On vous propose un nouveau jeu pour cet été. Après un été 2018 placé sous le signe de la musique, ce sont les cinéphiles et sérivores qui sont à l’honneur cette année !

Voici notre deuxième série de captures d’écran de films dans lesquels les personnages lisent ou parlent de livres (la première session autour des séries TV est toujours accessible ici et les réponses sont données en bas de l’article). Dans chacun des plans, un ou plusieurs livres sont en tout cas visibles. Votre but du jeu ? Découvrir de quel film il s’agit à chaque fois (nous ne vous demandons pas le nom du livre) et répondre en commentaire (ils seront cachés jusqu’à la fin du jeu).
Cette deuxième session, ouverte du 5 août au 26, est consacrée aux films.
Exemple de capture d’écran : De quel film est extraite cette image ?

Exemple de réponse attendue : « image 41 : Mais de La Petite Sirène, bien sûr ! »
A vous de jouer pour de vrai ci-dessous. Il y a du facile et du moins facile, de vieux films et des plus récents. Un même film n’est jamais référencé deux fois, mais il se peut qu’un réalisateur voit plusieurs de ses films mentionnés.
Vous avez jusqu’au lundi 26 août 18 h pour jouer.
Nous tirerons au sort deux participants de chaque session (deux pour la session de juillet et deux pour la session d’août) pour recevoir des livres de la rentrée littéraire !
N’hésitez pas à participer même si vous n’avez pas tous les résultats d’un coup 🙂
Mise à jour du 26/08/2019 : les réponses détaillées sont indiquées en bas de l’article et les gagnants seront contactés rapidement. Un grand merci pour votre participation, vos réponses et votre enthousiasme 🙂
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Mise à jour du 26 août à 18h :
Et voici toutes les réponses de la seconde session de notre jeu :
1. Il fallait évidemment reconnaître Pulp Fiction de Quentin Tarantino, sorti en 1994. Palme d’or au festival de Cannes la même année, cette triple histoire de gangsters angelins a non seulement été un grand succès critique et publique mais à également profondément influencé le cinéma occidental. On ne compte plus, depuis la sortie de ce film, les oeuvres « tarantinesques », c’est-à-dire non linéaires, plus ou moins violentes et aux bandes-sons survoltées. A-t-il, avec ce film, réussi à être le « Bob Dylan du cinéma« , en révolutionnant le neuvième art comme Dylan avait révolutionné la pop musique ?
L’influence de Quentin, grand lecteur -de Elmore Leonard notamment dont il adapta Punch Créole sur grand écran sous le nom Jackie Brown-, est quoi qu’il en soit plus littéraire qu’on ne pourrait le croire : « J’ai eu l’idée de faire quelque chose que font les romanciers mais pas les réalisateurs : raconter trois histoires distinctes avec des personnages qui vont et viennent dans chacune d’entre elles mais dont l’importance diffère selon l’histoire » déclara-t-il dans le NY Times selon Wikipédia.
Anecdote amusante pour les spectateurs du film : il se passe toujours quelque chose d’important quand le personnage interprété par John Travolta va au toilettes ! Sa lecture ici est celle des aventures de Modesty Blaise, un personnage de BD britannique créé par Peter O’Donnell qui a toujours fasciné Tarantino. Il avait d’ailleurs demandé à Neil Gaiman d’écrire un script pour un film mais cela ne s’est hélas jamais matérialisé sur le grand écran. Serait-ce le 10ème -et ultime- film de Tarantino ?
2. Cette image est extraite du film Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution de Jean-Luc Godard et sorti en 1965. Ce pur film de science fiction (dont le titre provisoire était Tarzan contre IBM), met en scène un agent secret chargé de se rendre à Alphaville où les sentiments humains ont disparu et où un ordinateur régit la ville.
Fin lettré, Jean-Luc Godard parsème son oeuvre de références littéraires. Si Jean Cocteau a été l’une des influences principales de ce film, les citations ou allusions à Jorge Luis Borges ou à George Orwell sont ainsi légions. Comme le suggérait notre image, c’est cependant Paul Eluard le véritable héro du film. Son livre Capitale de la douleur que lit le personnage incarné par Anna Karina a en effet un rôle déterminant dans l’intrigue même si les poèmes d’Eluard utilisés sont en réalité souvent un collage de plusieurs poèmes issus de différents recueils. Il n’en demeure pas moins que ce film est un superbe hymne au pouvoir de l’art et de la poésie.
3. On pourrait nous reprocher d’avoir utilisé ici une image issue d’un remake. Oui, l’image est tirée de Vous @vez un message(1998) de la reine des comédies romantiques Nora Ephron avec dans les rôles principaux un couple iconique : Tom Hanks et Meg Ryan. Ce film est en effet une version plus actualisée du superbe film de Ernst Lubitsh Rendez-vous / The shop around the corner, sorti en 1940 et lui-même adaptation libre d’une pièce de théâtre.
L’idée est la même : deux personnes tombent amoureux l’un de l’autre par messages interposés. Ils ignorent cependant qu’ils se connaissent dans la réalité et se détestent cordialement ! Nora Ephron modernise cependant l’intrigue en passant des petites annonces à internet et transpose le cadre de la maroquinerie utilisée par Ernt Lubitsh par celui des libraires qui, avouons-le, nous intéresse ici un peu plus ! De nombreuses références littéraires sont d’ailleurs présentes dans le film, Nora Ephron étant une grande fan d’Orgueil et préjugés. Son décès en 2012 nous prive d’ailleurs hélas d’un très beau projet autour de Jane Austen.
Vous avez donc rendez-vous : Les deux films suffisamment différents et intéressants pour justifier que vous les regardiez tous les deux 🙂
4. Peu de difficulté avec cette image, évidemment tirée du film La Belle et la Bête des studios Disney et sorti sur les écrans en 1991. Librement inspiré du conte éponyme de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, publié en 1757, ce film est l’un des plus célèbres des studios et le premier dessin animé à recevoir le Golden Globe du meilleur film musical ou de comédie. Une victoire pour les studios qui avaient déjà tenté, sans succès, d’adapter le conte dans les années 1940. Le film de Cocteau dissuada Walt Disney de réaliser sa version mais sert à son tour d’inspiration pour l’équipe du film de 1991.
Pour la petite histoire, on a hésité à publier, pour le jeu, une image tirée de l’adaptation en prises de vues réelles sortie en 2017 par les studios Disney mais on s’est dit que les images étaient évidemment un peu moins reconnaissables. Qu’aviez-vous pensé de cette adaptation ?
5. Cette image est issue du film Irréversible de Gaspard Noé sorti sur les écrans en 2002. C’est l’actrice Monica Bellucci qui apparaît dans cette séquence bien éloignée des insoutenables violences dépeintes dans le film.
Spoiler Alert : C’est la dernière scène du film mais en fait la première chronologiquement. Le personnage incarné par Bellucci est en train de lire le livre An experiment wih time du philosophe JW Dunne, un essai dans lequel il est question du temps présent mais aussi des rêves prémonitoires. Comment expliquer les rêves prémonitoires (vécus par l’auteur) ou les sentiments de déjà-vu ? Le temps n’est pour lui pas linaire et on peut, dans nos rêves, se « déplacer » dans notre entière existence. On ne peut peut-être pas s’y déplacer physiquement mais on peut accéder à des souvenirs d’événements futurs, des événements que l’on va vivre à un point ultérieur de notre existence. Les rêves prémonitoires ne prédisent pas l’avenir, ce sont des sortes de souvenirs auxquels on peut accéder.
Si le livre est peu présent en France, il est extrêmement connu dans le monde anglo-saxon et a inspiré ou fait réagir de nombreux écrivains, de J.R.R. Tolkien à HG Wells.
La question du temps est très importante dans ce film. Le temps détruit-il tout comme le cela est suggéré tout au long du récit ?
6. C’est l’actrice Margot Robbie que l’on peut voir dans cette image tirée du film Suicide Squad de David Ayer, publié en 2016.
Le film, adaptation sur grand écran des comics DC, raconte l’histoire d’un groupe de méchants, des super-vilains de l’univers DC : On retrouve ainsi Deadshot (incarné par Will Smith), El Diablo, Katana et donc Harley Quinn incarnée par Margot Robbie.
Ce personnage est apparu pour la première fois dans la (géniale) série animée de 1992 (ceux qui ont grandi avec les Minikeums savent de quoi on parle) et est depuis devenu un personnage récurrent de l’univers de Batman. Harley Quinn est une psychopathe qui accompagne le Joker en tenue d’Arlequin.
Si le film de David Ayer n’a pas été très bien accueilli par la presse, la prestation de l’actrice américaine a été plébiscitée et il est fort probable que l’actrice renfile le costume d’Arlequin pour de futurs films de l’univers DC la mettant en scène.
A noter qu’elle lit dans cette image une romance de Molly O’Keefe intitulée Plus si affinité en français. Une histoire de rédemption…
7. C’est une adaptation qu’il fallait trouver ici, en l’occurrence celle de la nouvelle Petit déjeuner chez Tiffany de Truman Capote devenue sur grand écran Diamants sur canapé (1961).
Signée Blake Edwards, cette comédie (ou est-ce plutôt un drame ?) romantique met en scène Audrey Hepburn. Si tout le monde adore Audrey Hepburn et que son interprétation fut remarquée au point de devenir iconique dans l’imagerie collective, Truman Capote fut lui très en colère lorsqu’il apprit que c’est elle qui tiendrait le rôle au lieu de Marylin Monroe, auquel il pensait plutôt lors de la rédaction de la nouvelle. Le ton plus léger du film n’a pas arrangé les choses pour l’écrivain, comme le rappellent les Inrocks qui citent l’auteur : »Le roman était assez amer en réalité, déclara-t-il dans une interview accordée à Playboy, et Holly Golightly était ‘vraie’ : une dure à cuire, strictement rien à voir avec Audrey Hepburn. On a fait du film une mièvre lettre d’amour à New York et à Holly. Par conséquent, c’était un film léger et charmant alors qu’il aurait dû être pesant et déplaisant. Le film et mon travail avaient à peu près autant en commun que les Rockettes avec l’étoile Galina Ulanova. »
La fin du film est également très différente de celle du livre et ne plait pas à tous les lecteurs de Truman Capote même si l’immense succès du film donné une notoriété nouvelle à l’écrivain.
8. Bon, tout le monde a vu Le Cercle des Poètes Disparus, n’est-ce pas ? Si ce n’est pas le cas, je pense qu’on serait nombreux à vous conseiller de voir ce film du désormais très rare Peter Weir avec Robin Williams dans l’un de ses rôles les plus émouvants, celui d’un professeur de poésie pour « l’élite » de la jeunesse américaine. Son enseignement non conformiste va bouleverser la vie de ses étudiants et leur conception du monde. Sa devise : profiter de l’instant présent.
La poésie et le théâtre de Shakespeare ont un très grand rôle dans ce récit initiatique même s’il est aussi question de Robert Frost ou de Henry David Thoreau.
A noter que s’il existe un roman intitulé Le Cercle des poètes disparus (et qui connait un certain succès sur Babelio) signé Nancy H. Kleinbaum, il s’agit d’un novélisation du film et non l’inverse.
9. Only Lovers left Alive est un film de l’un des grands représentants du cinéma indépendant américain, Jim Jarmush. Sorti en 2014, il raconte l’histoire d’amour d’un vieux couple de vampires immortels : Adam et Eve.
Si Ada est un musicien qui se lamente sur l’état actuel du marché du disque, Eve, jouée par Tilda Swinton, est quant à elle une bibliophile convaincue et dont l’appartement croule sous les livres. Des internautes ce sont naturellement penchés sur sa collection pour dresser une liste non exhaustive de ses lectures. On y retrouve des auteurs issus des horizons les plus éloignés comme Jules Verne, Yukio Mishima, Ludovico Ariosto ou encore Elik Shafak.
Bien sûr, on retrouve également dans le film toutes les obsessions culturelles de Jim Jarmush : William Blake, Tesla ou encore William S. Burroughs.
10. Deuxième film de Quentin Tarantino cité dans notre article : Inglourious Basterds, sorti en 2009. Parmi le casting international du film (la communication et le language sont les thèmes principaux du film) on retrouve plusieurs acteurs français dont Mélanie Laurent en jeune juive pourchassée par les nazis à la tête desquels le colonel fou Hans Landa.
On remarque encore une fois qu’il décidément n’est pas rare de croiser dans l’oeuvre du réalisateur des personnages qui lisent ou qui ont en tout cas un livre à la main lors de scènes déterminantes. C’est également le cas dans Once Upon a time in Hollywood. Dans ce dernier film, le personnage interprété par Leonardo DiCaprio, un acteur au tournant de sa carrière, sanglote en lisant un médiocre livre de western dans lequel il croit se reconnaître.
Dans Inglourious Basterds, le personnage lit un exemplaire des aventures de Simon Templar : Le Saint à New-York de Leslie Charteris (publié en 1936).
11. Retour parmi les grands classiques du cinéma américain avec cette scène issue de Fenêtre sur cour, l’un des nombreux chefs-d’œuvre d’Alfred Hitchcock (certains considèrent que c’est l’un des plus grands films de tous les temps…). L’actrice est Grace Kelly, lisant ici, dans la scène finale du film -pardon pour le spoiler- un livre quasi-introuvable en France : Beyond The High Himalayas, un guide de voyage signé William O. Douglas. Elle le troque cependant bien vite pour un magazine de mode !
A noter que le film est l’adaptation d’une nouvelle de William Irish intitulée It Had to be murder. Si le film est devenu bien plus connu que la nouvelle, William Irish est un auteur de polar prolifique et très respecté. Il est notamment l’auteur de La mariée était en noir.
12. La scène évoque plus un film de SF style L’armée des 12 singes mais il s’agit bien d’une image tirée d’Harry Potter et plus exactement du troisième volet de l’adaptation cinématographique des aventures de Hermione (et de son ami le sorcier) : Le Prisonnier d’Azkaban.
Réalisé par Alfonso Cuaron (recommandé par Guillermo Del Toro qui refusa la rôle -il s’en mord encore les doigts), ce troisième épisode, bien plus sombre que les précédents réalisés par Chris Colombus, est pour de nombreux spectateurs, le volet le plus réussi de la saga, et pour certains une étape majeur dans le cinéma pour adolescents.
La question a souvent été posée sur les forums des fans de la saga : pourquoi un sorcier lirait-il un livre destiné aux moldus ? Certains ont avancé une explication assez convaincante : cette scène permet d’annoncer aux spectateurs un élément très important de ce troisième volet, le voyage dans le temps.
Du reste, cet ouvrage de vulgarisation scientifique de l’un des plus célèbres physiciens du XXème siècle Stephen Hawking est une lecture recommandée à tous, moldu ou pas.
13. Il aurait été insensé de ne pas inclure dans ce jeu l’une des plus grandes saga de cinéma du XXème siècle ! Cette scène est bien entendu issue du troisième volet des aventures d’un célèbre aventurier : Indiana Jones et la dernière croisade (1989).
Des débats continuent d’exister pour déterminer quel volet de la saga est le meilleur. Est-ce le premier qui a fait découvrir au monde entier les joies et les dangers du métier d’archéologue ? Le second qui a terrorisé une génération entière de gamins ou bien le troisième dont l’humour a au contraire galvanisé cette même génération ? (Oui, étonnamment, personne ne tient compte du quatrième volet).
C’est bien du troisième volet de la saga imaginée par Steven Sielberg et George Lucas que nous avons tiré notre image. On y retrouve Indy et son père, incarné par Sean Connery dans son deuxième rôle le plus iconique après James Bond. Ce n’est pas autour d’un roman que les deux Jones échangent mais à propos des notes sur le Graal récupérées par Indy père.
Depuis ce film, on n’est quelques uns à ne plus jamais partir en voyage sans un carnet de voyage…
14. Cette image vient du film Seven (ou Se7en) de David Ficher sorti en 1995. Difficile d’oublier ce film et sa fin. C’est l’une des plus traumatisantes du cinéma et les producteurs ont d’ailleurs absolument tout fait pour qu’elle soit adoucie. C’était sans compter sur l’opiniâtreté de David Fincher qui pensait que la fin était la clef de voûte du film. On retrouve dans ce long métrage policier Brad Pitt, hors champs dans notre image, et Morgan Freeman ici entouré d’une belle pile de livres. Les deux détectives chassent un tueur en série particulièrement violent qui s’inspire des 7 péchés capitaux. Peut-être que la lecture des livres de Thomas d’Aquin les aideront à dresser le portrait du tueur et à le capturer.
Les lecteurs de littérature britannique auront peut-être remarqué que le nom du très cultivé détective incarné par Morgan Freeman, William Somerset, est inspiré de W. Somerset Maughan. Il se trouve être l’écrivain préféré de Andrew Kevin Walker, le scénariste du film qui proposait là son premier scénario à Hollywood.
15. Le patient Anglais est un film réalisé par le regretté Anthony Minghella, en fait une adaptation du roman L’Homme flambé de Michael Ondaatje. Grand succès public et critique, le film a absolument tout raflé aux Oscars 1997. Dans les rôles principaux on retrouve l’actrice française Juliette Binoche et le britannique Ralph Fiennes.
Dans ce film, Juliette Binoche incarne Hana une lumineuse infirmière qui s’occupe, en pleine Seconde guerre mondiale, d’un mystérieux « homme flambé », un grand blessé dont tout le monde ignore l’identité. Ce dernier transportait avec lui un ouvrage, un livre qui va passionner Hana.
Si c’est le réalisateur qui signe le scénario du film, Michael Ondaatje a été très impliqué dans sa production et a aidé le monteur Walter Murch dans le montage très compliqué du film en raison de ses innombrables flash-backs.
16. On retrouve Anthony Minghella dans la production de The Reader qui met une nouvelle fois en scène Ralph Fiennes mais cette fois-ci avec Kate Winslet comme partenaire de jeu. Le film est réalisé par Stephen Daldry d’après le roman éponymede Bernhard Schlink et est sortie en 2009.
Egalement récompensé par une multitude de prix, le film raconte la terrible histoire d’une Allemande qui demande dans les années 1950 à son jeune amant de lui lire des romans à voix haute. Quelques années plus tard, cet amant la reconnait parmi un groupe de femmes accusées d’avoir été des gardiennes SS et coupables d’avoir tuées 300 jeunes femmes juives…
Si cela a été critiqué par la presse, le jeu en anglais et non en allemand des acteurs a été suggéré par l’auteur du roman lui-même qui pense que cette histoire va bien au-delà de la Seconde guerre mondiale.
17. C’est du film Moonrise Kingdom (2012) de Wes Anderson qu’est extraite cette image. L’histoire du film est celle d’une histoire d’amour entre deux enfants qui font tout pour passer du temps ensemble. Pour cela, ils doivent s’enfuir de leurs environnements respectifs.
Dans ses bagages, la jeune Suzy emporte six livres « empruntés » à la bibliothèque ( Shelly and the Secret Universe, The Francine Odysseys,The Girl from Jupiter, Disappearance of the 6th Grade,The Light of Seven Matchsticks & The Return of Auntie Lorraine): ce sont des livres qu’elle lit le soir à Sam mais inutile de les chercher dans votre librairie, ils n’existent que dans le film !
Des courts animés illustrant la lecture des extraits des livres par Suzy devaient êtres montrés dans le film mais ont finalement été supprimés du montage final. Vous pouvez les retrouver ici.
18. Cette image qui peut aisément être utilisée en Gif est extraite d’un film culte : Donnie Darko. Réalisé en 2001 par Richard Kelly, le film n’a pas connu de grand succès (la bande annonce montrant un crash d’avion quelques temps après les événements du 11 septembre n’aidant pas tellement) avant d’être réhabilité chemin faisant par des cinéphiles du monde entier.
L’histoire, un brin déjantée, est celle d’un adolescent timide mais intelligent qui a pour ami imaginaire un lapin géant. Ce dernier lui annonce que la fin du monde est prévue pour dans 28 jours…
L’ombre de Watership Down de Richard George Adams plane dans ce récit même si d’autres romans ou écrivains sont cités, et plus particulièrement Les Destructeurs de Graham Greene.
19. Tout le monde aura je pense reconnu Bridget Jones, personnage culte créé par Helen Fielding et interprété à l’écran par Renée Zellweger. Quatre romans et trois films auront fait la popularité de ce personnage de jeune célibataire maladroite et enrobée qui recherche l’amour parfait.
De l’aveu même de l’auteur, le roman original est une adaptation moderne (et très libre) d’Orgueil et Préjugés de Jane Austen. Dans le roman, Bridget est obnubilée par Colin Firth qui incarne Fitzwilliam Darcy dans l’adaptation sur la BBC d’Orgueil et Préjugés. Grande réussite du casting et clin d’oeil parfait aux fans, c’est ce même acteur qui incarne Mark Darcy dans le film.
20. Pas de piège avec cette image tirée de Là-haut des studios Pixar (2009). Cette scène est tirée du début du film alors que Carl Fredricksen vit encore avec sa femme dans leur maison. Cette très touchante scène qui forme l’intro du film peut être visionnée ici mais ne nous en voulez pas si vous sortez les mouchoirs…
Hormis cette image, qui représente un couple heureux qui lit ensemble des livres, et que l’on aime forcément, peu de références littéraires sont à noter ici.
21. Adaptation du roman Club Dumas de Arturo Pérez-Reverte par Roman Polanski, La neuvième porte met en scène un Johnny Depp chasseur de livre autour duquel les cadavres semblent s’accumuler.
Roman Polanski a aimé et parfaitement compris le livre de l’écrivain espagnol comme en témoignent ses propos retranscrits sur Allociné : « C’est un superbe divertissement, un roman baroque, ludique, foisonnant, ouvrant sans cesse de nouvelles pistes, vraies ou fausses. J’y ai pris un grand plaisir, mais il m’a semblé que sa transposition exigeait des choix précis et rigoureux » (extrait d’un entretien accordé à Olivier Eyquem).
Le grand talent de Reverte dans ce livre est d’avoir fait de la littérature elle-même un immense terrain de jeu dans lequel évolue une sorte de détective érudit mais, dans la grande tradition du roman noir, rapidement aussi perdu que le lecteur lui-même. Il est question dans le récit d’un chapitre perdu des Trois Mousquetaires et d’un livre écrit possiblement par le diable lui-même.
Dommage que Polanski n’ait pas gardé cette double trame pourtant consubstantielle l’une à l’autre pour ne garder que le plus clinquant. Si l’on retrouve un très sobre Johnny Depp dans quelques magnifiques bibliothèques, la déclaration d’amour de Reverte au monde du livre (rare) s’est un peu perdue sur grand écran.
22. On retrouve ici un film de Jim Jarmush. Cette image est extraite de son film Ghost Dog, la voie du Samouraï dont le rôle est tenu par Forest Whitaker. Le pitch est le suivant : l’acteur incarne un tueur à gages new-yorkais qui vit selon les préceptes du Hagakure, code d’honneur des samouraïs. Ce sont ces mêmes préceptes que lit le personnage dans cette image.
Largement inspiré par le film Le samouraï de Jean-Pierre Melville, Ghost Dog fait de nombreux ponts entre la culture japonaise médiévale et la culture hip-hop contemporaine. La musique originale du film est d’ailleurs signée par le rappeur RZA, lui-même passionné d’arts martiaux. Il a ainsi participé aux musiques du film Kill Bill du décidément incontournable Tarantino et de la série animée Afro Samurai de Takashi Okazaki.
Si vous avez aimé le film, sachez qu’une série serait en cours de préparation.
23. L’auteur était venu en personne chez Babelio pour nous parler de son travail et nous montrer quelques images des coulisses des tournages des adaptations de ses livres au cinéma ! Il s’agit bien sûr de Brian Selznick, auteur de L’invention de Hugo Cabret, adapté au cinéma par l’immense Martin Scorsese.
Véritable déclaration d’amour au cinéma le film est très fidèle au roman graphique de Selznick, déjà plébiscité par les lecteurs Babelio. On peut ainsi citer Darkmoon qui juge dans sa critique que « Brian Selznick nous livre un conte poétique et sublime baigné d’un univers enfantin, fait de magie et de cinéma, un roman d’aventures formidablement mené avec beaucoup d’inventivité et d’imagination. »
Les livres ont aussi leur importance dans le récit et plus particulièrement le livre Robin Hood le proscrit d’Alexandre Dumas.
24. Cette image en couleur est issue d’un film pourtant largement en noir et blanc : Pleasant Ville de Gary Ross sorti au cinéma en 1998.
Deux jeunes gens dont une peu conformiste Jennifer (Reesse Witherpoon) vont être téléportés dans une série télé en noir et blanc bien austère.
Leur vie réglée comme du papier à musique va être bouleversée par l’arrivée de ces deux jeunes gens et surtout celle de la délurée Jennifer. Cette dernière va rapidement apporter de la couleur, littéralement, à leurs vies et cela passe notamment par la littérature.
25. Vous avez été nombreux à reconnaître les personnages du film The Shining de Stanley Kubrick. On retrouve ici Wendy Torrance et son fils Danny. Il s’agit bien sûr de la femme et du fils de Jack Torrance incarné au cinéma par Jack Nicholson (on a fait exprès de ne pas le montrer, cela aurait été trop facile :p ).
On ne reviendra pas ici sur les nombreux débats sur les différences entre le roman de Stephen King et le film et les qualités et défauts de l’adaptation (« grand film mais mauvaise adaptation » dira en substance Stephen King). On rappellera simplement que dans le roman comme dans le film, Jack Torrance accepte un poste de gardien d’un hôtel isolé car il pense que cela l’aiderait à écrire son roman. Il est cependant prévenu que le précédent gardien, rendu fou par l’isolement y a massacré sa famille…
26. Il s’agit ici du film Le nom de la Rose avec Sean Connery. Adaptation jugée réussie du célèbre roman d’Umberto Eco par Jean-Jacques Annaud.
Livre puis film policier retors situé dans un monastère du 14ème siècle couplé à une profonde réflexion sur l’humanité, Le nom de la Rose est également une belle déclaration de l’auteur à la littérature et aux vieux livres pour former, comme le rappelle Malaura dans sa critique du livre, un véritable monument de la littérature : « A côté d’une intrigue digne des meilleurs romans policiers, l’auteur médiéviste, latiniste, possédant une culture phénoménale, a su parfaitement intégrer à son récit les éléments historiques et religieux afin de bâtir un gigantesque monument de littérature. »
A noter que c’est Sean Connery qui fera campagne pour obtenir le rôle de Guillaume de Baskerville, malgré la méfiance de Jean-Jacques Annaud et, parait-il le refus initial d’Umberto Eco… Difficile aujourd’hui, pourtant, d’imaginer un autre visage que celui de l’acteur écossais pour incarner ce personnage.
27. La très jeune Elle Faning incarne Mary Shelley dans un film réalisé par Haifaa al-Mansour en 2017. On avait déjà aperçu l’actrice américaine dans l’adaptation d’une nouvelle de Neil Gaiman, How to talk to girls at parties (très jolie adaptation selon certains, complètement ratée selon d’autres…).
Le film se concentre sur l’histoire d’amour entre la jeune romancière et son mari Percy Bysshe Shelley et la naissance de son premier roman devenu l’un des plus grands classiques de la littérature gothique : Frankenstein ou le Prométhée moderne.
Si la performance d’Elle Fanning a été saluée, le film n’a cependant pas convaincu la plupart des critiques qui ont regretté que le film ne montre pas suffisamment à quelle point Mary Shelley était une anti-conformiste à la vie flamboyante.
28. C’est un film français qu’il fallait retrouver sur cette image et en l’occurrence un grand succès de l’année 2014 : La Famille Bélier.
Le film suit les aventures d’une jeune fille entendante qui vit dans une famille de sourds. Cette jeune fille a par ailleurs une très belle voix et est rapidement poussée par son professeur de musique à tenter un concours radiophonique malgré les incompréhensions de sa famille.
Le film a été écrit par Victoria Bedos et Stanislas Carré de Malberg sur une idée de Véronique Poulain, assistante de Guy Bedos qui en a tiré un roman très populaire sur Babelio : Les mots qu’on ne dit pas.
29. C’est un autre film français qu’il fallait identifier ici, mais un classique des années 1960 : Le Mépris de Jean-Luc Godard, adaptation à l’écran du roman éponyme d’Alberto Moravia.
Film culte de Godard avec une prestation remarquée de Brigitte Bardot ( « Tu les aimes, mes fesses… Mes seins… Mes pieds… ?« ), le film a pourtant été, à sa sortie, un échec commercial.
C’est un livre sur le réalisateur Fritz Lang par Luc Moullet que lit Brigitte Bardot dans son bain. Le Mépris est un film sur le cinéma où d’ailleurs Fritz Lang joue son propre rôle.
30. Classique des comédies romantiques US, Pretty Woman de Garry Marshall, sorti en 1990, met en scène un couple devenu culte : Richard Gere et Julia Roberts.
Le film raconte l’histoire d’amour entre un playboy richissime et une prostituée délurée. La scène du shopping est devenue extrêmement célèbre et maintes fois parodiée.
31. Vous aurez bien entendu reconnu l’acariâtre Tatie Danielle, incarnée au cinéma par Tsilla Chelton dans la comédie d’Étienne Chatiliez.Sous ses airs de mamie gâteau, Tatie Danielle est une horrible personne qui multiplie les répliques acerbes à l’encontre de son entourage. Ses répliques ont d’ailleurs fait mouche auprès des spectateurs.
Le livre qu’elle lit est une romance de Barbara Cartland intitulée L’amour démasqué.
32. C’est bien un Spiderman qu’il fallait retrouver ici, en l’occurrence Spiderman Homecoming sorti sur les toiles en 2017.
Si l’homme araignée est absent de cette photo, on peut reconnaître M.J. incarnée par la jeune chanteuse Zendaya Coleman. Le livre est un jeu avec les spectateurs. Alors que M.J. cherche la véritable identité de Spiderman, elle lit Servitude humaine de W. Somerset Maugham qui relate l’histoire d’un jeune orphelin qui vit avec sa tante. Cela vous rappelle quelque chose ?
33. On continue avec les super héros. On retrouve ici le personnage de Docteur Strange (incarné par Benedict Cumberbatch, déjà présent dans la première session de notre jeu sous les traits de Sherlock Holmes) et son créateur Stan Lee. Stan Lee, à qui l’on doit les personnages Spider-Man, Iron Man, Docteur Strange donc ou encore Daredevil pour ne citer que les plus populaires, a fait une apparition dans chacun des films de l’Univers Marvel. Vous pouvez vous amuser à retrouver chacune de ses apparitions ici.
Il a été remarqué que le livre qu’il lisait n’était rien d’autre que Les portes de la perception d’Aldous Huxley, qui faisait lui une apparition dans notre jeu de l’été 2018 sur la playlist des écrivains.
34. C’est Annie Hall de Woody Allen, oscar du meilleur film 1977 qu’il fallait retrouver.
Souvent considéré comme son meilleur film, Annie Hall est une comédie romantique dans laquelle Woody incarne son névrosé de toujours, passionné par la littérature mais obsédé par la mort et la précarité de la vie. Le livre qu’il tient dans les main est le recueil de poésie Ariel de Sylvia Plath dans lequel il est notamment question de Shakespeare, l’une des obsessions du New-Yorkais. Le livre a été publié à titre posthume, quelques années après le suicide de l’écrivain.
Anecdocte : L’écrivain Truman Capote fait une brève apparition dans le film. Saurez-vous le retrouver ?
35. C’est le film L’Auberge espagnole de Cédric Klapish publié en 2002 qu’il fallait retrouver ici.
On suit dans le film Xavier, un étudiant qui part étudier un an à Barcelone dans le cadre du programme Erasmus. Beaucoup de jeunes se sont reconnus dans ce film qui a été un grand succès de l’année 2002. Il inaugure une trilogie composée également des Poupées Russes et de Casse-tête chinois avec le même casting.
Le personnage incarné par Romain Duris lit le livre Les Sept Péchés Capitaux, L’orgueil de Eugène Sue.
36. Innocents, The Dreamers est un film réalisé par Bernaro Bertolucci en 2003 avec Eva – future Vesper Lynd- Green dans son second rôle au cinéma et son premier rôle important. Philosophie, politique et découverte de la sexualité forment la substance de ce film très sensuel (et aux scènes de sexe explicites) interdit au moins de 12 ans à sa sortie.
Le personnage incarné par Eva Green lit le livre Isabelle d’André Gide, un roman d’amour « construit, pour Marcellina, sur une imagination débridée, une sensibilité exacerbée, une jeunesse encore folle pour qui tout est possible ».
37. C’est sur la suggestion d’une participante de notre première session que nous avons intégré cette image issue de La Famille Adams !
Le premier film, signé Barry Sonnenfeld (c’est son premier long-métrage), est sorti en 1991. Il s’agit bien sûr de l’adaptation de la célèbre série télé mettant en scène une famille hors norme et pour le moins macabre. La série est elle-même tirée des personnages inventés par Charles Addams.
Dans cette scène Morticia Addams lit, avec douleur, les aventures du Chat chapeauté de Dr Seuss à l’un de ses enfants. Vous pouvez voir cette drôle de séquence en entier ici.
38. Cette image est extraite du film Captain Fantastic de Matt Ross (2016). On y suit un père de famille interprété par Viggo Mortensen qui soit s’occuper seul de ses six enfants après la mort de leur mère.
Petite particularité de cette famille : ils vivent de manière totalement isolée en marge de la société américaine. Si les enfants ne vont pas à l’école, leur parents leur donnent pourtant une éducation sans faille voire exemplaire, à base de lecture de livres et d’échanges intenses.
39. C’est un film récent qu’il fallait trouver avec cette image extraite de Murder Mystery de Kyle Newacheck avec Jennifer Anniston , Adam Sandler et une courte apparition de Dany Boon.
Un fabuleux yacht de luxe, dans lequel a été invité le couple incarné par Jennifer Anniston et Adam Sandler est bientôt le théâtre d’un meurtre. Si lui est un flic américain peu intéressé par cette histoire, elle, passionnée de livres policiers, va rapidement enquêter et tenter de découvrir le fin mot de l’histoire. A moins qu’ils ne soient tous les deux suspectés ?
40. Dernier film à trouver, et pas des moindres 🙂 Il s’agit de Gigli (renommé Amours troubles en France).
Doté d’un grand budget et d’un couple de stars Ben Affleck & Jennifer Lopez (ensemble à l’écran comme dans la vie), le film a été tellement critiqué et à été un tel désastre au box office, qu’il est aujourd’hui considéré comme l’un des pires films de tous les temps. Au vu des premiers retours ultra-négatifs, le studio avait même carrément retiré la publicité prévue pour le film…
Le talentueux réalisateur Martin Brest (on lui doit notamment Rencontre avec Joe Black), s’est, depuis la sortie de Gigli, retiré d’Hollywood et plus personne n’a plus jamais entendu parler de lui. Ce n’est évidemment pas bien de tirer sur les ambulances alors nous n’accablerons pas ce film et, chez Babelio, on apprécie toujours quand des personnages lisent des livres à l’écran.