Il y a longtemps que je n'ai pas eu le temps d'écrire de revue de presse. Plusieurs semaines. Beaucoup de travail et de sollicitations diverses, mais au fond ce sont de mauvaises excuses. La vérité est plutôt le manque d'envie, la saturation qu'a provoqué le climat d'avant.
Du temps d'avant, de celui où la France en campagne présidentielle manquait de s'étriper à chaque mot de travers. Et qui faisait beaucoup de bruit.
Beaucoup de bruit pour rien.
Pour ceux qui ont la mémoire courte, un petit rappel Shakespearien : cette comédie, qui se déroule à Messine, ville côtière Sicilienne, met en scène deux couples d'amoureux, l'un plutôt romantique et l'autre, beaucoup moins. Un genre de transposition Macron/Bayrou et Le Pen/Dupont-Aignan. Mais contrairement à l'époque bruyante que nous vivons, la comédie se termine bien. Ou alors comme dit l'adage, si dans notre époque sonore, ça ne se termine pas bien, c'est que ce n'est pas la fin :)
Bref, pourquoi vous parle-je de ça ? Ah oui, pour le bruit et la poussière qui avec le temps retombent. Puissions-nous entrer dans une période plus calme. Mais dans 3 semaines, parce qu'entre temps, il y a les législatives.
Si vous vous demandez non pas pour qui mais pourquoi vous votez comme ci ou comme ça, ce qui suit va vous passionner !
Ce que l’on vit dans notre enfance influence-t-il nos attitudes politiques ? C’est la question, riche en enseignement et en renseignement, à laquelle s’est efforcée de répondre une équipe de chercheurs de l’Inserm au sein de l’Unité 960 « Laboratoire de Neurosciences Cognitives ». Cette étude est d’autant plus importante qu'elle évalue les orientations de la population française en incorporant dans son champ large d’investigation 46 autres pays européens. Votre vote d’aujourd’hui serait-il conditionné dès l’enfance ?
Non seulement il va falloir être méfiant par rapport à notre passé, mais aussi du présent, pour bien rester dans la réalité.
Si ce mot a encore un sens !
Un exemple parmi d'autres : un algorithme permet de manipuler en temps réel les images d'une personnes en les remplaçant par les expressions du visage d'une autre. En clair, on peut faire faire et dire n'importe quoi à n'importe qui. La porte ouverte aux parodies les plus drôles mais également aux dérives les plus dangereuses...
On en est pas encore là mais il va falloir s'armer de bon sens pour bien cadrer tout ça !
Bonne nouvelle de la semaine qui elle, n'a pas fait énormément de bruit, les chiffres du e-commerce au 1er trimestre 2017, vu par la Fevad sont tombés : les ventes en ligne e ont progressé de 14,2% au premier trimestre 2017.
Le nombre de transactions augmente, avec un montant d’achats moyen en légère baisse. Ne le disons pas trop fort, qui sait ce que le nouveau gouvernement nous réserve. Au fait c'est qui notre ministre de tutelle qui s'occupe du e-commerce désormais ? Le ministre de l'Economie ou le secrétaire d'état au numérique ou un référent à venir ? Et pour les autres ministères disparus, qui fait quoi ? Tout se met tout doucement en place.
Pendant ce temps, autre bonne nouvelle qui devrait faire du bruit : Adrien Guinet, un français - cocorico, vient de trouver une solution pour les utilisateurs d'ordinateurs sous Windows XP dont les données sont bloquées par le ransomware WannaCry. Mais il faut "un peu de chance" pour que cela marche... C'est déjà ça !
Et puisque nous en sommes à ce qui fait du bruit ou n'en fait pas, pour conclure, si je puis dire, l'aventure bien de notre époque de cet amateur de nuggets de poulet, qui elle a fait beaucoup de bruit - son tweet est le tweet le plus retweeté de tous les temps (expression emphatique s'il en est pour un service qui balbutiait il y a 10 ans !) pour finalement pas grand chose. Plus de 3,6 millions de retweets pour un message demandant un an de nuggets gratuits à Wendy's, une chaîne de fastfood américaine...
En tant qu'entrepreneur, je devrais sans doute me réjouir des possibilités de visibilité qu'offrent les réseaux sociaux, en tant qu'être humain, je suis atterré de la vacuité dans laquelle nous évoluons parfois.
Seul avantage, moins de bruit. Dans le vide, personne ne vous entend crier :)
En attendant de sonder le vide abyssal de nos vanités et dans le même temps de profiter au mieux des opportunités que nous offre cette époque tout aussi formidable que dérisoire, je vous donne rendez-vous la semaine prochaine, ou pas, pour parler de ce sur quoi je ne vais pas écrire cette courte semaine de 3 jours pour ceux qui font le pont de l'Ascension !
Bon début de semaine à toutes et à tous !





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