans nos pays dits développés la vie n’est pas non plus « a rose garden » comme disent nos plus chers ennemis, les grands-bretons. De fait nos existences sont tissées de satisfactions et de déceptions, de réussites et d’échecs, de joies et de chagrins.
Cela dit, quand notre naissance est accueillie avec amour, notre vie commence généralement comme un conte de fée. Nos berceaux croulent généralement sous les cadeaux et nos parents reçoivent pour nous une quantité de vêtements pouvant vêtir tous les enfants d’une crèche, le problème est qu’au bout de trois mois tout est trop petit.
Lors de la prime enfance, nos journées sont ponctuées de câlins et de bisous et nos doudous sont là pour veiller sur notre sommeil lorsque nos chers parents essaient de prendre un repos bien mérité !!!
Bon, nous avons parfois de gros chagrins quand un doudou fait une fugue et se perd dans le jardin ou sous un meuble….
….. ou qu’il est kidnappé par un esprit taquin qui ne se rend pas compte du drame qu’il peut causer ! (J’avoue que je suis un affreux kidnappeur de doudous )
Mais malgré ces brefs chagrins, ainsi que les inévitables bosses et écorchures liés à l’apprentissage de la station debout et à la découverte de notre environnement proche, la vie est alors une fête. C’est d’ailleurs la période où tous nos vœux sont exaucés grâce à l’existence du Père Noël.
C’est aussi le moment de la vie ou tout le monde vit entre ciel et terre….
Le moment où l’on compte les points sur les ailes de coccinelle que l’on appelle la bête à bon dieu….
Puis l’on aborde la préadolescence et les amis commencent à prendre une part importante dans notre vie .
C’est l’âge des première innocentes bêtises, des sonnettes tirées, des fruits dérobés, des premières cigarettes, des blagues idiotes et des fous rires …..
Quelques années passent et voici venu l’âge de l’adolescence et des premiers émois amoureux…..ainsi que des premiers chagrins..
Mais l’énergie vitale qui nous transporte nous fait croire que le monde n’attend que nous et que nous allons révolutionner la société archaïque et sclérosée que nos parents nous ont léguée…
Devenus de jeunes adultes nous sommes enfin prêts à partir à la découverte du monde et à prendre notre place dans le courant de la vie.
Les premières difficultés que nous rencontrons - qui ne manquent pas dans le monde d’aujourd’hui - n’affectent pas trop notre optimisme et, entourés d’amis qui comme nous ont foi en l’avenir, nous continuons de voir la vie comme un fête…
Mais il arrive que nous croisions sur notre chemin la jalousie, la fourberie, l’hypocrisie….
….et que nous devions avaler quelques couleuvres et quelques piquettes…
Nous devons parfois essuyer quelques tempêtes professionnelles ou affectives. Nous serrons alors les dents (ou parfois plus trivialement les fesses !) et faisons le gros dos. La sinistre Camarde peut aussi nous enlever avant l'heure des parents ou des amis.
Mais, si nous sommes résilients, comme le dit un dicton, ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort…

Avec l’expérience et un peu de recul par rapport à l’agitation du monde, si le sort veut bien préserver nos facultés intellectuelles et notre santé, nous finissons par retrouver notre sérénité face aux soucis et difficultés entremêlées de joies qui forment la trame de toute existence.
C'est ainsi que la vie nous apporte des "doudous et des blessures" comme le dit cette nouvelle chanson :
*****
Si vous avez apprécié cette "chanson-photos" , vous pouvez écouter mes autres compositions sur mon blog musical OLD NUT- WIX (lien en haut de la colonne de gauche) et également pour certaines sur
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09:35 Publié dans Musique | Tags : doudous, blessure, noël, tempête, sérénité | Lien permanent | Commentaires (95) |
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