Télé et radio

«Les Chefs!»: la victoire à Alex

CHRONIQUE / Alex Bouchard a commencé à prendre des cours de cuisine à la deuxième saison des «Chefs!» en 2011, l’année de Guillaume St-Pierre. Il avait 17 ans quand l’émission est née sur ICI Radio-Canada Télé. Lundi soir, il a réalisé un rêve d’adolescent en remportant la finale de cette compétition de cuisine. Une autre formidable démonstration de haute voltige culinaire.

C’est donc le sixième aspirant-chef de la région de Québec à remporter la finale. «À Québec, on aime bien manger. On a vraiment une passion pour la gastronomie», m’a confié le champion après la diffusion de l’émission, libéré du lourd secret de sa victoire, qu’il a dû garder durant plusieurs mois. «C’est ce qui a été le plus dur là-dedans, j’en ai rêvé après le tournage.»

Les finalistes avaient carte blanche pour préparer en cinq heures un menu qui reflétait leur personnalité et composé d’une entrée froide, d’une entrée chaude, d’un plat principal et d’un dessert. Alex Bouchard l’a emporté avec des œufs mollets et un consommé de bœuf en entrée, ainsi qu’une pintade demi-deuil comme plat principal. Déjà, avant de rendre son verdict, Jean-Luc Boulay a qualifié le carpaccio d’ananas d’Alex d’«un des plus beaux desserts qu’on aura vus aux Chefs!». 

D’une belle assurance, Alex a une fois de plus montré ses qualités de chef, utilisant entre autres un séchoir pour donner à son chocolat la bonne texture. «C’est plus précis que le bain-marie et une pratique assez courante en pâtisserie», m’a-t-il expliqué.

Pour la première fois de l’histoire des Chefs!, la finale opposait quatre candidats. Et alors qu’un d’entre eux devait être éliminé après les entrées froides et chaudes, les juges ont été incapables de trancher et ont choisi de garder les quatre jusqu’au dessert. «Je pense que je n’aurais pas dormi de la nuit. De renvoyer quelqu’un, ça m’aurait fait mal», a expliqué Jean-Luc Boulay. On avait rarement vu les juges aussi élogieux et unanimes dans leurs commentaires.

La deuxième place est allée à la seule femme finaliste, Brenda Poirier, 26 ans, de Saint-Prime au Saguenay–Lac-Saint-Jean, qui espérait succéder à Ann-Rika Martin, de l’édition 2017, comme deuxième fille gagnante. Jean-Luc Boulay l’a qualifiée de «courageuse» lorsqu’elle a complété son dessert, malgré des coquilles de chocolat blanc qui n’ont pas tenu, une fois démoulées.

Le stress plus intense qu’à l’habitude de Mark Heinz Gutenkunst l’a desservi, mais sa mousse d’oursin a conquis Normand Laprise. L’aspirant-chef de 30 ans, de Montréal, a fini troisième. Bon dernier, Jules Bruneau-Frenette, 26 ans, de Montréal, a été le plus brouillon du quatuor, oubliant la crème sûre dans deux assiettes pour accompagner son boudin noir, puis laissant traîner ses casseroles par terre devant son poste de travail. N’empêche, on peut qualifier de combattant ce concurrent qui a survécu à trois duels.

À 26 ans, Alex Bouchard ne se voit pas ouvrir son propre restaurant à court terme, et préfère se perfectionner au restaurant Initiale, où il travaille comme saucier-­rôtisseur. Il repart des Chefs! avec des prix d’une valeur totale de 30 000 $, dont un voyage en Grèce. «Avoir gagné la finale reste le plus beau prix», dit-il toutefois.

Cette neuvième saison des Chefs!, menée avec beaucoup de rythme par Élyse Marquis et Daniel Vézina, aura été palpitante du premier au dernier épisode. La présence de chefs juniors et le retour de participants connus, en plus de la formidable unité dans la brigade, auront entre autres marqué cette édition. C’est impératif : on veut une 10e saison.

Musique

Atteinte d'un nouveau cancer, Renée Martel doit annuler sa tournée [VIDÉO]

Renée Martel a été contrainte d’annuler tous les spectacles de sa tournée pour soigner un nouveau cancer.

L’artiste âgée de 71 ans est atteinte d’un cancer du sein et doit commencer des traitements prochainement, a annoncé sa maison de production, Martin Leclerc productions, dans un communiqué. 

Renée Martel devait poursuivre sa tournée Cowgirl dorée, mon histoire! jusqu’en 2020. Elle devait notamment se produire à Montréal, à Québec et à Gatineau. Les détenteurs de billets doivent communiquer avec la salle de spectacle pour obtenir un remboursement. 

Renée Martel s’était remise d’un cancer du foie il y a quelques années.  

Télé et radio

À un souffle du record historique de «Jeopardy!», il est battu

NEW YORK — Devenu une vedette aux États-Unis grâce à son parcours impressionnant dans le jeu télévisé «Jeopardy!», James Holzhauer a finalement été battu et termine à un souffle du record de gains qui lui semblait promis.

La séquence avait fuité dès dimanche, plus de 24 heures avant la diffusion lundi du 33e épisode de la saga de ce parieur professionnel sur le plateau du jeu dont les débuts remontent à 1964, et à 1984 dans ce format.

Cinéma

David Lynch et Geena Davis recevront un Oscar honorifique

LOS ANGELES — Un réalisateur culte, une actrice engagée pour les droits des femmes, un comédien amérindien militant pour sa communauté et une cinéaste italienne connue pour ses satires sociales : l'Académie des Oscars va jouer la diversité en récompensant en octobre prochain David Lynch, Geena Davis, Wes Studi et Lina Wertmüller.

Geena Davis, lauréate de l'Oscar du meilleur second rôle féminin pour Voyageur malgré lui en 1988, «est une militante passionnée de l'égalité des sexes». Elle a notamment fondé un institut destiné à combattre les inégalités et les stéréotypes visant les femmes au cinéma et à la télévision, relève l'Académie dans son communiqué publié lundi.

Musique

Jay-Z, premier milliardaire du rap

NEW YORK — Immobilier, alcool, musique : Jay-Z est le premier rappeur à devenir milliardaire, a annoncé lundi le magazine spécialisé Forbes.

La vedette américaine du rap, en activité depuis 1996, «a accumulé une fortune totale d'un milliard de dollars, qui fait de lui un des rares milliardaires du monde du divertissement, et le premier à venir du milieu du rap», explique Forbes dans un article consacré au mari de Beyoncé.

Cinéma

Inconduite sexuelle: Kevin Spacey assiste à son audience [VIDÉO]

NANTUCKET — L’avocat de Kevin Spacey a qualifié de «ridicule» l’accusation selon laquelle l’acteur aurait fait des attouchements non désirés à un jeune homme de 18 ans en 2016.

L’avocat de la défense, Alan Jackson, a critiqué les procureurs lundi lors d’une audience devant le tribunal de district de Nantucket, où Kevin Spacey a également fait une apparition surprise.

L’acteur âgé de 59 ans n’a pas parlé pendant l’audience. Il n’a pas répondu aux questions des journalistes lorsqu’il est arrivé au palais de justice ni à sa sortie.

Il a plaidé non coupable aux accusations d’attentat à la pudeur et de coups et blessures.

Le plaignant affirme avoir été touché de manière inappropriée par Kevin Spacey au restaurant-bar Club Car, où le jeune homme travaillait comme préposé aux tables.

M. Jackson a accusé les procureurs d’avoir menti lorsqu’ils ont nié avoir eu accès à des informations sur le téléphone portable du plaignant.

Le premier procureur de district adjoint, Brian Glenny, a affirmé que son bureau n’avait pas menti à ce sujet.

M. Jackson a demandé au juge de tenir le procès cet été parce que Kevin Spacey «souffre». Le juge a répondu que le procès aurait lieu au plus tôt cet automne.

Télé et radio

Gala Québec Cinéma: quand on parle plus des rideaux...

CHRONIQUE / Franchement, on risque d'oublier très vite ce 21e Gala Québec Cinéma. À l'inverse du film gagnant, «1991», que j'ai vu deux fois, je me suis beaucoup ennuyé devant mon écran dimanche soir. Quand on parle plus des rideaux hideux que des films en nomination. Je cherche encore le glamour, le prestige, la magie.

Et pourtant, Guylaine Tremblay et Édith Cochrane avaient réussi ces deux dernières années à redonner du lustre à cette soirée souvent froide et sans âme. Ça a bien mal commencé : à peu près tout du numéro d'ouverture était raté, de l'idée des animatrices en artistes de cirque à la fausse comédie musicale, jusqu'aux gags douteux qui ont suivi. Au troisième gala avec le duo Cochrane-Tremblay, les auteurs se sont peut-être dits qu'on était mûr pour y aller de blagues plus corsées, mais ça n'a cultivé que des malaises, de la salle à notre salon. «On a engagé Mario Pelchat pour nous conseiller», a blagué Édith. Vous auriez peut-être dû.

Québec cinéma ne gagnera pas de prix pour le décor et ses draperies dignes d'Au bon marché en 1982. Éclairés de couleurs affreuses, les rideaux au centre de la scène ressemblaient à d'immenses couches Pampers. Et que dire des fonds colorés derrière les animatrices? Ça manquait de panache et d'envergure. Éblouissez-nous, on est dans un gala de cinéma. 

À LRE AUSSI: La soirée de «1991» de Ricardo Trogi

Il y a bien eu quelques moments pour nous sortir de notre léthargie. Le duo d'animatrices s'est repris plus tard dans un numéro sur l'invraisemblance de notre cinéma, enfin plus drôle. Survoltée, Sandrine Bisson jubilait en recevant l'Iris du rôle de soutien pour sa Claudette de 1991. L'actrice veut travailler «jusqu'à temps que j'aie l'âge de Béatrice Picard!» a-t-elle dit, avant de lancer un grand cri de joie. Le numéro d'Anne-Élisabeth Bossé et Monia Chokri, incapables de ne pas parler du Festival de Cannes, était amusant. Dommage qu'on ne les ait pas accueillies par des applaudissements plus nourris, un prix à Cannes, c'est pas rien. Guylaine Tremblay est venue aux larmes en rendant hommage à Jean-Claude Labrecque, alors qu'Édith Cochrane venait de rappeler le souvenir de Jean Beaudin.

Très heureux pour Martin Dubreuil, récompensé pour À tous ceux qui ne me lisent pas, un acteur toujours vrai, qui a qualifié son trophée de «jarret du futur». Debbie Lynch-White, notre Bolduc nationale, a commencé par dire merci à sa blonde Marina Gallant. «Merci d'avoir enduré mon violon qui sonnait la marde!» a lancé l'actrice généreuse.

Le gala de dimanche a pu au moins mettre en relief l'oeuvre des nations autochtones. Émouvant de voir Josée Rock, du documentaire Innu Nikamu: chanter la résistance, remercier le milieu du cinéma de s'être intéressé à son univers, à sa nation. L'artiste abénaquise Alanis Obomsawin a été accueillie par une ovation.

«Y'a des gens devant le télésouffleur!» a lancé une Édith semblant excédée, à un retour de pause. J'aurais justement aimé que les artistes sur scène en sortent de ce télésouffleur. Plusieurs interventions manquaient de spontanéité. C'était très lu. L'idée d'associer les films d'aujourd'hui à des classiques n'a pas convaincu et donnait des numéros fades et statiques.

L'éternel problème du Gala Québec Cinéma, c'est que le public n'a pas vu la majorité des films en nomination. Difficile de créer un véritable suspense, une magie qui dépasse la salle et traverse nos écrans. Restent ceux qui regardent la soirée pour mieux connaître notre cinéma actuel. Ce n'est certainement pas avec le spectacle de dimanche qu'on les poussera vers les salles de cinéma.

Outre Louis-José Houde, qui fait figure d'exception à l'ADISQ, il semble qu'un animateur est meilleur à son premier gala qu'à ses suivants. C'est le cas de Guylaine Tremblay et Édith Cochrane, irrésistible duo il y a deux ans, hélas beaucoup moins bon dimanche.

Cinéma

La soirée de Trogi et «1991» au Gala Québec Cinéma [PHOTOS]

«1991» n’est pas le long métrage qui a remporté le plus grand nombre de trophées lors du Gala Québec cinéma, dimanche, mais il a obtenu les deux principaux Iris, ceux du meilleur film et réalisateur pour Ricardo Trogi, ainsi que le prix du public. «À tous ceux qui ne me lisent pas» a toutefois causé une des grosses surprises de la soirée avec les prix du scénario et du meilleur premier film, devant «Une colonie».

Riche idée pour le Gala de tracer un parallèle, dans la catégorie du meilleur film, avec des longs métrages du même acabit à ceux qui étaient dans la course. Pour 1991, on avait choisi C.R.A.Z.Y. de Jean-Marc Vallée; pour La Bolduc, Dédé, à travers les brumes, et ainsi de suite.

Avant de présenter l’Iris de la réalisation à Ricardo Trogi, la grande Alanis Obomsawin a mérité une superbe ovation. Logiquement, 1991, troisième film des aventures autobiographiques du cinéaste, a aussi obtenu le prix du public, qui a permis au réalisateur originaire de Québec de déclamer «une ode à la boisson». Un moment qui défrisait.

La Bolduc s’est retrouvé à l’écart des principales catégories, mais il est tout de même reparti avec six récompenses. Debbie Lynch-White a soulevé l’Iris de l’interprétation féminine pour son incarnation de Mary Travers. «Mettez cette catégorie-là au début. Ça fait deux heures que je ne vis plus», a dit celle qui a dédié son prix à son amoureuse. «Merci d’avoir enduré mes turlutes pendant que je dormais. Je t’aime.» 

Théâtre

«Granma. Les trombones de La Havane»: fascinante rencontre

CRITIQUE / Sur l’écran géant de la salle Multi du complexe Méduse, alors que la pièce Granma. Les trombones de La Havane tire à sa fin, on peut voir les vagues se briser sur le Malecón tandis que la caméra vient momentanément se poser sur un bus de touristes. Après deux heures d’une fascinante rencontre qui nous amène au cœur de l’histoire récente cubaine et à mille lieues de l’expérience réductrice du «tout inclus», l’image a de quoi frapper l’imaginaire...

Présenté au Carrefour international de théâtre par la compagnie berlinoise Rimini Protokoll Granma. Les trombones de La Havane donne au spectateur l’occasion de faire la connaissance de quatre jeunes Cubains, petits-enfants de révolutionnaires. Alors que leur pays vit de nouveau de grandes transformations, ceux-ci décortiquent les changements politiques et sociaux qui ont marqué les dernières décennies sur l’île caribéenne à travers le parcours de leurs grands-parents et leur propre vécu. Dense en contenu informatif, la singulière expérience n’en demeure pas moins franchement sympathique.

Cinéma

«Godzilla 2» fait une entrée monstrueuse au box-office

LOS ANGELES — «Godzilla 2 - Roi des Monstres» n'a fait pour sa sortie qu'une bouchée du box-office nord-américain, selon les estimations publiées dimanche par la société spécialisée Exhibitor Relations.

La suite du Godzilla de 2014 a récolté 49 millions de dollars entre vendredi et dimanche aux États-Unis et au Canada. Une relative déception sachant que le premier volet avait fait près de deux fois mieux pour son démarrage.