24 décembre 2016
Une si jolie lettre au Père Noël ...
Hier, nous avons eu le plaisir d'une petite visite d'Apolline.
En attendant que sa maman vienne la chercher, elle a écrit sa lettre au Père Noël. Je l'ai retrouvée sur mon bureau ce matin car elle l'a oubliée. Cependant, sa maman lui a certifié que dès qu'elle l'avait écrite, le Père Noël la recevait automatiquement ....
Alors, cher Père Noël, "silteplai", ne te trompe pas de cadeaux pour notre petite Apolline : tu as sa liste ! Et il te reste certainement encore une Barbie "bijou" dans tes stocks ...
Quant à moi, je prépare la fête en ressortant le matériel de secteur rangé dans les placards et réservé aux grandes occasions.
Des bougies toutes neuves pour les chandeliers, des couverts vérifiés, une harmonie en bleu, avec une nappe brodée il y a plus de 50 ans en organdi et point d'ombre.
J'adore la couleur céladon ...
Les enfants dîneront à part, juste après la découverte de leurs cadeaux, avec des petites bouchées, sans avoir à s'ennuyer à table avec les plus grands.
Et tout mon menu est déjà approvisionné, le Champagne au frigo, la bûche traditionnelle au frais. J'ai toute mon après-midi !
Hélas, il y a bien longtemps que je ne crois plus au Père Noël, même s'il m'a tant apporté dans ma vie que j'aurais tort de me plaindre.
Je vous souhaite donc un :
JOYEUX NOËL à tous !
23 décembre 2016
Les derniers jours, la fin de l'empire romain d'Occident par Michel De Jaeghere
Comme il s’agit d’un livre de 790 pages, très opportunément réédité dans une collection accessible, je n’ai nulle intention de résumer cet ouvrage bourré de références, comme il sied à un travail …. de Romain !
Cette époque troublée de la décadence de l’Empire romain d’Occident – de la seconde moitié du IVème siècle (avènement de Valentinien 1er en 364) à 476 avec la déposition de Romulus Augustule) me passionne depuis très longtemps car elle présente un certain nombre de caractères communs avec la nôtre, ce qui est parfois effrayant. En effet, « Nulle part en Europe et dans le monde méditerranéen, une société n’a été renvoyée aussi vite par la guerre, d’un niveau considérable de prospérité régionale et d’intégration économique à la situation d’une série de microsociétés réduites à une économie élémentaire » dit Chris Wickham.
Au-delà des vicissitudes compliquées des luttes aux frontières et de l’incapacité à défendre la civilisation contre les incursions des peuples barbares, le processus de dégradation et d’éclatement de l’Empire interpelle. C’est une époque d’empereurs fantoches dominés par des hommes forts, généralissimes d’origine le plus souvent étrangère, qui ont souvent vécu plusieurs années à la cour romaine comme otages et en connaissent la culture et les techniques de combat et se démènent pour négocier, dominer, s’enrichir, s’entre-tuer pour conquérir et conserver le pouvoir : Fritigern, Alaric, Athaulf, Wallia, Stilicon, Constance, Aetius, Bauto, Arbogast, Bélizaire … Ils comptent plus que les empereurs-enfants et différents usurpateurs qui se succèdent à Milan, Trèves ou Ravenne, cette capitale protégée par ses marais méphitiques et ravitaillée par mer en cas de besoin.
Parmi les facteurs de la décadence, on note d’abord, et très naturellement, l’attirance irrésistible des peuples vivant au contact de l’Empire pour la richesse de la civilisation romaine. A la mort de Théodose en 395, Pictes et Scots en Bretagne, Frisons, Francs, Alamans, Vandales Silings, Burgondes, Marcomans, Alains au-delà du Rhin et du Danube, Vandales Hasdings, Gépides, Suèves, Goths (de l’est et de l’ouest) Huns, Perses au nord et à l’est, Maures au sud menacent la Pax Romana. Les Huns bousculent les peuples qui sont devant eux. Les Vandales sont restés tristement célèbres. Ce qui n’exclut pas les guerres opposant l’Empire d’Occident à l’empire d’Orient, qui lui survivra pourtant un millénaire de plus.
Les guerres, les pillages répétés ravagent les cultures, les liaisons maritimes qui permettaient l’approvisionnement en céréales sont coupées, les villes rétrécissent, disparaissent … Par manque d’argent pour recruter les troupes et les solder, les empereurs engagent des troupes barbares et confient la défense de l’empire contre les invasions à des troupes non assimilées, laissées à la conduite de leurs propres chefs. Pour les rémunérer, on leur distribue des terres, ce qui aboutit à la formation de royaumes autonomes.
Pour faire face à l’effort surhumain que demandait, en hommes et en argent la défense de son immense territoire, l’empire n’a pas assez de population : il connaît structurellement une grave crise démographique : contrôle des naissances, mortalité infantile élevée, fréquence des divorces, stérilité due aux suites d’avortements, rien n’encourage, dans la société romaine, les citoyens à avoir des enfants. Le christianisme n’est pas encore assez prégnant pour contrecarrer cette évolution.
Les razzias, les épidémies, la disparition de la matière fiscale, la corruption généralisée des élites qui ont perdu le sens de la fidélité à l’empire, la poussée des Huns sur tous les autres peuples puis le chaos suivant l’écroulement de l’empire d’Attila après sa mort … sont autant de facteurs provoquant l’effondrement de cet empire tant de l’extérieur que de l’intérieur… comme d’autres empires plus récemment.
« Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles » déclarait Paul Valéry en 1919. L'auteur cite aussi René Grousset : « Aucune civilisation n'est détruite du dehors sans s'être tout d'abord ruinée elle-même, aucun empire n'est conquis de l'extérieur, qui ne se soit précédemment suicidé. Et une société, une civilisation, ne se détruisent de leurs propres mains que quand elles ont cessé de comprendre leur raison d'être, quand l'idée dominante autour de laquelle elles étaient organisées leur est comme devenue étrangère. Tel fut le cas du monde antique.»
Les hommes étant gouvernés par les mêmes passions, la décadence de l’empire romain d’Occident a de quoi faire réfléchir …
Les derniers jours, la fin de l’empire romain d’Occident, par Michel de Jaeghere, édité chez Perrin, collection Tempus, 790 p., 16€
22 décembre 2016
Personal Shopper, thriller fantastique d'Olivier Assayas
C’est évident, ce film ne fera pas autant d’entrées que Rogue One… On le comprend tout de suite à la petite taille de la salle où on le projette. Car c’est un scénario « relou », même si l’interprétation de Kristen Stewart et la réalisation d’Olivier Assayas – sauf peut-être les très classiques effets spéciaux de fantômes - sont excellentes. Ou alors, c’est un film principalement destiné au marché américain et aux jeunes filles qui marchent à fond dans les films fantastiques comme Twilight … Sauf qu’ici, il n’y a pas de jeune premier craquant.
Maureen (27 ans), une graphiste américaine vivant à Paris, est « hantée » par le fantôme de son frère Lewis décédé moins de 3 mois auparavant d’une malformation cardiaque. Les deux jumeaux ont conclu un pacte : celui qui meurt avant l’autre doit lui envoyer un signe depuis l’au-delà … Maureen guette ce signe. Pour survivre à Paris, elle exerce le métier d’acheteuse personnelle pour le compte d’une célébrité exécrable toujours en déplacement, avec laquelle elle échange çà et là des messages tout en dénichant pour elle des tenues de luxe dans les plus sophistiquées des boutiques du faubourg Saint-Honoré (la maman du réalisateur était styliste et a travaillé pour Hermès), de la place Vendôme ou de Londres, alors qu’elle-même s’habille comme un sac …
Voici donc mises en scène les rues commerçantes du Paris de luxe, une maison sans électricité où se passent d’étranges choses, Victor Hugo incarné par Benjamin Biolay, l’Eurostar… des soupçons de communications avec l’au-delà, une réminiscence de Victor Hugo faisant tourner les tables, l’artiste Hilma at Klint qui eut la préscience de l’art abstrait au toutes premières années du XXème siècle … pas de quoi monter aux rideaux. C’est super bizarre, pas crédible pour une âme rationaliste …
Entre deuil et absence d'estime de soi, fantasmes et esprits frappeurs, c'est un film, selon moi, à éviter, et bien loin du fabuleux "Carlos" !
21 décembre 2016
Aujourd'hui, ma maman aurait 103 ans ...
On parle beaucoup des récentes disparitions de Zsa Zsa Gabor et Michèle Morgan ... mais il ne se passe pas un jour où je ne repense à ma mère, née le 21 décembre 1913, et qui nous a quittés en juillet 1997.
Pourquoi ne continuerait-on pas de fêter l'anniversaire de nos chers disparus ?
Certes, les deux actrices qui viennent de quitter la scène étaient célèbres par leur beauté, et surtout, mour Michèle Morgan, la beauté et le talent.
Ma mère était, elle aussi, une femme d'exception. Elle avait fait preuve de beaucoup de courage et de patience dans sa vie et elle nous chérissait.
Elle est toujours près de moi et, souvent, je me demande "qu'aurait-elle fait en telle circonstance ?" lorsque je dois prendre une décision.
Bon anniversaire, Maman !
Au musée de l'Armée, avec Benjamin
Les petits garçons s’intéressent aux armes et aux batailles.
C’est un fait et il n’est nul besoin de les solliciter pour cela. Leurs jeux, les films qui leur plaisent les entretiennent dans ces fantasmes. Autant leur montrer ce que ces armes ont de dangereux dans la réalité … et leur faire comprendre un peu de notre histoire.
Nous avons emmené Benjamin au musée de l’Armée et commencé naturellement par la visite au tombeau de Napoléon, toujours aussi impressionnant. Mais visiblement, cela ne l’a pas impressionné …
Ensuite nous avons examiné les armures de la fabuleuse collection héritée du cabinet d’armes du roi de France. La première surprise est l’immense cuirasse d’apparat de François 1er sur son cheval. On mesure quel colosse le jeune roi représentait aux yeux de ses contemporains – il mesurait 2 mètres, et il devait lui falloir un cheval sacrément robuste pour porter cet attirail. A côté, l’armure de Louis XIII fait vraiment chichiteuse, mais c’est son armure de roi-enfant qui attire l’œil. Tout près, sans damasquinures inutiles, la cuirasse d’Henri IV, un vrai soldat, toute de rigueur protestante …
Sans transition, et parce que Benjamin voulait voir des armes plus récentes, nous avons enjambé le temps pour lui raconter les trois grands conflits qui ont opposé la France et l’Allemagne : 1870, 1914-1918, et 1939 – 1945. Pour Benjamin, le mal absolu, c’est Hitler qu’il reconnait parfaitement ainsi que l’emblème nazi.
Je trouve la scénographie du musée particulièrement bien faite. Elle montre la mise en perspective et la continuité de ces conflits, avec de nombreuses cartes, et des uniformes de toutes les forces en présence. Finalement, l‘armement se perfectionne à travers le temps, mais à partir de l’entrée en jeu dramatique de la mitrailleuse et des armes automatiques, les équipements et instruments de mort ne sont pas si différents …
Je lui ai montré par exemple la différence entre un revolver (en haut) et un pistolet. Et les caractéristiques des armes des différents pays ...
Musée de l’Armée, Hôtel national des Invalides – 129 rue de Grenelle – 75007 Paris, ouvert tous les jours.
20 décembre 2016
Galla Placidia, une héritière à poigne au milieu des Barbares
Jusqu’ici, ce nom n’évoquait pour moi que celui d’une patricienne ayant fait élever à Ravenne, capitale de l’empire romain d’Occident, une merveilleuse chapelle destinée à lui servir de mausolée, une découverte qui m’avait émerveillée lors de mon premier voyage dans cette cité italienne.
Au fil de mes lectures sur la période dite des « temps obscurs » - la lente décadence de l’Empire romain et sa lutte sans espoir contre la pression des Barbares – du IVème au VIIème siècle, donc à partir de l'édit de tolérance envers la religion chrétienne en 313 jusqu'à l’avènement de la dynastie carolingienne, j’ai découvert la fantastique destinée de cette femme énergique, chrétienne fervente et régente d’un empire pendant vingt-cinq années, dans des circonstances particulièrement difficiles.
Fille et petite-fille d’empereur, demi-sœur de deux empereurs (Honorius et Arcadius), Galla Placidia (388 - 450) est d’abord fiancée au fils du Général Stilicon, l’homme fort du régime, d’origine vandale Mais le
mariage ne se fait pas.
En 410, le roi wisigoth Alaric 1er saccage Rome et emporte un butin considérable. Galla est emmenée en otage. Mais à la fin de l’année, Alaric meurt et est remplacé par Athaulf, qui épouse Galla en 414, d’abord selon le rite germanique, puis selon le rite romain, à Narbonne.
Une princesse impériale qui épouse un chef barbare est une première. Athaulf et Galla ont un fils qui meurt prématurément en cette même année qui voit la mort d’Athaulf en 415. Le nouveau roi Sigéric fait tuer les enfants du premier mariage d’Athaulf et humilie Galla, avant d’être lui-même assassiné par un de ses proches …
Le « protecteur » de l’empire est alors le général Constance auquel on marie Galla. L’union n’est pas heureuse mais ils ont deux enfants, Honoria et Valentinien. Constance meurt en 421. L’empereur Honorius exile sa demi-sœur à Constantinople. En 425, Valentinien, le fils de Galla, est proclamé empereur d’Occident et elle devient régente de l’empire, une charge qu’elle exercera pendant 25 ans, même après la majorité de son fils et même après son mariage …
Ceci dans un contexte très difficile de ressources restreintes par l’effondrement de la production après les incursions des envahisseurs et donc de troupes insuffisantes pour repousser leurs invasions incessantes, Galla Placidia joue de la rivalité entre les généraux de l’empire, dont le fameux Aetius, celui qui arrêtera les incursions des Huns d’Attila à la bataille des Champs Catalauniques en 451.
Profondément religieuse, Galla fait édifier de nombreuses églises, accueille Germain l’Auxerrois et le veille jusqu’à sa mort, fait rapatrier son corps embaumé en Gaule …
Galla Placidia meurt en 450. Elle est inhumée à Rome et non dans le merveilleux mausolée qu’elle avait fait édifier à Ravenne et dont les mosaïques comptent parmi les plus belles de toute la chrétienté.
Un destin de reine, pavé de drames familiaux, qui marque l’emploi des filles de souverains comme monnaies d’échange, gages de traités, otages, et puis gouvernantes d’empereurs, source unique de pouvoir … Cela pourrait faire l’objet d’une sacrée série TV, non ?
19 décembre 2016
Rogue One, une histoire de Star Wars, film de Gareth Edwards
Je ne suis pas une spécialiste de l’aventure d’envergure mondiale « Star Wars ». J’en ai vu quelques épisodes sur l’insistance de mes petits-enfants (et de mes gendres …) mais je suis loin de la science des « jeunes » qui sont capables de vous réciter la généalogie complexe de tous ses acteurs.
Aussi, ce nouvel opus, qui se situe - m’a-t-on dit - juste avant l’épisode IV de la saga originelle (j’ai tout de même reconnu la princesse Léia dans le dernier plan) m’a tout à fait satisfaite. Les personnages ont de la consistance, le scénario – quoique complexe – comporte de multiples rebondissements, on ne déplore pas trop de prêchi-prêcha, le héros principal est une jeune fille particulièrement douée et courageuse …
Et, pour moi, une lecture des décors et de l’histoire pleine de références historiques et d'actualité. Galen Erso (Mads Mikkelsen, le méchant de Dr. Strange) est le savant qui a conçu pour l’Empire galactique une arme de destruction massive destinée à tenir sous sa lourde férule les autres civilisations. A l’instar d’Einstein jadis, il s’est retiré dans une lande perdue avec sa famille. Les sbires de l’Empire viennent le capturer pour le contraindre à terminer son dispositif. Sa fille Jyn (Felicity Jones) réussit à s’échapper et rejoint, adulte, l’Alliance Rebelle, qui lutte – dans une certaine désunion – contre la puissance autocratique. C’est une lutte à mort qui oppose la brutalité à l’espoir de liberté, et la première scène voit la destruction de la ville sainte de Jeda. Mais « La Force » est du côté des Rebelles – ici tout au moins ….
On commence donc par l’anéantissement d’Alep, qui a un air de ressemblance avec Jérusalem et son temple (et même, un dôme doré …) et, plus avant dans les combats, on se retrouve sur les plages de Guadalcanal. Références, références, avec des allusions à James Bond, les costumes des officiers de l’Empire qui ressemblent à ceux de l’Autrice-Hongrie de 1914… et le retour de Darth Wador avec son sabre laser rouge, bien entendu.
Bref, c’est un très bon film d’aventures bourré d’effets spéciaux (dont le réalisateur britannique est un expert), que Benjamin a beaucoup apprécié, me disant qu’il a tout compris (car il est très fort). Moi, j’ai bien aimé ces acteurs que je ne connaissais pas pour la plupart : Diego Luna (Cassian Andor, fort anbigü au début), Ben Mendelssohn (Directeur Krennic), Jiang Wen, Forest Whitaker, Donnie Yen, Riz Ahmed (le pilote du cargo porteur de message).
L’Empire Disney a bien fait de racheter la franchise de George Lukas … et on en oublie la musique de début que l’on ne retrouve qu’au générique de fin.
Débardeur à plastron torsadé (taille 8 ans)
Comme chaque hiver, je tricote un débardeur pour Benjamin.
Celui-ci est confectionné avec 6 pelotes de fil Karisma de DROPS (100% laine) achetées à l’Atelier de la rue des plantes. L’échantillon représente, tricoté avec les aiguilles n°3,5 : 24 m. sur 30 rangs pour la partie en torsades doubles (22 mailles pour le point de jersey non repassé). Les bords côtes 1/1 sont tricotés en aiguilles n°3.
Les explications du point de torsades (9-3) sont décrites ici.
N.B. : commencer la partie en point fantaisie par la première maille de la torsade, après la maille lisière.
Devant : monter 95 mailles et tricoter la bordure de côtes 1/1 sur 10 rangs avec les aiguilles n°3 puis continuer tout droit au point de torsades (sur 12 mailles et 4 rangs) avec 1 maille lisière au début et à la fin du rang avec les aiguilles n°4. Commencer le creusement des emmanchures au 86ème rang (35 cm de hauteur totale) en rabattant de chaque côté 1 fois 3 mailles, 2 fois 2 mailles et 3 fois 1 maille. Séparer le travail en deux parties à 36 cm de hauteur et placer la maille centrale sur une épingle à nourrice. Diminuer ensuite, côté encolure : une fois 2 mailles et 18 fois 1 maille en tricotant 2 mailles ensemble à 1 maille du bord. Tricoter pendant environ 16 centimètres (46 rangs) puis biaiser les épaules (il reste 17 mailles de chaque côté) en rabattant deux fois 6 mailles et 1 fois 5 mailles.
Dos : même travail que pour le dos jusqu’au creusement des emmanchures. Compter le nombre de rangs afin que les deux parties soient bien symétriques. Il est à noter que le devant avec ses torsades est beaucoup plus resserré que le dos en jersey. Il faut donc « bloquer » le morceau et bien le laisser sécher entre des épingles pour qu’il atteigne la même dimension.
Montage : coudre l’une des épaules. Relever les mailles pour la bordure d’encolure avec les aiguilles n°3, en comptant le même nombre de mailles pour chaque bord de l’échancrure du devant (ici, 40 mailles) et le dos. Tricoter en côtes 1/1. Au droit de la maille centrale, faire une diminution double à chaque rang (glisser deux mailles à l'endroit sur l'aiguille gauche, tricoter la maille suivante à l'endroit, rabattre les deux mailles glissées sur cett maille, bien les unes au-dessus des autres. Rabattre après le 7ème rang sans oublier la double diminution. Coudre la seconde épaule.
Bordures d’épaules : relever les mailles (environ 80) et faire les bordures en côtes 1/1. Au 4ème rang, à la hauteur de la couture d’épaule, faire une double diminution. Rabattre au 8ème rang. Coudre les côtés et faufiler les bouts qui dépassent.
17 décembre 2016
Tenue correcte exigée, au musée des arts décoratifs
Dans Les Règles de la bien-séance et de la civilité chrétienne, publiées en 1702 par Jean-Baptiste de La Salle, il est dit que « rien n’est plus malséant qu’un vêtement qui ne convient pas à la taille de la personne qui le porte ; cela défigure tout un homme, particulièrement lorsqu’il est trop ample […]. Il vaut mieux ordinairement qu’un habit soit plus court et plus étroit qu’il ne doit être, que d’être ou trop large ou trop long ».
Etrange … comme les règles de bienséance changent avec le temps ! Aujourd’hui, on aurait tendance à considérer les vêtements trop étroits dévoilant les formes comme ceux qui dérogent à la règle sociale…
Voilà une exposition qui montre comment la mode, du 14ème siècle à nos jours, bouscule les mœurs et passe de l’excès, à la transgression, puis progressivement à la tolérance et enfin à la normalité voire à la banalité. Pensons aux scandales provoqués par les robes trop amples, trop transparentes (se souvenir du portrait de Marie-Antoinette en robe de gaulle par Elizabeth Vigée Lebrun, qui dût être retiré), aux premières femmes qui osèrent revêtir des effets masculins (de Jeanne d’Arc à Marlène Dietrich), des tentatives encore infructueuses de faire adopter les jupes pour hommes (jusqu'à la caricatre de Rick Owens avec son sexe à l'air), des vêtements trop courts, ou encore trop dispendieux en étoffe (la robe de Dior « New Look » en pleine période de restrictions après la guerre), au bikini, aux jeans baggy (une mode née dans les prisons américaines à cause de l’absence de ceintures et de la fréquence des viols) …
Cependant, aucune interdiction ne fut, dans les siècles passés, opérante : même si aujourd’hui certains imaginent de restreindre l’usage des hoodies (sweet shirts à capuche) car ils dissimulent l’identité de leur propriétaire … je crains que cette répression ne reste lettre morte, jusqu’à ce que cette pièce de vêtement ne passe tout simplement de mode …
En fait, au-delà des superbes pièces de vêtements présentées selon les successifs motifs de scandale évoqués par la société « bien-pensante », c’est l’ambiance de l’exposition qui m’a intéressée. Il y avait en ce mercredi plusieurs groupes d’adolescents, notes en mains, avec leurs professeurs, qui ne perdaient pas une miette des explications sociétales qui leur étaient dispensées. J’ignore s’il s’agissait de futurs professionnels du design ou de la mode, mais la plongée dans le contexte culturel les passionnait visiblement, leur étonnement sautait aux yeux.
Conclusion : la mode – et aussi ses excès - comme reflet de la liberté de création et de l'expression - constitue bien un élément essentiel de la société, donc de notre histoire.
Tenue correcte exigée, quand le vêtement fait scandale, au musée des arts décoratifs – 107 rue de Rivoli, 75001 Paris, tous les jours sauf le lundi, à partir de 11 h. Jusqu’au 23 avril.
16 décembre 2016
Espadon à la poêle
Il faut le voir pour le croire : l'espadon doit son nom à l'épée qu'il porte vaillamment sur le nez ! Mais je ne vois pas pourquoi mon poissonnier lui a mis un gros crabe dans la gueule ....
On le débite donc en tranches ... bien épaisses et on fait enlever la peau. On trouve une tranche de 300g pour deux, et c'est largement suffisant.
Pour ma part, je le fais légèrement mariner (une petite heure) avec un tout petit peu d'huile d'olive, une pincée de piment d'Espelette, quelques brisures de ciboulette, un soupçp, de citron vert.
Ensuite, on procède comme pour un steak : dans une poêle anti adhésive bien chaude et sans autre matère grasse, poser les tranches d'espadon. Guetter la couleur de la tranche : elle blanchit rapidement mais il ne faut pas laisser la partie blanche gagner la moitié du poisson avant de retourner.
L'espadon doit rester tendre et rose au milieu. Saler et poivrer en fin de cuisson.
J'ai accompagné ce délicieux poisson d'un peu de boulgour nature : pour 2 portions il faut 1 verre de boulgour pour un litre d'eau bouillante salée, cuisson pendant 12 minutes et sérieux égouttage. Une petite noisette de beurre ...






















































