« J’avais l’impression d’être la coupable ». Le 26 mai 2016 près de Marseille, en pleine mobilisation contre la loi travail, un camion fonce sur un barrage filtrant tenu par des militants de la CGT. Bilan : deux syndicalistes grièvement blessés, dont l’un a pour l’instant perdu l’usage de ses jambes. Un mois plus tard, au terme d’une enquête policière expédiée, le chauffeur est totalement relaxé dans le cadre d’un procès surréaliste, où les syndicalistes blessés sont eux-mêmes traités comme des voyous. Près de sept mois après les faits, victimes et témoins reviennent pour Basta ! sur « l’affaire du barrage forcé ».
Source : Basta !
Hope is a mistake. Rien ne nous est permis d’espérer. L’espoir lui-même est une erreur. Seul compte l’aptitude de chacun à réparer le Monde, dans les trois sens qu’implique ce terme : sens mécanique (réparer une machine cassée), sens moral (réparer une erreur), et sens sotériologique (la réparation comme compensation, rachat). Max, comme Spinoza, rejette l’espoir, parce que l’espoir est le fondement de la superstition, donc de l’erreur, de l’erreur éthique. Fonder l’éthique sur l’espoir, c’est négliger la réparation du Monde, c’est s’engager dans la ligne qui conduit à la déception, au désespoir et à la folie.
Dans les maisons de retraite du groupe Korian, aux dimensions européennes, on a le goût du secret. Rien ne doit filtrer des murs de l’Ehpad les Parents. Assez « bling bling, entre 3 000 et 6 000 euros par mois », comme en témoigne Pauline, l’une des aides-soignantes qui subit aujourd’hui le courroux de la direction. Pour avoir osé décrire, avec quelques-unes de ses camarades, les situations de maltraitance vécues par les résidents de cet établissement, sur les ondes de France Culture.
La France compte environ 60 000 doctorants : de jeunes chercheurs qui travaillent pendant plusieurs années à une thèse, en biologie, en sciences politiques, en mathématiques ou en droit. Mais leur avenir et celui de leur travail de recherche sont compromis : une grande précarité règne. Nombre d’entre-eux s’inscrivent à Pôle emploi pour terminer leur thèse, d’autres enchaînent des vacations sous-payées. Certains deviennent même auto-entrepreneurs et quelques uns rejoignent des laboratoires de recherche à l’étranger… Une situation qui handicape lourdement la qualité de la recherche et de l’innovation française. Rencontre avec ces forçats de la science.