Après les récentes poses parisiennes, Invader s'expose.
Le Musée en herbe (rue de l'arbre sec, Paris 1) est un moyen astucieux de se faire connaître des parisiens, le public n'y étant pas limité aux afficionados du poseur de carreaux.
(N'hésitez pas à cliquer sur les photos pour les agrandir et/ou les faires défiler)
Passée la zone d'accueil (affiches, livres, distributeurs de stickers), des hôtesses sont disponibles dans chaque salle pour informer, et même narrer quelques anecdotes aux visiteurs.
Tout d'abord la zone de jeu, base historique de la démarche de l'artiste ...
...qui est passé du pixel informatique au carreau de mosaïque pour en marquer son espace.
Ainsi, c'est tout un univers : le biotope d'Invader en fait, que nous découvrons sur les murs du monde entier.
Une habitude qu'il n'a jamais perdue, où qu'il aille, qui semble plaire, et fait même des émules:
D'abord, et logiquement, c'est le vaisseau mère et sa flotte de "Space Invaders" qui ont orné nos murs,
Le glissement progressif se fera avec "Pac-Man" pa26 (son papa vient de disparaître) puis un autoportrait : pa52.
Autour de la 300e mosaïque, Pac-Man est devenu un sujet récurrent et c'est au tour de Q'Bert, lemmings, Mario et consorts de faire leur apparition sur nos murs
La plupart des classiques d'arcade étant explorés, ce sont d'autres stars qui se retrouvent épinglés aujourd'hui : de Spock à Peter Pan, et de Princesse Leïa à Blanche Neige.
Mais retournons au musée!
Les invasions emblématiques sont regroupés dans la salle suivante de l'exposition où se trouve un pupitre bardé de boutons.
En entrant, le mur de droite regroupe les alias (mosaïques copies à l'identique de celles posées dans les rues, dont:
- la fameuse qui est dans la station orbitale ISS,
- celle qui est immergée dans la baie de Cancun,
- ou encore la fleur poussée autour d'une caméra de surveillance londonienne).
La cloison qui nous fait face est un écran géant, et appuyer sur un des boutons du pupitre désigne un des alias (diode rouge) et affiche la mosaïque originale en situation sur l'écran.
Sur la dernière paroi est affichée une mappe monde avec la liste des villes envahies.
Une façon ludique de découvrir la géographie!
La 3e salle est un classique d'Invader mettant en valeur le Rubick cubisme.
La 1ere fois que je l'ai vu, c'était rue de la bonne graine (tout un programme), puis chez Agnès B, où était reproduit un célèbre poster des 70's,
A la générale, ses reproductions de pochettes de disques, avec la même technique, nous donnaient quelques informations sur les goûts de l'artiste:
En fait, Invader utilise des rubick's cubes plaçant chacune des facettes à la place d'un carreau/pixel.
Outre le fait d'avoir le motif à réaliser sur la face de chaque cube utilisé, il n'y à que 6 couleurs à exploiter...Un vrai défi, dont Invader est passé maitre.
Avec une technique qui reste toujours aussi « impressionnante », c'est l'univers de Disney qui semble, aujourd'hui, être son moteur...
La dernière pièce est ce que nous pourrions appeler "l'atelier".
Particulièrement adaptée aux enfants, elle offre la possibilité de placer des carrés de couleur aimantés sur une trame.
Quelques patrons sont là pour que nos chères têtes blondes deviennent de potentiels Invaders en herbe!
Le fond de la pièce est recouvert par un poster géant en trompe l'oeil reproduisant l'atelier de l'artiste.
Une richesse de détails qui nous rappelle notre fourbi personnel, avec tous ces petits trucs qui nous servent (plus) à rien et qui nous sont donc devenus indispensables...
Des écrans cachés parmi les stickers offriront aux plus curieux le plaisir du voyeur...mais tel est pris qui croyait prendre!
Je vous invite à chercher partout, car le moindre recoin recèle la trace du passage de l'artiste...
...qui repasse régulièrement recharger les distributeurs de...
...stickers.






















































































