Retrouvez l’interview d’E.Macron dans le quotidien la Dépêche datée du jeudi 4 août 2016 à l’occasion de son déplacement à Rodez
Crédit: La Dépêche
Photo: AFP JEAN-PIERRE CLATOT
Depuis les attentats de juillet, on vous entend moins. Est-ce par discipline gouvernementale ? Ou bien vous estimez-vous moins légitime que d’autres sur le «domaine régalien» ?
Ce n’est pas une question de légitimité, parce que tout citoyen est libre d’avoir une pensée sur ces sujets qui touchent notre société et notre République. Comme citoyen, j’ai eu des réactions d’émotion et de solidarité. Comme ministre, j’ai rendu hommage aux forces de l’ordre, aux bénévoles, aux associations qui ont eu un rôle exemplaire. J’ai également pris plusieurs mesures d’urgence sur le plan économique. Dans cette période, il me semble indispensable qu’il y ait d’abord une vraie décence, et la réaffirmation d’une détermination implacable – c’est d’ailleurs ce que le gouvernement a rappelé et ce à quoi Bernard Cazeneuve s’emploie, sous l’autorité du Président et du Premier ministre. Ces moments-là ne sont pas propices au commentaire politique. Nous avons vu tous les débats, les bons comme les mauvais, s’épanouir dans l’émotion, avec parfois beaucoup d’amalgames. En tant que responsable politique, je suis pour ma part attaché à l’efficacité. En tant que ministre de l’Economie, j’estime en l’occurrence que la parole doit être réservée à ceux qui peuvent agir : le Président, le Premier ministre, le ministre de l’Intérieur. Enfin, je formulerai pour ma part des propositions sur ces sujets dans les prochaines semaines quand le débat sera apaisé.
Continue reading