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<rss version="2.0"><channel><title><![CDATA[Actualités russes]]></title><link>http://fr.rbth.com/</link><description><![CDATA[Actualités russes]]></description><language>fr</language><lastBuildDate>Sun, 29 Jan 2017 10:19:35 +0300</lastBuildDate><pubDate>Sun, 29 Jan 2017 10:19:35 +0300</pubDate><ttl>30</ttl><item><title><![CDATA[Ces instruments venus de Sibérie]]></title><link>http://fr.rbth.com/art/culture/2017/01/29/ces-instruments-venus-de-siberie_691206</link><description><![CDATA[Les habitants de Khakassie (Sud de la Sibérie orientale) racontent une belle légende : chaque peuple a reçu en cadeau de la part des esprits un instrument de musique et a appris à en jouer à la perfection tout en préservant l’école traditionnelle de jeu.</p>

<p>Ainsi, les peuples de l’Altaï (sud de la Sibérie centrale) ont reçu le khomys (sorte de luth à deux ou trois cordes) ; les Iakoutes (Extrême-Orient russe), la guimbarde et les Khakasses (Sibérie orientale), le tchatkhan (sorte de cithare). Ce dernier, tout comme son « parent », le tchadagan des Touvines-Todjines, ressemble aux gousli russes. Ses cordes étaient constituées de crins de cheval, tandis que la caisse de résonance était réalisée en bois de cèdre, de pin ou de sapin.</p>



<p>Comme nombre d’instruments populaires, ils ne sont prévus que pour la musique « de chambre », on en joue sous une tente qui ne peut accueillir qu’une vingtaine de spectateurs. Dans une salle de concert moderne, leur sonorité se perd. Les artisans essaient d’en tenir compte et d’apporter certaines modifications en préservant le son original et les matières naturelles.</p>

<p>Crédit : TASS/Vitaly Ivanov</p>

<p>« Dans les montagnes, on a tout sous la main : aussi bien le bois que les animaux. Nous avons opté pour le crin de cheval, les tendons et les boyaux séchés », a indiqué Piotr Topoïev qui fabrique desinstruments de musique de Khakassie.</p>

<p>Selon lui, 90% des instruments traditionnels sont faits main. Le régime soviétique a essayé de lancer leur production industrielle, mais le son étant déformé, personne ne s’est précipité pour en acheter.</p>

<p>Ceux qui souhaitent compléter leur collection d’un instrument musical sibérien cherchent d’abord un artisan et après l’avoir trouvé « font la queue » pendant plusieurs années. Cette situation fait naître des cas curieux : lors de ses tournées à l’étranger, l’ensemble Oulguer voit parfois disparaître des instruments qui s’évaporent sur le marché mondial des raretés.</p>

<p><h3>L'art des conteurs</h3>
<p><p>Il existe toujours dans l’Altaï et le Sud de la Sibérie l’art traditionnel des conteurs qui lisent de longs texte rythmés en s’accompagnant avec des instruments à corde. En règle générale, ce sont des chansons de geste ou des histoires d’esprits, de chamans et de dieux qui sont contées pendant plusieurs nuits de suite.</p>

<p>Les Bouriates, les Touvains, les Altaïens, les Khakasses, les Nganassanes et les Iakoutes estiment que les conteurs possèdent le pouvoir de guérir et de prédire l’avenir, car pendant l’interprétation de la chanson de geste, ils entrent en transe et ont des visions.</p>
</p></p>

<p><strong  "Le tambourin du chaman, miroir du mondea/strong/p

pCrédit : RIA Novosti/Alexander Kryazhev/p

pLe tambourin des peuples autochtones de Sibérie  n’est pas un simple instrument musical, mais le plus important objet de culte du chaman qui l’aide à entrer en transe. Les peuples du Grand Nord s’en servent tant pour la distraction que pour les rites religieux. Les autochtones du Sud sibérien croient fermement : tout un chacun, excepté le chaman, sera maudit s’il saisit cet instrument./p

pLe tambourin est réalisé en peau d’herbivore finement travaillée et montée sur une charpente de bois. Les tambourins peuvent être ovales, ronds et munis ou non de « nervures » et d’autres amplificateurs du son. Les dimensions varient également : les ethnographes ont décrit aussi bien des tambourins faisant la taille d’un homme et pesant plusieurs dizaines de kilos que desinstruments n’ayant que 50 cm de diamètre./p



pOrnés de clochettes métalliques, de plaques ou de crécelles, les tambourins donnent toujours un air de fête : en agitant la main, le joueur transforme son instrument en comète lumineuse à queue de rubans multicolores. Les décorations ont leur rôle à jouer : en frappant de la main, le joueur fait vibrer l’instrument qui imite des sons propres à la nature et qui émet un bruit ressemblant à la fois à un coup de tonnerre, à un tintement et à un claquement. La mailloche du tambourin est garnie de fourrure et décorée de pièces./p

ph3Musique de l'Univers/h3
ppLe tambourin reproduit l’Univers. Sur sa partie extérieure, on représente les mondes Supérieur, Médian et Inférieur, tandis que la mailloche ressemble à l’Homme de Vitruve de Léonard de Vinci. Les chamans considèrent leur tambourin comme un coursier qui les aide à voyager dans l’Univers./p
/p/p

h4La grande famille du khomous iakoute /h4

pCrédit : Dmitri Ternovsky/p

pLes instruments de musique sibériens possèdent de nombreux « homologues » sur les autres continents. Ainsi, le khomous (guimbarde) iakoute a « de la famille » en Norvège (munnharpa), au Kirghizistan (termi komuz), au Japon (mukkuri), ainsi qu’en Iran et au Cambodge./p



pLe khomous se rencontre également en Amérique latine, en Afrique, en Asie et même en Europe. Cet instrument a plus de cinq mille ans d’histoire. Les Iakoutes réalisent le khomous en bois, os d’animaux et fer (tôles feuilletées et en arc de cercle)./p

pLa manière particulière de jouer des Iakoutes n’est décelée que par des experts : le musicien appuie l’instrument sur sa bouche de la main gauche en remontant la main droite, pliée, au niveau de la tête, l’ongle de l’index tourné vers le bas et se retrouvant juste devant la lamelle de l’instrument. Pendant qu’ils jouent, les Iakoutes imitent le claquement des sabots des chevaux, le hurlement du loup, le cri de l’épervier et le bruit du vent./p

h3Lire aussi : /h3

h3  ">Bienvenue chez les Evenks, un peuple de Sibérie qui lutte pour son identité</h3>]]></description><pubDate>Sun, 29 Jan 2017 09:40:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Ilya Ielisseïev]]></author><category><![CDATA[Culture]]></category></item><item><title><![CDATA[Poutine et Trump se sont entretenus au téléphone]]></title><link>http://fr.rbth.com/en_bref/2017/01/29/poutine-et-trump-se-sont-entretenus-au-telephone_691196</link><description><![CDATA[
<p>
    Cinq dossiers sur lesquels Moscou et Washington pourraient s’entendre
</p>Le premier entretien téléphonique officiel entre les présidents russe et américain, Vladimir Poutine et Donald Trump, a duré près de 45 minutes. Les présidents ont passé en revue un large éventail de questions d’ordre international et bilatéral, dont la lutte antiterroriste, la non-prolifération nucléaire, la situation au Proche-Orient, le conflit arabo-israélien et la situation en Ukraine, précise le service de presse du Kremlin dans un communiqué.</p>

<p>MM. Poutine et Trump ont en outre abordé la situation sur la péninsule de Corée et le programme nucléaire iranien.</p>

<p>Les présidents se sont en outre montrés prêts à œuvrer pour la stabilisation et le développement de la coopération entre la Russie et les États-Unis sur la scène internationale, précise la source.</p>

<p>Les deux dirigeants ont par ailleurs convenu de maintenir des contacts réguliers et ont chargé leurs administrations de fixer une date et un lieu pour leur première rencontre bilatérale. </p>

<h3>Lire aussi:</h3>

]]></description><pubDate>Sun, 29 Jan 2017 01:02:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Maria Sokolovskaïa]]></author><category><![CDATA[En bref]]></category></item><item><title><![CDATA[«L’image de la France en Russie doit beaucoup au cinéma»]]></title><link>http://fr.rbth.com/art/culture/2017/01/28/limage-de-la-france-en-russie-doit-beaucoup-au-cinema_690398</link><description><![CDATA[<p><strong>Comment vous êtes-vous retrouvée au jury de My French Film Festival ?</strong></p>

<p>J’y ai été invitée par Unifrance, l’organisation chargée de la promotion du cinéma français à l’étranger. Cela fait longtemps que la France et moi avons des relations étroites : j’ai fait mes études dans une université française, obtenu un master franco-russe de journalisme, travaillé dans une entreprise française, et j’écris sur le cinéma français depuis plus de dix ans dans différents journaux.</p>

<p>My French Film Festival, qui est organisé cette année pour la 7ème fois, est un festival inhabituel. Tous les films sont diffusés sur internet. Pendant un mois, tous les amateurs pourront regarder des films français modernes en version originale sous-titrée et voter pour leurs œuvres préférées.</p>

<p>
<p>
    Les cinq films russes les plus attendus de l’année
</p>Le festival a deux jurys professionnels, un jury des réalisateurs, qui inclut des cinéastes français, et un jury de la presse internationale, auquel je participe avec quatre journalistes d’autres pays. Nous nous sommes rencontrés le 13 janvier à l’Automobile Club de Paris, et nous nous sommes réunis le lendemain pour choisir le vainqueur.</p>

<p><strong>En quoi le festival est-il cette année différent des précédents ?</strong></p>

<p>Cette année, le programme officiel inclut le film de Valerie Donzelli Marguerite et Julien, nominé pour la Palme d’or en 2015 : c’est très rare pour un festival de ce genre. D’une manière générale, cette année, il y a deux fois plus de films, plus de trente au programme officiel et hors-compétition. Pour la première fois, le festival montrera des films francophones de Belgique, du Canada, de Suisse. Bien sûr, chaque année, la composition du jury est différente. Cette année, le jury était présidé par l’argent Pablo Trapero, l’un de plus grands metteurs en scène d’Amérique Latine.</p>

<p><strong>Est-ce qu’il a été difficile de sélectionner les vainqueurs ?</strong></p>

<p>Oui, car tous les films du programme officiel (dix court-métrages et dix long-métrages) étaient bons dans leur genre. J’avais cinq films préférés, mais déterminer un vainqueur a été très difficile. Quand des représentants de différents pays et de différentes cultures se rassemblent (il y avait avec moi dans le jury des journalistes japonais, britanniques, canadiens et argentins), leurs regards ne sont pas toujours identiques.</p>



<p><strong>Quels films conseillez-vous ?</strong></p>

<p>Il faut donner à chaque film une chance de trouver son public. Je vous conseille de vous intéresser au programme hors-compétition : on y trouve des films de différentes époques. Ne manquez pas le court-métrage de Philippe Labro 4xD, consacré à l’actrice Françoise Dorleac (cette année marque le cinquantième anniversaire de son décès), qui n’a encore jamais été projeté.</p>

<p><strong>Selon vous, en quoi les spectateurs russes et français sont-ils différents ?</strong></p>

<p>
<p>
    «Flash back» sur l’âge d’or du cinéma soviétique
</p>En Russie comme en France, on aime les blockbusters américains. Mais si les Français aiment aussi leur propre cinéma et en sont fiers, en Russie, le cinéma national moderne a assez mauvaise réputation. Sauf dans le cas de films accompagnés d’une très grosse campagne publicitaire, un spectateur ira plus probablement voir un film étranger que russe.</p>

<p><strong>Y a-t-il en Russie une relation particulière au cinéma français ?</strong></p>

<p>La France a en Russie l’image d’un pays très élégant, et cette image concerne aussi le cinéma. La Russie est un pays immense, dans lequel, finalement, peu de personnes ont vu la France de leurs propres yeux. Sa représentation se forme donc précisément par le biais du cinéma. Mais malgré le fait que beaucoup de nouveaux films français sortent aujourd’hui en Russie, pour la plupart des Russes, les principales stars du cinéma français restent Belmondo, Depardieu, Catherine Deneuve, Pierre Richard, Jean Reno… peu de gens connaissent Louis Garrel ou Kad Merad. Pour la grande majorité des spectateurs russes, le cinéma français ce sont les blockbusters de Luc Besson ou les drames de Claude Lelouche, plus quelques films plus modernes, comme Intouchables ou Le fabuleux destin d’Amélie Poulain.</p>

<p><strong>Avez-vous été marquée récemment par un film russe ? Pouvez-vous nous en recommander quelques-uns ?</strong></p>

<p>
<p>
    Andreï Kontchalovski: «Aucune envie de retourner à Hollywood»
</p>J’ai été très impressionnée par le nouveau film de Fiodor Bondartchouk, Attraction, en grande partie car son histoire raconte comment un vaisseau extraterrestre tombe sur mon quartier et détruit ma maison. Nous avons pris l’habitude de voir les villes américaines détruites par toutes sortes de monstres, mais cela n’était encore jamais arrivé dans une banlieue dortoir de Moscou. Ce film est un blockbuster de science-fiction bien ficelé, qui ne renie pas ses origines russes. En particulier, le message socio-culturel sous-jacent, qu’un spectateur étranger ne pourra pas, je pense, saisir entièrement, mais qui jouera quand même beaucoup sur son impression.</p>

<p>En ce qui concerne d’autres films, certains opus récents vont certainement intéresser les Français, car ils sont liés à la France, par exemple le drame historique Paradis d’Andreï Kontchalovski, ou le documentaire d’Alexandre Sokourov Francophonie, racontant l’histoire des collections du Louvre pendant l’occupation nazie.</p>

<h3>Lire aussi :</h3>

<p><strong>Mémoire de la Shoah: le réalisateur Kontchalovski récompensé</strong></p>

<p><strong>Les nouveaux noms du cinéma russe à Honfleur</strong></p>

<p> </p>]]></description><pubDate>Sat, 28 Jan 2017 13:00:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Maria Afonina]]></author><category><![CDATA[Culture]]></category></item><item><title><![CDATA[Art et survie: dix dessins du siège de Leningrad ]]></title><link>http://fr.rbth.com/art/culture/2017/01/27/art-et-survie-dix-dessins-du-siege-de-leningrad_690451</link><description><![CDATA[]]></description><pubDate>Sat, 28 Jan 2017 11:00:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Alexandra Gouzeva]]></author><category><![CDATA[Diaporama]]></category></item><item><title><![CDATA[La région de Vladimir présente son potentiel d’investissement]]></title><link>http://fr.rbth.com/en_bref/2017/01/27/la-region-de-vladimir-presente-son-potentiel-dinvestissement_690643</link><description><![CDATA[<p>Les villes de Vladimir, de Souzdal et de Mourom, situées sur le territoire de la région, sont des joyaux de l’un des plus anciens itinéraires touristiques russes, célèbre dans le monde entier sous le nom d’Anneau d’or.</p>

<p>Pourtant, la région de Vladimir, représentée en France par une délégation dirigée par la gouverneure Svetlana Orlova, est également l’une des plus dynamiques et économiquement prospères de la Fédération de Russie.</p>



<p>Au classement national élaboré par l’Agence des initiatives stratégiques pour évaluer le climat d’investissement, la région s’est retrouvée en 8ème position de toutes les autres entités du pays.</p>

<p>Svetlana Orlova. Crédit : Maria Tchobanov</p>

<p>« Nous n’avons ni pétrole ni gaz, et je m’en réjouis : la structure de notre économie est multisectorielle, ce qui est unique pour la Russie. 90% des biens exportés par la région de Vladimir sont des biens à forte valeur ajoutée. En 2016, nous enregistrons une croissance des exportations à près de deux chiffres », précise Svetlana Orlova dans son discours destiné aux entrepreneurs et investisseurs potentiels français.</p>

<p>Mme Orlova assure que, malgré les sanctions, les investissements continuent à croître ces dernières années, de nombreuses compagnies étrangères présentes dans la région étant même parvenues à accroître leur volume de production.</p>



<h3>Attirer les investissements et technologies étrangers</h3>

<p>Plus d’un quart (28,6 %) des biens produits par le complexe industriel de la région en 2016 sont fabriqués par des entreprises de hautes technologies.</p>

<p>Crédit : Maria Tchobanov</p>

<p>Le gouvernement de la région de Vladimir souhaite attirer des partenaires étrangers dans des domaines prometteurs tels que la pharmaceutique, la robotique, la construction mécanique de précision, la fabrication de machines et d’équipements, l’industrie légère, l’industrie chimique et l’agriculture biologique.</p>

<p>Dans son discours devant les entrepreneurs français, la gouverneure a particulièrement souligné son intérêt pour les technologies françaises de traitement de déchets et d’autres technologies visant à améliorer la protection de l’environnement.</p>



<p>Fin octobre 2016, le volume d’échanges commerciaux de la région de Vladimir avec la France s’élevait à 29,6 millions de dollars (27,66 millions d’euros), ce qui représente 1,9% du volume total du commerce extérieur de la région.</p>

<p>Crédit : Maria Tchobanov</p>

<p>Ce chiffre a progressé de 24% par rapport à l’année précédente. 36 entreprises de la région de Vladimir assurent les échanges commerciaux avec les partenaires français – 8 entreprises exportatrices et 28 entreprises importatrices. Au total, la région de Vladimir compte près de 300 compagnies à participation étrangère.</p>

<h3>Climat d’affaires </h3>

<p>Roman Roussanov, vice-gouverneur de la région de Vladimir, a assuré les entrepreneurs qui assistaient à la présentation que la région avait créé des conditions particulièrement confortables pour le développement des projets d’affaires.</p>



<p>La région a mis en place 250 plateformes d’investissements disposant d’infrastructures préparées d’une surface totale de 3 500 hectares – des parcs industriels et technologiques. Les entrepreneurs peuvent également compter sur des allégements fiscaux sur les biens et les bénéfices.</p>

<p>Pour compléter le tableau, la présentation était accompagnée d’une dégustation de produits alimentaires et de boissons fabriquées dans la région de Vladimir et de présentation de produits de l’artisanat.</p>

<p><h3></h3>
<p><p>Le vice-gouverneur de la région de Vladimir a souligné que la politique efficace et réfléchie mise en place par la région a permis d’attirer des grandes entreprises de niveau international telles que Mondeléz, Ferrero, Nestlé, Wienerberger, Marcegaglia, Hamé, DowChemical Company, Boydak, Danon Abbott et Zoppas Industries, qui y développent leur production avec succès.</p>
</p></p>

<h3>Lire aussi :</h3>

<h4>Le français LVMH rachète la chaîne russe Île de beauté</h4>

<h4>Besins Healthcare lancera la production de médicaments en Russie</h4>]]></description><pubDate>Fri, 27 Jan 2017 19:20:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Maria Tchobanov]]></author><category><![CDATA[En bref]]></category></item><item><title><![CDATA[Cinq dossiers sur lesquels Moscou et Washington pourraient s’entendre]]></title><link>http://fr.rbth.com/international/2017/01/27/cinq-dossiers-sur-lesquels-moscou-et-washington-pourraient-sentendre_690623</link><description><![CDATA[<p>Hypothèses en vue du premier entretien téléphonique Poutine-Trump. Crédit : AFP</p>

<p>Le porte-parole du président russe, Dmitri Peskov, a confirmé ce vendredi que Vladimir Poutine et son homologue américain Donald Trump auraient une conversation téléphonique demain. Ce sera le premier entretien des deux hommes depuis l’investiture du nouveau chef de la Maison Blanche, leur conversation précédente remontant au 9 novembre 2016, au lendemain de la victoire de Donald Trump à la présidentielle. Les experts ont énuméré les grands dossiers de la politique internationale qui pourraient être évoqués par les deux chefs d'État, non seulement au cours du prochain entretien, mais dans un avenir prévisible.
<p>
    Rencontre d’Astana sur la Syrie: ni percée, ni échec
</p></p>

<h3>1. La Syrie et la lutte contre Daech</h3>

<p>Donald Trump a plus d’une fois déclaré sa détermination à lutter contre Daech en Irak et en Syrie, y compris en coopération avec la Russie. Le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, a confirmé le 24 janvier la volonté de la nouvelle administration de coopérer avec n’importe quel pays, y compris la Russie, pour combattre Daech. Selon les experts, la lutte antiterroriste en Syrie pourrait devenir l’un des sujets clés examinés par Vladimir Poutine et Donald Trump.</p>

<p>À en juger d’après les déclarations de Donald Trump, le nouveau président compte être très pragmatique en Syrie, a fait remarquer Leonid Issaïev, de la Haute école d’économie. « La déclaration de Donald Trump sur la mise en place de zones de sécurité en Syrie est en corrélation avec le partage réel du pays, établi en décembre, en zones d’influence de la Russie, de la Turquie et de l’Iran », a-t-il déclaré à RBTH.</p>

<p>Selon lui, avec la nouvelle administration, les États-Unis préfèreront garder leur influence dans les territoires contrôlés par les Kurdes (les alliés des Américains) sans chercher à renverser le président syrien Bachar el-Assad ni à œuvrer en faveur du retrait des troupes iraniennes.</p>

<h3>2. Les sanctions</h3>

<p>Les spéculations sur une éventuelle levée des sanctions décrétées contre la Russie vont bon train depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump. Ce dernier a d’ailleurs proposé d’établir un lien entre ce problème et le désarmement nucléaire. Toutefois, la Russie est restée sceptique face à cette idée : « C’est peu probable », a déclaré le porte-parole du président russe.</p>

<p>Et bien qu’il soit quasi impossible que la Russie accepte de se débarrasser des sanctions au prix d'une réduction de son arsenal nucléaire, l’idée même de la possibilité d’annuler les restrictions suscite un grand intérêt, a constaté Andreï Souchentsov, directeur des programmes du Club Valdaï et professeur de l’Institut des relations internationales de Moscou. « La nouvelle administration ne lie plus la question des sanctions à la crise ukrainienne ou au statut de la Crimée, a-t-il dit à RBTH. C’est à la fois symptomatique et très positif pour les relations bilatérales ».</p>

<p>
<p>
    Le virage transatlantique de Trump choque l’Europe et inquiète la Russie
</p>Une rumeur récente répandue aux États-Unis affirme que la résolution sur la levée des sanctions ait déjà été élaborée par Donald Trump. Le Kremlin a toutefois déclaré qu’il n’était pas au courant de cette nouvelle.</p>

<h3>3. Les armes nucléaires et le bouclier antimissile</h3>

<p>Le maintien de la stabilité stratégique, notamment dans le domaine des armements nucléaires, est un autre dossier que Vladimir Poutine et Donald Trump pourraient examiner, estime Sergueï Karaganov, président d’honneur du Conseil de la politique étrangère et de défense.</p>

<p>Selon lui, la Russie et les États-Unis doivent arriver, en commun avec les autres puissances nucléaires, à une nouvelle vision de la sécurité nucléaire « qui serait fondée non sur la réduction ou l’accroissement des arsenaux, mais sur le maintien du statu quo global ».</p>

<p>Une telle vision, estime-t-il, aidera à stabiliser le monde bien mieux que les tentatives de signer de nouveaux accords de désarmement qui, en cas d’échec des négociations, ne feront que dégrader les relations, comme ce fut le cas sous l’administration Obama.</p>

<h3>4. L’Ukraine et les problèmes de la sécurité européenne</h3>

<p>Toujours d’après Sergueï Karaganov, étant donné le rôle clé des États-Unis au sein de l’Otan, Vladimir Poutine et Donald Trump pourraient s’entendre pour mettre fin à la confrontation entre la Russie et l’Alliance en Europe orientale. C’est tout à fait possible, étant donné qu’à la différence de son prédécesseur, Donald Trump n’est pas un partisan inconditionnel de l’Ukraine dans son conflit avec la Russie, a-t-il poursuivi.</p>

<p>« Sur une base bilatérale, nous gelons la situation existante, y compris en Ukraine, et nous nous entendons sur des contacts entre les militaires de l’Otan et de la Russie pour nous débarrasser de cette confrontation artificielle absolument inutile », a-t-il indiqué en évoquant un scénario optimiste. Il a toutefois ajouté que la résolution du problème demanderait du temps et qu’il serait impossible de le régler en l’espace d’un entretien téléphonique.
<p>
    L’Amérique de Trump rencontre la Russie de Poutine
</p></p>

<h3>5. Le sort des Russes dans les prisons américaines</h3>

<p>La Russie et les États-Unis pourraient également trouver un compromis concernant les Russes Viktor Bout et Konstantin Iarochenko, qui purgent des peines dans les prisons américaines.</p>

<p>Viktor Bout s’est retrouvé incarcéré après son arrestation à Bangkok en 2008, accusé de trafic d’armes. Konstantin Iarochenko a été capturé par les services secrets américains au Libéria en 2010 et accusé de trafic de stupéfiants.</p>

<p>La Russie a exigé à plusieurs reprises l’extradition de ses citoyens, mais sans résultat pour l’instant. Andreï Souchentsov indique qu’après avoir examiné la situation avec Vladimir Poutine, Donald Trump pourrait permettre d’extrader les deux Russes, les pouvoirs présidentiels étant suffisants pour prendre une telle décision. « L’affaire a commencé à avancer sous l’administration Obama. Je pense que la réputation de Donald Trump ne se trouvera pas lésée si elle continue sa progression », a-t-il noté.</p>

<h3>Lire aussi :</h3>

<h4>Le phénomène Trump au crible des experts russes</h4>

<h4>Poutine or not Poutine: de qui sont ces déclarations fracassantes?</h4>]]></description><pubDate>Fri, 27 Jan 2017 19:13:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Oleg Egorov]]></author><category><![CDATA[International]]></category></item><item><title><![CDATA[Jusqu’au dernier souffle: comment Leningrad a résisté]]></title><link>http://fr.rbth.com/art/histoire/2017/01/27/jusquau-dernier-souffle-comment-leningrad-a-resiste_690158</link><description><![CDATA[<p>
<p>
    Le siège de Léningrad: 872 jours de combats
</p>Le siège par les troupes fascistes de Leningrad, deuxième ville soviétique après Moscou, commença dès la première année de la Grande Guerre patriotique, le 8 septembre 1941, et prit fin le 27 janvier 1944.</p>

<p>La ville était coupée du monde extérieur et manquait cruellement de nourriture et de carburant. Le lac Ladoga était la seule artère qui permettait d’acheminer un minimum de nourriture : en été, par l’eau, en hiver, par la glace.</p>

<p>Le premier hiver, des centaines de milliers de personnes sont mortes de faim et de froid malgré les hôpitaux et les cantines publiques, installées à travers la ville. Des potagers furent créés dans la ville, ils étaient gardés jour et nuit.</p>

<p>Crédit : Getty images</p>

<p>L’aviation allemande bombardait la ville pour obliger ses défenseurs de se rendre. Le feu endommagea la plupart des bâtiments et tua plusieurs milliers de personnes, en blessant des dizaines de milliers d’autres.</p>

<p>Crédit : Getty images</p>

<p>Dès novembre 1941, Leningrad commença à manquer de nourriture, des cartes de rationnement furent introduites pour répartir plus équitablement les maigres réserves d'alimentation parmi les habitants. Durant le premier hiver, près de 780 000 habitants de Leningrad sont morts de froid et de faim.</p>



<p>Crédit : Boris Koudoyarov / RIA Novosti</p>

<p>Les locaux étaient contraints de puiser l’eau dans les trous creusés sur la perspective Nevsky par les bombardements, car l’approvisionnement en eau était également perturbé.</p>

<p>Crédit : Getty images</p>

<p>Durant les journées les plus rudes de l’hiver, quand les maisons n’avaient ni chauffage ni eau, les habitants restaient en contact avec le monde et suivaient les nouvelles grâce à la radio.</p>

<p>Crédit : Getty images</p>

<p>Les habitants de la ville ne sortaient pas sans réelle nécessité, car ils manquaient souvent de forces pour parcourir ne serait-ce qu’une petite distance : souvent, ils s’évanouissaient de faim ou mourraient de froid. De nombreux cadavres furent retirés des rues.</p>



<p>Crédit : Anatoly Garanine / RIA Novosti</p>

<p>Pour encourager les habitants de Leningrad, le Théâtre de la comédie musicale donnait des spectacles dans le bâtiment du théâtre Alexandrinski. Pendant le siège, le célèbre pianiste soviétique Dmitri Chostakovitch composa sa Symphonie Leningrad N°7, aujourd’hui célèbre dans le monde entier.</p>

<p>Crédit : Getty images</p>

<p>Leningrad fut protégé de toutes parts par des tranchées et des barricades, construites par tous ceux qui le pouvaient. Par ailleurs, les habitants essayaient de maintenir l’ordre dans la ville : ils nettoyaient la neige et la glace et ramassaient les saletés dans les rues.</p>

<p>Crédit : Grigoriy Tchertov / RIA Novosti</p>

<p>Les enfants restés à Leningrad et ayant perdu leurs parents étaient placés dans des foyers où on leur dispensait des cours dans la mesure du possible. Cependant, ils se retrouvaient souvent dans les usines pour aider les adultes.  Par exemple, les enfants assemblaient des mitrailleuses pour le front à l’usine Linotype.</p>



<p>Crédit : Getty images</p>

<p>Ces obus étaient utilisés par l’artillerie lourde pour la défense de la ville et sur la Front de l’Est.</p>

<p>Crédit : Getty images</p>

<p>La seule route qui reliait Leningrad au monde extérieur passait par le lac Ladoga. La Route de la vie servait aux approvisionnements de jour comme de nuit. En été, elle était empruntée par des bateaux chargés de nourriture, en hiver, par des camions qui roulaient sur la glace. Les camions n’avaient jamais de portière côté conducteur : si le véhicule brisait la glace et commençait à couler, le conducteur avait ainsi le temps de sortir.</p>

<p>Crédit : Getty images</p>

<p>Les frontières de la ville et le Front de l’Est étaient gardés par des mitrailleurs. En hiver, ils étaient masqués et portaient des combinaisons blanches qui se fondaient avec la neige.</p>

<p>Crédit : Getty images</p>

<p>Les habitants n’étaient pas les seuls à avoir besoin de protection : les employées de l’Ermitage cherchaient à protéger les précieuses œuvres d’art. Pendant la guerre, les toiles étaient retirées des cadres et conservées dans les sous-sols du musée.</p>



<p>Crédit : Getty images</p>

<p>Les gens se cachaient également dans les sous-sols devenus abris contre les raids aériens.</p>

<p>Crédit : Boris Koudoyarov / RIA Novosti</p>

<p>L’arrivée du danger était annoncée aux locaux par des haut-parleurs qui diffusaient le célèbre métronome : un rythme rapide annonçait une attaque aérienne, le rythme lent – la fin du bombardement.</p>



<p>Crédit : Grigoriy Chertov / RIA Novosti</p>

<p>Après les raids, les bombes laissaient des trous béants dans les bâtiments. Pour indiquer les zones dangereuses et cacher un tant soit peu la laideur des bâtiments abîmés, ces trous étaient recouverts d’affiches.</p>

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<h4>Cinq célèbres chansons de guerre du temps de l’URSS</h4>]]></description><pubDate>Fri, 27 Jan 2017 15:54:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Anastasia Karagodina]]></author><category><![CDATA[Diaporama]]></category></item><item><title><![CDATA[La fin du Partenariat transpacifique profitable à la Russie?]]></title><link>http://fr.rbth.com/economie/2017/01/27/la-fin-du-partenariat-transpacifique-profitable-a-la-russie_690253</link><description><![CDATA[<p>Donald Trump a commencé sa première journée à la Maison Blanche en réalisant l’une de ses promesses électorales : il a signé un décret mettant fin à la participation des États-Unis au traité de libre-échange baptisé Partenariat transpacifique (TPP).</p>

<p>L’administration a annoncé précédemment qu’elle était prête à prendre des mesures de rétorsion contre les pays violant les accords commerciaux et a exigé de réviser les modalités concernant l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). L’objectif de cette nouvelle politique commerciale est de réduire le déficit américain dans les échanges avec les plus grands partenaires.</p>



<p>Les experts internationaux mettent en garde contre les conséquences négatives d’un accroissement unilatéral des tarifs douaniers. Ainsi, Roberto Azevêdo, le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), a rappelé au Forum de Davos le risque d'« effet domino », l’augmentation des taxes risquant de faire brusquement chuter les importations et les exportations.</p>

<h3>Quel profit pour la Russie ?</h3>

<p>Selon la Banque mondiale, pour Moscou l’effet commercial direct d’une éventuelle entrée en vigueur du TPP aurait été nul, tandis que la Chine aurait vu ses exportations baisser.</p>

<p>Toutefois, explique Evgueni Vinokourov, directeur du Centre des études d’intégration de la Banque eurasienne, si le TPP et le Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP) étaient devenus réalité, l’Union économique eurasiatique (UEE) – qui regroupe la Russie, la Biélorussie, l’Arménie, le Kazakhstan et le Kirghizistan – se serait retrouvée dans l’isolement en matière de commerce et d’investissement.</p>

<p>
<p>
    La Banque mondiale appelle la Russie à investir dans le capital humain
</p>Le retrait des États-Unis du TPP ouvre la voie au développement de relations commerciales et économiques de la Russie et de l’UEE avec les pays de la région Asie-Pacifique, a-t-il précisé.</p>

<p>En tant que membre de l’UEE, la Russie possède d’ores et déjà une zone de libre-échange avec un pays signataire du TPP, le Vietnam. Ainsi, les industriels de l’automobile russes, comme KamAZ ou AvtoVAZ, se sont entendus avec le Vietnam sur la production de leurs véhicules dans le pays. KamAZ a annoncé que ses exportations vers les pays non membres de la CEI avaient doublé l’année dernière, notamment grâce aux livraisons au Vietnam, qui est devenu le plus grand marché de la société après la CEI.</p>

<p>Des négociations sur la simplification des modalités des échanges sont en cours avec d’autres partenaires asiatiques. Ainsi, un accord sur la coopération économique est sur le point d’être élaboré avec la Chine. Bien que ce document n’ait pas pour objectif de réduire les taxes, il doit faciliter la circulation des marchandises grâce à la levée des barrières non tarifaires et à la signature d’ententes sur des contrôles communs de la qualité des produits.</p>

<p>
<p>
    La Russie peut-elle doubler son PIB en 18 ans?
</p>Une éventuelle mise en place de zones de libre-échange en Asie est examinée également avec Singapour, la Corée du Sud et l’Inde. En outre, la Russie est membre du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) qui est lui aussi une plateforme de négociations sur des zones de libre-échange.</p>

<p>Les méga-accords comme le TPP seront d’actualité à l’avenir, mais ils pourraient changer de forme, a indiqué pour sa part Alexeï Portanski, professeur à la Haute école d’économie et collaborateur à l’Institut de l’économie mondiale et des relations internationales. Ils établissent de nouvelles règles dans le monde des affaires, des règles indispensables au marché international bien qu’incapables de remplacer l’Organisation mondiale du commerce (notamment les mécanismes destinés à trancher les litiges), a-t-il souligné.</p>

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<h4>Les temps forts de l’économie russe en 2016</h4>

<h4>En guise d’adieu: Obama décrète de nouvelles sanctions contre la Russie</h4>]]></description><pubDate>Fri, 27 Jan 2017 14:51:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Ksenia Iliinskaïa]]></author><category><![CDATA[Économie]]></category></item><item><title><![CDATA[Mémoire de la Shoah: le réalisateur Kontchalovski récompensé]]></title><link>http://fr.rbth.com/en_bref/2017/01/27/memoire-de-la-shoah-le-realisateur-kontchalovski-recompense_690171</link><description><![CDATA[<p>La médaille européenne de la Tolérance 2016 a été décernée le 25 janvier au célèbre réalisateur russe Andreï Kontchalovski pour son action dans le domaine de la mémoire de la Shoah.</p>

<p>La récompense a été remise par le Conseil européen de la tolérance et de la réconciliation (CETR) lors d’une soirée en mémoire des victimes de la Shoah qui s’est tenue au siège du Parlement européen à Bruxelles, en Belgique.</p>

<p>
<p>
    Andreï Kontchalovski: «Aucune envie de retourner à Hollywood»
</p>La médaille a été attribuée au réalisateur russe pour son dernier film, Paradis, qui aborde la question de la Shoah. Son œuvre a remporté un Lion d’argent à la Mostra de Venise en septembre dernier et a fait partie des longs-métrages en langue étrangère présélectionnés pour les Oscars.</p>

<p>Dans son communiqué, le CETR a souligné que « tout au long de sa carrière, Kontchalovski fait preuve de compréhension et de sensibilité face aux tragédies humaines ».</p>

<p>« Aujourd’hui, la mémoire historique est plus que jamais en danger, la quantité d’informations et la simplicité d’accès à ces dernières affaiblissent notre mémoire », a déclaré Andreï Kontchalovski, cité par l’agence TASS.</p>

<p>En novembre 2005, l'Assemblée générale de l'Onu a proclamé le 27 janvier, date de la libération d'Auschwitz où ont péri plus d'un million de juifs et des centaines de milliers de représentants d'autres peuples, Journée internationale à la mémoire des victimes de l'Holocauste.</p>

<h3>Lire aussi :</h3>

<h4>Le procès de Nuremberg en cinq questions</h4>

<h4>Les montagnes russes de Zinaïda Chakhovskaïa</h4>]]></description><pubDate>Fri, 27 Jan 2017 13:52:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Igor Rozine]]></author><category><![CDATA[En bref]]></category></item><item><title><![CDATA[Rencontre avec le Russe qui a touché 40 000 dollars pour avoir piraté Facebook]]></title><link>http://fr.rbth.com/tech/2017/01/27/rencontre-avec-le-russe-qui-a-touche-40-000-dollars-pour-avoir-pirate-facebook_690028</link><description><![CDATA[<p>Andreï Léonov est celui à qui le réseau social Facebook a offert une prime de 40 000 dollars pour avoir trouvé une faille dans son système. L’information sur le hacker russe qui a touché de l’argent pour avoir piraté le plus grand réseau social du monde a été largement diffusée par les médias. Mais Andreï Léonov insiste : « Je ne suis pas un hacker, je suis expert en sécurité informatique ».</p>

<p></p>

<p>En effet, il fait partie de ces hackers dits éthiques et surnommés les « chapeaux blancs », qui réalisent des tests d’intrusion dans les programmes pour s’assurer de leur sécurité. « La règle d’or des concepteurs est de ne pas aller trop loin. Les hackers s’introduiront plus profondément, mais les concepteurs trouvent « le point d’entrée » et s’arrêtent pour « laisser faire » la société exploitante, a-t-il raconté dans une interview à RBTH.</p>

<p>Andreï a grandi à Saint-Pétersbourg où il a fait des études dans une université technique. Aujourd’hui, il a « plus de trente ans », dit-il évasivement. Il ne veut pas s’arrêter sur son âge et encore moins sur ses opinions politiques ou les rumeurs concernant le piratage des serveurs du Parti démocrate américain.</p>



<p>« Les hackers russes servent aujourd’hui d’épouvantail mis en avant comme la vodka ou les ours. Certains ont besoin d’un ennemi pour justifier telle ou telle action. Un ennemi invisible est particulièrement pratique », fait-il remarquer. Il qualifie de hobby ce qu’il a fait pour Facebook. « Je travaille seul. Les uns jouent au poker, d’autres vont à la pêche. Moi, je cherche des vulnérabilités ».</p>

<h3>Le grand bug</h3>

<p>« Le grand bug qui a fait gagner 40 000 dollars », a écrit le 17 janvier sur Twitter le chef du département des experts en sécurité de Facebook, Alex Stamos. « Je suis heureux d'être celui qui a brisé Facebook », a répondu Andreï Léonov dans son blog après avoir appris qu’il avait touché une prime de la part de la société. Jusque-là, la plus grosse somme payée par un réseau social avait atteint 33 500 dollars qui ont été versés en 2014 à l’expert brésilien Reginaldo Silva.</p>

<p>En avril dernier, d’autres spécialistes avaient découvert des vulnérabilités dans le logiciel libre ImageMagick qui permet de créer, modifier et afficher des images selon un grand nombre de formats et qui est largement utilisé par Facebook.</p>

<p>
<p>
    Anonymes et omniprésents: ces hackers russes qui sèment la terreur
</p>Andreï Léonov a constaté que la fonctionnalité de partage d’une nouvelle sur Facebook cherchait l’image principale sur des serveurs étrangers. Il s’est avéré que ni Facebook, ni la bibliothèque ImageMagick n’avaient jamais vérifié si le fichier chargé était vraiment une image au format JPEG ou autre chose.</p>

<p>« L’ayant remarqué, je n’ai pu m’empêcher d’examiner ce problème où un service en ligne, en l’occurrence Facebook, traite ce qu’il estime être une image que je peux pourtant manipuler et dont je peux changer le contenu », a-t-il expliqué.</p>

<p>Selon la communauté internationale Open Web Application Security Project (OWASP), une telle vulnérabilité est jugée dangereuse. Toutefois, ce danger dépend dans une grande mesure du lieu où le code est téléchargé.</p>

<p>« Imaginons qu’un ordinateur reste isolé d’Internet et de toute l’infrastructure d’une société. Dans ce cas, le téléchargement d’un code ne recèle rien de bon, mais n’est pas mortel. Or dès lors que cet ordinateur est relié à la base de données des utilisateurs, ça ira mal », a-t-il noté. Andreï Léonov a contacté le service d’assistance du réseau et l’erreur a été corrigée en novembre 2016.</p>

<h3>Rien à voir avec un film d’action</h3>

<p>Aujourd’hui, Andreï Léonov travaille au département de sécurité de la société internationale SEMrush, logiciel d'audit de sites Internet. Pendant son temps libre, il s’intéresse aux plateformes de crowdsourcing qui mettent en relation les entreprises désireuses de faire des tests et les professionnels et amateurs susceptibles d’y répondre. Il fait partie du top 100 des experts de la plateforme Bugcrowd qui compte parmi ses clients des géants comme General Motors, Uber, Yahoo, Pinterest et Mail.ru.</p>

<p>
<p>
    Qui aura la peau des hackers russes?
</p>Il affirme qu’après avoir trouvé le point faible de Facebook, il n’a pas été inondé de propositions d’emplois ou de commandes et qu’il « restera ce qu’il était ».</p>

<p>Andreï Léonov ne croit pas à « l’école russe », il y a simplement « des gars intelligents qui naissent un peu partout ». Quant aux vulnérabilités, elles sont possibles n’importe où : « J’ai sous la main les mêmes fonctionnalités que n’importe qui. Je n’ai pas Instagram. Pas parce que c’est un mauvais programme, mais parce que je ne prends jamais de photos de nourriture ou de moi-même dans un ascenseur ».</p>

<p>« Je regrette qu’un utilisateur statistique moyen possède trois mots de passe tout au plus : pour deux ou trois bêtises, pour des sites importants et pour une boîte postale où sont enregistrés tous les comptes. Et encore, trois c’est dans le meilleur des cas », a-t-il fait remarquer.</p>

<p>Facebook n’est pas son plus grand succès. Il a remporté d’autres « victoires » dont il ne veut pas parler en affirmant que la recherche d’une vulnérabilité est une occupation rébarbative qui n’a rien de spectaculaire. « Aucune visualisation tridimensionnelle comme dans les films sur les hackers, je vous assure », sourit-il. </p>

<h3>Lire aussi :</h3>

<h4>Les casinos et les banques testent une nouvelle technologie de reconnaissance faciale</h4>

<h4>Reconnaissance vocale: Microsoft rivalise avec les humains grâce à une technologie russe</h4>]]></description><pubDate>Fri, 27 Jan 2017 12:45:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Ekaterina Sinelchtchikova]]></author><category><![CDATA[Sciences &amp; Tech]]></category></item><item><title><![CDATA[Pourquoi la langue russe est-elle si difficile?]]></title><link>http://fr.rbth.com/ps/2017/01/27/pourquoi-la-langue-russe-est-elle-si-difficile_689911</link><description><![CDATA[<p>« Beaucoup de figures inconnues », se plaint Mayu Okamoto, traductrice japonaise, en évoquant le jour où elle a fait connaissance avec l’alphabet russe. Les étrangers habitués aux caractères latins – car même ceux qui habitent en Asie sont nombreux à connaître l’anglais – réalisent au premier coup d’œil que le russe, c’est quelque chose de très spécial.</p>

<h3>Des lettres inconnues</h3>

<p>Natalia Blinova, enseignante privée de russe langue étrangère, constate que les étrangers sont toujours stupéfaits d’apprendre que l’alphabet russe compte 33 lettres et encore plus de sons. Certaines lettres se prononcent autrement qu’elles ne s’écrivent (ainsi on écrira khorocho pour prononcer kharacho), tandis que d’autres lettres et sons sont uniques en leur genre.</p>

<p>
<p>
    Simple et efficace: cinq méthodes pour apprendre le russe en ligne
</p>Il est surtout difficile de prononcer la lettre Ы, qui se transcrit en français comme y, mais qui en fait n’a rien à voir avec elle. Discutant du sujet sur Internet, une étudiante anglophone a écrit que des amis russes lui avaient recommandé de détacher dans la prononciation anglaise de table le son se faisant entendre entre b et l, une tâche qui n’est pas des plus faciles.</p>

<p>Quand cette barrière est enfin franchie, l’étranger voit s’en dresser une autre : les sons ch (Ш) et chtch (Щ). La seule différence entre ces deux lettres est ce qui ressemble à la cédille française « portée » sur le côté.</p>

<p>En outre, les étrangers ont du mal à maîtriser l’accent tonique qui peut se situer sur n’importe quelle syllabe, à la différence par exemple du français, et qui peut changer en fonction de la forme du mot.</p>

<p>« L’accent est imprévisible, indique Anna Soloviova, enseignante à l’Institut de la langue et de la culture russes auprès de l’Université Lomonossov de Moscou. Ainsi, au pluriel, l’accent change souvent de place, mais pas toujours ».</p>

<h3>Six nuances de déclinaison</h3>

<p>Mais si un étranger trouve tant bien que mal la sortie du labyrinthe de la phonétique russe, ce n’est pas la fin de ses déboires. La grammaire est une nouvelle épreuve.</p>

<p>
<p>
    Vous inscrire dans une université russe? C’est possible en quelques clics!
</p>« Le plus difficile pour moi était de retenir les six cas de déclinaison. Nous, nous en avons moins », se plaint l’étudiant allemand Simon Schirrmacher. Il raconte qu’il n’a commencé à s’y retrouver qu’après avoir vécu un an en Russie.</p>

<p>Les plus grandes difficultés guettent les étrangers dont les langues n’ont pas de déclinaison du tout ou de déclinaison influant sur la structure du mot. « C’était impensable : changer les mots en fonction du cas de déclinaison ! Horrible !, raconte Mayu Okamoto. Et la conjugaison en plus. Chaque fois avant de prononcer une phrase, il faut réfléchir à la forme à donner au mot ».</p>

<h3>Le casse-tête des verbes</h3>

<p>L’une des choses les plus dures pour les étrangers dans le russe est la forme des verbes, bien qu’il n’y en ait que deux : l’imperfectif et le perfectif. « J’espère vraiment qu’un jour ou l’autre je pourrai le comprendre », dit poliment, mais sans grand espoir Simon Schirrmacher.</p>

<p>Mayu Okamoto s’explique plus volontiers : « Je me souviens quand je lisais cent fois de suite mon manuel illustré. Mais j’hésitais toujours : il est venu ou il venait ? Quel est le sens ? Où est-il en ce moment ? Est-il resté ou est-il déjà parti ? C’est affreux ».</p>

<p>Les verbes de mouvement font « bande à part » et sont très nombreux en russe. « Par exemple, pour traduire le verbe italien andare (aller), nous avons en russe des verbes différents, car c’est tantôt « aller dans un lieu précis » tantôt « y aller en moyen de transport », voire l’équivalent de « se mettre en route » et « se déplacer », énumère Natalia Blinova.</p>

<p>
<p>
    Ces étudiants français qui ont choisi la Russie
</p>Et cet autre verbe qui peut être traduit comme « aller non pour se mouvoir, mais pour s’amuser ». Sans oublier les préfixes qui peuvent changer radicalement le sens d’un mot. Eh oui, pour que la vie n’est pas tendre avec les étudiants de la langue de Pouchkine.</p>

<h3>Le Côté Lumineux</h3>

<p>Ceci dit, il ne faut surtout pas désespérer, car sur d’autres aspects, le russe est plus facile que d’autres langues. Ainsi, il n’y a pas à hésiter entre un article défini et indéfini et pas besoin de se casser la tête pour l’emploi des temps et, en plus, des modes. En russe, il n’y a que trois temps.</p>

<p>Anna Soloviova affirme que le russe n’est pas plus difficile à apprendre que l’anglais, il faut seulement s’y habituer. « Si les étrangers se mettaient au russe dès leur enfance, comme pour l’anglais, il ne leur paraîtrait pas difficile », a-t-elle affirmé.</p>

<p>Ainsi, Natalia Blinova fait remarquer qu’il existe des langues bien plus complexes, par exemple, le chinois ou l’arabe. « Dans le russe, l’horreur de la grammaire s’arrête au niveau A2, a-t-elle ajouté. Après, c’est la liberté et un plaisir illimité à parler, à lire et à écrire une langue absolument magnifique ».</p>

<h3>Lire aussi :</h3>

<h4>Pourquoi la Russie est-elle si grande ?</h4>

<h4>Pourquoi la Russie se bat en Syrie ?</h4>]]></description><pubDate>Fri, 27 Jan 2017 11:33:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Oleg Egorov]]></author><category><![CDATA[Politique &amp; Société]]></category></item><item><title><![CDATA[En Russie, le nombre d’étudiants étrangers augmentera d’un tiers]]></title><link>http://fr.rbth.com/en_bref/2017/01/26/en-russie-le-nombre-detudiants-etrangers-augmentera-dun-tiers_689676</link><description><![CDATA[<p>Le nombre de places réservées aux étudiants étrangers dans des établissements d’enseignement supérieur russes augmentera considérablement, a déclaré l’adjointe à la ministre russe de l’Enseignement, Lioudmilla Ogorodova. </p>

<p>
<p>
    Les universités russes font le plein d’étudiants étrangers
</p>« Avec la ministre, nous avons pris la décision d’augmenter le nombre de quotas d’étudiants étrangers. Nous avons demandé 50 000 places supplémentaires, ce qui correspond à peu près à une augmentation de 30% », a déclaré Mme Ogorodova. À l’heure actuelle, la Russie offre 150 000 places aux étudiants étrangers.</p>

<p>La responsable a également fait remarquer que les établissements d’enseignement supérieurs russes étaient prêts à accueillir une telle quantité d’étrangers. Les investissements faits par l’Etat au cours de ces dernières années dans la science et l’éducation ont permis de créer des locaux pour les étudiants étrangers dans de nombreuses universités russes et de mettre en place des programmes en langue anglaise.</p>

<p>Ce sont les études dans le domaine de la médecine, de l’ingénierie, de la pharmaceutique et des technologies de l’information qui sont les plus populaires auprès des étudiants étrangers, a en outre précisé Mme Ogorodnikova. </p>



<p>Par ailleurs, un soutien à l’obtention de visa sera proposé à tous les étudiants étrangers durant leurs études. Un amendement à la législation qui a été soumis à l’examen du gouvernement permettra aux étudiants rejoignant une université russe de ne pas avoir à faire plus d’une demande de visa. Ainsi, ils pourront se servir du visa qu’ils avaient reçu lors de leur candidature.</p>

<h3>Lire aussi :</h3>

<h4>Ces étudiants français qui ont choisi la Russie</h4>

<h4>Pourquoi les universités russes font pâle figure dans les classements internationaux</h4>]]></description><pubDate>Thu, 26 Jan 2017 20:57:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Elena Prochina]]></author><category><![CDATA[En bref]]></category></item><item><title><![CDATA[Serait-il temps d’investir dans les actions russes?]]></title><link>http://fr.rbth.com/economie/2017/01/26/serait-il-temps-dinvestir-dans-les-actions-russes_689506</link><description><![CDATA[<p>Avec la hausse des prix mondiaux des hydrocarbures, le budget russe encaisse un « surplus » de revenus que le gouvernement russe a décidé d’utiliser pour l’achat de devises. Objectif : réduire la volatilité du cours du rouble. Le 25 janvier, le ministère des Finances a annoncé le lancement d’opérations de change régulières via la Banque centrale russe.</p>

<h3>Rouble faible, pétrole fort</h3>

<p>Cette initiative avait auparavant été annoncée par le premier vice-premier ministre russe Igor Chouvalov au forum de Davos qui s’est tenu le 20 janvier. Suite aux déclarations de Chouvalov, le cours de la monnaie russe a enregistré une baisse, alors que le taux du dollar et de l’euro a crû par rapport au rouble. Toutefois, dès le lendemain, le rouble a commencé à regagner ses positions.</p>



<p>L’achat de devises par la Banque centrale signifie, dans les faits, que le gouvernement souhaite maintenir le rouble à un niveau faible. « Actuellement, nous assistons au retour du gouvernement à la règle budgétaire et à l’accumulation de réserves. Toutes choses égales par ailleurs, cette politique restreint le potentiel de renforcement de la monnaie nationale », estime l’analyste en chef chez VTB24 Stanislav Klechtchev.</p>

<p>Le rouble faible permet d’accroître la part de la vente de matières premières dans le budget russe. Dans les années d’avant-crise, la vente d’hydrocarbures représentait près de la moitié de toutes les recettes du budget russe. Au plus fort, en 2014, elle s’élevait à 51,3%, selon les informations du ministère des Finances. Cependant, en 2015, la part des recettes pétrolières dans le budget russe a chuté considérablement pour atteindre 43% des recettes budgétaires cumulées et ne devrait représenter que 44% en 2016.</p>

<p>Actuellement, le budget russe est établi avec un pétrole estimé à 40 dollars le baril. Les recettes budgétaires supplémentaires avec un or noir à 50 dollars s’élèveront à près de mille milliards de roubles (15,5 milliards d’euros) et, avec un prix de 55 dollars le baril, à 1 400 milliards de roubles (21,7 milliards d’euros), a déclaré le ministre russe des Finances Anton Silouanov aux journalistes le 18 janvier, informe Vedomosti. Le prix du pétrole au 25 janvier s’élevait à 54.87 dollars le baril.
<p>
    En Russie, un coup de pouce pour les PME étrangères
</p></p>

<h3>Faut-il investir dans les matières premières ?</h3>

<p>« Après l’annonce de ces décisions [achat de devises par la Banque centrale], l’attention des investisseurs devrait logiquement se déplacer des compagnies opérant sur le marché intérieur vers les compagnies-exportatrices, explique Stanislav Klechtchev. « Mais il faut éviter les conclusions hâtives », souligne l’analyste.</p>

<p>Il précise que la cote des producteurs russes de matières premières ne suit pas toujours la dynamique du rouble, du dollar et de l’euro. « Il y a toujours des aspects purement sectoriels, voire même corporatifs, qui impactent le marché et ont une influence plus importante que la dynamique des changes sur l’attitude des investisseurs », explique Klechtchev.</p>

<p>Auparavant, les exportateurs russes avaient déjà commencé à afficher une hausse rapide des cours de leurs actions sur fond de dévaluation du rouble. En un an, l’indice MMVB a crû de 27%, avec une forte croissance pour les géants métallurgiques Mechel (+ 311%), MMK (+ 191%) et NLMK (+ 179%), précise Timour Nigmatoulline, analyste financier chez FINAM.</p>

<p>Cependant, M. Nigmatoulline estime que, compte tenu du renforcement éventuel du rouble sur fond de hausse du pétrole et de ralentissement de l’inflation, les exportateurs ne constituent plus un investissement attractif du point de vue de la dynamique des cours à la Bourse de Moscou. En cause, la réévaluation des changes qui devrait être négative.</p>



<p>Les actions de certains exportateurs ont déjà crû cette année et pourraient continuer à évoluer dans le vert, nous indique Sergueï Souverov, directeur du département analytique de BK Sberejenie. « Par exemple, le géant de l’aluminium Rusal a crû, car la Chine – acteur important sur le marché de l’aluminium – pourrait réduire sa production, ce qui aurait un effet positif sur les prix », explique Souverov. Les actions de Rosneft pourraient croître également, car la compagnie est en phase de croissance active, précise l’analyste.</p>

<p>Les dividendes et l’expansion restent des valeurs sûres en termes d’investissement à mesure que les prix du pétrole atteignent les prévisions à long terme pour l’année en cours, explique Klechtchev. Il précise que les compagnies qui affichent une croissance stable sont toujours rares et sont au centre de l’attention des investisseurs : X5, Polymetal, Sberbank, Sistema, Bourse de Moscou. Il en va de même pour les compagnies qui affichent des dividendes élevés : FSK, MTS, Nornickel, LSR, Megafon, Acron, et Alrosa.</p>

<p>
<p>
    INVESTIR EN RUSSIE
</p></p>]]></description><pubDate>Thu, 26 Jan 2017 17:17:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Kira Kalinina]]></author><category><![CDATA[Économie]]></category></item><item><title><![CDATA[La viande à la française: un plat russe simple et nourrissant]]></title><link>http://fr.rbth.com/art/gastronomie/2017/01/26/la-viande-a-la-francaise-un-plat-russe-simple-et-nourrissant_689243</link><description><![CDATA[Cette « viande à la française » est l’un des plats cuisinés les plus populaires de la gastronomie russo-soviétique. Ingrédients bon marché, préparation rapide et possibilité de nourrir copieusement ses invités ont fait de ce plat la clé de voûte des tables de fête.</p>

<p>
<p>
    Veau Orloff: un plat digne d’un prince
</p>Ironie du sort, les Français n’ont aucune idée de l’existence de ce plat que les Russes nomment « à la française ». Le plat le plus proche par sa recette et sa composition de la cuisine française est le baeckeoffe, et encore, celui-ci vient d’Alsace, une région de France dont les traditions culinaires sont d’origine allemande. D’ailleurs, même son nom est allemand.</p>

<p>L’origine de ce plat très populaire provient d’une expérience du cuisinier personnel du comte Grigori Orlov remontant au XVIIIe siècle. L’artiste inventa le veau comte Orloff, un veau cuit à la béchamel avec des pommes de terre, des champignons et des oignons, qui est considéré comme le prédécesseur de la viande à la française. Le veau comte Orloff fut servi pour la première fois à la table du comte à Paris, et c’est peut-être pour cette raison que sa déclinaison future est appelée « à la française ».</p>

<p><strong>Ingrédients :</strong></p>

<p>— 500 g de porc pas trop gras
— 600 g de pommes de terre
— 4 gros oignons
— 300 g de fromage dur (type emmental)
— 200–250 g de mayonnaise
— Sel, poivre, herbes et épices à votre goût </p>

<p>
<p>
    Un «hit» russe venu de France: le gâteau Napoléon
</p>1. Sur une lèchefrite enduite d’huile végétale, déposez la viande découpée en petits morceaux
2. Déposez ensuite les anneaux d’oignon pour recouvrir le porc de façon harmonieuse.
3. Pelez les pommes de terres, coupez-les en tranches fines et déposez sur les oignons.
4. Râpez grossièrement le fromage et recouvrez-en tout le plat, puis nappez généreusement de mayonnaise à l’aide d’une cuillère à soupe ou d’un pinceau de cuisine.
5. Faites cuire environ 30 minutes à 180–200 degrés. Lorsque le fromage se met à gratiner et devient légèrement doré, la viande à la française est prête.
6. Éteignez le four et laissez reposer une douzaine de minutes.</p>

<p>La disposition des couches peut varier selon les préférences du cuisinier. Les oignons peuvent être en bas pour créer une barrière entre la viande et la lèchefrite, la pomme de terre pouvant également occuper cette place : elle absorbera alors l’huile et le plat sera encore plus gras. Certains préparent la viande à la française sans pommes de terre, dans ce cas la viande est déposée en plus gros morceaux, ou bien sans mayonnaise, comme le font les puristes de la gastronomie. Dans tous les cas, la sauce fromage-mayonnaise sera toujours au-dessus, et pendant la cuisson, vous sentirez une odeur de gratin au fromage.</p>

<h3>À ne pas manquer :</h3>

<h3  "Plaisirs gastronomiques au rythme de la nuitaa/h3

h2  ">L’Éclair de Génie d’un pâtissier français à Moscou</h2>]]></description><pubDate>Thu, 26 Jan 2017 16:15:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Duc Mityagov]]></author><category><![CDATA[Gastronomie]]></category></item><item><title><![CDATA[La Russie propose une mesure choc contre le tabagisme]]></title><link>http://fr.rbth.com/ps/2017/01/26/la-russie-propose-une-mesure-choc-contre-le-tabagisme_689236</link><description><![CDATA[<p>En mai dernier, la ministre russe de la Santé Véronika Skvortsova a évoqué pour la première fois l’interdiction pure et simple de la vente de cigarettes. « L’objectif essentiel que nous nous posons est de créer des conditions où l’accès au tabac sera impossible pour la nouvelle génération tout au long de sa vie », a-t-elle déclaré dans une conférence de presse.</p>

<p>L’idée est alors pratiquement passée inaperçue. Mais début janvier, le ministère a diffusé parmi les structures concernées un nouveau concept antitabac, c’est-à-dire un document officiel. Deux de ses points constituent une première dans le monde : une interdiction totale de la vente de produits du tabac à toute personne née après 2014, et des pauses cigarettes non comptabilisées dans le temps de travail effectif, qui sera prolongé d’autant.</p>

<p>
<p>
    Fumer tue: la Russie lutte contre le tabagisme
</p>Le concept a été d’ores et déjà soutenu par plusieurs membres du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe). Ainsi, selon Larissa Tiourina, membre de la commission de politique sociale, la loi antitabac précédente, adoptée en 2013 dans le cadre de la Convention de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la lutte antitabac et interdisant de fumer dans les lieux publics, « a impulsé une croissance démographique dans le pays et cette tendance doit être développée ». Elle a affirmé que le tabagisme est passé de 39% à 31% et de 27% à 13% parmi les 13–15 ans. « Ce qui est réjouissant pour les médecins et les parents ».</p>

<h3>La Constitution est contre</h3>

<p>Les ministères de la Justice, des Finances et du Développement économique se sont élevés contre le document. Le premier a déclaré que ces propositions étaient contraires au code du travail et à la Constitution, les deux autres ont simplement constaté qu’il serait « impossible de les mettre en application ».</p>

<p>Sans l’approbation des experts de ces ministères, le ministère de la Santé ne peut pas soumettre son concept au gouvernement. Dans cette situation, il promet de le peaufiner. Mais pas question de rayer le point sur l’interdiction de la vente de cigarettes.</p>

<p>Le gouvernement n’a pas commenté le concept du ministère de la Santé. Le porte-parole du président russe, Dmitri Peskov, a indiqué que « le Kremlin n’avait aucune prise de position sur l’idée de limiter les ventes de cigarettes et que d’ailleurs il ne pouvait pas en avoir, le dossier relevant de structures appropriées ».</p>



<h3>Dans le sillage du Bhoutan</h3>

<p>Les associations se montrent bien plus radicales. Andreï Loskoutov, directeur exécutif du mouvement national pour les droits des fumeurs, a clamé son indignation auprès de RBTH : « C’est révoltant ! Ça n’existe nulle part ailleurs (le petit royaume himalayen du Bhoutan est le seul pays au monde à totalement prohiber la vente de tabac, RBTH). Il serait temps de réaliser que serrer la vis ne mène à rien. </p>

<p>Avant le lancement de la campagne antitabac, les Russes fumaient à partir de 13 ans. Maintenant à partir de 11,5 ans ! Où est le résultat ? Le tabagisme chez les adolescents naît de la qualité de vie et de leur occupation. Les interdictions ne feront que pousser le secteur du tabac vers la clandestinité. Aujourd’hui, les Russes s’empoisonnent à l’alcool frelaté, demain ils consommeront des cigarettes fabriquées illégalement ».</p>

<p>Il a ajouté qu’en cas d’adoption du concept antitabac du ministère de la Santé, le mouvement appellerait à descendre dans les rues en signe de protestation les fumeurs, qui sont plus de 30 millions en Russie.</p>



<h3>400 000 Russes de moins chaque année</h3>

<p>Les défenseurs de la nouvelle loi qualifient cette position d’hypocrite. Roman Toloknov, auteur de plusieurs films sur le secteur du tabac en Russie qui a fait de la lutte contre celui-ci l’affaire de sa vie, estime que la défense des droits de l’homme n’est qu’un écran de fumée.</p>

<p>« Leur rhétorique reste inchangée depuis de nombreuses années, a-t-il déclaré à RBTH. Entretemps, ils ne redoutent qu’une chose : une brusque réduction des ventes et, par conséquent, de leurs bénéfices. Ils ne pensent qu’à l’argent. Or 400 000 Russes décèdent chaque année en raison du tabagisme ! C’est une véritable catastrophe. L’État tente de lutter contre le lobby du tabac, mais celui-ci a ses entrées chez les fonctionnaires haut placés ». </p>

<p>En qualité d’exemple, Roman Toloknov cite l’histoire de l’adoption par la Russie en 2003 de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac : « Ce document était obligatoire à l’application, mais il n’a été ratifié qu’en 2008, soit cinq ans plus tard, à cause du lobby du tabac ».</p>

<p>Il estime qu’avec le nouveau concept antitabac du ministère de la Santé, la lutte sera encore plus longue et plus rude. « Personne ne peut dire comment elle finira. Mais c’est déjà bien qu’elle ait débuté », a-t-il affirmé.</p>

<h3>Lire aussi :</h3>

<h4>Projet du loi antitabac</h4>

<h4>Lutte contre le tabagisme : les amendes s’appliquent dès à présent</h4>]]></description><pubDate>Thu, 26 Jan 2017 14:36:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Evgueni Levkovitch]]></author><category><![CDATA[Politique &amp; Société]]></category></item><item><title><![CDATA[Instaweek: le «défilé russe» de la Fashion Week de Paris]]></title><link>http://fr.rbth.com/multimedia/pictures/2017/01/26/instaweek-le-defile-russe-de-la-fashion-week-de-paris_689258</link><description><![CDATA[Ksenia Sobtchak, figure du gotha moscovite et rédactrice en chef de l’édition russe du magazine L’Officiel, a posté sur son compte Instagram sa photographie prise devant le musée Rodin après le défilé haute couture de la maison Dior.</p>




 


<p  "Фото опубликовано Ксения Собчак (@xenia_sobchak) Янв 23 2017 в 3:10 PST a/p



p /p

pHeureuse maman de trois enfants, le top-model Elena Perminova ne manque aucun défilé de mode parisien. Celui-ci n’a pas fait exception et la beauté russe n’a pas tardé à partager avec ses 1,3 million d’abonnés ce cliché pris lors du grand bal Dior. Elena, qui a posé pour plusieurs célèbres marques européennes, est en outre la fondatrice des premières ventes aux enchères caritatives sur Instagram./p

p /p



 


p  ">Фото опубликовано Lena Perminova (@lenaperminova) Янв 24 2017 в 5:38 PST 



<p> </p>




 


<p  "Фото опубликовано Lena Perminova (@lenaperminova) Янв 25 2017 в 7:46 PST a/p


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pFondatrice du portail de mode buro247.ru, qui diffuse en 11 langues, et de Fashion Tech Labs, Miroslava Duma a fait cette année partie du jury du prestigieux The International Woolmark Prize, concours international récompensant les jeunes créateurs de demain./p

pSur la photo : Miroslava en compagnie d’autres membres du jury : Victoria Beckham, la fondatrice de la plateforme d’e-shopping NET-A-Porter Natalie Massenet et la publicitaire londonienne Elizabeth von Guttman (de gauche à droite). /p

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p  ">Фото опубликовано Miroslava Duma (@miraduma) Янв 23 2017 в 8:14 PST 



<p> </p>

<p>Le mannequin et fondatrice de l'association caritative d’aide aux enfants « Naked Hearts Foundation » Natalia Vodianova lors du grand bal Dior en compagnie de la styliste Maria Grazia Chiuri et de son compagnon, l’homme d’affaire français Antoine Arnaud.</p>

<p> </p>



 


<p  "Фото опубликовано Natalia Vodianova (@natasupernova) Янв 24 2017 в 2:31 PST a/p



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p  ">Фото опубликовано Natalia Vodianova (@natasupernova) Янв 23 2017 в 7:35 PST 


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<p>Ekaterina Mukhina, ancienne directrice de la rubrique mode de l’édition russe de Vogue, occupera à partir du février prochain le poste de rédactrice en chef de la version russe du magazine ELLE. Sur la photo : Elena en compagnie du top russe Daria Strokous (à gauche).</p>

<p> </p>



 


<p  "Фото опубликовано Ekaterina Mukhina (@mukhins) Янв 22 2017 в 2:17 PST a/p



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pLa styliste Ulyana Sergeenko est connue du public parisien pour les toilettes élégantes et féminines, qu’elle a exposées à plusieurs reprises dans la Ville Lumière. Lors de ce dernier séjour dans la capitale française, les silhouettes qu’elle a créées ont attiré l’attention de photographes street-style. Plusieurs photos d’Ulyana signés Edward Berthelot ont été publiées sur Instagram./p

p /p



 


p  ">Фото опубликовано Ulyana Sergeenko Couture (@ulyana_sergeenko_moscow) Янв 22 2017 в 10:30 PST 



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<p  "Фото опубликовано Ulyana Sergeenko Couture (@ulyana_sergeenko_moscow) Янв 23 2017 в 10:38 PST a/p


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pFine experte de la mode, présentatrice télé et ancienne rédactrice du magazine L’Officiel en langue russe, Evelina Khromtchenko a pris un selfie en compagnie de Kuki de Salevertes. « Pour ceux qui ne le savent pas : c’est cette personne qui a recommandé à Raf Simons d’oser faire de la mode ». Le Joyce Gallery, où la photo a été prise, accueille jusqu’au 31 janvier l’exposition Kuki De Salvertes, Une vie dans la mode. /p

p /p



 


p  ">Фото опубликовано Evelina Khromtchenko (@evelinakhromtchenko) Янв 25 2017 в 9:38 PST 



<p> </p>

<p>Epouse du double champion olympique de patinage Evgeni Plushenko, Yana Rudkovskaya est la productrice du chanteur russe Dima Bilan, qui a offert en 2008 à la Russie son premier trophée à l’Eurovision de la chanson. En outre, elle est productrice générale de Posta-Magazine.ru, magazine en ligne de style de vie, et de l’académie de cinéma et de show-business Stars.</p>

<p> </p>



 


<p  "Фото опубликовано Yana Rudkovskaya (@rudkovskayaofficial) Янв 25 2017 в 10:04 PST a/p



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p  ">Фото опубликовано Yana Rudkovskaya (@rudkovskayaofficial) Янв 23 2017 в 4:58 PST</p>


<p> </p>

<h3>Lire aussi :</h3>

<p><strong>Les défilés de mode ou le parcours intercontinental d’une Sibérienne</strong></p>

<p><strong>« Nos t-shirts améliorent l’image des dirigeants russes à l’étranger »</strong></p>

<p><strong>Quand artistes et designers s’inspirent de la céramique russe de Gjel</strong></p>

<p> </p>
]]></description><pubDate>Thu, 26 Jan 2017 14:02:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Maria Afonina]]></author><category><![CDATA[Multimédia]]></category></item><item><title><![CDATA[La Russie contrôlera la production de ses fusées]]></title><link>http://fr.rbth.com/tech/2017/01/26/la-russie-controlera-la-production-de-ses-fusees_689138</link><description><![CDATA[<p>L’épreuve du feu des moteurs destinés aux lanceurs Proton-M (utilisés notamment pour livrer des cargaisons sur la Station spatiale internationale) a révélé des défauts de fabrication, a informé le quotidien russe Kommersant le 25 janvier. Il s’est avéré que des matériaux inadaptés avaient été utilisés dans la fabrication des moteurs – ils ne contenaient pas de métaux précieux et n’étaient ainsi pas assez résistants à la chaleur.</p>

<p>
<p>
    Les lanceurs russes explosent-ils souvent?
</p>Le groupe Roskosmos, détenu par l’État, a retiré tous les Proton-M de la production et renvoyé les moteurs au fabricant pour un contrôle supplémentaire.</p>

<h3>Problèmes de moteurs</h3>

<p>Ivan Moïsseïev, directeur de l’Institut de la politique spatiale, estime que la mesure prise par Roskosmos est justifiée. « Le moteur du missile tourne à des températures qui font fondre la plupart des matériaux, ils utilisent un système de refroidissement complexe, a expliqué M. Moïsseïev à RBTH. Si des cas ne serait-ce qu’isolés d’utilisation de matériaux inadaptés sont relevés, cela présente un danger pour les missiles ».</p>

<p>Ce n’est pas la première fois que les moteurs des lanceurs russes présentent des défauts. Le 1er décembre 2016, la Russie a perdu le camion spatial Progress MS-04 à cause de problèmes avec le moteur du lanceur. Le moteur de ce dernier, une fusée de type Soyouz-U, qui s’est brutalement désintégrée à 192 km d’altitude, est fabriqué par la même usine que les Proton – l’Usine mécanique de Voronej (UMV).</p>

<p>L’expertise a déterminé que c’était bien UMV qui était responsable de la chute de Progress. Le directeur général a démissionné, alors que les Soyouz-U ont été rappelés pour des contrôles supplémentaires. « Dans ces cas, on crée une commission pour identifier et éliminer les causes de la panne et, tant qu’elles n(ont pas été éliminées, aucun missile ne sera lancé », nous explique Ivan Moïsseïev.</p>



<h3>Les lancements reportés</h3>

<p>Le 25 janvier, les représentants de Roskosmos ont déclaré qu’ils menaient une « vérification totale de la qualité des produits », notamment de « paramètres qui n’ont pas été étudiés depuis des décennies ». Cela concerne également les contrôles des moteurs fabriqués par UMV. Ivan Moïsseïev indique que le délai estimé du contrôle des moteurs de Proton est de six mois. Pendant tout ce temps, aucun lanceur de ce type ne sera lancé.</p>

<p>« Si le moteur présente une panne, il est contrôlé pour les raisons qui lui ont valu d’être rappelé, mais aussi pour tous ses autres points faibles, nous explique l’expert. Dans tous les cas, ça ne se fait pas très rapidement ». Ainsi, le prochain lancement des Proton pourrait ne pas avoir lieu avant l’été prochain. Selon Kommersant, les missiles de ce type devaient représenter 8 des 27 lancements prévus pour 2017.</p>

<h3>Contrôles à durée indéfinie</h3>

<p>Ivan Moïsseïev souligne que chaque lancement est étroitement lié au type de missile et à sa charge utile, il ne sera donc pas possible de remplacer les Proton par d’autres lanceurs. Dans un entretien avec Kommersant FM, le représentant officiel de Roskosmos Igor Bourenkov a reconnu que le groupe essuyait des pertes financières à cause de l’annulation des lancements (commerciaux notamment), mais que sa priorité était de « comprendre les causes (des défaillances) sur terre ». Le calendrier des lancements sera corrigé d’ici quelques semaines.</p>



<p>Le contrôle des moteurs des Proton chez UMV sera assuré par l’association de recherche et de production Energomash. Son directeur général Igor Arbouzov a informé Kommersant qu’Energomash comptait parmi ses membres Khimautomatiki, concepteur des moteurs du Proton, ainsi les spécialistes de la société connaissent bien les caractéristiques techniques des moteurs et sont capables d’assurer le contrôle technique complémentaire.</p>

<h3>Lire aussi :</h3>

<h4>La vie en orbite : épices liquides et 16 couchers de soleil par jour</h4>

<h4>Pourquoi la Russie s’intéresse-t-elle à Vénus?</h4>

<h4>Proxima, nouvelle étape de la collaboration spatiale internationale</h4>]]></description><pubDate>Thu, 26 Jan 2017 12:32:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Oleg Egorov]]></author><category><![CDATA[Sciences &amp; Tech]]></category></item><item><title><![CDATA[Poutine montre ses talents de chanteur ]]></title><link>http://fr.rbth.com/en_bref/2017/01/26/poutine-montre-ses-talents-de-chanteur_689068</link><description><![CDATA[<p>Lors d’une visite à l’Université d’État de Moscou à l’occasion de la Journée des étudiants, célébrée en Russie le 25 janvier, le président russe Vladimir Poutine a interprété un extrait d’une chanson consacrée au premier vol de l’homme dans l’espace. </p>

<p></p>

<p>Pendant la rencontre avec le président russe, un étudiant a sorti sa guitare et s’est mis à interpréter la chanson Quatorze minutes avant le départ, très populaire pendant les années 1960. </p>

<p>Toutefois, submergé par l’émotion, il a oublié les paroles. D’abord, le président a rappelé les paroles, puis en a interprété un extrait.</p>

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<h3>Lire aussi :</h3>

<h4>Poutine présente son chien japonais aux journalistes</h4>

<h4>Poutine or not Poutine: de qui sont ces déclarations fracassantes ?</h4>]]></description><pubDate>Thu, 26 Jan 2017 11:28:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[RBTH]]></author><category><![CDATA[En bref]]></category></item><item><title><![CDATA[Dépression: une histoire de gènes?]]></title><link>http://fr.rbth.com/tech/2017/01/25/depression-une-histoire-de-genes_688743</link><description><![CDATA[<p>Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la dépression touche 350 millions de personnes dans le monde. Entre 30% et 40% ont développé leur maladie en raison de facteurs génétiques. Des chercheurs de l’Institut de cytologie et de génétique de Novossibirsk (Sibérie occidentale) ont découvert un gène responsable du développement de la dépression chez les personnes d’origine européenne.</p>

<p>Il s’agit du gène NKPD1. Les recherches ont été effectuées sur le matériel génétique des Européens, car, selon les scientifiques, ce gène est absent chez les Asiatiques et chez la race noire. La dépression chez ces groupes est définie par un autre gène qu’il faudra encore découvrir.</p>

<p>
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    Rester jeune à jamais, comme les baleines
</p>Les chercheurs espèrent que cette découverte aidera à concevoir de nouveaux médicaments contre ce fléau très répandu aujourd’hui. Les études ont été basées sur les méthodes d’analyse génétique mises au point par l’Institut.</p>

<h3>Le fameux gène</h3>

<p>Dans leurs recherches du gène dépressif les généticiens et mathématiciens sibériens ont analysé les données d’environ 2 000 personnes sélectionnées par le centre médical Érasme basé à Rotterdam.</p>

<p>« Nous n’avions pas pour objectif d’étudier chacun des échantillons génétiques, comme le prévoient de telles recherches, a indiqué à RBTH Tatiana Aksenovitch, directrice de l’étude. Nous avons pris le gène en entier et nous n’avons examiné que les cas de changement de structure de la protéine appropriée. En outre, nous nous sommes concentrés sur les symptômes dépressifs et non sur un diagnostic établi ».</p>

<p>Pour identifier le gène qui contrôle la dépression, la biologiste Nadejda Belonogova a mis au point un programme spécial, Fregat, qui comprend tant les moyens d’analyse du gène dans son ensemble que de nouvelles méthodes mises au point pendant l’étude.</p>

<p>
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    Google Glass facilite l’étude des maladies du cerveau
</p>Selon les chercheurs sibériens, ce programme permet de lire les données rapidement : la recherche du gène NKPD1 n’a pris que plusieurs heures. Le centre Érasme a mis bien plus de temps pour confirmer le résultat sur un groupe indépendant.</p>

<h3>Fregat en guerre contre les maladies</h3>

<p>Du point de vue génétique, la dépression est une maladie unique en son genre, constatent les chercheurs. L’implication du génotype dans le développement de la dépression est à peu près du même genre qu’en cas de schizophrénie. Or, concernant cette dernière, les chercheurs ont découvert plusieurs dizaines de gènes, tandis que pour la dépression il n’y en avait aucun jusqu’à présent.</p>

<p>« Notre étude est la première à découvrir un gène qui modifie la structure de la protéine, a raconté Tatiana Aksenovitch. Jusqu’ici les chercheurs n’avaient identifié que des locus, ces emplacements de gènes sur un chromosome. Nous, nous avons réussi à identifier le gène, c’est-à-dire la modification de structure de la protéine, ce qui ouvre la voie au traitement par thérapie ciblée et à la mise au point de médicaments permettant de corriger ces défauts ».</p>

<p>Les chercheurs sibériens ne prévoient pas de continuer les recherches dans ce domaine. Ils se spécialisent dans l’élaboration de méthodes statistiques d’analyse et de nouveaux programmes. Ils ont publié leurs nouvelles données sur la dépression dans le magazine scientifique Biological Psychiatry et les ont remises à leurs collègues spécialisés dans la dépression.</p>



<p>Le programme Fregat a été inclus dans le réseau CRAN (the Comprehensive R Archive Network) de matériel concernant le logiciel de statistiques R. Il est en accès libre pour tout chercheur souhaitant s’en servir. Selon les auteurs, le programme permet également d’identifier les gènes responsables d’autres maladies.</p>

<p><strong>Réagissez à cet article en soumettant votre commentaire ci-dessous ou sur notre page Facebook</strong></p>

<h3>Lire aussi :</h3>

<h4>La Banque mondiale appelle la Russie à investir dans le capital humain</h4>

<h4>Soins palliatifs : en Russie, une « feuille de route » pour alléger la douleur</h4>]]></description><pubDate>Wed, 25 Jan 2017 18:15:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Marina Moskalenko]]></author><category><![CDATA[Sciences &amp; Tech]]></category></item><item><title><![CDATA[Iouri, le Robinson Crusoé de la banlieue de Moscou]]></title><link>http://fr.rbth.com/multimedia/pictures/2017/01/25/iouri-le-robinson-crusoe-de-la-banlieue-de-moscou_688408</link><description><![CDATA[<p>Naguère, Iouri, baptisé le « hobbit russe » sur Internet, vivait à Moscou et travaillait comme juriste. Mais il y a 5 ans, il s’est installé dans la forêt qui borde la route d’Iaroslavl, à 100 km de Moscou. Aujourd’hui, cet ancien habitant de la mégapole vit l'été dans une habitation de fortune indienne, un tipi, et l'hiver dans une hutte qui ressemble tant à un terrier de lapin qu’à celui d’un hobbit.</p>

<p>Crédit : Pavel Volkov</p>

<p>Iouri a décidé de vivre dans la forêt car il était las des problèmes urbains. « Quand on vit en ville, on doit sans cesse penser au lendemain. On n’a pas droit à l’erreur, car les erreurs peuvent être irréparables. Ici, tout cela n’a aucun sens », racontait Iouri à la chaîne de télévision AJ+.</p>



<p>Crédit : Pavel Volkov</p>

<p>Le choix du lieu (près de la route) n’est pas anodin pour Iouri. « Je ne veux pas passer à côté de tous, je veux que tout passe à côté de moi. Je m’assois et je veux que le monde entier avance », raconte Iouri, cité par les journalistes et les blogueurs.</p>

<p>Crédit : Pavel Volkov</p>

<p>De plus, installé à côté de la route, Iouri a plus de facilités à pratiquer le bookcrossing et le couchsurfing.</p>

<p>Crédit : Pavel Volkov</p>

<p>Il vit avec un grand lapin surnommé Petroucha qui répond à son nom et accompagne partout son maître. Le lapin aime les bananes et la bouillie d’avoine.</p>



<p>Crédit : Pavel Volkov</p>

<p>Pour se nourrir et assurer ses besoins quotidiens, Iouri puise l’eau du ruisseau situé près de son terrier dans la forêt. En hiver, il doit briser la glace avec une hache.</p>

<p>Crédit : Pavel Volkov</p>

<p>L’ermite prépare ses repas dans une cuisine de fortune. Pour surveiller le processus de préparation, il utilise deux torches : l’une est accrochée au front de notre héros, l’autre est suspendue au plafond.</p>

<p>Crédit : Pavel Volkov</p>

<p>Iouri, quant à lui, aime les petits pois, qu’il prépare sur son poêle, comme tout ce qu’il cuisine.</p>



<p>Crédit : Pavel Volkov</p>

<p>En hiver, Iouri fait chauffer son poêle tous les jours pour maintenir une température confortable dans son terrier.</p>

<p>Crédit : Pavel Volkov</p>

<p>Pour le chauffage, la cuisine et le sauna, Iouri utilise le bois de la forêt.</p>

<p>Crédit : Pavel Volkov</p>

<p>Il coupe son bois avec une hache et en prépare pour plusieurs jours à l’avance.</p>

<p>Crédit : Pavel Volkov</p>

<p>Sur le toit de sa hutte, il a installé des panneaux solaires, l’électricité est stockée dans des accumulateurs. Ainsi Iouri peut lire et même utiliser un ordinateur et surfer sur Internet.</p>



<p>Crédit : Pavel Volkov</p>

<p>Les livres emportés par Iouri dans son terrier sont enregistrés à la bibliothèque mondiale de bookcrossing (permettant l'échange de livres). « Les gens viennent chez moi, prennent des livres, en apportent et ainsi va l’échange mondial de livres », explique notre héros.</p>

<p>Crédit : Pavel Volkov</p>

<p>Récemment, Iouri a bâti un banya (sauna russe) dans son terrier. </p>

<p>Crédit : Pavel Volkov</p>

<p>En hiver, après le banya, il sort et se frotte de neige, parfois il s’y enfouit entièrement.</p>

<p>Crédit : Pavel Volkov</p>

<p>Les tempêtes de neige ne l’empêchent pas de suivre cette tradition.</p>

<p><strong>Réagissez à cet article en soumettant votre commentaire ci-dessous ou sur notre page Facebook</strong></p>]]></description><pubDate>Wed, 25 Jan 2017 16:54:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Anastasia Karagodina]]></author><category><![CDATA[Diaporama]]></category></item><item><title><![CDATA[Poutine or not Poutine: de qui sont ces déclarations fracassantes?]]></title><link>http://fr.rbth.com/multimedia/pictures/2017/01/25/poutine-or-not-poutine-de-qui-sont-ces-declarations-fracassantes_688686</link><description><![CDATA[ ]]></description><pubDate>Wed, 25 Jan 2017 16:36:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Oleg Egorov]]></author><category><![CDATA[Multimédia]]></category></item><item><title><![CDATA[Missiles chinois aux frontières russes: quel impact sur l’équilibre stratégique?]]></title><link>http://fr.rbth.com/defense/2017/01/25/missiles-chinois-aux-frontieres-russes-quel-impact-sur-lequilibre-strategique_688671</link><description><![CDATA[<p>Le périodique chinois Global Times a rapporté la publication par la presse hongkongaise et taïwanaise de photographies des missiles balistiques intercontinentaux DF-41, prises dans la province du Heilongjiang, dans le nord-est du pays.</p>

<p>De nombreux périodiques russes ont alors titré sur les missiles chinois à la frontière russe, sous-entendant une éventuelle « menace chinoise » pour Moscou.</p>

<p>Cependant, le quotidien chinois (connu pour refléter la position du Parti communiste, ndlr) suggère que cette fuite a été orchestrée par Pékin pour répondre à la rhétorique antichinoise du nouveau président américain Donald Trump. Mikhaïl Alexandrov, collaborateur du Centre d’études militaires et politiques de l'Institut d'État des relations internationales de Moscou, estime qu’il s’agit en effet d’une réponse de Pékin aux déclarations américaines.</p>

<p>Pourtant, l’expert militaire et rédacteur en chef de la revue russe Arsenal de la Patrie Viktor Mourakhovski a confié à RBTH que ce n’est pas la première fuite de ce type. Il explique qu’il y a environ un an, des photos des missiles DF-41 ont fuité lors de leur acheminement dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang, dans le nord-ouest du pays, également proche de la frontière russe. Or, ceci eut lieu bien avant la campagne électorale de Trump.</p>



<h3>« Notre partenaire stratégique »</h3>

<p>En avril 2016, le portail américain Free Beacon, spécialisé dans les questions militaires, informait qu’après une série d’essais réussis, la Chine s’apprêtait à déployer ses missiles DF-41 aux frontières russes sans préciser dans quelles régions cela pourrait avoir lieu. Fait caractéristique, la Chine a mené ces essais en mer de Chine méridionale. Cela s’apparentait à une démonstration de force, compte tenu des tensions entre Pékin et Washington au sujet des îles situées dans cette région.</p>

<p>Tous les experts interrogés par RBTH sont convaincus que le déploiement des missiles chinois ne vise pas Moscou (les armes nucléaires des deux pays ne se ciblent pas mutuellement, souligne Mourakhovski) et ne présente pas de menace pour la Russie, principalement compte tenu des liens politiques étroits qui unissent les deux pays. Un rapprochement particulier a été observé il y a quelques années quand la Russie a opté pour le « virage à l’Est » sur fond de forte détérioration des relations avec l’Occident.</p>

<p>Le commentaire du Kremlin sur le déploiement éventuel de missiles par la Chine rejoint l’avis des experts. « La Chine est notre allié, un allié stratégique […]. Bien sûr, aucune action liée au développement des formes armées chinoises, si tant est que l’information soit vraie, ni la construction militaire en Chine n’est [de notre côté] perçue comme une menace pour notre pays », a déclaré le porte-parole du président russe Dmitri Peskov.</p>



<p>En effet, quel que soit le climat politique qui règne dans les relations entre Moscou et Pékin, il est difficile d’imaginer que la Chine puisse avoir l’intention ne serait-ce qu’hypothétique d’initier un conflit nucléaire entre les deux puissances – les potentiels nucléaires des deux pays sont incomparables. La Russie possède un plus grand nombre d’ogives (cela concerne tant les armes tactiques que les armes nucléaires stratégiques) et l’armement russe est plus sophistiqué, souligne Alexandrov.</p>

<h3>Proximité de la frontière</h3>

<p>Le déploiement des missiles à proximité des frontières ne devrait pas inquiéter non plus (selon les informations de Mourakhovski, ils se trouvent à plusieurs centaines de kilomètres), car il s’agit de missiles intercontinentaux. « Les missiles chinois peuvent atteindre le territoire russe depuis n’importe quelle région de la Chine. Leur localisation précise n’est donc pas importante pour nous », assure Alexandrov.</p>

<p>Au contraire, le déploiement des missiles près de la frontière sino-russe montre probablement qu’ils ne visent pas la Russie, indique Piotr Topytchkanov, collaborateur du programme « Problèmes de non-prolifération » au Centre Carnegie de Moscou, dans un entretien avec notre correspondant. En effet, déployés à proximité des frontières russes, les missiles sont plus vulnérables aux frappes des systèmes nucléaires et non-nucléaires russes.</p>

<p>
<p>
    ​Russie, Chine: les déboires du virage vers l'est
</p>Dans ce contexte, la Russie pourrait potentiellement avoir une autre inquiétude, souligne l’expert. En cas de conflit armé entre les États-Unis et la Chine, Washington cherchera à frapper la zone de déploiement des armes nucléaires de l’ennemi. Leur proximité avec la frontière russe inquiétera dans un tel cas de figure la Russie, car les conséquences d’une telle frappe seront néfastes pour la situation écologique du côté russe de la frontière. Il va sans dire que la Russie n’a pas intérêt à assister à des hostilités à proximité immédiate de sa frontière.</p>

<p>Le lendemain de la publication des informations sur le déploiement par Pékin de missiles nucléaires aux frontières russes, le ministère chinois des Affaires étrangères a démenti ces informations, les qualifiant de « spéculations diffusées sur la Toile ». En passant, la partie chinoise a salué la déclaration du porte-parole du président russe, Dmitri Peskov, soulignant qu’il s’agissait d’un commentaire « extrêmement positif, direct et constructif ».</p>

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<h3>Lire aussi :</h3>

<h4>Russie, États-Unis: dialogue de sourds dans le ciel syrien</h4>

<h4>La Russie dans le top 5 des meilleures « cyberarmées »</h4>]]></description><pubDate>Wed, 25 Jan 2017 16:07:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Alexeï Timofeïtchev]]></author><category><![CDATA[Défense]]></category></item><item><title><![CDATA[Andreï Kontchalovski: «Aucune envie de retourner à Hollywood»]]></title><link>http://fr.rbth.com/art/culture/2017/01/25/andrei-kontchalovski-aucune-envie-de-retourner-a-hollywood_688281</link><description><![CDATA[<p>Andreï Kontchalovski. Crédit : Ekaterina Tchesnokova / RIA Novosti
</p>
<p>Paradis compte deux protagonistes : le premier est un officier SS, Helmut, qui se rend dans un camp de concentration afin d’enquêter sur la corruption ; le second est son amour de jeunesse, la princesse russe Olga, qui s’est retrouvée dans le camp de la mort pour avoir rejoint la Résistance française et caché des enfants juifs chez elle durant l’occupation. Aujourd’hui, tous deux sont confrontés au problème du choix. Lui doit décider s’il est prêt à sacrifier sa carrière et ses convictions pour sauver son ancien amour de la chambre à gaz. Elle doit savoir ce qui compte le plus pour elle : sauver son corps ou son âme.
</p>

<p>Paradis sortira en salles ces prochaines semaines en Europe et aux États-Unis. RBTH a eu un entretien avec Andreï Kontchalovski.
</p>
<p><strong>Le film est consacré à l’Holocauste considéré, d’une part, comme un sujet intarissable pour le cinéma mondial, mais, d’autre part, comme un peu opportuniste. Ce n’est pas par hasard si les Oscars des deux dernières années ont été décernés à des films d’Europe orientale consacrés à l’Holocauste. Aucun reproche ne vous a été formulé pour l’instant ?</strong>
</p>
<p>Non, bien que je sois prêt à n’importe quel reproche. Qu’est-ce que c’est un reproche ? L’interprétation de ce qu’un spectateur a vu à l’écran, c’est tout. En visionnant Paradis, certains pourraient croire que c’est un film sur l’Holocauste. Je n’ai rien à objecter. Dans le système de la réalité du spectateur qui le dira, c’est peut-être le cas. J’ai soigneusement évité toute possibilité de vision univoque du film.
</p>
<p>Scène du film Paradis d’Andreï Kontchalovski. Crédit : kinopoisk.ru
</p>
<p>C’est pour ça qu’on me questionne maintenant sur la scène où Olga se jette au cou de l’officier SS pour lui dire qu’il est le représentant d’une grande nation ayant droit à n’importe quelle atrocité : est-ce un réquisitoire ou de l’ironie ? Je ne réponds jamais directement. Réquisitoire ? Peut-être. Ou peut-être ironie.
</p>
<p>Pour ne pas nous empêtrer dès la première question je vais vous dire que pour moi, Paradis n’est pas un film consacré à l’Holocauste. J’y reviens sur le drame du peuple juif, mais ce n’est pas l’idée maîtresse. Il était bien plus important pour moi de faire un film sur le charme du mal. Le héros du film est un officier SS, très cultivé et extrêmement séduisant. Et c’est là toute l’horreur.
</p>

<p><strong>Paradis semble d’ores et déjà connaître une heureuse destinée sur la scène internationale avec ses récompenses aux festivals, sa présélection pour les Oscars et une attention garantie du public. Est-il important pour vous que le film soit correctement compris en Occident ?</strong>
</p>
<p>Tout ce qui est arrivé à Paradis à Venise et aux Oscars est pour moi une bonne surprise. Dieu merci qu’il en ait été ainsi : alors que l’Occident exerce une pression sans précédent sur la Russie, ses spectateurs auront l’occasion de visionner un film qui leur expliquera au moins quelque chose au sujet de la Russie et des Russes. Je pense qu’ils comprendront tout.
</p>
<p><strong>Avec Paradis vous revenez après une longue absence dans le cinéma international : le film est en plusieurs langues, les scènes ont été tournées en Allemagne et en France, l’équipe de tournage était européenne. Y a-t-il eu un choc des mentalités sur le plateau ?</strong>
</p>
<p>Scène du film Paradis d’Andreï Kontchalovski. Crédit : kinopoisk.ru
</p>
<p>Le grand problème était la mentalité des membres de mon équipe qui ne comptaient pas les heures. C’était à moi d’y penser. Quand commencer la journée de travail et quand la terminer, peu importe, ils étaient pleins d’entrain. En Allemagne, c’est tout droit ou c’est à gauche et à droite. Jamais rien en diagonale.
</p>
<p>Quand on restait deux heures supplémentaires, ça leur semblait bizarre. Quand on tournait six heures au lieu de douze, ça leur semblait bizarre. On avait tout fini et on était partis, mais eux sont restés encore six heures, le temps de la journée du travail, bien qu’il n’y ait plus rien à faire. Nos deux mentalités sont différentes. Nous, nous les comprenons, mais eux ne nous comprennent pas. Pour ce qui est des comédiens, aucun problème : ils étaient passionnés par le sujet dans la mesure nécessaire.
</p>

<p><strong>Votre renaissance en tant que réalisateur a-t-elle quelque chose à voir avec l’échec de Casse-Noisette que vous avez donné à Hollywood il y a six ans ?</strong>
</p>
<p>Scène du film Paradis d’Andreï Kontchalovski. Crédit : kinopoisk.ru
</p>
<p>Oui, ça aussi. À l’époque je ne comprenais pas encore qu’un réalisateur russe n’a rien à faire à Hollywood. Il n’y est qu’en qualité d’artisan et s’il vise des ambitions un peu plus hautes que la moyenne, on lui met des bâtons dans les roues. Je n’ai aucune envie de retourner à Hollywood avec sa hiérarchie bien rangée où nous avons notre place à la base de la pyramide. Avez-vous fait attention à la manière dont est filmé Paradis du côté formel ?
</p>
<p><strong>Quand la moitié du film vos personnages restent assis à table et parlent face à la caméra ?</strong>
</p>
<p>Exactement. Écrire un scénario où pendant un certain temps les héros sont en gros plan parlant face à la caméra est dans un certain sens une folie. Si j’avais soumis un tel scénario à un studio d’Hollywood, on m’aurait dit : « Tu es fou ? ». Cela étant, je suis heureux de vivre actuellement en Russie où les folies du genre sont permises. Souvent nous ne voyons malheureusement pas que nous vivons dans un pays libre.
</p>
<p>*La liste complète des nominations pour la 89ème cérémonie des Oscars a été dévoilée le 24 janvier. Le Paradis n’a pas été nominé.
</p>
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</p>
<h3>Lire aussi :
</h3>
<h4>Les souliers rouges de l’Holocauste
</h4>
<h4>L’horreur de la guerre : la photo contre l’oubli
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<h4>Normandie-Niemen : une amitié née sous le ciel de la guerre
</h4>]]></description><pubDate>Wed, 25 Jan 2017 12:45:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Alexandre Netchaïev]]></author><category><![CDATA[Culture]]></category></item><item><title><![CDATA[Rencontre d’Astana sur la Syrie: ni percée, ni échec]]></title><link>http://fr.rbth.com/international/2017/01/24/rencontre-dastana-sur-la-syrie-ni-percee-ni-echec_688056</link><description><![CDATA[<p>Le communiqué final des négociations de deux jours sur le règlement en Syrie n’a été signé ni par le gouvernement, ni par l’opposition. Le document a été rendu public au nom de la Russie, de la Turquie et de l’Iran, le trio des pays médiateurs qui s’est porté sponsor de la rencontre d’Astana.</p>

<p>Moscou, Ankara et Téhéran ont déclaré leur intention de démarquer l’opposition armée des terroristes et de mettre en place un mécanisme tripartite de contrôle du cessez-le-feu établi entre l’armée et l’opposition le 30 décembre dernier.</p>

<h3>Diplomatie à scandales</h3>

<p>
<p>
    Guerre et trêve: la situation en Syrie à la veille des négociations d’Astana
</p>Les négociations n’ont pas été de tout repos. Bien que les représentants des autorités syriennes officielles et de ceux qui luttent contre elles se soient retrouvés pour la première fois autour d’une seule et même table, il n’y a pas eu de négociations directes, les deux parties ne communiquant que par le biais des pays médiateurs.</p>

<p>Bachar al-Jaafari, ambassadeur de Syrie à l’Onu unies et chef de la délégation gouvernementale, a qualifié les oppositionnels de terroristes et en signe de protestation a quitté l’hôtel où se déroulaient les discussions. L’opposition n’a pas été en reste et a exprimé son mécontentement par le communiqué final parce que ce dernier ne reflétait pas le rôle, selon elle, négatif de l’Iran dans la situation en Syrie.</p>

<h3>La Russie assouplit sa position</h3>

<p>Vladimir Akhmedov, de l’Institut d’orientalisme de l’Académie des sciences de Russie, a fait remarquer que la position de la Russie n’était pas la même que celle de l’Iran et du gouvernement syrien. « Avant, en commun avec Bachar el-Assad et l’Iran, on qualifiait l’opposition dans son ensemble de terroristes. Aujourd’hui, nous leur parlons », a-t-il souligné.</p>

<p>La Russie cherche à devenir médiateur et non partisan inconditionnel de Bachar el-Assad, ce qui a été reconnu par l’opposition. Mohamed Allouche, négociateur en chef de l’opposition, a reconnu à la conférence de presse finale que « la Russie se transformait d’un pays tenant un rôle direct dans les hostilités en garant exerçant son influence sur l’Iran et la Syrie ». Il a exprimé l’espoir que Moscou resterait un acteur positif du règlement.</p>

<p>Emboîtant le pas à la Russie, la Turquie passe elle aussi à une position plus modérée, elle qui avait jusqu’ici inconditionnellement soutenu l’opposition, indique Vladimir Akhmedov. Il rappelle qu’Ankara a récemment renoncé officiellement à exiger le départ immédiat de Bachar el-Assad de son poste de président. Selon l’expert russe, la Russie et la Turquie réussissent à influencer l’Iran et sa position radicale, ce qui permet un bon fonctionnement du trio de médiateurs.</p>



<h3>L’opposition contre les terroristes</h3>

<p>Aucune nouvelle entente ni garantie d’une paix globale n’a été signée à Astana, mais c’était peu probable dès le début, note Anton Mardassov, chef du département des études des conflits au Proche-Orient de l’Institut du développement innovateur. « L’objectif de la rencontre était de constater le cessez-le-feu », a-t-il dit à RBTH.</p>

<p>La trêve entre le régime et l’opposition « apte à l’entente » a permis, selon lui, d’arrêter les hostilités, de laisser certains territoires sous contrôle de l’opposition et de lui permettre de lutter contre Daech et le Front al-Nosra (organisations terroristes interdites en Russie, ndlr). Jusqu’ici, la démarcation entre l’opposition armée et le Front al-Nosra (qui se nomme désormais le Front Fatah al-Cham) avait suscité de gros problèmes.</p>

<p>« À la différence des trêves précédentes établies sous les auspices de la Russie et des États-Unis, on assiste aujourd’hui à la démarcation et à la mise en place de détachements réels de l’Armée syrienne libre qui combattent le Front al-Nosra », a poursuivi Anton Mardassov. Un rôle important y revient à la Turquie qui, à la différence des États-Unis, exerce une influence directe sur l’opposition.</p>

<h3>Dans l’attente de Genève</h3>

<p>Malgré un certain progrès enregistré grâce au trio médiateur, on est encore loin de la paix en Syrie. L’opposition insiste sur le départ de Bachar el-Assad, tandis que ce dernier n’a pas l’intention de quitter son poste en tant que président élu légalement. L’arabisant Leonid Issaïev, de la Haute école d’économie, indique pour sa part que le cessez-le-feu c’est bien, mais que sans règlement politique, la situation risque de glisser de nouveau dans le gouffre de la guerre entre le président et l’opposition.</p>



<p>« Le conflit syrien a déjà connu des trêves rattachées aux négociations de Genève, mais elles ne sont restées en vigueur que le temps d’une nouvelle tentative de règlement. Dès que cette dernière échouait, la guerre reprenait de plus belle », a-t-il rappelé.</p>

<p>Une nouvelle rencontre se tiendra à Genève le 8 février pour continuer d’examiner un passage à la paix dans un format plus large. Elle doit « achever et compléter » ce qui a été atteint à Astana, a précisé un représentant de l’opposition.</p>

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<h3>Lire aussi :</h3>

<h4>La Russie, l’Iran et la Turquie dessinent l’après-guerre en Syrie</h4>

<h4>Alep libérée : que compte faire la Russie ?</h4>]]></description><pubDate>Tue, 24 Jan 2017 20:38:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Oleg Egorov]]></author><category><![CDATA[International]]></category></item><item><title><![CDATA[Festival du Cirque de Monte-Carlo: deux trophées pour la Russie ]]></title><link>http://fr.rbth.com/en_bref/2017/01/24/festival-du-cirque-de-monte-carlo-deux-trophees-pour-la-russie_687896</link><description><![CDATA[<p>Les artistes russes ont remporté un Clown d’or et un d’argent au Festival international du Cirque de Monte-Carlo, souvent comparé aux Oscars du cinéma, a annoncé l’agence TASS.</p>

<p>
        
        Crédit : F.Nebinger / Festival international du Cirque de Monte-Carlo<p>Troupe de Sergueï Trouchine.</p>

    
    
        
        Crédit : F.Nebinger / Festival international du Cirque de Monte-Carlo<p>Frères Zapachny.</p>

    </p>

<p>Un Clown d’or a été décerné à la troupe de Sergueï Trouchine, maîtres incontestés du saut à la bascule. Un Clown d’argent est revenu frères Zapachny avec leur numéro Parmi les fauves.</p>

<p>
<p>
    Dans les secrets du Grand cirque de Moscou
</p>Les noms des vainqueurs ont été annoncés par la Princesse Stéphanie de Monaco qui préside le jury international. La cérémonie de remise des prix se tient ce mardi 24 janvier.</p>

<p>Le Festival international du Cirque de Monte-Carlo, qui se tient cette année pour la 41ème fois, est le plus grand et le plus prestigieux forum du cirque au monde qui attribue le Clown d’or, le Clown d’argent et le Clown de bronze. La Russie y était représentée par une soixantaine d’artistes.</p>

<p>Cette année la compétition se tient du 19 au 29 janvier. Le Festival est parrainé par la famille princière, notamment le prince Albert de Monaco et la princesse Stéphanie.</p>

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<h3>Lire aussi :</h3>

<h4>Le cirque qui transforme les voyous en artistes</h4>

<h4>Les arts du cirque, la comédie et les sketchs sur les tableaux du siècle dernier</h4>]]></description><pubDate>Tue, 24 Jan 2017 17:42:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[RBTH]]></author><category><![CDATA[En bref]]></category></item><item><title><![CDATA[Yuko Hasegawa, curatrice de la Biennale d'art contemporain de Moscou]]></title><link>http://fr.rbth.com/en_bref/2017/01/24/yuko-hasegawa-curatrice-de-la-biennale-dart-contemporain-de-moscou_687936</link><description><![CDATA[<p>Le curateur de la septième édition de la Biennale d’art contemporain de Moscou a été annoncé le 23 janvier : c’est Yuko Hasegawa, conservatrice en chef au Musée métropolitain d'Art contemporain de Tokyo, connue pour ses projets en Asie, en Europe et en Amérique.</p>

<p>
<p>
    Les animaux empaillés de Jan Fabre font polémique en Russie
</p>Zelfira Tregoulova, membre du conseil d’experts de la Biennale et directrice de la Galerie Tretiakov, s’est félicitée de cette nomination : « Un Japonais est simplement incapable de faire une mauvaise exposition ».</p>

<p>Ce sera le premier projet d’exposition en Russie pour Yuko Hasegawa. « Dans le cadre de négociations au sujet de la Biennale, je suis venue trois fois à Moscou et à Saint-Pétersbourg, mais je n’ai pas encore eu le temps de me faire une idée du pays. J’ai visité à l’Ermitage une exposition de Jan Fabre et j’ai été émue par cette combinaison du classique et du moderne. Je ne connais presque par les artistes russes et je vais commencer à étudier le monde artistique local pour présenter les meilleures œuvres à l’exposition », a-t-elle indiqué.</p>

<p>Elle a ajouté qu’elle tenait toujours compte dans son activité du contexte des lieux en essayant d’apporter quelque chose de nouveau : « Les visiteurs aiment remarquer des détails surprenants dans un cadre habituel ».</p>

<h3>Projet « Forêts-nuages »</h3>

<p>« Les forêts sont l’image de la recherche par les hommes de leurs racines et de sentiments nouveaux. L’espace nuages symbolise Internet où les hommes communiquent et échangent, toujours à la recherche de leur identité. C’est entre la forêt et le nuage que se forment de nouveaux sens et que sont créées de nouvelles œuvres », a précisé Yuko Hasegawa.</p>



<p>La septième édition de la Biennale internationale d’art contemporain de Moscou démarrera le 15 septembre dans la capitale de Russie. Le projet principal sera présenté, comme l’année passée, dans la salle du Manège, au pied du mur du Kremlin.</p>

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<h3>Lire aussi :</h3>

<h4>En quête d’espace, le musée Pouchkine lorgne sur le sous-sol</h4>

<h4>Dix musées étrangers consacrés aux grands écrivains russes</h4>

<h4>Entre fascination et déception: la Révolution et son art</h4>]]></description><pubDate>Tue, 24 Jan 2017 17:42:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Oleg Krasnov]]></author><category><![CDATA[En bref]]></category></item><item><title><![CDATA[Les ballets du Bolchoï de retour dans les salles obscures]]></title><link>http://fr.rbth.com/en_bref/2017/01/24/les-ballets-du-bolchoi-de-retour-dans-les-salles-obscures_687676</link><description><![CDATA[<p>La Belle au bois dormant, célèbre ballet de Piotr Tchaïkovski, a été suivi dimanche en direct depuis le Bolchoï dans plus d’un millier de cinémas de 50 pays du monde.
</p>
<p>
<p>
    Ces classiques qui ont fait la gloire du ballet russe
</p>Comme l’a appris RBTH auprès du service de presse du Bolchoï, le plus grand théâtre de Moscou poursuivra en 2017 la retransmission en direct des ballets de la 241ème saison.
</p>
<p>Le 5 février, le public pourra assister au Lac des cygnes, le ballet russe le plus populaire au monde, dans la mise en scène du grand chorégraphe Iouri Grigorovitch. C’est l’étoile Ekaterina Krysanova qui interprétera le rôle d’Odette/Odile.
</p>
<p>Le 19 mars se tiendra la retransmission de ballets en un acte mis en scène par Jérôme Robbins, Harald Lander et Alexeï Ratmansky.
</p>
<p>Mis en scène par Iouri Possokhov et Kirill Serebrennikov, Un Héros de notre temps clôturera les retransmissions en direct de la 241ème saison, assurées par Pathé Live.
</p>
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</p>
<h3>Lire aussi :
</h3>
<h4>Le Bolchoï fait un carton sur grand écran
</h4>
<h4>Qui dit Iouri Grigorovitch dit Bolchoï
</h4>
<h4>Dix choses que vous ignoriez sur le ballet Casse-Noisette
</h4>]]></description><pubDate>Tue, 24 Jan 2017 15:22:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Igor Rozine]]></author><category><![CDATA[En bref]]></category></item><item><title><![CDATA[La CIA déclassifie des blagues subversives de l’époque soviétique]]></title><link>http://fr.rbth.com/ps/2017/01/24/la-cia-declassifie-des-blagues-subversives-de-lepoque-sovietique_687686</link><description><![CDATA[<p>La CIA a déclassifié un document contenant une vaste collection de blagues de l’époque soviétique en anglais. Les documents avaient été préparés pour le chef adjoint de l’administration de la CIA, mais on ne sait pas pour quelle raison ces blagues y ont été incluses.</p>

<p>Intitulé « Blagues soviétiques pour le directeur adjoint de la CIA », le document contient deux pages  d’histoires drôles qui  font référence au dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev. Ainsi, les blagues doivent dater des années 1980.</p>

<p>
<p>
    «Cher Leonid Ilitch»: Brejnev, superstar des blagues soviétiques
</p>Les blagues soviétiques font partie de près de 13 millions de pages de documents déclassifiés qui ont été mises en ligne le 18 janvier. Précédemment, ces documents n’étaient accessibles que depuis quatre terminaux informatiques aux Archives nationales de College Park, Maryland, informe la CNN.</p>

<p>Les documents font la lumière sur les activités menées par la CIA pendant les conflits au Vietnam, en Corée et lors de la Guerre froide, et certains portent même sur les observations présumées d’OVNI et le programme de la CIA Star Gate étudiant les capacités psychiques potentielles de l’homme et l’intérêt qu’elles présentent.</p>

<p>Voici plusieurs exemples de blagues autrefois classifiées :</p>

<p><h3></h3>
<p><p>Un homme entre dans une boutique et demande au vendeur : « Vous n’avez pas de viande ? ». Le vendeur répond : « Non, nous n’avons pas de poisson. Le magasin qui n’a pas de viande est en face ».</p>
</p></p>

<p><h3></h3>
<p><p>Une vieille dame va à l’hôtel de ville pour poser une question, mais le temps d’arriver au bureau du responsable, elle a oublié l’objet de sa visite. </p>

<p>« Est-ce à propose de votre retraite ? », demande le responsable. </p>

<p>« Non, je touche 20 roubles par mois, ça va », répond-elle. </p>

<p>« Votre appartement alors ? ».</p>

<p>« Non, je vis avec trois personnes dans une chambre d’un appartement communal, ça va », répond-elle. </p>

<p>Soudain, ça lui revient : « Qui a inventé le communisme ? Les communistes ou les scientifiques ? ». </p>

<p>Le responsable répond fièrement : « Les communistes, évidemment ! ». </p>

<p>« C’est bien ce que je pensais, dit la vieille dame. Si c’était des scientifiques, ils l’auraient d’abord testé sur les chiens ! ».</p>
</p></p>

<p><h3></h3>
<p><p>Un Américain explique à un Russe que les États-Unis sont un pays libre, car il peut se mettre devant la Maison Blanche et crier : « Au diable Ronald Reagan ! ». </p>

<p>Le Russe dit que son pays est tout aussi libre, car il peut également se poster sur la place Rouge et crier : « Au diable Ronald Reagan ! ».</p>
</p></p>

<p><h3></h3>
<p><p>Phrase d’une rédaction écrite par un écolier en classe : « Mon chat vient d’avoir plusieurs chatons. Ils sont tous communistes ». </p>

<p>Phrase de l’essai du même garçon la semaine suivante : « Les sept chatons de mon chat sont tous des capitalistes ». </p>

<p>Le professeur rappelle au garçon que, la semaine précédente, il avait dit que les chatons étaient communistes. </p>

<p>« Mais ils ont ouvert les yeux », répond l’enfant.</p>
</p></p>

<p><h3></h3>
<p><p>Un train avec Lénine, Staline, Khrouchtchev, Brejnev et Gorbatchev à bord s’arrête brusquement, car il n’y a plus de rails. Chaque dirigeant propose une solution.</p>

<p>Lénine réunit des ouvriers et des paysans des terres alentour et leur ordonne de construire des rails. Staline exécute l’équipe du train car le train ne bouge toujours pas. Khrouchtchev réhabilite l’équipe fusillée et ordonne qu’on arrache les rails derrière et qu’on les pose devant le train. Brejnev tire les rideaux, se balance et fait semblant que le train avance. Et Gorbatchev organise un rassemblement devant la locomotive, où il chante en tête : « Pas de rails ! Pas de rails ! Pas de rails ! ». </p>
</p></p>

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<p><strong>« L’espion qui ne pouvait pas se rendre » : sept blagues de Vladimir Poutine</strong></p>

<p><strong>Quand Staline et le tsar se réunissent pour un « selfie »</strong></p>]]></description><pubDate>Tue, 24 Jan 2017 15:17:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Eleonora Goldman]]></author><category><![CDATA[Politique &amp; Société]]></category></item><item><title><![CDATA[La cathédrale de la Trinité de Saint-Pétersbourg en six faits]]></title><link>http://fr.rbth.com/art/culture/2017/01/24/la-cathedrale-de-la-trinite-de-saint-petersbourg-en-six-faits_687481</link><description><![CDATA[<h3>1. Construite pour le régiment qui entra à Paris en 1814</h3>

<p>Le terrain occupé aujourd’hui par la cathédrale comptait au milieu du XVIIIe siècle plusieurs petites églises construites pour les militaires du régiment Izmaïlovski, chaque régiment de la garde impériale russe disposant de son propre lieu de culte. Les casernes se trouvaient juste à côté et, en raison de l’absence de logements permanents, il a été décidé au début d’ériger une église provisoire.</p>

<p>
<p>
    Notre-Dame-de-Kazan: la cathédrale privée des Romanov en 8 points
</p>En 1734, la fondatrice du régiment, l’impératrice Anna Ivanovna, a remis en don plusieurs chasubles pour les prêtres. Plus tard, le régiment a eu pour commandants d’honneur des membres de la famille Romanov, notamment l’impératrice Catherine II, l’empereur Paul Ier et le grand-duc Nikolaï Pavlovitch devenu plus tard le tsar Nicolas Ier.</p>

<p>Le régiment Izmaïlovski a pris part à un nombre important de grandes batailles : l’assaut d’Otchakov, la bataille d’Austerlitz et celle de Borodino. Et c’est lui qui entra à Paris en 1814.En 1754, la cité du régiment a été dotée d’une église à cinq coupoles (également provisoire) qui exista jusqu’en 1828.</p>

<h3>2. La deuxième plus grande coupole de l’Europe</h3>

<p>Cathédrale de la Trinité de Saint-Pétersbourg. Crédit : Georgy Dolgopsky (CC BY-SA 4.0)</p>

<p>En 1828, la première pierre a été posée dans le fondement de la nouvelle cathédrale par l’impératrice Maria Feodorovna. Les travaux furent exécutés aux frais de Nicolas Ier qui était chef du régiment : il souhaitait que la nouvelle cathédrale puisse accueillir 3 000 fidèles et qu’elle soit construite à l’image de l’église de bois précédente.</p>

<p>Il contrôla en personne le projet. Le bâtiment réalisé par Vassili Stassov, très laconique, comptait quatre portiques et était surmonté de cinq coupoles. Avant même le début des travaux, l’empereur a annoncé que celles-ci devaient être peintes en bleu et parsemées d’étoiles comme les coupoles de la cathédrale de l’Archange-Saint-Michel à Moscou.</p>



<p>Les petites coupoles sont disposées non pas en diagonale, mais orientées vers les points cardinaux. Elles sont si proches l’une de l’autre que vues de loin, elles font l’effet d’une unique grande coupole saupoudrée d’étoiles d’or scintillantes. La coupole de la cathédrale est la deuxième plus grande coupole en bois d’Europe.</p>

<h3>3. Un monument de la gloire militaire</h3>

<p>Monument de la gloire militaire près de la cathédrale de la Trinité de Saint-Pétersbourg. Crédit : Peter Kovalev / TASS</p>

<p>La cathédrale renfermait les trophées de guerre du régiment Izmaïlovski (y compris des drapeaux ennemis), ses propres drapeaux, ainsi que les clés de forteresses, notamment de Beyazit, de Nikopol et d’Andrinople. Des plaques de marbre ont été incrustées dans les murs de la cathédrale pour perpétuer les noms des officiers du régiment tombés sur le champ d’honneur.</p>

<p>C’est l’une des premières cathédrales comportant de telles plaques. Souvent, les soldats qui avaient fait leur service dans le régiment remettaient leurs décorations à la cathédrale en partant à la retraite. Lorsque l’empereur a interdit de donner ses médailles à l’église, il a été décidé de couler celles qui avaient déjà été remises et d’en faire un revêtement pour l’icône de saint Nicolas.</p>

<h3>4. Un monument en l’honneur de la victoire des troupes russes</h3>

<p>Cathédrale de la Trinité de Saint-Pétersbourg. Crédit : Peter Kovalev / TASS</p>

<p>Un monument en l’honneur de la victoire dans la guerre russo-turque de 1877–1878 a été inauguré devant la cathédrale en 1886 en présence d’Alexandre III. La colonne du monument de la Gloire était réalisée en tubes de 108 canons turcs et surmontée de l’allégorie de la Victoire tenant une couronne de lauriers. D’autres canons pris à l’ennemi étaient alignés au pied du monument. Dans les années 1930, les autorités soviétiques ont démonté le monument pour en fondre le bronze. Ce n’est qu’en 2005 qu’il a été reconstitué et réinstallé sur les lieux.</p>



<h3>5. Lieu de mariage de Dostoïevski et Anna Snitkina</h3>

<p>La cathédrale est témoin de l’histoire aussi bien militaire que civile. C’est ici que s’est déroulé le mariage de Fiodor Dostoïevski avec Anna Snitkina en 1867. En outre, la cathédrale recèle la plus vieille icône de Saint-Pétersbourg, celle de la Trinité vivifiante datant de 1406. La cathédrale est inscrite sur la liste de l’UNESCO comme partie du centre historique de Saint-Pétersbourg.</p>

<h3>6. Une restauration qui a duré vingt ans</h3>

<p>Cathédrale de la Trinité de Saint-Pétersbourg. Crédit : NoPlayerUfa (CC BY-SA 3.0)</p>

<p>Pendant la période soviétique, la cathédrale a été fermée au culte et a servi longtemps à des fins utilitaires. Un entrepôt de légumes a été aménagé au sous-sol, tandis que le rez-de-chaussée était devenu un site de stockage.</p>

<p>Il était d’abord prévu de construire sur les lieux un rond-point de lignes de tram. Puis la cathédrale devait devenir une salle de Conservatoire. Aucun des projets n’ayant pris corps, des travaux de restauration ont débuté dans les années 1990.</p>



<p>Toutefois, la cathédrale a été victime en 2006 d’un incendie qui a sérieusement endommagé la coupole. Une méthode spéciale a été mise au point par les experts pour la réparer. Les photos historiques ont aidé à recréer le lustre central. Vingt-et-un ans après le début des travaux, la restauration de l’une des plus célèbres cathédrales de Saint-Pétersbourg est achevée.</p>

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<p>
<p>
    Le Corps expéditionnaire russe en France, naufragé des livres d’histoire
</p>« Nous sommes aujourd’hui certains de pouvoir dire que c’est un soldat russe », a déclaré lors d’une conférence de presse convoquée vendredi à la mairie de Cormicy (Marne) le conservateur régional adjoint de l’archéologie Yves Desfossés, cité par L'Aisne Nouvelle.</p>

<p>Les ossements en question ont été découverts mardi dernier à Cormicy, qui fut le théâtre de violents combats en avril 1917, lors de l’offensive du Chemin des Dames, rappelle la source.</p>

<p>Trouvés sur la dépouille, des boutons d’uniforme frappés d’un aigle bicéphale, des munitions et une croix orthodoxe ont permis à déterminer avec certitude la nationalité du soldat.</p>

<p>Les analyses effectuées par les experts permettent de supposer que le militaire, trouvé au pied du mont Spin, aurait été tué par l’explosion d’un obus. Aucune plaque d'identité n’ayant été retrouvée, l’identité du militaire n’a pas été établie.</p>

<p>Cité par l’agence TASS, l’historien Pierre Malinowski a rappelé lors d’une rencontre avec l’ambassadeur russe Alexandre Orlov que le Corps expéditionnaire russe avait perdu 2 500 soldats lors de l’offensive contre les positions allemandes lancée le 16 avril 1917. La dépouille a été retrouvée sur les lieux où se trouvait la première ligne de la bataille, a-t-il encore précisé.</p>



<p>La partie russe examine la question du rapatriement de la dépouille du militaire tombé il y a un siècle.</p>

<p>Le Corps expéditionnaire russe comptant quatre brigades – plus de 45 000 soldats, dont 750 officiers – a été envoyé par Nicolas II en soutien aux alliés. L’infanterie russe s’est notamment distinguée sous Reims où elle a arrêté la progression des divisions allemandes vers Paris. Après la révolution bolchevique, le corps expéditionnaire a été dissous, mais un millier de volontaires ont rejoint les troupes alliées. Ils ont été rassemblés dans une légion russe de volontaires aussi appelée Légion d’honneur. </p>

<p>Le premier monument à la mémoire des soldats du Corps expéditionnaire russe en France a été inauguré en 2011 à Paris.</p>

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<h4>La mémoire des soldats russes ayant combattu sur le sol français lors de la Première Guerre mondiale à l’honneur à Paris</h4>

<h4>Le rôle pivot de la Russie</h4>

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<p>L’occasion parfaite de vivre en famille la première séance au cinéma des tout-petits dans une salle à la lumière tamisée et avec un niveau sonore ajusté.</p>

<p>Durée : 1h00</p>

<p>Version : VF</p>

<p>Pour en savoir plus et trouver le cinéma le plus proche veuillez suivre le lien</p>]]></description><pubDate>Tue, 24 Jan 2017 02:48:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[RBTH]]></author><category><![CDATA[À l’affiche]]></category></item><item><title><![CDATA[Adoption en Russie: un chemin épineux vers le bonheur]]></title><link>http://fr.rbth.com/ps/2017/01/23/adoption-en-russie-un-chemin-epineux-vers-le-bonheur_687091</link><description><![CDATA[<p>La fête annuelle organisée à l’ambassade russe à Paris. Crédit : Maria Tchobanov</p>

<p>« Nous avons depuis quelques années cette belle tradition consistant à réunir au mois de janvier les enfants qui ont été adoptés en Russie et leurs parents autour du sapin de Noël et d’un beau spectacle. Nous sommes toujours à votre écoute et à votre disposition pour vous aider dans toutes les démarches liées à vos enfants, qui sont aussi un peu nos enfants et un lien naturel entre la Russie et la France », a déclaré l’ambassadeur de Russie en France, Alexandre Orlov, aux familles arrivées de toute la France et même de plusieurs pays voisins pour assister à la fête.</p>



<h3>Le nombre d’adoptions en chute libre</h3>

<p>Or, cette réunion a été l’occasion de faire le point sur l’adoption en Russie par des parents français. Marie Garidou, présidente de l’Association des Parents Adoptant en Russie (APAER) a présenté les chiffres « cruels », selon elle : en 2016, il y aura probablement moins de trente adoptions réalisées par les Français en Russie, tandis qu’il y a seulement trois ans, le nombre d’adoptions en France variait entre 250 et 300 annuellement.</p>

<p>Marie Garidou et Alexandre Orlov. Crédit : Maria Tchobanov</p>

<p>Elle a rappelé que depuis la signature d’une convention entre les deux pays en 2013, l’adoption individuelle n’était plus possible : les familles sont obligées de passer soit par l’Agence française de l’adoption (AFA), soit par d’autres organismes agréés à ces fins. Or, le relais ne s’est pas fait, alors que les demandes sont toujours aussi nombreuses et que les familles sont de mieux en mieux préparées pour accueillir les enfants.</p>

<p>« Cette volonté louable de structurer les choses doit être accompagnée par la mise en capacité des organismes agréés pour l’adoption et de l’AFA de gérer plus de dossiers. Il faut que la communication s’accélère entre nos deux pays et entre nos autorités en charge de l’adoption pour que plus de dossiers puissent être menés à leur terme », s’inquiète Marie Garidou.</p>

<p>
<p>
    Pour que le monde ne se limite pas aux murs de l’orphelinat
</p>Il existe toujours en France comme en Russie de nombreux enfants en attente d’une famille et d'un avenir plus heureux. « Les enfants ne sont pas responsables de cette situation et c’est à nous, adultes de trouver les solutions pour leur offrir un avenir », a souligné dans son discours la présidente de l’APAER.</p>

<p>Selon les spécialistes de l’AFA, la baisse sensible des adoptions en France s’explique par la décroissance générale du nombre d’adoptions internationales en Russie.</p>

<p>Elle se traduit par un ralentissement des propositions d’apparentement, un allongement des délais d’attente (qui s’explique par la nette volonté de favoriser le placement national) et une évolution du profil des enfants proposés en vue de l’adoption : les autorités russes, souhaitant répondre en priorité aux besoins des enfants, recherchent des familles ayant le projet d’adopter des enfants grands (plus de 6 ans) et/ou ayant des particularités de santé.</p>

<p>L’AFA a l’intention de faire émerger les projets ouverts à l’accueil de ces enfants, qui ont plus de chances d’aboutir et dans des délais plus courts. Dans ce contexte, l’agence se voit obligée de réajuster les critères d’acceptation des familles-candidates afin d’éviter une attente inutile pour les familles ayant des projets devenus irréalistes (enfants en bas âge en bonne santé).</p>



<p>Les différentes associations s’efforcent à leur niveau de faire avancer les choses. L’APAER essaie de fournir le maximum d’informations aux organismes français agrées qui ne sont pas encore présents en Russie mais qui souhaitent s’y rendre ; elle répond aux questions des familles et partage son expérience ; organise des conférences avec les psychologues pour aider les parents à faire face à leurs enfants qui sont parfois débordés par leurs émotions ; elle réfléchit à la mise en place d’un parrainage entre les familles ayant déjà adopté et les parents en cours d’adoption. Cette expérience permettra de faire avancer les dossiers des parents qui sont en cours de procédure.</p>

<h3>Association « Pour Koungur », une initiative pour mieux se connaître</h3>

<p>Une mission tout à fait différente mais pas moins importante est assurée par l’Association « Pour Koungour » présidée par Hélène Texier. Depuis sa création en 2012, cette association mène différentes actions pour établir et assurer la liaison entre les familles adoptives et les maisons d’enfants de la région de Perm (Oural), pendant le parcours d’adoption et après.</p>



<p>En commençant par l’échange de lettres et de photos en provenance de tous les pays où sont partis les enfants des établissements d’accueil russes, en passant par l’achat de matériel pour les sorties en ville et l’aménagement de la salle de motricité et de la cour de la maison de l’enfants de Koungour, l’association s’est lancée dans des projets culturels dans plusieurs villes de la région de Perm.</p>

<p>Hélène Texier. Crédit : Maria Tchobanov</p>

<p>Sa présidente Hélène Texier et ses assistants ont tissé un énorme réseau d’amitié sur place – dans les écoles, les bibliothèques, les salles de spectacles. Grâce aux actions organisées par l’association, l’enthousiasme créatif s’est transmis aux acteurs et personnalités locaux : d’autre associations caritatives ont vu le jour pour mener des actions d’aide aux enfants et adultes en difficultés.</p>

<p>Lors de la fête annuelle organisée à l’ambassade russe à Paris, l’association « Pour Koungour » a présenté une exposition de dessins sur la Russie faits par les enfants des orphelinats russes, accompagnés de photos d'une vingtaine de photographes de diverses régions russes.</p>



<p>« Aujourd’hui à la fête il y a des enfants de Perm, mais aussi de Moscou, Saint-Pétersbourg, Vladivostok, et ils peuvent tous découvrir des images de leur pays d’origine à travers ces dessins et photos. Nous aimons montrer une autre Russie que celle qu’on nous impose à travers des médias. L’objectif c’est qu’on apprenne tous à mieux  se connaître », avoue Hélène Texier.</p>

<p>Spectacle musical en français basé sur le conte de Korneï Tchoukovski Le Docteur Aïbobo. Crédit : Maria Tchobanov</p>

<p>Un des amis de l’association « Pour Koungour », le théâtre francophone de la ville de Perm « Vis-à-vis », a offert aux enfants et à leurs familles un magnifique spectacle musical en français basé sur le conte de Korneï Tchoukovski Le Docteur Aïbobo.</p>

<p>« La bonté n’a pas de patrie. Le bien ignore les distances … », furent les paroles finales de ce spectacle mais aussi le leitmotiv de toute cette fête, éclairée par une centaine de sourires d’enfants.</p>

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<p></p>

<p>Sa chaîne sur Periscope présente le quotidien de la prison et a recueilli plus de 285 000 mentions « J’aime » en quelques jours seulement. Le prisonnier Micha contourne l’interdiction des téléphones portables [les détenus des colonies russes n’ont pas le droit d’en posséder], expose nonchalamment sa vie et répond aux questions des abonnés à l’abri des regards des gardiens.</p>

<p>Il demande des « likes » et plaisante souvent au sujet de sa colonie, la qualifiant tantôt de colonie sanitaire pour enfants, tantôt de sanatorium. Le détenu blogueur ne précise pourtant pas dans quelle colonie il est placé par crainte de ne plus pouvoir diffuser en direct.</p>

<p>Le réseau n’est pas très bon et parfois la diffusion coupe, mais les abonnés n’en sont pas moins curieux – les questions sont incessantes. On lui demande, par exemple, ce qu’il pense des agents, quel crime il avait commis et qui est ce type couché sur lit voisin.</p>

<h3>Lire aussi : </h3>

]]></description><pubDate>Mon, 23 Jan 2017 20:19:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Ekaterina Sinelchtchikova]]></author><category><![CDATA[En bref]]></category></item><item><title><![CDATA[«Fillon veut évacuer la problématique russe du premier plan»]]></title><link>http://fr.rbth.com/en_bref/2017/01/23/fillon-veut-evacuer-la-problematique-russe-du-premier-plan_687111</link><description><![CDATA[<p>Dans  une interview publiée dimanche dans Le Monde, le candidat Les Républicains à la présidence française, François Fillon, a évoqué entre autres la Russie. L’homme politique a souligné qu’on ne pouvait pas « traiter avec légèreté ce pays immense », estimant que deux options s’offraient à la France : trouver un accord ou « l’affronter ».</p>

<p>« Qui peut raisonnablement vouloir entrer en conflit avec la Russie? Penser qu'on va faire plier le peuple russe en lui imposant des sanctions économiques est naïf », a-t-il indiqué, avant de se prononcer en faveur d’une refondation des relations entre Paris et Moscou.</p>

<p>
<p>
    Revue de la presse: la primaire de la gauche vue de Moscou
</p>La déclaration de M. Fillon reflète sa cohérence en matière de politique étrangère, notamment à l’égard de la Russie, a estimé dans un commentaire accordé à RBTH Iouri Roubinski, directeur du Centre des études françaises près l'Institut de l'Europe de l'Académie des sciences de Russie.</p>

<p>L’expert considère que François Fillon « a aspiré à écarter le facteur russe de la première ligne de la campagne électorale », a-t-il expliqué.</p>

<p>Il a rappelé que lors des élections américaines, la Russie était instrumentalisée dans le cadre de la lutte politique et qu’actuellement cette lutte se déplaçait d’outre-Atlantique vers l’Europe. Les opposants à Donald Trump laissent de plus en plus souvent entendre, parfois même officiellement, que les « forces prorusses, appuyées par Moscou, comptaient s’ingérer, y compris par le biais d’attaques informatiques, dans la campagne électorale en France, en Allemagne et aux Pays-Bas ». </p>

<p>Pour court-circuiter les tentatives de n’importe quel candidat de suivre l’exemple des États-Unis et d’instrumentaliser Moscou à des fins politiques, M. Fillon a montré que suivre cet exemple revenait à nuire les intérêts de la France, a conclu l’expert.</p>

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<h3>Lire aussi :</h3>

<h4>La primaire de la droite et du centre vue par la presse russe</h4>

<h4>L’Amérique de Trump rencontre la Russie de Poutine</h4>

<h4>La Moldavie et la Bulgarie se tournent vers Moscou</h4>]]></description><pubDate>Mon, 23 Jan 2017 19:20:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Igor Rozine]]></author><category><![CDATA[En bref]]></category></item><item><title><![CDATA[Revue de la presse: la primaire de la gauche vue de Moscou]]></title><link>http://fr.rbth.com/international/2017/01/23/revue-de-la-presse-la-primaire-de-la-gauche-vue-de-moscou_686988</link><description><![CDATA[<h3>« Pas de tournant dans les relations avec la Russie »</h3>

<p>Dans son article paru dimanche, le journal Gazeta.ru écrit que bien que la course présidentielle ne fasse que commencer, elle a déjà dérapé, suivant un scénario que les élites politiques n’avaient pas prévu : parmi les favoris figurent d’ores et déjà Marine Le Pen et François Fillon, connus pour leurs points de vue plus ou moins radicaux et leur intention d’améliorer les relations avec la Russie.</p>

<p>Cité dans l’article, le directeur du Centre des recherches européennes de la Haute école des sciences économiques Timofeï Borodatchev estime que c’est M. Fillon qui a plus de chances de devenir le prochain locataire de l’Elysée. « Je le vois comme le prochain président de la République, surtout s’il emprunte une partie de l’ordre du jour de la droite », estime-t-il.</p>



<p>Il souligne toutefois qu’il ne faut pas s’attendre à un changement radical dans les relations entre la Russie et la France. « La tâche principale du futur président du pays – qui que ce soit – est de modifier la situation critique de la France au sein de l’UE, car les positions des Français ont reculé au cours de ces dix dernières années. Dans ce contexte, il n’y aura pas de percée dans les relations bilatérales », conclut l’expert.</p>

<p>« J’espère que les électeurs français seront assez raisonnables pour ne pas élire (Marine) Le Pen. Il est prématuré de poser la question d’un tournant dans les relations franco-russes », estime pour sa part Alexandre Konovalov de l’institut des analyses stratégiques.</p>

<p>Les auteurs de l’article, Valentine Loguinov et Ioulia Matiounenko, rappellent que les deux candidats offrent à Moscou une opportunité de construire un dialogue politique. </p>

<h3>Promesses non tenues</h3>

<p>Dans son article pour le quotidien Rossiyskaya Gazeta, Viatcheslav Prokofiev constate le manque d’enthousiasme des électeurs de gauche, rappelant que seuls 1,7 million de Français se sont rendus aux urnes dimanche, contre 2,7 millions en 2011 et contre 4,3 millions de personnes ayant voté lors de la primaire de la droite et du centre en novembre dernier.</p>

<p>
<p>
    2017, année du rapprochement franco-russe ?
</p>« La désintérêt des Français pour la Parti socialiste est lié à la déception générée par la politique des autorités actuelles dans les domaines économique et social et par une série de promesses non tenues », écrit le quotidien.</p>

<h3>Tout n’est pas perdu pour Valls</h3>

<p>Le journal d’opposition Novaya Gazeta passe en revue les raisons qui n’ont pas permis dimanche à Manuel Valls d’arriver en tête du premier tour de la primaire.</p>

<p>« Homme politique le plus populaire lors de sa désignation au poste de premier ministre, Valls a perdu à ce jour une majeure partie de sa cote de popularité, payant les décisions qu’il a adoptées en tant que chef du gouvernement. En outre, l’apparatchik chevronné qu’est Hollande a éclipsé une partie de son charisme, en forçant Valls à lui exprimer jusqu’au bout sa loyauté », estime Iouri Safronov dans son article.</p>

<p>En outre, il considère que la compagne menée par Manuel Valls n’a pas été aussi efficace qu’elle aurait pu l’être : « En décidant d’écarter de son chemin Hollande et de se présenter à la primaire à sa place, Valls s’est engagé dans une campagne modeste, au cours de laquelle il a décidé de mettre en sourdine ses points forts (…) en se présentant comme calme et raisonnable ».</p>



<p>Toutefois, estime l’auteur de l’article, rien n’est encore perdu pour Valls qui tentera de prendre le dessus sur Benoît Hamon lors des débats télévisés.</p>

<p>« Valls mettra les partisans du PS devant un choix : soit opter pour un candidat fort et il tentera encore de poursuivre la lutte pour la présidence et de +sauver le pays de la menace de la droite conservatrice+, soit voter contre le candidat fort, et alors c’est le fiasco assuré. Ainsi que la fin du Parti socialiste », est-il écrit.</p>

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<h4>La victoire de François Fillon vue par la presse russe</h4>

<h4>Europe, Russie : connais ton ami !</h4>]]></description><pubDate>Mon, 23 Jan 2017 17:27:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Maria Sokolovskaïa]]></author><category><![CDATA[International]]></category></item><item><title><![CDATA[Promenade révolutionnaire à travers Saint-Pétersbourg]]></title><link>http://fr.rbth.com/tourisme/2017/01/23/promenade-revolutionnaire-a-travers-saint-petersbourg_686836</link><description><![CDATA[<p>Il y a cent ans, en 1917, l’Empire russe s’effondrait pour laisser la place à la Russie soviétique, un État imaginé par ceux qui se nommaient bolcheviks. L’épicentre des évènements est Petrograd (aujourd’hui Saint-Pétersbourg) et le protagoniste est Vladimir Lénine qui est devenu pour les Soviétiques un mythe au même titre que Che Guevara. Que faire dans le berceau de la révolution russe ? Voici six idées.
</p>
<h3>1. Rendre visite à Lénine
</h3>
<p>Chambre de Lénine. Crédit : Marina Mironova
</p>
<p>Un confort spartiate règne dans l’appartement [Musée Pétersbourg des roturiers : 7, ruelle Bolchoï Kazatchi] №13 où Lénine, alors âgé de 24 ans, a loué une chambre (en 1894 et 1895) : un lit étroit pour tout meuble, une bassine et une cruche pour la toilette et une table où le futur leader du pays prenait son thé avec du pain noir et écrivait ses messages propagandistes aux ouvriers des usines, en rêvant d’une autre Russie. C’est dans cette minuscule chambre que démarre l’histoire de la révolution mondiale et que débute la plus grande expérience sociale du XXe siècle, l’URSS.
</p>
<h3>2. Prendre d’assaut la gare
</h3>
<p>Gare de Finlande. Crédit : Lori / Legion-Media
</p>
<p>Il aura fallu vingt ans à Lénine pour passer des écrits théoriques rédigés dans sa chambre aux préparatifs de l’insurrection armée de 1917. Quant à nous, 10 minutes et quatre arrêts de métro nous suffiront [Métro Place Lénine].
</p>
<p>Nous voici sur la place Lénine près de la gare de Finlande. Avant d’y arriver, faites une escale à la station de métro place Vosstaniïa (de l’Insurrection) où des bas-reliefs de bronze retracent l’histoire de l’année révolutionnaire.
</p>
<p>
<p>
    Saint-Pétersbourg-Moscou: les premières gares construites par les tsars russes
</p>À la sortie, vous verrez non plus un rêveur retranché dans sa chambre, mais le guide du prolétariat mondial sur fond de disque solaire païen et de drapeaux rouges : c’est ainsi que l’artiste a vu le retour illégal de Lénine dans le pays début octobre 1917 depuis la Finlande où il fuyait l’arrestation. La « locomotive de Lénine » reste immobile à quai, en tant que monument témoin de l’histoire : fabriquée par une société américaine en 1900, c’est elle qui a illégalement ramené le chef de la révolution en Russie.
</p>
<p>La statue de Lénine-orateur à proximité de la gare a été reproduite plusieurs milliers de fois dans de nombreuses villes du pays. On s’imagine facilement Lénine descendant de la locomotive pour donner les dernières instructions sur la prise de Petrograd : « Occuper à tout prix le télégraphe, le téléphone, les gares et les ponts ! Le succès de la révolution russe et mondiale se décidera en deux ou trois jours de lutte ! ».
</p>
<h3>3. Dans l’état-major de la révolution
</h3>
<p>Institut Smolny. Crédit : Marina Mironova
</p>
<p>Imaginez que vous êtes le chef révolutionnaire du pays et que, pour la première fois de l’histoire, les cartes que vous avez en main forment une combinaison gagnante. Il faut agir immédiatement, mais vos compagnons de route atermoient, parlent de sécurité et vous conseillent de ne pas quitter la planque.
</p>
<p>Le Gouvernement provisoire, structure officielle de gestion du pays jusqu’à la Révolution d’octobre, a émis un avis de recherche contre vous. Qui plus est, votre plan « secret » d’insurrection vient d’être rendu public par un journal populaire à qui vos opposants ont fourni toutes les informations.
</p>
<p>
<p>
    Entre fascination et déception: la Révolution et son art
</p>C’est dans ce contexte peu favorable que le 24 octobre 1917 au soir, Lénine, qui pouvait être arrêté à tout instant, se rend à pied depuis la gare de Finlande à l’institut Smolny [Musée Smolny : 1, bâtiment B, chemin Smolny]. Cet établissement, qui était réservé à l’éducation des jeunes filles nobles, est occupé en 1917 par des révolutionnaires qui y installent une structure de gestion alternative : le Soviet des députés ouvriers et des délégués des soldats. De fait, il devient le quartier général de la révolution, le lieu d’où cette dernière se matérialise en émettant décrets et résolutions. C’est ici que sont rédigés les ordres aux unités militaires passées du côté des bolcheviks. C’est ici que vient Lénine pour donner le signal de départ.
</p>
<p>Faites un tour du côté de l’Institut Smolny tard le soir en passant par le pont Liteïny (des Fonderies) et en empruntant la rue Chpalernaya qui tient son nom d'une manufacture royale de tapisserie. Imaginez des feux qui brûlent et, tout autour, des marins et des soldats. C’est à cela que ressemblait l’état-major des révolutionnaires à la veille de l’assaut décisif. Les salles du Smolny ne peuvent être admirées que dans le cadre d’une visite guidée qu’il est préférable de réserver un mois à l’avance.
</p>
<p><h3></h3>
<p><p>« Après l’abdication du tsar Nicolas II, le pouvoir se retrouve aux mains de personnages sortis de nulle part. Bien que les membres du Gouvernement provisoire soient soutenus par les industriels de Moscou et les banquiers de Petrograd, ils n’ont aucun programme d’action et il apparaît rapidement qu’ils sont encore plus faibles que le cabinet de Nicolas II au cours des dernières années de son règne.</p>

<p>Ce pouvoir provisoire était indispensable pour convoquer l’Assemblée constituante chargée de définir le régime en Russie. Mais au lieu de préparer la réunion, le Gouvernement provisoire, complètement désemparé, se démène pour savoir de quel côté pencher : des forces monarchiques ou socialistes de gauche. Ainsi, à l’automne 1917 il finit par se retrouver privé de tout soutien ».</p>

<p>Vladimir Ivanov, fondateur de l’agence des visites guidées d’auteur dans Saint-Pétersbourg Smart Walks</p>
</p></p>
<h3> 4. Donner le signal de départ à l’insurrection
</h3>
<p> 
</p>
<p>Croiseur Aurore. Crédit : Getty Images
</p>
<p>Le 25 octobre, la consigne révolutionnaire de Lénine est appliquée. Le Comité des bolcheviks contrôle les communications – le téléphone, le télégraphe, la poste, les imprimeries et les rédactions des médias – ainsi que les transports – les gares et les ponts. Il reste sur l’échiquier la dernière pièce : le Gouvernement provisoire qui, sous la faible défense de junkers, attend sa destinée au palais d’Hiver, le bâtiment central de la Russie impériale.
</p>
<p>Le début de l’insurrection ressemble à un film grand public savamment monté par le réalisateur. Le croiseur Aurore, aux traits menaçants, s’avance en direction du pont Blagovechtchenski. Il tire une salve à blanc pour donner le signal de l'attaque, faisant réagir instantanément les canons de la forteresse Pierre-et-Paul qui visent le palais d’Hiver.
</p>

<p>Pour entendre aujourd’hui l’écho de la révolution, montez à bord du croiseur Aurore à midi. Depuis 1865, l’heure dans la ville est vérifiée sur le tir d’un canon depuis la forteresse Pierre-et-Paul.
</p>
<h3>5. Prendre le palais d’Hiver
</h3>
<p>Intérieur du Palais d'Hiver. Crédit : Marina Mironova
</p>
<p>La prise du palais d’Hiver a été  immortalisée par le  grand Sergueï Eisenstein dans une scène devenue mythique du film Octobre de 1927 : une foule de marins traverse en courant la place du Palais, déserte, pour arriver à la résidence impériale, escalader la grille ajourée de l’entrée principale et déferler telle une vague révolutionnaire sur l’Escalier du Jourdain.
</p>
<p><h3></h3>
<p><p>« En réalité, la prise du palais d’Hiver ressemblait bien plus à une opération antiterroriste moderne. Sous couvert de la nuit, plusieurs groupes de soldats et de marins traversèrent en rampant la place du Palais.</p>

<p>Les fenêtres du palais constituaient d’excellentes meurtrières et les révolutionnaires ne voulaient pas risquer leur vie pour rien. Personne n’escalada la grille, personne n’emprunta l’escalier principal du palais. Un hôpital militaire avait été installé dans les salles d’apparat.</p>

<p>Les révolutionnaires savaient que les membres du gouvernement se trouvaient dans les chambres de l’impératrice, accessibles par une entrée spéciale (l’entrée de gauche de la façade sud). C’est comme ça qu’ils ont tranquillement pénétré à l’intérieur ».</p>

<p>Vladimir Ivanov, fondateur de l’agence des visites guidées d’auteur dans Saint-Pétersbourg Smart Walks</p>
</p></p>
<p>Aujourd’hui, l’opération ne subsiste plus que dans un seul détail, mais qui vaut le déplacement. Il faut traverser les nombreuses salles du palais pour arriver dans la modeste Petite salle à manger où les derniers membres du Gouvernement provisoire tenaient une réunion dans la nuit du 25 au 26 octobre. C’est ici qu’ils ont été encerclés et arrêtés par la Garde rouge qui avait annoncé le changement du pouvoir dans le pays.
</p>

<p>Cet instant est resté figé dans le temps : la pendule de bronze en forme de rhinocéros qui trône sur la cheminée a été arrêtée et affiche depuis des années 2 heures et 10 minutes, l’heure où l’Empire russe a sombré dans le passé pour laisser place à une histoire nouvelle.
</p>
<h3>6. Acheter un morceau de révolution
</h3>
<p>Crédit : Iouri Molodkovets
</p>
<p>Les restes de l’époque soviétique sont vendus au marché aux puces de la perspective Oudelny [32, ruelle Oudelny], non loin de la dernière planque de Lénine. Avec un peu de chance, on peut y dénicher des choses intéressantes, comme le jeu de société Il était une fois à Petrograd où les joueurs marchent sur les pas de Lénine jusqu’à Smolny. Ou comme une étoile à cinq branches, symbole de la révolution, utilisée comme cimier pour un sapin de Noël. Le prix est toujours à débattre : les marchands de légendes ont l’habitude d’exagérer.
</p>
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</p>
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L’accord, d’une durée de 49 ans, prévoit la possibilité d’être reconduit automatiquement par périodes de 25 ans si l’une des parties ne prévient pas l’autre de sa volonté de mettre fin au contrat un an avant la date limite.
 
<p>
    Les forces navales russes auront une base permanente en Syrie
</p>La base logistique de Tartous a été mise en fonctionnement en 1977 et reste à ce jour l’unique point de stationnement de la marine russe dans la Méditerranée.</p>

<h3>Avant et après</h3>

<p>Encore récemment, la « base » de Tartous n’était qu’un ponton flottant réservé à la réparation des navires. Selon les conditions du nouvel accord, la Russie pourra y construire une base en bonne et due forme et déployer jusqu’à 11 navires dans la région.
 « Nous lançons de grands travaux de construction d’une infrastructure militaire : front de quai, caserne, entrepôt de munitions, etc. Tartous sera une base de la marine russe et sera dirigée par le vice-amiral de la flotte », nous explique Mikhaïl Khodorenok, colonel à la retraite et observateur militaire pour Gazeta.ru.
 
Il précise que la construction de la base devrait prendre deux à trois ans, selon les estimations optimistes.
 
Par ailleurs, les effectifs dépendront du nombre de navires qui stationneront à Tartous : les experts estiment que les 11 navires ne stationneront pas dans la région de façon permanente.
 « Aujourd’hui, il n’existe pas de menaces géopolitiques justifiant le déploiement d’un groupe naval aussi important en Méditerranée. Et puis nous n’avons pas autant de navires libres », estime le professeur de l’académie militaire Vadim Koziouline.
 
<p>
    Pourquoi le porte-avion russe passe à l’action contre Daech
</p>Pour M. Koziouline, environ cinq navires stationneront en permanence à Tartous, et d’autres navires s’y arrêteront de temps en temps lors d’expéditions à l’étranger.
 « La base accueillera les navires ayant participé à l’expédition de l’Amiral Kouznetsov (porte-avions russe impliqué récemment dans l’opération contre Daech en Syrie, ndlr). Il s’agira sans doute de navires de la flotte de la mer Noire et de la flotte du Nord : ce sont de grands bateaux de débarquement, de patrouille et des navires anti-sous-marin », a ajouté l’expert.</p>

<p>L’analyste estime que le croiseur nucléaire Pierre le Grand et l’Amiral Kouznetsov ne pourront que faire des incursions près de la base, car ces bâtiments nécessitent une infrastructure spéciale, qui n’est pas nécessaire à l’heure actuelle.</p>

<p>« Tartous est l’un des piliers de l’influence russe au Proche-Orient. Personne ne sait comment la situation évoluera dans la région, ni même en Russie. Nous devons non seulement être présents en mer Noire, qui pourrait à tout moment être coupée par les forces de l’Otan, mais également en Méditerranée », nous explique Guevorg Mirzaïan, professeur agrégé au département de sciences politiques à l’Université des finances.</p>

<h3>L’utilité de la base navale russe pour la Syrie</h3>

<p>
<p>
    Huit questions sur les systèmes antiaériens russes en Syrie
</p>Mirzaïan explique que la Russie est garant de la sécurité de la Syrie : en effet, les voisins de Damas ont souvent eu des visées sur le pays.</p>

<p>« Ils ont besoin de nous pour pondérer l’Iran – une fois que la guerre civile en Syrie sera terminée, Téhéran obtiendra des leviers de pression sur la situation politique intérieure dans le pays. Ainsi, Damas souhaite notre présence maximale dans la région », a-t-il ajouté.</p>

<p>Mirzaïan estime que la Russie a obtenu le droit de construire une base militaire navale à Tartous en guise de récompense pour sa participation à la guerre contre Daech.</p>

<p>« Pour Bachar al-Assad, c’est un investissement à long terme qui lui permet de s’assurer le soutien d’un allié de poids pour de longues années », souligne l’expert. </p>

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<h3>Lire aussi :</h3>

<h4>La Russie dans le top 5 des meilleures « cyberarmées »</h4>

<h4>Moscou va construire une station radar surpuissante dans le nord-ouest du pays</h4>

<h4>Russie et Arménie contrôleront ensemble le ciel du Caucase</h4>]]></description><pubDate>Mon, 23 Jan 2017 14:47:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Nikolaï Litovkine]]></author><category><![CDATA[Défense]]></category></item><item><title><![CDATA[La vie en orbite: épices liquides et 16 couchers de soleil par jour]]></title><link>http://fr.rbth.com/multimedia/pictures/2017/01/23/la-vie-en-orbite-epices-liquides-et-16-couchers-de-soleil-par-jour_686611</link><description><![CDATA[


 


Фото опубликовано Sergey Ryazanskiy (@sergeyiss) Июн 6 2016 в 4:40 PDT 


<p> </p>

<p>L’équipe de l’expédition sur l’ISS : membres de différents pays, hommes et femmes, tous ont des missions et des durées de séjour différentes.</p>




 


<p  "Фото опубликовано Anton Shkaplerov (@anton_astrey) Апр 30 2015 в 6:04 PDT a/p


p /p

pInstagram du cosmonaute Anton Chkaplerov. Voici les packs hygiéniques individuels. Les cosmonautes ne prennent pas de douches sur l’ISS, ils se lavent à l’aide d’éponges et de linguettes humides./p






 


p  ">Фото опубликовано Oleg Novitskiy (@novitskiy_iss) Янв 14 2017 в 1:09 PST 


<p> </p>

<p>Instagram du cosmonaute Oleg Novitski. Les repas sur l’ISS sont toujours un moment ludique. Le sel et les épices sont liquides, pour éviter que les grains ne volent dans les yeux, alors que la nourriture peut être lâchée en apesanteur. Sur la photo, un dîner pour lequel l’équipe tout entière tente de se réunir.</p>




 


<p  "Фото опубликовано Sergey Ryazanskiy (@sergeyiss) Апр 11 2016 в 1:04 PDT a/p


p /p

pLes cosmonautes aiment aussi les selfies : celui-ci est pris à l’occasion de la Journée de la cosmonautique (le 12 avril) dans l’espace./p




 


p  ">Фото опубликовано Сергей Волков // Sergey Volkov (@volkov_iss) Янв 14 2016 в 7:22 PST 


<p> </p>

<p>Instagram du cosmonaute Sergueï Volkov. Les cosmonautes publient souvent des paysages de l’espace. C’est une photographie de l’Afrique, bien qu’on puisse croire que c’est un paysage de Mars.</p>






 


<p  "Фото опубликовано Сергей Волков // Sergey Volkov (@volkov_iss) Ноя 13 2015 в 4:00 PST a/p


p /p

pL’expérience Contour-2 : Sergueï Volkov dirige un robot qui se trouve à Munich depuis l’ISS. À l’avenir, ces robots devraient assister les cosmonautes à l’ISS et travailler dans l’espace, voire sur d’autres planètes./p




 


p  ">Фото опубликовано Oleg Artemyev (@olegmks) Май 24 2016 в 4:35 PDT 


<p> </p>

<p>Instagram du cosmonaute Oleg Artemiev. L’aurore boréale au-dessus du pôle Sud est aussi belle depuis l’espace que sur Terre.</p>




 


<p  "Фото опубликовано Oleg Artemyev (@olegmks) Авг 25 2016 в 4:39 PDT a/p


p /p

pOleg Artemiev aime souhaiter différentes fêtes à ses abonnés. Le 26 août 2016, il a souhaité un joyeux 70e anniversaire de la création de la société russe RKK Energia à ses collègues./p






 


p  ">Фото опубликовано Oleg Artemyev (@olegmks) Мар 27 2016 в 1:48 PDT 


<p> </p>

<p>La Terre dans les hublots de l’ISS. Naguère, on apprenait aux cosmonautes russes à filmer à l’aide du travail d’opérateur du film soviétique  culte Soleil blanc du désert. La tradition de regarder ce film avant le vol persiste toujours.</p>




 


<p  "Фото опубликовано Oleg Novitskiy (@novitskiy_iss) Янв 15 2017 в 10:53 PST a/p


p /p

pChaque cosmonaute a cette photo : les discussions avec les familles ont généralement lieu le week-end./p




 


p  ">Фото опубликовано Anton Shkaplerov (@anton_astrey) Апр 21 2015 в 12:15 PDT 


<p> </p>

<p>Les entraînements physiques pour les cosmonautes sur l’ISS sont obligatoires, car la vie en apesanteur atrophie les muscles. Avant le retour à la maison, la course devient plus présente dans les entraînements.</p>






 


<p  "Фото опубликовано Сергей Волков // Sergey Volkov (@volkov_iss) Фев 24 2016 в 3:08 PST a/p


p /p

pAvant le départ pour la Terre, on contrôle toujours l’état et l’étanchéité des combinaisons de sécurité./p




 


p  ">Фото опубликовано Oleg Artemyev (@olegmks) Янв 27 2016 в 3:29 PST 


<p> </p>

<p>Sur Terre, nous observons les levers de soleil terrestres, alors que dans l’espace, on peut observer le lever de la Voie lactée.</p>




 


]]></description><pubDate>Mon, 23 Jan 2017 12:13:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Anastasia Karagodina]]></author><category><![CDATA[Diaporama]]></category></item><item><title><![CDATA[Le couronnement du dernier tsar russe dans de rares images d’archives]]></title><link>http://fr.rbth.com/multimedia/pictures/2017/01/20/le-couronnement-du-dernier-tsar-russe-dans-de-rares-images-darchives_685648</link><description><![CDATA[]]></description><pubDate>Sun, 22 Jan 2017 13:00:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Ksenia Issaeva]]></author><category><![CDATA[Diaporama]]></category></item><item><title><![CDATA[Cinq contes des peuples de Sibérie]]></title><link>http://fr.rbth.com/ps/2017/01/22/cinq-contes-des-peuples-de-siberie_684416</link><description><![CDATA[<h3>1. Saïan Dormant
</h3>
<p>Crédit : Olga Barantseva
</p>
<p>Lorsque les touristes arrivent dans le parc naturel de Iergaki du territoire de Krasnoïarsk (Sibérie orientale), ils essaient souvent de passer la nuit au bord du lac Radoujny. En effet, sur l’une de ses rives, ils ont l’occasion d’admirer le Saïan Dormant, une montagne en forme de visage vu de profil enraciné par ses cheveux de pierre dans la terre : c’est le maître de la taïga locale.
</p>
<p>Par le passé, c’était un homme qui gardait les cèdres et les rivières sans jamais toucher aux chevreuils ni aux ours. Les dieux ont décidé qu’après sa mort, ils ne trouveraient jamais un autre maître si noble et l’ont transformé en pierre pour qu’il monte la garde éternellement.
</p>

<p>Sur l’un des sommets près du lac, les touristes peuvent voir la Pierre suspendue, un énorme bloc balançant adroitement au bord d’une pente à pic. Selon la légende, celui qui réussira à précipiter la grosse pierre en bas réveillera Saïan qui redeviendra un homme. Pour l’instant, aucun des milliers de touristes n’a réussi à le faire. Moi non plus, mais peut-être qu’il suffit simplement d’embrasser cet homme pour le réveiller ?
</p>
<h3>2. L’oiseau de la création du monde vs. l’oiseau de la fin du monde
</h3>
<p>Crédit : Katerina Plotnikova
</p>
<p>La péninsule de Taïmyr (nord de la Sibérie centrale) avec ses aurores boréales et ses traîneaux de rennes doit son existence à un oiseau. Les autochtones transmettent de génération en génération leur légende sur la création du monde par le plongeon arctique : après avoir plongé en profondeur, l’oiseau ressortit sept semaines plus tard avec, dans le bec, un caillou et un petit grain de terre. Puis il s’endormit aussitôt. Lorsque le plongeon se réveilla, il vit tout autour la terre, les montagnes et les esprits, ces maîtres du ciel et de la terre.
</p>

<p>À la différence des guides de la réserve naturelle de Toungouska (Sibérie centrale), les Évenks qui habitent la région affirment que la météorite de la Toungouska n’a jamais existé et que c’est le dieu de la Foudre Agdy, un oiseau féroce aux ailes d’acier, qui est venu voir sa femme, l’Eau. Cette visite du dieu évenk en 1908 a provoqué un tremblement de terre de magnitude 5, a détruit la forêt sur un rayon d’une vingtaine de kilomètres et a creusé une dizaine de trous d’un diamètre allant jusqu’à 50 mètres.
</p>
<h3>3. Le conte du maître de la taïga
</h3>
<p>Crédit : Katerina Plotnikova
</p>
<p>Le folklore des peuples autochtones de Sibérie centrale représente l’ours comme un animal fort et dangereux quand il est en colère, mais sage et bon le reste du temps. Les enfants évenks aiment le conte évoquant l’histoire du grand-père Amaka (c’est ainsi qu’ils nomment l’ours) et d’un écureuil de Corée :
</p>

<p>C’est le printemps dans la taïga. Pendant tout l’hiver l’ours a hiberné dans sa tanière. Maintenant que le soleil brille, la neige commence à fondre et l’ours se réveille. Il sort affamé, car il n’a rien mangé durant tout l’hiver. Il va chercher de la nourriture mais rentre bredouille. Il se met alors en colère et s’attaque à une souche qu’il tente d’arracher. Toutefois, il n’y parvient pas, car il n’a plus de forces. Et voici qu’un écureuil de Corée sort de sous la souche et demande : « Amaka, pourquoi es-tu furieux ? »; « J’ai faim, as-tu quelque chose à manger ? »; « Je vais trouver », répond le petit animal qui apporte à l’ours beaucoup de racines savoureuses et de noisettes puisées dans ses provisions. L’ours, reconnaissant, caresse le petit rongeur de sa grosse patte griffue. Depuis, tous les écureuils de Corée portent des rayures noires sur le dos.
</p>
<h3>4. Les mythes cosmiques des Tofalars
</h3>
<p>Crédit : Lori / Legion-Media
</p>
<p>Lors de mon voyage chez les Tofalars, dans les monts Saïan de la région d’Irkoutsk (Sibérie orientale), je suis tombée dans la bibliothèque de l’école locale sur les Légendes, contes et chansons de Saïan, un recueil folklorique de ce petit peuple de la taïga que les chercheurs ont rassemblé peu à peu pendant de nombreuses années en décryptant les histoires orales des anciens enregistrées sur des cassettes audio à partir des années 1970.
</p>
<p>Je feuilletais le livre la nuit, quand le village sombrait dans le sommeil et je m’imaginais que les maisons étaient des pépites que l’homme tentait de trouver dans les rivières aurifères de montagne écumantes, en essayant de comprendre cette culture qui m’était étrangère. Je scrutais le ciel d’encre au-dessus des Saïan à la recherche du Peter Pan tofalar, un petit orphelin emmené sur la Lune. Ou au moins du logo de DreamWorks Animation :
</p>

<p>Il était une fois, au temps des contes, une famille de cinq membres qui habitaient dans un tchoum (tente traditionnelle en peau de rennes). Le chef de famille adopta un petit orphelin. Le petit garçon vivait avec les autres. Un soir, la mère envoya l’enfant chercher de l’eau. Il partit après avoir pris le seau en écorce de bouleau et le chaudron. Mais sur la glace il tomba nez à nez avec la vieille sorcière Tchil-baga qui l’emmena avec lui. Depuis, on peut voir sur la lune comme une forme humaine qui tient un seau dans une main et un chaudron dans l’autre.
  
  Les hommes de la taïga tentaient depuis les temps les plus éloignés de percer les mystères de l’Univers. Ainsi, les contes tofalars racontent notamment l’histoire de la constellation Orion et de celle de la Grande Ourse.
</p>
<h3>5. Contes de la toundra du XXIe siècle
</h3>
<p>Crédit : Katerina Plotnikova
</p>
<p>Les contes modernes évoquent non seulement les problèmes des petites villes et de l’écologie, mais également ceux du tourisme : pour trouver de vrais tchoums dans la toundra, il faut faire des efforts.
</p>
<p>La candidature d’Anna Nérkagui, écrivain nenets de Yamal (péninsule qui s’avance dans l'océan Arctique depuis la Sibérie occidentale), a été proposée au Nobel de la littérature par l’Université de l’Oural. Dans ses livres, elle parle de la vie dans la toundra et de la culture des Nenets, en balançant entre mythe et littérature :
</p>

<p>Quand on marche sur la terre, on lit sa tragédie comme un livre. Il reste de moins en moins de tchoums au bord de notre chère rivière et de nos lacs. Les rives de notre rivière adorée et de nos lacs sont désertées et restent orphelines. Les lacs pleurent, les fleuves languissent, les rivières meurent <…> La détresse et le silence règnent sur les montagnes. Les feux ne réchauffent plus la poitrine de notre chère terre. Nombre de tchoums sont tombés et ne se relèvent pas. Mais nous qui sommes restés, nous faisons de notre mieux. Pour aimer, créer et relever.
</p>
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</p>
<h3>Lire aussi :
</h3>
<h4>Bienvenue chez les Evenks, un peuple de Sibérie qui lutte pour son identité
</h4>
<h4>Bouddha revit en Kalmoukie
</h4>
<h4>Les Balkars, un peuple montagnard contre vents et marées
</h4>]]></description><pubDate>Sun, 22 Jan 2017 11:00:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Anna Grouzdeva]]></author><category><![CDATA[Politique &amp; Société]]></category></item><item><title><![CDATA[Grisha Bruskine, Recycle et Sasha Pirogova à la 57ème Biennale de Venise]]></title><link>http://fr.rbth.com/en_bref/2017/01/21/grisha-bruskine-recycle-et-sasha-pirogova-a-la-57eme-biennale-de-venise_685931</link><description><![CDATA[Les artistes Grisha Bruskine, Sasha Pirogova ainsi que Gueorgui Kouznetsov et Andreï Blokhine du collectif russe Recycle group représenteront la Russie à la 57ème Biennale d’art contemporain de Venise, a annoncé l’agence TASS, se référant à Semion Mikhaïlovski, curateur de l’exposition et commissaire du pavillon russe.</p>

<p>« Le pavillon accueillera cette année un représentant de la génération aînée, l’un des artistes russes les plus connus aujourd’hui, Grisha Bruskine, ainsi que des jeunes comme le groupe Recycle ou Sasha Pirogova  », a-t-il expliqué</p>



<p>Initialement, l’idée était de faire participer uniquement de jeunes artistes, mais au final elle a été abandonnée pour représenter l’art russe plus intégralement, a fait remarquer M. Mikhaïlovski.</p>

<p>Dans le cadre d’un programme qui s’est déroulé parallèlement à la Biennale précédente, Grisha Bruskine et Recycle ont présenté respectivement les projets Collection d’archéologue dans l’église déconsacrée Santa Caterina et Conversion dans l’église Sant’Antonin. Pour Sasha Pirogova, ce sera son début à l’une des plus prestigieuses manifestations artistiques d’Europe.</p>

<p>Viva Arte Viva : tel est le titre de cette édition qui a été dévoilé par le commissaire de la 57ème Biennale, Christine Macel, conservateur en chef au Musée national d'art moderne (MNAM) du Centre Pompidou. « Viva Arte Viva est… une exclamation, une expression de la passion pour l’art et pour l’état de l’artiste », a-t-elle indiqué en précisant le concept de la manifestation.</p>

<p>«  Nous avons réfléchi un long moment sur le sujet, a déclaré à l'agence TASS Semion Mikhaïlovski. À l’époque à laquelle nous vivons, nous nous devons de réagir à ses défis. Par conséquent, l’exposition sera empreinte d’un certain dramatisme ».</p>

<p>Rédigé à partir d'un article de l'agence TASS.</p>

<h3>Lire aussi : </h3>

<h4  "Des joyaux de l’art gothique français exposés au musée du Kremlinaa/h4

h4  ">Breguet: l’exactitude est la politesse des montres</h4>]]></description><pubDate>Sat, 21 Jan 2017 14:58:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Igor Rozine]]></author><category><![CDATA[En bref]]></category></item><item><title><![CDATA[Guerre et trêve: la situation en Syrie à la veille des négociations d’Astana]]></title><link>http://fr.rbth.com/international/2017/01/21/guerre-et-treve-la-situation-en-syrie-a-la-veille-des-negociations-dastana_685891</link><description><![CDATA[Astana, la capitale du Kazakhstan, accueillera le 23 janvier des pourparlers entre le gouvernement syrien et l’opposition armée, les premières depuis le printemps 2016. Cette rencontre a été organisée avec la médiation de la Russie et de deux puissances régionales directement impliquées dans la guerre syrienne, la Turquie et l’Iran. À la veille des négociations, un cessez-le-feu (dont sont exclus les terroristes) a été annoncé à partir du 30 décembre entre le gouvernement et l’opposition.</p>

<p>Outre le gouvernement, l’opposition et trois pays médiateurs, le dialogue aura un autre participant, les Nations unies. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a confirmé le 19 janvier que les États-Unis étaient également invités, bien que l’Iran se fût précédemment élevé contre.</p>

<h3>Les négociations seront difficiles</h3>

<p>
<p>
    Moscou, Ankara et Téhéran, pourront-ils apporter la paix en Syrie?
</p>Tout comme la Russie, l’Iran soutient dans le conflit syrien le président en exercice Bachar el-Assad, mais occupe une position plus intransigeante. Ainsi, le président iranien Hassan Rohani accuse les États-Unis et l’Arabie saoudite de « soutenir les terroristes » et s’oppose résolument à la participation de Washington à la rencontre. L’Iran critique également l’un des membres du trio médiateur, la Turquie, qui, selon lui, a illégalement introduit ses troupes en Syrie.</p>

<p>La Russie ne possède pas de sérieux leviers pour exercer une pression sur Téhéran, estime l’orientaliste Alexeï Malachenko, expert au Centre Carnegie de Moscou. « L’Iran prétend au leadership dans cette région stratégiquement importante et n’a pas l’intention de le céder à qui que ce soit, y compris la Russie  », a-t-il fait remarquer au journal russe Kommersant.</p>



<p>L’arabisant Leonid Issaïev, enseignant à la chaire de politologie de la Haute école d’économie, indique que les médiateurs doivent faire participer aux négociations le plus grand nombre possible de délégués s’ils veulent obtenir le succès. « Comment résorber le conflit syrien sans les Kurdes ? Sans les Américains ? Sans les pays du Golfe ? », se demande-t-il. </p>

<p>« En cas de présence uniquement du régime, de l’opposition et du trio Russie-Turquie-Iran, il sera impossible de résoudre le problème », a-t-il affirmé. À l’heure actuelle, la Russie a déjà du mal à retenir la Turquie et l’Iran d’un conflit entre eux, a-t-il rappelé. Dans ce contexte, il n’est pas évident que les négociations d’Astana puissent permettre d’enregistrer une percée.</p>

<h3>Alliance russo-turque</h3>

<p>Sur le fond de désaccords avec l’Iran, la Turquie coopère de plus en plus étroitement avec la Russie. L’aviation russe et turque a porté le 18 janvier des frappes communes contre les terroristes de Daech dans le secteur d’Al-Bab (nord). C’est la première opération militaire commune des deux pays dans la guerre en Syrie.</p>

<p>Crédit : Slava Petrakina</p>

<p>« Al-Bab constitue un sérieux problème, les Turcs tentent de prendre la ville d’assaut depuis plus d’un mois. Les forces leur manquent et l’aide de l’aviation russe est la bienvenue », constate l’expert de la politique turque Viktor Nadeïne-Raïevski, de l’Institut de l’économie mondiale et des relations internationales. Selon lui, l’alliance de la Russie et de la Turquie permettra de déloger Daech de la région et prouvera que les deux pays ont trouvé une compréhension commune sur le dossier syrien.</p>

<h3>Daech ne capitule pas</h3>

<p>Daech est attaqué aujourd’hui de toutes parts : la Russie et la Turquie frappent contre Al-Bab sur l’axe nord, les troupes irakiennes soutenues par la coalition occidentale menée par les États-Unis évincent progressivement les terroristes de leur « capitale » irakienne, Mossoul. Leonid Issaïev estime que Bachar el-Assad se joindra vraisemblablement à la guerre contre les terroristes en transférant une partie des troupes depuis Alep (libérée par le gouvernement en décembre dernier) vers Palmyre.</p>



<p>«  La Russie soutiendra probablement une nouvelle attaque contre Palmyre par des frappes aériennes, a-t-il poursuivi. C’est une question de prestige : la perte de la ville en décembre dernier fut un grand échec ». Les terroristes qui se sont emparés du site historique pour la deuxième fois au cours de la guerre syrienne continuent de le dévaster. Selon les médias, ils ont détruit en partie le célèbre Tétrapyle, un monument de 16 colonnes, et endommagé l’amphithéâtre où la Russie avait organisé en mai 2016 un concert consacré à la libération de la ville.</p>

<p>Parallèlement, les extrémistes ont lancé une nouvelle offensive contre la ville de Deir ez-Zor, la dernière enclave contrôlée par le gouvernement dans l’est du pays. D’après les médias arabes, les islamistes progressent en reprenant au gouvernement région après région.</p>

<p>L’activité intense de Daech prouve qu’il se trouve dans une situation difficile. « Le groupe essuie de nombreux revers militaires et perd des territoires. Il lui est important de s’emparer de Deir ez-Zor pour assurer la sécurité des arrières et pouvoir « se ramasser » sans étirer la ligne de front », a expliqué l’expert à RBTH.</p>

<h3>Lire aussi : </h3>

<h4  "En Syrie, la paix en passe de devenir réalitéaa/h4

h4  ">Alep libérée: que compte faire la Russie?</h4>]]></description><pubDate>Sat, 21 Jan 2017 13:50:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Oleg Egorov]]></author><category><![CDATA[International]]></category></item><item><title><![CDATA[Breguet: l’exactitude est la politesse des montres]]></title><link>http://fr.rbth.com/art/culture/2017/01/20/breguet-lexactitude-est-la-politesse-des-montres_685591</link><description><![CDATA[Crédit : Iouri Belinsky / TASS</p>

<p>Le brevet de « Fournisseur de la cour » a toujours été un gage de qualité des marchandises. La cour impériale russe, tout comme les autres monarques, avait ses propres fournisseurs. Ce statut fut accordé à partir des années 1820, tandis que la marque spéciale du Fournisseur de la cour a été homologuée en 1856. À partir de 1862, les producteurs qui livraient leurs articles à la cour pendant au moins huit ans avaient eu le droit de placer les armoiries sur leurs enseignes.</p>

<p>
<p>
    La liste Forbes de la Russie tsariste
</p>Au début du XXe siècle, la liste de ces fournisseurs était publiée deux fois par an : à l’occasion de Noël et de Pâques. Pour y retrouver son nom, il était indispensable non seulement de livrer ses articles à la cour pendant huit à dix ans, mais également de proposer des prix modérés, de présenter ses produits aux expositions industrielles internationales et de ne faire l’objet d’aucune plainte de la part du consommateur. Toutefois, même quand le brevet ardemment désiré était délivré, il l’était personnellement au propriétaire de la société : en cas de changement, le nouveau propriétaire devait tout recommencer depuis le début.</p>

<h3>La succursale de Saint-Pétersbourg</h3>

<p>Au début du XXe siècle, la liste des fournisseurs compte au moins quarante entreprises dont une dizaine d’établissements étrangers, notamment la manufacture horlogère Breguet fondée par l’horloger et physicien français d’origine suisse Abraham-Louis Breguet. La société développe une longue et fructueuse relation avec l’Empire russe depuis le début du XIXe siècle.</p>

<p>
        
        Crédit : Photo de presse<p>Abraham-Louis Breguet.</p>

    
    
        
        Crédit : Photo de presse<p>Alexandre Ier.</p>

    </p>

<p>« Au printemps 1808, après mûre réflexion et à la suite des excellents échos qu’il reçoit de ses clients russes, Breguet décide de tenter à Saint-Pétersbourg une expérience inédite, l’ouverture d’une véritable succursale (…) A.-L. Breguet trouve un candidat en la personne de Lazare Moreau », écrit le descendant du grand horloger, Emmanuel Breguet, dans son livre intitulé Abraham-Louis Breguet, l'horlogerie à la conquête du monde.</p>

<p>Le succès se profile dès la première rencontre de Lazare Moreau avec l’empereur russe Alexandre Ier : le tsar promet son appui et sa protection à l’entreprise. Lazare Moreau raconte avoir été reçu par Sa Majesté qui déclara être heureux de l’installation dans son pays de la célèbre famille Breguet et qui l’assura de son soutien et de sa protection.</p>

<p>
        
         Crédit : Photo de presse
    
    
        
         Crédit : Photo de presse
    
    
        
         Crédit : Photo de presse
    </p>

<p>Dans la capitale russe, Lazare Moreau vend plusieurs montres et pendules à l’empereur, établit des relations utiles et reçoit assez rapidement, dès novembre 1808, le titre officiel d’Horloger de Sa Majesté et de la Flotte impériale. La même année, l’entreprise vend en Russie 36 pièces horlogères dont 26 par le biais de sa succursale de Saint-Pétersbourg. Trois ans plus tard, les ventes atteignent 77 unités, soit 55% des ventes annuelles de la manufacture horlogère.</p>



<p>La Maison peut se vanter d’avoir parmi ses clients des aristocrates et des hommes d’affaires russes de familles comme Dolgorouki, Obolenski, Golitsyne et Demidov. Le comte Rostoptchine reçoit en 1802 sa montre Breguet de la part de l’ambassadeur de France en Russie, Gabriel de Hédouville. Le père du grand poète russe Alexandre Pouchkine, Sergueï, commande en 1806 chez Breguet une montre à répétition.</p>

<p>Alexandre Pouchkine. Crédit : Photo de presse</p>

<p>L’attachement des Russes à la marque n’est même pas ébranlé par la détérioration des relations entre la Russie et la France. Et bien qu’un décret ait interdit d’importer en Russie la production française et que Lazare Moreau ait fermé la succursale de Saint-Pétersbourg, presque tous les clients russes restent fidèles à la marque.</p>

<h3>La guerre est une chose, l’horlogerie en est une autre</h3>

<p>Un seul témoignage : au printemps 1814, les troupes russes entrent, victorieuses, à Paris et quelques jours plus tard, le magasin Breguet reçoit la visite incognito de l’empereur Alexandre Ier. Le tsar s’entretient avec le patron et déjeune avec lui avant d’acheter une ou deux montres. Les experts estiment que c’est au cours de cette visite que l’empereur russe commanda à Breguet des compteurs pour le pas cadencé : huit mécanismes furent livrés à la cour de 1820 à 1822.</p>



<p>L’intérêt du tsar pour l’entreprise horlogère joue un grand rôle dans la destinée de Breguet : le nombre de clients se rétablit, même si les commandes sont passées désormais non par la succursale locale, mais par des médiateurs. Tous les ans, la manufacture horlogère reçoit au moins vingt-cinq commandes en provenance des clients russes. Certains font le déplacement et viennent au magasin en personne, mais la plupart préfère adresser ses commandes via l’ambassade de Russie à Paris.</p>

<p> Crédit : Photo de presse</p>

<p>De 1814 à 1823, les Russes achètent 240 montres, la marque devient un nom commun et tout un chacun sait aujourd’hui qu’Eugène Onéguine (du roman en vers éponyme de Pouchkine, ndlr) se promenait sur le boulevard « jusqu’à ce que sa vigilante Bréguet ait marqué l’heure du dîner ». Jusqu’à la Révolution d’octobre de 1917, la Russie reste le principal marché d’exportation pour l’entreprise.</p>

<p>« Breguet a transformé les montres en objet de culte et en symbole de prestige, indique Timour Baraïev, historien expert de l’art horloger et ex-rédacteur en chef du magazine Watch Russie. Il a réalisé une grande contribution au perfectionnement des mécanismes, il a inventé le tourbillon et a travaillé à d’autres avancées. Il a été à l'origine de l'introduction du guillochage en horlogerie et a doté le spiral de ce qui porte depuis le nom de « courbe Breguet ». En fait, Breguet est à la Suisse ce que Pouchkine est à la Russie ».</p>

<h3>Lire aussi :</h3>

<h2  "L'épopée Fabergé, de la splendeur à la chute de la Russie impérialeaa/h2

h2  ">Abrikossov et fils : histoire d’une ancienne maison de confiserie</h2>

<h4> </h4>]]></description><pubDate>Sat, 21 Jan 2017 11:00:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Anna Popova]]></author><category><![CDATA[Culture]]></category></item><item><title><![CDATA[Comment j’ai tenté d’assassiner Brejnev]]></title><link>http://fr.rbth.com/ps/2017/01/20/comment-jai-tente-dassassiner-brejnev_685706</link><description><![CDATA[<p>Impossible de déceler un terroriste dans ce petit vieillard aimable qui promène Khazar, un gentil petit chien sans race qu’il a recueilli dans la rue, mourant de froid, quand le thermomètre était descendu à moins 30.
</p>
<p>Viktor Iline avec son chien Khazar. Crédit : Lev Romanov
</p>
<p>« Si à 70 ans on voit le monde comme on le voyait à 20, c’est qu’on a vécu pour rien », affirme Viktor Iline. Cette année il aura 70 ans. Il en avait 21 quand il a tiré sur Leonid Brejnev.
</p>
<p>« Si je retournais en 1969, je ne tuerais personne. Je remercie Dieu pour la possibilité de le dire aujourd’hui, car quand j’ai tiré sur le cortège, je n’espérais aucun avenir. C’était un suicide. Par chance, j’ai eu droit à une seconde vie », raconte-t-il.
</p>
<p>Crédit : Lev Romanov
</p>
<h3>La peine capitale commuée en… retraite
</h3>
<p>Bien que son crime fût passible de la peine de mort – Viktor Iline a été accusé de terrorisme, de meurtre, de vol d’armes et de désertion – la sentence n’a pas été prononcée en raison d’une irresponsabilité pénale pour démence : l’homme a été interné dans un hôpital psychiatrique. Or tous ceux qui l’ont interrogé, y compris le patron du KGB et le futur leader soviétique Iouri Andropov, ont dit que Viktor Iline avait agi sciemment, au nom d’une idée.
</p>

<p>« Reconnaître qu’un Soviétique, sain de corps et d’esprit, ait tiré sur Brejnev, signifierait pour l’État admettre l’existence d’un sourd mécontentement face au régime communiste. Ce qui était impossible, explique Viktor. On a décidé de laisser entendre que seul un fou pouvait attenter à la vie de l’homme fort de l’URSS ».
</p>
<p>Personne ne pouvait alors supposer que vingt ans plus tard, l’Union soviétique éclaterait et que la nouvelle Cour suprême remettrait le terroriste en liberté, allant presque jusqu’à en faire un héros de la résistance. L’État accordera même à Viktor Iline un appartement d’une pièce à la périphérie de sa ville natale Leningrad (aujourd’hui Saint-Pétersbourg) ainsi qu’une retraite.
</p>
<h3>Vingt ans à avaler des comprimés
</h3>
<p>
<p>
    «Cher Leonid Ilitch»: Brejnev, superstar des blagues soviétiques
</p>Il est difficile aujourd’hui de savoir si au moment de l’attentat Viktor Iline était vraiment sain de corps et d’esprit. Les années passées à l’hôpital psychiatrique ont laissé leur trace : l’homme saute d’un sujet à l’autre, tantôt évoquant les circonstances de l’attentat, tantôt citant ses propres vers, ou raconte qu’il fait des travaux, alors que l’appartement croule sous une montagne de papiers et d’ordures.
</p>
<p>Pourtant Viktor Iline affirme qu’aucun médicament puissant ne lui a été administré à l’hôpital. « J’avais entendu parler de la +psychiatrie punitive+ et je craignais les abus de l’internement, notamment des piqûres à l’halopéridol qui me feraient passer à l’état végétatif. D’autant plus que j’ai été interné dans un hôpital loin de Moscou, à Kazan (à environ 700 kilomètres à l’est). Si quelque chose m’y était arrivé, personne ne l’aurait su. Mais au final, j’ai été traité de façon humaine. On ne m’a donné que des comprimés ».
</p>
<h3>Une lettre au Kremlin
</h3>
<p>Les sources de cet attentat remontent vraisemblablement à l’enfance de Viktor Iline. Le petit garçon n’avait pas encore deux ans quand il a été retiré à ses parents, tous deux alcooliques. Il a retrouvé une famille, adoptive, mais grandissait asocial et souffrait, de son propre aveu, de manque d’attention.
</p>
<p>Crédit : Lev Romanov
</p>
<p>« Adolescent, je rêvais de devenir géologue, indique Viktor Iline. Ce métier était alors vu comme le plus romantique en Union soviétique, avec ses randonnées, ses nouvelles connaissances, des terres inexplorées et des chansons autour d’un feu de camp. Je suis entré dans école technique de topographie et j’ai visité un grand nombre de villes et de régions situées très loin de Leningrad. J’en ai tiré une impression pénible. La misère, la beuverie et la ruine : rien de ce que montrait la télévision soviétique. J’ai réalisé que le pays tout entier vivait de cette façon et que les communistes mentaient effrontément. 
</p>

<p>Pourtant je n’avais pas encore l’idée de commettre un attentat contre la direction du pays. J’ai rédigé sur papier un programme de réformes qui prévoyait notamment un paiement mensuel à chaque habitant d’une rente tirée de la vente des ressources naturelles et je l’ai envoyé à Brejnev. Aucune réponse à ma lettre. C’est alors que j’ai décidé de le tuer. Je voulais faire connaître mes idées à tout le monde. Pour ce, j’avais besoin d’une action à retentissement. Mon programme de réformes, je l’aurais exposé lors de mon procès ».
</p>
<p>Viktor Iline a préparé l’attentat pendant presque un an. Pour avoir accès aux armes, il arrête ses études et part faire son service militaire. Son unité stationne non loin de Leningrad. Il lit tous les jours très attentivement les journaux qui décrivent avec précision où, quand et avec qui Leonid Brejnev a des rencontres.
</p>
<p>À la mi-janvier 1969, la presse annonce une nouvelle victoire du secteur aérospatial russe : les vaisseaux Soyouz 4 et Soyouz 5 réalisent un arrimage dans l’espace. La cérémonie d’accueil des cosmonautes est prévue pour le 22 janvier à Moscou. La délégation gouvernementale conduite par Leonid Brejnev doit venir chercher les cosmonautes à l’aéroport et les emmener au Kremlin.
</p>

<h3>Coup de chance pour Brejnev
</h3>
<p>Viktor Iline ordit un plan, peaufinant les détails avec une précision mathématique. Le 21 janvier à l’aube, il attend que le soldat de garde s’endorme pour voler deux pistolets et des chargeurs. Il fuit son unité et prend un train de banlieue qui l’emmène à l’aéroport Poulkovo de Leningrad où il embarque pour Moscou (les fouilles au corps à l’aéroport n’existant pas encore).
</p>
<p>Viktor Iline. Crédit : Capture d'écran
</p>
<p>À son arrivée dans la capitale, il s’installe chez son oncle qui est policier en lui disant qu’il est venu passer des vacances. Le lendemain matin, il emporte en douce la capote de son oncle, l’enfile et arrive au Kremlin exactement à l’heure du passage du cortège. Il lui faut moins de 24 heures pour réaliser son plan.
</p>
<p>« Si j’avais mis plus de temps, ç’aurait été un attentat avorté. J’ai été repéré par le KGB à peine une heure avant l’attentat. Et encore parce que quand l’unité a découvert la disparition des armes, le commandant n’a voulu alerter personne et a décidé de me chercher par ses propres moyens ».
</p>
<p>Un cordon policier est aligné au pied du mur Kremlin pour séparer le cortège gouvernemental de la foule de badauds. Viktor Iline rejoint le cordon de sécurité, mais personne n’y prête attention puisqu’il est en uniforme de police.
</p>
<p>
<p>
    Les temps forts de la chute de l'Union soviétique
</p>Lorsque le cortège arrive au niveau du Kremlin, Viktor Iline s’avance et tire à deux mains avec les pistolets qu’il dissimulait dans les manches de la capote. Il vise le second véhicule, celui qui est occupé en règle générale par le chef de l’État. Coup de chance pour Leonid Brejnev : en cours de route sa voiture effectue « un échange » avec celle des cosmonautes.
</p>
<p>Viktor Iline tire onze coups : il tue le conducteur et blesse les cosmonautes Andriyan Nikolaïev et Gueorgui Beregovoï (se trouvent  également dans le véhicule Alexeï Leonov et la première femme cosmonaute Valentina Terechkova). Une autre balle atteint un motard de l’escorte.
</p>
<p>Viktor Iline est arrêté sur le champ, il n’oppose aucune résistance. Mais son plan échoue : Leonid Brejnev est sain et sauf, l’information sur l’attentat est classée top secret (et n’est révélée que par la presse étrangère) et le procès au cours duquel il avait l’intention de prononcer un discours accusateur n’eut jamais lieu.
</p>
<h3>Plan B
</h3>
<p>Je questionne Viktor Ilien sur ses opinions politiques actuelles, mais il esquive la réponse et dit qu’il doit maintenant servir Dieu puisqu’il a tué un innocent. L’ancien lieutenant-colonel du KGB Igor Atamanenko, qui était chargé de l’affaire en 1969, se souvient qu’après avoir appris « au cours du premier interrogatoire qu’il avait tiré non sur Brejnev mais sur des cosmonautes, Iline eut une crise de nerfs ».
</p>
<p>Crédit : Lev Romanov
</p>
<p>« Je vis une tout autre vie, souligne Viktor Iline. Quand Khazar mourra, je rendrai l’appartement à l’État et j’irai dans une maison de retraite ». Il n’a plus aucun parent. L’unique voisine avec qui il était lié d’amitié est décédée il y a un an. « Vous avez besoin d’aide ? », lui demandais-je. « Je souhaite depuis longtemps publier mes vers, mais personne n’en veut. Vous vous en chargez ? ». Mais au dernier moment il refuse de me donner ses poésies : « Non, pas maintenant. Je préfère l’été, après la fête de la sainte Trinité. Je dois m’y préparer ».
</p>
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</p>
<p>
<p>
    25 ANS SANS L'URSS
</p></p>]]></description><pubDate>Fri, 20 Jan 2017 20:55:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Evgueni Levkovitch]]></author><category><![CDATA[Politique &amp; Société]]></category></item><item><title><![CDATA[Experts russes: «Deach détruit ce qu’il y a de plus facile à démolir à Palmyre»]]></title><link>http://fr.rbth.com/en_bref/2017/01/20/experts-russes-deach-detruit-ce-quil-y-a-de-plus-facile-a-demolir-a-palmyre_685661</link><description><![CDATA[<p>Les djihadistes de l’État islamique (organisation terroriste interdite en Russie) ont endommagé la façade du Théâtre romain et détruit le Tétrapyle, l'un des plus célèbres monuments de Palmyre, a annoncé vendredi la télévision syrienne.</p>

<p>La source n’a pourtant pas précisé le nombre précis de monuments qui ont souffert des mains des vandales.</p>

<p>
<p>
    La perte de Palmyre, un signal inquiétant pour la Russie
</p>Selon les informations dont nous disposons à l’heure actuelle, les islamistes n’ont pas dynamité l’amphithéâtre tout entier, mais uniquement la façade et les bâtiments attenant à la scène – ceux qui étaient les plus faciles à détruire, précise Timour Karmov, chercheur à l’Institut du patrimoine auprès du ministère russe de la Culture. </p>

<p>« Les tribunes monolithes sont beaucoup plus difficiles à dynamiter, cela nécessite plus d’explosifs et d’efforts. Quant au Tétrapyle, c’était une construction facile à détruire. C'était un carré avec quatre colonnes, il suffisait de très peu d’explosifs. Toute la partie supérieure a visiblement été sifflée, il ne reste plus que la fondation », estime l’expert.</p>

<p>M. Karmov précise que les informations sur les dégâts sont tirées des images satellites fournies par l’université de Boston.</p>

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        Crédit : Reuters
    
    
        
        Crédit : Reuters
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<h3>Les islamistes sont de retour à Palmyre</h3>

<p>Le général Sergueï Roudskoï, chef du commandement opérationnel principal de l'état-major général des Forces armées russes, a déclaré le 18 janvier que les militaires russes avaient reçu des informations sur le déplacement d’un vaste stock d’explosifs dans les environs de Palmyre, expliquant que les « terroristes de Daech visaient à détruire l’héritage culturel mondial dans cette ville ».</p>

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    Archéologues russes en Syrie: sauver le passé sous les bombes
</p>Rappelons que l’armée syrienne avait repris Palmyre le 27 mars 2016, avec le soutien des forces aérospatiales russes. Plus tard, les sapeurs russes ont participé au déminage de la ville et des monuments antiques.</p>

<p>Toutefois, Daech a à nouveau attaqué Palmyre le 9 décembre 2016. Les terroristes ont tenté de saisir les dépôts de pétrole et un aérodrome militaire situés près de la ville. Le 11 décembre, les forces gouvernementales ont battu en retraite.</p>

<h3>Sera-t-il possible de reconstruire l’ancienne ville ?</h3>

<p>« Le théâtre de Palmyre n’est ni le plus grand ni le plus important des théâtres conservés à ce jour au Proche-Orient. Mais par son originalité, le théâtre romain de Palmyre était (au passé, malheureusement) à part, notamment car il était bien conservé, explique M. Karmov. Si on doit parler de sa reconstruction, nous avons des dessins, des plans et des photographies de la structure – du matériel qu’on pourra utiliser. Heureusement, les chercheurs de différents pays avaient eu le temps de réunir tout cela. Je pense qu’avec certaines ressources et certains efforts, la reconstruction est possible ».</p>

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<h3>Lire aussi :</h3>

<h4>Libérée, Palmyre panse ses plaies et regarde vers l’avenir</h4>

<h4>Daech parvient à reprendre le contrôle de Palmyre</h4>

<h4>Palmyre: les archéologues russes partis avant la prise de la ville par Daech</h4>]]></description><pubDate>Fri, 20 Jan 2017 19:35:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Oleg Egorov, Anna Sorokina]]></author><category><![CDATA[En bref]]></category></item><item><title><![CDATA[Rencontre avec Victor Remizov à la Librairie du Globe]]></title><link>http://fr.rbth.com/a_laffiche/2017/01/20/rencontre-avec-victor-remizov-a-la-librairie-du-globe_685473</link><description><![CDATA[La Librairie du Globe vous invite à une rencontre avec Victor Remizov, qui présentera son ouvrage Volia Volnaïa, paru chez Belfond.</p>

<p><strong>Présentation de l’éditeur :</strong></p>

<p>Crédit : service de presseSur la presqu’île sauvage de Rybatchi, aux confins de la Sibérie extrême-orientale, tous sont chasseurs d’ours, d’élans, de zibelines, pêcheurs récolteurs des précieux œufs de poisson. Et c’est justement l’heure de s’engager dans la Taïga enneigée à bord de véhicules vétustes pour rejoindre leurs terres de chasse et leurs isbas, refuges au milieu d’étendues qui semblent illimitées, là où nature et liberté se confondent (Volia volnaïa signifie Liberté – ou volonté – libre, désaffranchie).</p>

<p>Ces Russes aux pratiques ancestrales, braconniers malgré eux, menacés par les offensives commerciales chinoises, aimeraient pouvoir acheter une licence et vendre légalement la récolte des mois passés au cœur de la taïga… Mais même en ces années 2000, maintenir les hommes dans l’illégalité pour toucher des pots-de vin reste la tradition de la milice locale. Jusqu’à ce qu’un de leurs chefs décide d’appliquer la loi destinée aussi à protéger des espèces en danger.</p>

<p>La chasse ne sera pas la même cette année pour Milioutine, Goussev, Kobiakov, Oncle Sacha, Lepiokhine. L’un d’eux a décidé de ne pas céder. Une simple rébellion va se muer en fait politique, et en chasse à l’homme lorsqu’un groupe d’officiers de l’OMON, redoutée unité spéciale antiémeute de la police russe, débarque dans le bourg pour rétablir l’ordre.</p>

<p>Victor Remizov s’inscrit dans la tradition littéraire russe : ses héros éprouvent un amour indéfectible pour la nature sauvage qu’ils habitent, partagent le même goût immodéré de la vodka et jurent avec le même emportement. La taïga, les forêts de mélèzes, les rives sablonneuses figées par le givre… l’immensité sibérienne se déploie sous sa plume. Porté par une écriture fine et un sens aigu du détail, son récit se veut authentique et lucide, intemporel par sa forme mais ancré dans l’actualité et les paradoxes d’un pays, une Russie post-soviétique où les pratiques mafieuses subsistent et où pointe un combat écologique.</p>

<p>« La chasse d’hiver, la pêche dans la taïga, la vie sur les rives de la mer d’Okhotsk… sans aucun doute, Victor Remizov connaît son sujet. Mais Volia volnaïa ne saurait se résumer à une simple histoire de connaisseur. Ni d’ailleurs à une œuvre littéraire remplie de personnages hauts en couleurs. Ce qui rend ce livre aussi fascinant est qu’il pose une vraie question traditionnelle russe. Pas « être ou ne pas être », pas « qui est coupable et quelles conséquences », mais bien « pour quoi est-on prêt à tuer ou à mourir ». Une question sous-jacente dans l’inconscient individuel mais que la fiction russe avait un peu oubliée depuis plusieurs décennies. La voici qui resurgit ».</p>

<p><strong>Biographie:</strong></p>

<p>Victor Remizov est né à Saratov, en Russie, en 1958. Étudiant en géologie, il s’est ensuite tourné vers les langues à l’université d’État de Moscou. Toujours entre nature et littérature, il a travaillé en tant que géomètre expert dans la taïga, puis comme journaliste et professeur de littérature russe. Il écrit pour la revue littéraire Novy Mir et publie un premier recueil de nouvelles en 2008. Nommé pour le Big Book Award et pour le Russian Booker, Volia Volnaïa est son premier roman, en cours de traduction dans de nombreux pays. Victor Remizov vit à Moscou avec sa famille et travaille à son deuxième roman.</p>

<p>« J’ai expérimenté tout ce que je décris dans le livre. J’ai chassé et pêché dans la taïga, j’ai fait du radeau seul sur les rivières, chassé des ours et des élans, bu de la vodka avec les locaux alors que nous parlions de la manière dont les choses fonctionnaient chez eux, leurs rapports à l’autorité ».</p>

<p>« Victor Remizov est un auteur dans la plus pure tradition : intelligent, plein d’empathie, patient comme un pêcheur dans la taïga. Son roman est tout autant sociétal qu’analytique. Il ne nous donne pas à voir une révolution russe tonitruante mais s’attache à en montrer la clameur et l’inévitable répression qui s’ensuit. Et cela est bien plus efficace ».</p>

]]></description><pubDate>Fri, 20 Jan 2017 17:42:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[RBTH]]></author><category><![CDATA[À l’affiche]]></category></item><item><title><![CDATA[Conférence du Cercle Kondratieff: comment créer votre boutique en ligne en Russie ]]></title><link>http://fr.rbth.com/affaires_a_suivre/2017/01/20/conference-du-cercle-kondratieff-comment-creer-votre-boutique-en-ligne-en-russie_685453</link><description><![CDATA[<p>La Russie devient un acteur majeur des technologies de l'information et le commerce électronique est l'un des segments les plus prometteurs. Avec 16% de croissance en 2015, ce secteur offre de nombreuses possibilités de développement pour les fabricants et les distributeurs. De par son appartenance à l'Union économique eurasiatique (UEEA), le marché russe, avec environ 180 millions d'habitants, confirme son importance dans le commerce international.</p>

<p>Organisée par le Cercle Kondratieff en partenariat avec le Schneider Group, la conférence E-commerce en Russie vous donnera les informations nécessaires pour créer votre boutique en ligne en Russie simplement et en toute sécurité.</p>

<p>Le nombre de places étant limité, l’inscription est impérativement obligatoire : contact@cercle-kondratieff.com </p>

<p>Tél : Gérard Lutique : 06 03 96 06 04</p>

<p> </p>

<p> </p>]]></description><pubDate>Fri, 20 Jan 2017 17:22:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[RBTH]]></author><category><![CDATA[Affaires à suivre]]></category></item><item><title><![CDATA[Pourquoi la Russie se bat en Syrie?   ]]></title><link>http://fr.rbth.com/ps/2017/01/20/pourquoi-la-russie-se-bat-en-syrie_685218</link><description><![CDATA[<p>La Russie mène une opération en Syrie depuis le 30 septembre 2015. L’aviation russe frappe les positions de Daech et d’autres groupes terroristes qui combattent le gouvernement. Les pays occidentaux accusent Moscou de ne chercher qu’à protéger Bachar el-Assad et de combattre l’opposition plutôt que les terroristes, ses actions entraînant des victimes civiles.</p>

<p>Les responsables russes nient généralement ces accusations, soulignant que la Russie combat les terroristes correctement et efficacement, contrairement à la coalition occidentale. Mais pourquoi la Russie, qui n’a aucune frontière commune avec la Syrie, s’est-elle engagé militairement dans un pays du Proche-Orient ?</p>



<h3>Faire face aux terroristes loin de chez soi</h3>

<p>Le président Poutine a exposé la version officielle le jour du lancement des bombardements, le 30 septembre 2015. Poutine craint que des milliers de terroristes qui combattent en Syrie ne « viennent également en Russie » - par l’Asie centrale et le Caucase du Nord – s’ils ne sont pas arrêtés loin des frontières russes.</p>

<p>Cette menace était et reste tout à fait réelle, indique Vladimir Akhmedov, directeur de recherches à l’Institut des études orientale auprès de l’Académie russe des sciences. « L’Émirat du Caucase [groupe terroriste du Caucase du Nord] a prêté allégeance à Daech [en juin 2015], alors que plusieurs milliers de ressortissants russes combattaient dans les rangs de Daech  en 2015 », nous explique M. Akhmedov.</p>

<p>Par ailleurs, de nombreux citoyens des pays d’Asie centrale bénéficiant d’un régime sans visa avec la Russie ont rejoint Daech. Les islamistes n’ont aucune tendresse particulière vis-à-vis de la Russie. Au contraire, à l’automne 2015, Daech a publié la vidéo Bientôt, très bientôt, dans laquelle les terroristes promettent, dans un russe sans accent, du sang et des larmes aux infidèles russes.</p>



<h3>Question de prestige</h3>

<p>Autre raison pour laquelle la Russie s’est engagée dans la guerre syrienne : le pays souhaite retrouver son statut de puissance mondiale capable d’influer sur la politique internationale, estime Evgueni Satanovski, président de l’Institut du Proche-Orient. «  [Les opérations menées par la Russie] lui ont permis de « retrouver la face », perdue à l’époque post-soviétique [quand la Russie a perdu l’influence qu’avait l’URSS dans la région]. Au Proche-Orient, on ne respecte que les acteurs forts et les indépendants », écrivait M. Satanovski peu après le lancement de l’opération.</p>

<p>En outre, l’implication de la Russie dans le conflit syrien a poussé l’Occident à regarder Moscou d’un autre œil et à reprendre le dialogue interrompu après le rattachement de la Crimée. « Bien sûr, une participation active dans l’un des plus graves conflits des temps modernes, qui définit largement l’agenda international, ajoute du crédit à la Russie sur la scène internationale », souligne le politologue Fédor Loukianov, rédacteur en chef de la revue Russia in Global Affairs, dans un entretien avec RBTH. La volonté d’intensifier le dialogue avec l’Occident n’est pas le seul objectif de l’opération russe en Syrie, mais c’est un but important, estime M. Loukianov.</p>

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    Opération russe en Syrie
</p></p>]]></description><pubDate>Fri, 20 Jan 2017 15:37:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Oleg Egorov]]></author><category><![CDATA[Politique &amp; Société]]></category></item><item><title><![CDATA[Paix en Syrie: Téhéran compte-t-il torpiller les efforts de Moscou?]]></title><link>http://fr.rbth.com/opinions/2017/01/20/paix-en-syrie-teheran-compte-t-il-torpiller-les-efforts-de-moscou_685228</link><description><![CDATA[<p>La conférence de paix qui se tiendra la semaine prochaine à Astana, au Kazakhstan, pourrait mettre fin à six ans de guerre civile en Syrie. Mais ses chances de succès semblent désormais fragiles.</p>

<p>Le président syrien Bachar el-Assad est pressé de négocier un cessez-le-feu et de trouver un accord avec l’opposition hostile à son gouvernement. Cependant, il est difficile de savoir si les « modérés » toléreront longtemps Assad. Parallèlement, forts de leur avantage, Assad et ses alliés iraniens pourraient être tentés de chercher une victoire militaire décisive.
<p>
    Moscou, Ankara et Téhéran, pourront-ils apporter la paix en Syrie?
</p>Ces obstacles, en apparence insurmontables, font de l’initiative trilatérale organisée par l’Iran, la Turquie et la Russie une entreprise à haut risque.</p>

<h3>Défier le « Grand Satan »</h3>

<p>Afin de renforcer la légitimité du forum d’Astana et de faire un signe de bonne volonté envers le nouveau président américain Donald Trump, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a invité « des représentants des Nations unies et de la nouvelle administration américaine à cette rencontre ».</p>

<p>La « bombe surprise » iranienne a éclaté le 17 janvier, à moins d’une semaine du coup d’envoi des négociations à Astana. Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a affirmé à l’agence de presse Tasnim : « Nous n’avons pas invité les États-Unis et sommes opposés à leur présence ».</p>

<p>De fait, Téhéran a torpillé le geste par lequel Moscou entendait améliorer les relations avec la nouvelle administration américaine. Il est cependant peu probable que l’Iran ait cherché à contrecarrer délibérément les efforts de la Russie. Le pays a plutôt un problème avec Donald Trump en personne.</p>

<p>À plusieurs reprises pendant la campagne électorale, Trump a critiqué le Plan d'action conjoint, cet accord sur le programme nucléaire controversé de Téhéran signé par l’Iran et le groupe du P5+1 (les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, la Russie et la Chine). Trump a laissé entendre qu’il pourrait abandonner l’accord ou le renégocier pour obtenir un meilleur document.</p>

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    Le virage transatlantique de Trump choque l’Europe et inquiète la Russie
</p>Le président Hassan Rohani a récemment balayé l’idée selon laquelle l’accord nucléaire signé en juillet 2015 puisse être abandonné par les États-Unis de manière unilatérale, et a souligné que le Plan d'action conjoint était un accord multilatéral ne pouvant pas être rejeté par la mauvaise volonté d’un des signataires.</p>

<p>L’Iran, nation fière et digne, rejette le manque de respect témoigné par les États et politiciens étrangers. Ceci est d’autant plus le cas en ce qui concerne les États-Unis, compte tenu de l’histoire tendue des relations entre les deux pays.</p>

<p>Car le passif est en effet très lourd : la CIA a orchestré le coup d’État de 1953 contre le premier ministre iranien Mohammad Mosaddegh, et les États-Unis ont aidé l’Irak dans sa guerre contre le gouvernement islamique iranien dans les années 1980. Ainsi, les ayatollahs décrient régulièrement les États-Unis comme le « Grand Satan ».</p>

<h3>Les racines de l’anti-américanisme</h3>

<p>La colère actuelle de Téhéran contre les États-Unis a trois causes principales. Premièrement, l’Iran rejette le soutien d’Obama à la guerre lancée par les monarchies sunnites du Golfe contre le régime alaouite syrien de Bachar el-Assad, car ce dernier partage la foi chiite commune avec l’Iran.</p>

<p>L’Occident et ses alliés sunnites exigent la destitution d’Assad, mais pour l’Iran, une telle éventualité n’est pas négociable. Le sort d’Assad divise cependant Téhéran et Moscou également. La Russie a clairement fait comprendre qu’elle n’était pas un soutien inconditionnel d’Assad et que sa carrière politique devait être décidée démocratiquement par le peuple syrien.</p>



<p>Deuxièmement, les évolutions éventuelles en Syrie ou en Irak sont perçues à Téhéran à travers le prisme du conflit entre les chiites et les sunnites, c’est-à-dire entre l’Iran et ses alliés, d’une part, et l’Arabie saoudite et ses partisans, d’autre part. Comme les États-Unis se rangent traditionnellement aux côtés des monarchies sunnites, l’Iran suit la règle « l’ami de mon ennemi n’est pas mon ami ».</p>

<p>Enfin, les technocrates de Téhéran doivent prouver leur anti-américanisme pour les besoins de la politique intérieure. Depuis la mort de l’ayatollah Ali Akbar Hachemi Rafsanjani, la querelle s’est intensifiée au sein de l’élite au pouvoir entre les fondamentalistes religieux et les progressistes.</p>

<h3>Espoirs de paix</h3>

<p>Cette nouvelle dispute entre Téhéran et Washington pourrait toutefois nuire aux intérêts de l’Iran, et la République islamique pourrait donc être contrainte de revoir sa position. Pourquoi ?
En s’opposant à la présence de la délégation américaine aux pourparlers de paix, Téhéran pousse les États-Unis à se tourner de nouveau vers cet allié plutôt peu fiable qu’est l’Arabie saoudite, le grand rival de l’Iran. Et ce alors que les deux pays recherchent la suprématie absolue dans la région.</p>

<p>Toute solution durable à la guerre civile syrienne nécessite l’approbation, ou du moins une certaine prise de distance, des acteurs globaux tels que les États-Unis. De plus, il est fort probable que Donald Trump fasse volontairement monter les enchères vis-à-vis de la Chine et de l’Iran.</p>

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    La Russie en quête d’alliés en Libye?
</p>Homme d’affaires avisé, Trump pourrait être en train d’appliquer les techniques éprouvées utilisées avant les négociations difficiles : faire monter les enchères ; afficher une attitude agressive et fixer des conditions préalables paraissant inacceptables et qui, une fois repoussées, pourraient être abandonnées.</p>

<p>Il existe également le soupçon tenace selon lequel l’équipe de Rohani, réputée flexible lorsque toutes les options sont épuisées, imite le style agressif du nouveau président américain.
Dans ce contexte, les pourparlers d’Astana constituteraient un premier pas dans la bonne direction. </p>

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<h3>Lire aussi :</h3>

<h4>En Syrie, la paix en passe de devenir réalité</h4>

<h4>La Russie, l’Iran et la Turquie dessinent l’après-guerre en Syrie</h4>

<h4>Europe, Russie : connais ton ami!</h4>]]></description><pubDate>Fri, 20 Jan 2017 15:32:00 +0300</pubDate><author><![CDATA[Vladimir Mikheev]]></author><category><![CDATA[Opinions]]></category></item></channel></rss>
